Ibn Hazm Al Andālusi :
« Rappelle-toi également que tu peux être dupé par le savoir, car si tu ne mets pas en pratique ce que tu sais, ton savoir témoignera contre toi — et il aurait mieux valu pour toi ne jamais avoir été un érudit. En effet, tu dois te rappeler qu'un homme ignorant est plus sage que toi, qu'il se trouve dans une meilleure position et qu'il possède plus d'excuses. Puisse ton orgueil entièrement disparaître ! »
[Le livre de la guérison des âmes, p.189]
« La cour toute entière croyait que Haidar était un homme que rien ne pouvait ébranler. Son peuple admirait un souverain, personne ne remarquait que l’homme derrière la couronne s’effondrait. On le voyait traverser les salles du palais avec cette démarche propre à ceux qui n’ont plus besoin de prouver leur puissance. Pourtant, personne ne savait que sa plus grande bataille naissait dans le silence de cette pièce. Ce soir-là, Haidar ne gouvernait plus un royaume, il essayait de survivre à sa propre mémoire : immobile, le coude posé sur l’accoudoir de son siège, la joue posée contre sa main comme si le poids de sa tête était devenu insupportable. Devant lui, les flammes des chandeliers continuaient de vaciller avec indifférence. Le palais vivait encore. Les gardes changeaient de poste. Les cuisines préparaient le repas. Le monde poursuivait son œuvre en oubliant ceux qui se sont arrêtés de vivre bien avant de mourir. Haidar, lui qui avait toujours trouvé les mots pour rassurer un peuple entier, resta incapable d’en trouver un seul pour se convaincre que tout finirait par aller mieux.
Les torches diffusaient une lumière dorée qui faisait scintiller l’or de son diadème et de ses bracelets. Sur le rebord de la fenêtre reposait un voile de lin, oublié plusieurs années auparavant. Personne n’avait osé le déplacer. Les domestiques le contournaient, les conseillers détournaient les yeux et chacun savait qu’il appartenait à une absence devenue sacrée pour le roi. Chaque salle du palais lui rappelait ce qu’il avait perdu. Les fresques lui paraissaient grotesques, les couronnes, les richesses et les acclamations n’étaient plus que des choses sans valeur. On raconte que les souverains deviennent légendaires grâce aux empires qu’ils bâtissent. Les poètes, eux, savent que les plus grandes légendes naissent parfois d’une seule absence. Lorsqu’un simple prénom possède encore le pouvoir de réduire un roi à l’état d’homme. Et ce n’était pas la mort qui l’effrayait, c’était l’idée qu’un jour il ne saurait plus exactement comment elle prononçait son nom et que même son chagrin finirait par manquer de précision. Si quelqu’un avait franchi les portes de cette pièce à cet instant précis, il n’aurait pas vu Haidar qui méditait sur le destin de son royaume. Il aurait vu un homme épuisé, consumé par une promesse qu’il n’avait jamais tenue, incapable de détourner les yeux d’un temps où María vivait encore.
Elle était entrée dans sa vie à une époque où il n’était encore que l’héritier d’une couronne trop lourde pour ses épaules. Elle ne l’avait jamais regardé comme un futur souverain, mais comme un homme maladroit, parfois arrogant et souvent perdu derrière les exigences de son rang. Avec elle, les murs du palais étaient moins étroits et les responsabilités moins lourdes. Elle avait l’habitude de lui rappeler qu’avant d’appartenir à un peuple, il s’appartenait à lui-même. Lorsqu’ils s’échappaient dans les jardins après le coucher du soleil, elle lui faisait croire, pendant quelques heures, qu’un avenir où l’amour l’emporterait sur le devoir était encore possible. […] »
Un petit conseil pour ceux qui ont envie d’écrire mais qui n’y arrivent pas ou qui ne savent pas par où commencer, qui ont besoin d’une direction : n’hésitez pas à prendre comme base une œuvre d’art pour vous en inspirer. Que ce soit une peinture, une sculpture, une photographie, un extrait de livre ou n’importe quel autre support. Commencez par une description de ce que vous voyez, de l’atmosphère qui s’en dégage et des détails qui attirent votre attention. Et petit à petit quelque chose en naîtra : une histoire, un personnage ou une réflexion ;)
لا تُساوِم على مواطن طمأنينتك أيّ شيء آخر مهما بدا لك قَيّمًا، فإن الطمأنينة من أهمّ المكاسب التي لا تُقَدّر بثمن، واجعلها مقياسًا لاختياراتك ومساراتك، وأيّ شيء يقلقها أو يوتّرها انفض يدك منه بلا ندم، فإن الحياة تغدو شاحبة موحشة إذا خلت من شعور الطمأنينة الثمين.
