‼️🇺🇦🇺🇸🇬🇪🇷🇺🇪🇺 « LFI n'est pas pro-russe »
C'est faux. Voici leur ligne pour 2027.
En 3 mins, ce député sans colonne vertébrale enchaîne 21 (!!!) contre-vérités ahurissantes.
Je vais TOUTES les démonter.
C'est long. Réfuter une absurdité prend plus de temps que l'affirmer :
1. « La priorité devrait être de ramener la Russie dans le concert des nations européennes »
La Russie n’a pas été exclue arbitrairement. Elle a été suspendue puis exclue de plusieurs institutions après l’annexion de la Crimée en 2014, puis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Le problème principal n’est pas un manque d’intégration occidentale, mais la violation répétée du droit international par Moscou.
2. « On s’est mal débrouillés avec Poutine »
Entre 2000 et 2014, les Occidentaux ont au contraire multiplié les partenariats avec la Russie.
La Russie a rejoint le G8, l’Union européenne est devenue son premier partenaire commercial, et des projets énergétiques massifs ont été développés, notamment Nord Stream. Des milliers d’entreprises occidentales sont allées investir en Russie. Tout le monde était heureux de s’ouvrir à un marché de 140 millions de consommateurs.
La Russie est avant tout responsable de son isolement.
Je suis sincèrement dérangé de voir un député français expliquer que l’Occident serait responsable de la situation actuelle, alors que la Russie mène des guerres contre ses voisins depuis les années 1990.
Il suffit de regarder les pays baltes : ils ont rejoint l’OTAN parce qu’ils connaissaient parfaitement le danger que représentait Moscou.
3. « Il aurait fallu une diplomatie différente au début des années 2000 »
Au début des années 2000, Poutine avait déjà :
- Écrasé la Tchétchénie ;
- Réduit progressivement le pluralisme politique ;
- Renforcé le pouvoir des services de sécurité ;
- Fait pression sur les médias indépendants ;
- Emprisonné, contraint à l’exil ou fait taire de nombreux opposants.
Encore une fois : comment un député français peut-il affirmer sans trembler que nous serions responsables de la situation actuelle à cause d’un prétendu manque d’entente diplomatique ?
Pourquoi faut-il systématiquement dédouaner le régime russe de son durcissement autoritaire et de ses crimes ?
4. « Il ne fallait pas bombarder la Serbie »
Aurélien Taché nous ressort ici tous les poncifs habituels sur les Balkans.
L’intervention de l’OTAN peut être critiquée. C’est un débat parfaitement légitime. En revanche, lancer cette phrase sans aucun contexte historique est profondément trompeur.
Entre 1991 et 1999, les guerres de Yougoslavie font plus de 130 000 morts. Les forces serbes de Bosnie et le régime de Slobodan Milošević sont impliqués dans des campagnes de nettoyage ethnique à grande échelle contre les populations non serbes.
Quelques rappels :
- Le siège de Sarajevo dure près de quatre ans. Des milliers de civils sont tués par les bombardements et les tirs de snipers.
- Des forces serbes mettent en place des camps de détention et de concentration en Bosnie et en Croatie.
- En juillet 1995, le massacre de Srebrenica entraîne l’assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. Les juridictions internationales l’ont qualifié de génocide.
Des responsables comme Radovan Karadžić sont condamnés pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Milošević, président serbe, lui-même est inculpé pour crimes contre l’humanité avant sa mort.
Les frappes aériennes de l’OTAN en août-septembre 1995 (opération Deliberate Force) visent principalement les forces serbes de Bosnie après Srebrenica et les bombardements répétés de zones civiles, après des années d’inaction internationale face aux massacres.
Lorsque l’on arrive au Kosovo en 1998-1999, l’OTAN n’intervient pas dans le vide. Elle agit après des années de massacres, de déportations et de nettoyages ethniques dans l’ex-Yougoslavie, alors que Milošević est toujours au pouvoir.
Au Kosovo, les forces serbes mènent une campagne de répression contre la population albanaise. Des villages sont incendiés, des exécutions sont documentées et des centaines de milliers de Kosovars fuient leurs foyers.
Le massacre de Račak, où des dizaines de civils albanais sont retrouvés morts, joue notamment un rôle majeur dans la décision occidentale d’intervenir.
À la suite de cela ont lieu les négociations de Rambouillet entre Serbes et Kosovars. Elles échouent, chaque camp jugeant les propositions inacceptables.
L’alternative est alors entre une intervention militaire contestée et la poursuite probable d’une campagne de nettoyage ethnique déjà en cours.
On peut débattre de la légalité de l’opération de l’OTAN, de ses conséquences ou de ses erreurs. Mais présenter les bombardements de 1999 comme une agression gratuite contre la Serbie sans rappeler tout ce contexte revient à effacer l’essentiel de l’histoire.
