Yann LeCun décrit un monde qui l'a enfanté, et ce monde est en train de mourir.
Le modèle qu'il défend est celui du XXe siècle. La recherche fondamentale d'un côté (universités, PhD, papiers), l'application industrielle de l'autre, des décennies plus tard. Une chaîne longue, lente, découplée. La découverte en amont, la valeur en aval, et vingt ans entre les deux.
Elon a prouvé l'inverse. Quand l'ingénierie et la recherche sont totalement intriquées, quand tu pars d'un problème réel à résoudre et pas d'un papier à publier, tu vas infiniment plus vite. SpaceX, Tesla, Neuralink ne sont pas des applications de la recherche académique, ce sont des labos de recherche qui se trouvent être aussi les boîtes les plus innovantes du monde.
Et la vérité que personne n'ose dire, c'est que l'écrasante majorité des papiers ne créent aucune valeur. Des gens qui publient pour publier, optimisés pour la citation et pas pour le réel. L'alignement académique récompense le statut. L'alignement capitalistique récompense une seule chose : que ça marche, vraiment, dans le monde.
C'est exactement le point de Thiel. Historiquement, les génies créaient une valeur immense et n'en captaient presque rien, parce qu'ils étaient déconnectés de tout véhicule capable de la capturer. Créer de la valeur et capturer de la valeur sont deux choses distinctes, et l'académie a passé un siècle à exceller dans la première en abandonnant la seconde.
Dimon le dit à sa façon : Elon est notre Einstein. Sauf que cet Einstein-là n'a pas eu besoin de l'université pour produire ses percées. Il a eu besoin d'un problème, d'une équipe d'ingénieurs et d'un alignement commercial brutal.
Ses breakthroughs dans le spatial, l'automobile et le cerveau ont créé plus de valeur réelle que tout le système académique réuni sur vingt ans.
Et avec l'IA, le basculement s'accélère. La valeur du diplôme s'effondre, celle de l'école aussi, parce que l'intuition d'ingénierie branchée sur le réel devient le seul moteur qui compte.
LeCun n'a juste pas remarqué que le monde qui l'a fait roi est déjà derrière nous.
World Labs CEO Dr. Fei-Fei Li: "The world is not made of words."
"Language models have given machines an extraordinary command of concepts, vocabulary, and reasoning, but the physical world, virtual or real, runs on a different substrate."
"Where language models learn the statistical structure of text, world models learn the statistical structure of space and time: how light falls on a surface, how a garden looks from an angle no camera has captured, how objects respond to force and follow the laws of physics."
"Language gave machines a way to talk about that world. World models are how machines will finally come to understand, imagine, reason and interact with it."
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A new study suggests that motion of #BiomolecularCondensates is different from that of colloidal particles. Externally-controlled dynamic states, such as condensate motion, lead to polarization and dipole force fields.
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