5. « Les Russes pouvaient régler le problème serbe eux-mêmes »
Clairement non.
On a vu les résultats de cette diplomatie tout au long des guerres yougoslaves. Elle n’a empêché ni les massacres, ni les déplacements de population, ni l’escalade militaire.
La Russie soutenait Belgrade depuis des années. Aurélien Taché a raison sur un point : la proximité historique, culturelle et religieuse entre les deux pays était réelle.
Mais c’est précisément pour cette raison que Moscou n’était pas un acteur neutre.
Primakov et les dirigeants russes de l’époque soutenaient le régime de Milošević. Présenter la Russie comme un médiateur impartial dans cette crise n’a donc aucun sens.
6. « Le bombardement de la Serbie a convaincu les Russes qu'on ne pouvait pas faire confiance à l'Occident »
Beaucoup de responsables russes ont effectivement vécu le Kosovo comme une humiliation. Mais en faire l'origine de la rupture avec l'Occident est réducteur.
D'abord, les tensions existaient déjà avant 1999, notamment autour de l'élargissement de l'OTAN à l'Europe centrale, perçu à Moscou comme un recul de son influence. C’est d’ailleurs un réflexe impérialiste russe, et non occidental, puisque les nations sont souveraines dans leur choix d’alliances militaires, et que le contexte historique justifie largement leur volonté de se protéger.
Ensuite, la dégradation des relations ne s'explique pas seulement par les choix occidentaux. Elle est aussi liée à l'évolution de la Russie elle-même : concentration du pouvoir autour de Poutine, affaiblissement des contre-pouvoirs, montée de l'autoritarisme et volonté croissante de restaurer une sphère d'influence dans l'espace post-soviétique.
Encore une fois : les Russes n’ont qu’à se regarder dans le miroir. La main leur a été tendue à de très nombreuses reprises. Ce sont eux qui ont choisi la voie de la belligérance et de l’antagonisme permanent. Il suffit d’écouter la classe politique russe et ses médias.
7. « Après cela, Poutine a compris qu'il n'y avait pas d'avenir avec l'Occident »
Faux.
Là encore, l'affirmation ne résiste pas aux faits.
Si Poutine avait réellement conclu dès 1999 qu'il n'y avait « aucun avenir avec l'Occident », pourquoi la Russie a-t-elle continué à coopérer étroitement avec les États-Unis et l'Europe pendant plus d'une décennie ?
Après le Kosovo, Moscou soutient les États-Unis après le 11 septembre 2001, facilite les opérations en Afghanistan, participe à la création du Conseil OTAN-Russie en 2002, développe ses relations économiques avec l'Union européenne et construit même des projets stratégiques communs comme Nord Stream.
Les exemples sont légion. Bref, c’est encore un poncif sans ancrage dans le réel.
8. « Les révolutions en Géorgie ont été pilotées par les Américains »
Cette affirmation est non seulement fausse, mais aussi profondément insultante envers le peuple géorgien.
Oui, des ONG occidentales étaient présentes en Géorgie. Oui, des fondations américaines ont soutenu des médias indépendants, des observateurs électoraux ou des organisations de la société civile. Mais cela ne signifie pas qu'elles ont organisé ou contrôlé la Révolution des Roses.
La révolution éclate avant tout à la suite d'élections législatives massivement contestées pour fraude, dans un pays gangrené par la corruption et le banditisme. Des dizaines de milliers de Géorgiens descendent dans la rue, rejoints par une opposition qui bénéficie déjà d'un large soutien populaire.
Pour croire à la thèse d'un « pilotage américain », il faudrait expliquer comment Washington aurait pu manipuler à lui seul des centaines de milliers de citoyens géorgiens ayant leurs propres motivations politiques.
Cette lecture retire toute capacité d'action aux Géorgiens eux-mêmes. Elle suppose que lorsqu'une population post-soviétique se révolte contre un pouvoir impopulaire ou corrompu, elle ne peut pas le faire de sa propre initiative et doit nécessairement être dirigée depuis Washington.
C'est précisément l'un des postulats centraux de la propagande russe depuis vingt ans. C’est méprisant et profondément indécent.
Ça en dit aussi long sur Taché : apparemment, pour lutter pour la liberté dans son pays, il faudrait forcément toucher un billet. Je sais que cela peut paraître inconcevable pour vous, Monsieur le député, mais contrairement à ce que vous semblez croire, les peuples savent se mobiliser contre l'injustice sans être payés pour le faire.
Enfin, si les États-Unis contrôlaient réellement ces révolutions, il devient difficile d'expliquer pourquoi elles ont produit des résultats aussi différents selon les pays, les périodes et les dirigeants concernés. Les mouvements de contestation en Géorgie, en Ukraine ou au Kirghizstan ont tous suivi des trajectoires distinctes, parfois même défavorables aux intérêts occidentaux.
La réalité est beaucoup plus simple : les États-Unis ont soutenu des acteurs démocratiques et la société civile, mais aucune preuve sérieuse ne montre qu'ils ont « piloté » la Révolution des Roses. Confondre soutien politique et contrôle opérationnel est un raccourci qui ne résiste pas à l'examen des faits.
9. « Maïdan a été piloté par les Américains »
Là, c’est pareil. Il répète la propagande la plus crasse, la plus stupide et la plus dégoûtante du Kremlin sans rougir.
Maïdan commence en novembre 2013 après la décision du président Viktor Ianoukovytch de renoncer à l'accord d'association avec l'Union européenne, alors qu'il s'était publiquement engagé à le signer lors de sa campagne présidentielle.
Les premières manifestations sont spontanées et rassemblent essentiellement des étudiants, des journalistes et des citoyens ordinaires. Ce n'est qu'après la répression policière du 30 novembre, lorsque de jeunes manifestants pacifiques sont passés à tabac, que le mouvement prend une ampleur nationale.
Des centaines de milliers d'Ukrainiens descendent dans les rues de Kyiv et d'autres villes.
Affirmer que Washington aurait « piloté » un tel mouvement suppose que les États-Unis auraient été capables de contrôler des mois de manifestations, des centaines de milliers de participants et une multitude d'acteurs politiques, associatifs et citoyens. Or il n’existe pas la moindre preuve sérieuse pour étayer une telle affirmation. D’ailleurs, bien que très jeune à l’époque, j’y étais moi-même.
Les États-Unis ont bien soutenu politiquement l'opposition démocratique ukrainienne, comme ils l'ont fait dans de nombreux pays. Des responsables américains ont rencontré des opposants et exprimé leur soutien aux manifestants. Mais soutenir un mouvement et l'organiser sont deux choses très différentes.
Là encore, cette théorie souffre surtout d'un problème logique : elle retire toute capacité d'action aux Ukrainiens eux-mêmes. Elle part du principe que des millions de personnes ne peuvent pas se mobiliser contre la corruption, l'autoritarisme ou un changement de cap géopolitique sans être manipulées par une puissance étrangère.
C'est une vision profondément paternaliste et méprisante des peuples post-soviétiques.
10. « Il faut des référendums sur les territoires occupés »
Un référendum n'a de valeur que si les électeurs peuvent voter librement.
Or, dans les territoires occupés par la Russie :
- Des millions d'Ukrainiens ont fui ;
- Une partie de la population a été déplacée de force ;
- Les médias indépendants ont disparu ;
- La population subit la propagande russe 24 heures sur 24 depuis des années ;
- Toute opposition à l'occupation est réprimée ;
- Des citoyens ont été arrêtés, torturés ou intimidés pour leurs positions pro-ukrainiennes.
Dans ces conditions, il est impossible de déterminer qui devrait voter et dans quel environnement politique.
Surtout, le droit international est très clair : un État ne peut pas envahir un territoire, en prendre le contrôle militaire, puis organiser un référendum pour légitimer cette conquête.
Accepter ce principe reviendrait à créer un précédent extrêmement dangereux : n'importe quelle puissance pourrait annexer un territoire voisin puis réclamer un vote sous occupation pour valider le fait accompli.
Cette idée de « conférence des frontières », chère à Jean-Luc Mélenchon, est une véritable boîte de Pandore.
La véritable question n'est donc pas : « Faut-il un référendum ? », mais plutôt : pourquoi récompenser une invasion en accordant à l'agresseur le droit de redessiner les frontières qu'il a lui-même violées ?
Enfin, les Ukrainiens des territoires occupés n'ont jamais demandé de référendums avant l'invasion russe de 2014. C'est un mythe construit par Moscou. Il n'existait aucun mouvement séparatiste dans le sud ou l'est de l'Ukraine avant l'invasion russe.
11. « Zelensky n'a plus aucune légitimité populaire »
Encore une fois, on retrouve presque mot pour mot l'argumentaire développé par le Kremlin.
Comparez vous-mêmes :
JLM : « Monsieur Zelensky, dites-vous, vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. »
Poutine : « Le président de l'Ukraine est élu pour cinq ans. Il n'existe aucun moyen de prolonger son mandat. »
JLM : « Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit : "Moi, je n'étais pas au courant et lui, il ne représentait personne", et c'est fini, patatras, tout est ramené à zéro.
Nous avons donc besoin qu'il y ait un président légitime élu par les Ukrainiens (...) pour signer l'accord de paix. »
Poutine : « La signature doit être celle des autorités légitimes. Sinon (...) le prochain arrivera et jettera tout ça à la poubelle. »
D'abord, le mandat présidentiel ukrainien n'a pas été prolongé de manière arbitraire. La Constitution ukrainienne et la loi martiale interdisent la tenue d'élections nationales en temps de guerre. Cette règle existait bien avant l'invasion russe de 2022.
Organiser un scrutin alors qu'une partie du territoire est occupée, que des millions de citoyens sont réfugiés à l'étranger, que des centaines de milliers de soldats sont au front et que des villes sont bombardées quotidiennement serait matériellement et démocratiquement impossible.
Ensuite, malgré l'usure inévitable liée à plus de quatre ans de guerre, Zelensky demeure l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. Aucun opposant ne bénéficie aujourd'hui d'un soutien comparable à l'échelle nationale, à l'exception éventuelle de Zaloujny.
Depuis plusieurs années, Vladimir Poutine affirme qu'il ne peut pas négocier avec Zelensky car celui-ci serait devenu « illégitime » en raison de l'absence d'élection présidentielle.
Or cet argument ignore volontairement les dispositions du droit ukrainien en temps de guerre et sert avant tout à justifier le refus du Kremlin d'engager de véritables négociations.
Lorsque Aurélien Taché ou Jean-Luc Mélenchon reprennent cette idée, ils reprennent quasiment mot pour mot l'un des principaux éléments de langage utilisés par Moscou depuis des mois. Qu'ils le veuillent ou non, ils contribuent ainsi à légitimer le prétexte invoqué par le Kremlin pour poursuivre la guerre.
Si personne n'est « légitime » pour négocier côté ukrainien, alors aucune négociation n'est possible.
C'est précisément la position défendue par le Kremlin pour justifier la poursuite du conflit, alors même que les frappes russes continuent de tuer des civils ukrainiens chaque semaine.
12. « Une affaire de corruption éclate tous les quinze jours »
Populisme de bas étage.
Personne ne nie que la corruption demeure un problème en Ukraine. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison que le pays a créé depuis 2014 plusieurs institutions spécialisées, comme le Bureau national anticorruption (NABU) ou le Parquet spécialisé anticorruption.
Si des scandales éclatent régulièrement, c'est aussi parce que ces structures enquêtent davantage qu'auparavant et que la société civile ukrainienne est particulièrement vigilante sur ces questions.
Ensuite, les affaires révélées ne démontrent pas l'absence de lutte contre la corruption, mais souvent l'inverse. Plusieurs ministres, hauts fonctionnaires, responsables militaires ou proches du pouvoir ont été limogés, poursuivis ou contraints à la démission.
Dans de nombreux pays, ces dossiers n'auraient jamais été rendus publics.
Surtout, l'argument est utilisé de manière très sélective.
La Russie figure parmi les pays les plus corrompus d'Europe selon la plupart des indicateurs internationaux, mais on entend rarement les mêmes conclure que le Kremlin aurait perdu toute légitimité pour autant.
13. « Une partie de l'aide disparaît »
C'est faux. Et c'est un argument particulièrement malhonnête.
Des audits français, américains et européens sont réalisés en permanence. On sait précisément où vont les aides étrangères et comment elles sont utilisées.
Si l'Ukraine était réellement un système où l'aide occidentale disparaissait massivement dans la corruption, il serait difficile d'expliquer comment elle a réussi à tenir plus de quatre ans face à l'armée russe, à moderniser ses capacités militaires et à mener des opérations complexes.
Les audits occidentaux ont identifié des cas de corruption et de mauvaise gestion, mais aucune preuve d'un détournement massif et systémique de l'aide militaire occidentale.
Tous les grands scandales de corruption de ces dernières années, notamment l'affaire Midas, qui concernait environ 100 millions de dollars détournés dans le secteur de l'énergie, ne portaient pas sur les aides étrangères.
Oui, la corruption existe. Mais prétendre que l'aide occidentale est massivement détournée est un mensonge que le Kremlin adore propager pour convaincre les Occidentaux d'abandonner l'Ukraine.
Aurélien Taché reprend ici exactement ce récit.
14. �� Des hommes sont enlevés dans la rue pour être enrôlés »
Oui, des vidéos montrent parfois des méthodes brutales ou illégales employées par certains agents chargés de la mobilisation. Ces abus existent et sont régulièrement dénoncés en Ukraine même.
Mais parler d'« enlèvements » comme si l'État ukrainien kidnappait systématiquement ses citoyens est faux. L'Ukraine applique une conscription en temps de guerre, comme de nombreux pays l'ont fait dans leur histoire lorsqu'ils étaient confrontés à une menace existentielle.
Présenter ces vidéos comme la preuve que les Ukrainiens ne veulent plus se battre revient à confondre des abus ponctuels avec la réalité d'un pays mobilisé depuis plus de quatre ans pour sa survie.
15. « Les Ukrainiens ne veulent plus se battre »
Encore une phrase dénuée de sens.
Il existe une fatigue de guerre réelle en Ukraine. Après plus de quatre ans de conflit à grande échelle, des centaines de milliers de morts et de blessés, des familles séparées et une mobilisation prolongée, de nombreux Ukrainiens s'interrogent sur la stratégie à suivre. Cette lassitude s'est notamment accentuée après l'échec de la contre-offensive de l'été 2023, qui avait suscité d'importants espoirs.
Mais cette fatigue ne signifie pas que les Ukrainiens ne veulent plus se battre. Les sondages montrent généralement qu'une majorité de la population refuse toujours les concessions territoriales majeures et considère une victoire russe comme une menace existentielle.
Cela dit, il existe de réelles difficultés et le moral n'est plus celui de 2022. C'est parfaitement normal. Dans toutes les guerres longues — de la Première Guerre mondiale au Vietnam, en passant par l'Irak ou l'Afghanistan — les populations finissent par s'épuiser, douter et chercher une issue.
C'est la nature même de la guerre. Confondre fatigue, lassitude et volonté de capituler est une façon de déformer la réalité du terrain.
16. « Le récit du bien contre le mal est imposé »
Oui, Monsieur Taché.
La Russie a envahi un État souverain sans la moindre justification valable, détruit des villes entières et provoqué la mort de centaines de milliers de personnes.
L'Ukraine, elle, subit une guerre dont elle n'est en rien responsable.
Dans ce conflit, il n'est pas difficile d'identifier l'agresseur et l'agressé.
Votre faculté à le faire est indigne pour un député, et j’espère que vous ne le serez plus prochainement. Vous n’avez clairement pas les compétences pour.
17. « Les Russes sont présentés comme le mal et l'OTAN comme le bien »
Caricature grotesque.
La plupart des observateurs occidentaux ne présentent pas l'OTAN comme une organisation parfaite ou irréprochable. Les interventions en Irak, en Afghanistan ou en Libye ont fait l'objet de critiques extrêmement sévères en Europe comme aux États-Unis.
En revanche, dans le cas de l'Ukraine, le problème n'est pas une question de « bien » ou de « mal », mais de faits.
La Russie a envahi un État souverain, annexé des territoires, bombardé des villes, déporté des civils et commis de nombreux crimes documentés par les organisations internationales.
Le fait de rappeler ces réalités ne relève pas d'un récit manichéen, mais de la description d'événements observables.
L'argument est d'ailleurs révélateur : il ne répond pas aux accusations portées contre la Russie. Il cherche à les relativiser en suggérant qu'elles ne seraient qu'un produit de la propagande occidentale.
Or ce ne sont pas les médias occidentaux qui ont lancé l'invasion du 24 février 2022, bombardé Marioupol ou massacré des civils à Boutcha.
On peut critiquer l'OTAN autant qu'on veut. Cela ne change rien à la responsabilité de la Russie dans la guerre qu'elle a elle-même déclenchée.
18. « Les États-Unis ne sont même plus derrière cette ligne »
Plutôt vrai. Mais dans ce cas, il faudrait savoir : cette guerre est-elle une guerre américaine « provoquée par Washington », comme l'affirment depuis des années les propagandistes du Kremlin, ou non ?
Les États-Unis ont réduit leur implication et multiplié les signaux contradictoires. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles les Européens sont aujourd'hui contraints d'assumer davantage leurs responsabilités.
19. « L'Allemagne réarme à 100 % américain »
Factuellement faux.
L'Allemagne a certes acheté des F-35 américains, mais elle investit simultanément des dizaines de milliards d'euros dans son industrie nationale et européenne :
- Plus de 100 milliards d'euros de fonds spécial pour la Bundeswehr ;
- Commandes massives auprès de Rheinmetall (chars, munitions, véhicules) ;
- Participation aux programmes européens MGCS et FCAS ;
- Investissements dans les systèmes de défense aérienne européens.
Dire que l'Allemagne réarme « à 100 % américain » est tout simplement faux.
Mais bon, vérifier les faits avant de parler semble être devenu optionnel pour certains.
20. « L'Allemagne veut reprendre l'hégémonie militaire en Europe »
Prétendre que l'Allemagne cherche l'hégémonie militaire en Europe parce qu'elle réarme face à la plus grande guerre sur le continent depuis 1945, c'est confondre défense et expansionnisme.
Si Berlin voulait dominer l'Europe, elle ne placerait pas son réarmement dans le cadre de l'OTAN, de l'Union européenne et de programmes militaires communs avec ses voisins.
La doctrine officielle allemande met l'accent sur la défense collective, le soutien à l'Europe et la dissuasion face à la Russie. Rien de sensationnel.
21. « Quand les Allemands réarment, ce n'est jamais bon »
Honteux et insultant pour nos voisins allemands.
L'Allemagne de 2026 n'est ni celle de Guillaume II ni celle d'Hitler. C'est une démocratie libérale intégrée à l'Union européenne et à l'OTAN, dont l'armée est placée sous un contrôle parlementaire strict.
Son réarmement est une réponse directe à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et s'inscrit dans un cadre collectif de défense avec ses alliés.
Par ailleurs, si l'on appliquait ce raisonnement à tous les pays, il faudrait considérer que la France est une menace dès qu'elle augmente son budget militaire à cause des guerres napoléoniennes, ou que le Royaume-Uni ne devrait plus avoir d'armée en raison de son passé colonial.
Voilà. 25000 signes pour debunker une connerie de 3 minutes. Aurélien Taché est une tâche pour la France et pour l’Assemblée. Vivement les prochaines élections pour qu’il soit battu.
On a donc un député LFI qui après avoir repris la propagande chinoise sur Taïwan, va sur le plateau d’un relai d’extrême-droite de la propagande poutinienne pour soutenir la Russie.
Affaire Lyhanna. Histoire de jeter encore un peu plus d'huile sur le feu, deux observations.
La première : tout dépend toujours de l'enquêteur qui prend la plainte et qui doit mener l'enquête. Si c'est un gars qui a faim, il fera ce qu'il faut. Pour être plus précis, d'ailleurs, il se BATTRA pour faire ce qu'il faut, parce que le système entier joue contre lui. Concrètement, quand vous travaillez dans un commissariat (j'imagine que c'est la même chose dans une B.T), on vous met la pression pour gérer du flux. Il faut faire sortir plus de dossiers qu'on en fait entrer. Tout est masse, pour ce sujet également, et on peut vite perdre de vue les drames et les dangers individuels nichés dans telle ou telle affaire. Ainsi, si vous avez une affaire emmerdante sur les bras et que vous avez la possibilité de vous en débarrasser pour la faire traiter par d'autres, on vous conseillera fortement de le faire, depuis vos plus proches collègues jusqu'à votre chef de service. Et si vous jouez le coup en douce pour garder l'affaire, on vous laissera faire, mais on vous le fera ensuite payer. les flics opiniâtres et consciencieux font rarement de belles carrières. C'est d'ailleurs, au delà de la Police, le mode de fonctionnement par défaut de l'administration. La gestion du flux, le respect des formes, l'emporte toujours sur l'opérationnel.
la deuxième : depuis de nombreuses années, on assiste à un effondrement du niveau des enquêteurs dans la police, mais j'imagine que c'est, là aussi, la même chanson dans la gendarmerie. Des articles rapportent régulièrement le désespoir des magistrats qui constatent qu'un nombre croissant de procédures sont mal fichues parce que les jeunes gars qui les montent sont quasi-analphabètes et qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils font. Le boulot judiciaire est pénible et dévalorisé par la hiérarchie policière même. Dans les années 2000, quand j'étais dans mon commissariat merdique, le grand chef à plumes nous appelaient nous autres enquêteurs "les secrétaires" et ce n'était pas exactement un compliment dans sa bouche
Aujourd'hui, ceux qui sy collent se sentent punis et ne font pas toujours (litote) les efforts imposés par leur fonction. Petit exemple personnel : il y a quelques semaines, j'ai accompagné un copain pour déposer plainte pour une affaire de menaces et de harcèlement. Le tout jeune flic qui nous a reçu était objectivement à moitié débile, au point que j'ai fini par lui dicter ce qu'il devait écrire sur son P.V. A l'évidence, il n'en avait rien à foutre de rien et n'avait d'autre ambition dans sa vie administrative que d'attendre midi pour aller soulever de la fonte à la salle de sport.
Voilà, tout ça pour dire que la Procureur d'Auch est bien partie pour boire toute seule la ciguë. Il faut purger les mauvaises passions par un sacrifice et l'ambiance de pré-guerre civile dans le pays est telle que les politiques vont préserver autant que possible les flics et les gendarmes.
Ils vont en avoir vite besoin, puisque, comme vous le savez, le pire est devant nous.
@Scintigraphiste@jdl288 La question est donc de demander aux retraités :
Vous vous plaignez de la justice...
Seriez-vous prêt à lâcher une semaine de votre retraite par an pour doubler son budget ?
🇫🇷🇷🇺« C'était une erreur de faire des provocations comme l'élargissement de l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie ».
On pourrait croire à une phrase lâchée par Vladimir Poutine mais non, c'est une députée française.
L'OTAN n'a pas cherché à s'élargir, ce n'est pas une alliance qui « drague » les pays pour grandir toujours plus et venir menacer la Russie. Ce sont les pays, des États souverains, qui, pour leur défense et parce qu'ils se sentent menacés, demandent à rejoindre l'OTAN pour trouver des alliés militaires fiables.
De plus, l'OTAN ne menace personne puisque c'est une alliance militaire DÉFENSIVE et qu'il est rédigé dans sa charte même que la clause d'autodéfense ne peut être déclenchée qu'en cas d'attaque sur un État membre. Le narratif comme quoi l'OTAN a provoqué volontairement ou a menacé la Russie, c'est un élément de langage créé à Moscou.
Étrange, ensuite, d'entendre Mme @Clemence_Guette déclarer que « tout le monde le savait, les analystes géopolitiques le savaient ». Sur ce point, je suis très curieux de savoir QUI soutient cette thèse car n'importe quel analyste un minimum sérieux (donc pas les Aberkhane autoproclamés experts en tout) sait pertinemment que l'OTAN est une alliance défensive qui ne menace pas la Russie.
On a donc une députée de gauche qui reprend le narratif du Kremlin mot pour mot. Deux hypothèses, la première (ma préférée) c'est qu'elle ne connaît absolument rien à la géopolitique et aux enjeux autour de l'OTAN et de la Russie. La seconde, c'est qu'elle a une complaisance pour la Russie et, là, on a un vrai problème.
Personnellement, j'ai peur que ce soit les deux en même temps.
"Le Monde" peut faire mieux que des ragots de fin de banquet à mon sujet. Surtout après s'être déjà tant trompé ! Je répète : je souhaite être remplacé. François Ruffin, Mathilde Panot et Manuel Bompard y travaillent avec succès. Je leur souhaite bonne chance. "Le Monde" n'y peut rien : la prochaine candidature en tête de la gauche sera Insoumise.
La baguette à 1F, c'était en 1975.
Temps de travail pour une baguette à 1F en 1975 :
- SMIC : 10min54s
- salaire moyen : 3min45s
- salaire médian : 5min05s
Temps de travail pour une baguette à 1€ en 2026 :
- SMIC : 6min18s
- salaire moyen : 3min30s
- salaire médian : 4min54s
La France n'a tellement plus d'influence à l'international qu'elle poursuit simultanément ses opérations de réassurance au Proche et Moyen-Orient, dans la Baltique et dans l'Arctique. Que l'on me cite un autre pays, hors États-Unis, capable d'en faire autant.
Je discutais récemment avec un haut diplomate danois, qui me disait qu'il aurait été inenvisageable il y a peu que le pays se détache des États-Unis pour se rapprocher de la France.
Et c'est pourtant ce qu'ils ont fait, en témoigne la décision de Copenhague de rejoindre l'initiative française sur la dissuasion avancée et l'achat de systèmes de défenses antimissiles SAMP/T NG au dépend du PATRIOT états-unien (on notera au passage que c'est bon pour nos finances publiques).
Pourquoi ? Parce que la France n'a cessé de montrer ces derniers mois qu'elle était crédible et qu'elle était prête à défendre ses alliés, y compris militairement face à la première puissance mondiale.
Bref, arrêtons les jérémiades et soyons fiers pour une fois 🙏
Je n'avais jamais regardé de près ce qu'était Kokopelli.
Pour moi, ces braves gens vendaient dans leur coin des graines de plants de tomates oubliés à des bobos gentils et de quoi se mitonner de la soupe d'ortie entre deux bons bols de lait de soja : c'est mignon, ça ne fait de mal à personne.
Mais suite au post ci-dessous, j'ai regardé.
Et c'est passionnant.
Le blog du créateur, Dominique Gillet, sous titré "Libération des Neurognostiques Sérotoninergiques de la Biosphère Gaïenne" est notamment très instructif.
Ce type n'est pas seulement un complotiste antivax hystérique, obsédé par le graphène qu'on nous inocule en douce pour contrôler les masses.
C'est aussi un "baba" plus obsédé par les sagesses indiennes qu'un hippie de retour de Katmandou dans les années 70.
Qui prêche, dans son livre "Le Tantra Planétaire et le Nexus des Shaktis" (sic), des vérités d'évidence comme : "le Tantra Gaïen constitue l’antidote à la pathologie du contrôle mâle qui infecte l’humanité à la fin du Kali Yuga". (resic)
Mais surtout, c'est un garçon qui exalte parfois Dieudonné : "car cet artiste a été persécuté, durant de trop nombreuses années, par les Autorités Israéliennes de la France et par toutes les serpillères en charge de la Ripoublique."
Qui reposte Myriam Palomba, pour souligner avec elle combien Brigitte Macron est un homme.
Qui critique Emmanuel Macron, car il veut "nous empoisonner et nous viroser Du syndrome de la Poupée de Vaudou Juif. pour tous les Goyim, sous les griffes du CRIF".(je laisse les majuscules, ce type en sème plus vite qu'il ne repique des pissenlits).
Qui dénonce, bien sûr, le "Grand remplacement" dont nous sommes victimes (tant qu'à être antisémite, autant être raciste en prime).🙂
Et qui s'indigne que "les philosophes Sionistes militaristes – qui nous empêchent de vivre en paix en tentant de nous imposer leur Europe des Banksters Vaccinalistes – sont ceux-là mêmes qui empoisonnent les Peuples d'Europa, depuis deux millénaires, d'une idéologie pernicieuse"...
Bref, le fondateur de Kokopelli, c'est, dans un étonnant syncrétisme, une version follement antisémite des vieux babas cools à chakras... qui ferait plutôt brûler des juifs que des bâtonnets d'encens.
C'est une espèce oubliée du pétainisme à fleur jaune, garanti non génétiquement modifié, qui peuplait nos jardins vichyssois au bon temps de la milice; avant que "les banquiers sionistes et l'agro-business diabolique des producteurs de semences n'étouffe dans ses serres la Terre nourricière".
Mais un pétainisme parfumé au patchouli.
Certes, Dominique Gillet a cédé la direction de Kokopelli à son fils, Ananda Gillet.
Mais le rejeton est digne de son père.
Il développe partout, notamment, l'idée que ceux qui nourrissent les hommes devraient dominer le monde.
Les producteurs de choux et de navets.
Mais pas ceux qui produisent les casseroles pour les cuire, où les fourchettes pour les manger. Bien sûr.
Faut pas tout mélanger.
Car les producteurs de choux et de navets, eux, travaillent avec la Nature et la Terre.🙂
Et c'est là où le cas KokopeLLi est vraiment intéréssant.
Car c'est là, au moins, qu'on retrouve une constante immuable en philosophie politique, et qui aide à penser le mouvement écologiste :
- Tous ceux qui, comme J.J. Rousseau, condamnent "la société qui corrompt l'Homme" et sanctifient "la Nature";
- Tous ceux qui, comme le disait Pétain, pensent que "la Terre, elle, ne ment pas"...
... peuvent bien s'ouvrir les chakras à l'hydrolat d'agastache anisé - et se caresser le transit à la soupe de chardons bleus cultivés en permaculture...
Ils ne sont et ne seront jamais que des gros réactionnaires, parfois racistes, très souvent antisémites.
Nullement de gauche.
Et toujours, finalement, d'extrême droite.🙂
Ou, pour le dire autrement, comment expliquer que les cadres perdent 1/3 de leur niveau de vie théorique avant prélèvements, si c’est pour que l’Etat ne puisse plus assumer ses fonctions régaliennes et ses investissements d’avenir (dans les infrastructures, la recherche et l’éducation) et que les transferts ne se fassent pas au profit des ménages les plus modestes mais au profit du paiement des pensions (en surendettant les générations futures au passage).
Je ne vois pas de pbs à avoir des prélèvements élevés (je vis au Danemark où je suis dans la tranche la plus élevée d’impôts: environ 47% de mon salaire y passe) car le niveau de vie reste très confortable y compris après prélèvements, mais il faut que ça passe dans des transferts utiles à l’ensemble de la société, pas dans une génération qui s’est fait des promesses à elle-même en faisant porter le coût à ses descendants.
Populisme : faire peur aux Français.
Le coût pour le contribuable européen est ZÉRO.
1. Les 18 milliards d'euros correspondent à la part européenne — les pays du G7 se sont engagés à soutenir l'Ukraine pour une somme de 50 milliards d'euros.
2. Les 18 milliards sont garantis par le gel des fonds de la Banque centrale russe qu'elle possèdait en Europe. Euroclear, institution financière basée à Bruxelles, gère ces fonds russes d'un montant de 190 milliards d'euros : les intérêts générés par leurs placements financent le prêt de 18 milliards.
3. Défendre l'Ukraine c'est protéger l'Europe donc les Français.
Non, la Chine n’est pas "la seule" à maîtriser le raffinage des terres rares (RE).
Ce savoir-faire existe notamment :
1) Chez les australiens de Lynas (à Kalgoorlie 🇦🇺 + au LMAP, en Malaisie),
2) En France (@SolvayGroup, La Rochelle)
3) À Mountain Pass (Californie)
Mini-🧵⬇️
🇫🇷 C'est la bonne décision. On ne peut pas rester dépendants de ces crises énergétiques à répétions - et rester à la merci des pays du Golfe, de la Russie ou des États-Unis.
Ça va faire mal à court terme, mais il faut électrifier massivement, avec de l’énergie produite en France, produite en grande partie par notre parc nucléaire.