Les Arabes faisaient l’éloge des femmes qui dormaient beaucoup et qui étaient peu portées à l’effort. Ils appelaient la femme “مِكْسالاً” (miksalan), et ils considéraient cela comme un signe de douceur, de délicatesse et de féminité.
Et Umar ibn Abi Rabiعa dans un de ses poèmes:
Je sais que nos vies sont vouées à être passagères, pourtant, même les étoiles, si belles soient-elles, ne brillent pas pour toujours. Cela ne me dérange pas d’être éphémère, je couvrirais le ciel de centaines d’étoiles si cela suffisait à ce que tu ne cesses jamais de rayonner
Savoir que Nabī ﷺ est ton frère devrait te faire sourire à n’importe quel moment de la journée.
Notre bien-aimé le véridique est notre ami le plus proche ici-bas alors qu’il est mort ﷺ.
« Si vous ne lui portez pas secours, Allāh l’a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l’avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon : « Ne t’afflige pas, car Allāh est avec nous. » Allāh fit alors descendre sur lui Sa sérénité et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d’Allāh eut le dessus. Et Allāh est Puissant et Sage. »
Toujours dans Siyar a’lām al-nubalā : « L’érudit Yahyā Ibn ‘Abd al-Wahhāb (Ibn Mandah) déclara : « Je me trouvais avec mon oncle paternel ‘UbaydAllāh sur la route en direction de Nichapour ; arrivés au puit de Majanna, mon oncle me dit : « Un jour que je me trouvais ici, on me présenta Shaykh Jammāl qui me dit : « J'étais sur le chemin du retour en compagnie de mon père. Parvenus ici, nous vîmes quarante charges de bagages. Nous pensions que c'était des tissus pour habits. Nous avons alors aperçu une petite tente à l'intérieur de laquelle se trouvait un vieil homme, qui était son père. Certains l'interrogèrent sur ces charges, il nous répondit alors : « Ce sont des bagages que peu de gens désirent à notre époque, ce sont les hadiths du Messager d'Allāh. »
[L’incitation à la lecture et à l’apprentissage de la science, du Dr. ‘Ali Muhammad Al Imrān, p.45]
لن يدرك الإنسان معنى الحياة الحقيقي، وجَوْهرها، ومكنونها الفريد؛ ما لم يُدرك نفسه أولاً، ويغوص في أعماقها، ويفهمها حَقّ الفهم، ويعرف جيدًا ماذا يريد، فإنّ الحياة كالكتاب لا يتقن قراءة مُفرداته وسطوره إلا العارفون بأنفسهم.
« Le Sage, Miséricordieux et Savant par excellence est plus miséricordieux envers Ses serviteurs que leurs pères et mères et que leur propre personne. S'Il leur fait subir ce qu'ils détestent, cela est meilleur pour eux que s'Il ne le leur avait pas fait subir, par considération, bienfaisance et douceur envers eux. Et s'ils avaient pu choisir pour eux-mêmes, ils auraient été incapables d'atteindre leur bienfait dans la science, la volonté et les actes. Mais Allah S'est chargé de gérer leurs affaires par Sa science, Sa sagesse et Sa miséricorde, qu'ils aiment cela ou le détestent. Ceux qui ont la certitude concernant Ses Noms et Attributs savent cela et ne L'accusent en rien dans Ses lois. Mais cela échappe à ceux qui ignorent Ses noms et attributs. Ainsi, ils Lui disputent Sa gérance et dénigrent Sa sagesse. Ils n'ont pas obéi à Son commandement et s'en sont détournés par leur raison corrompue, leurs fausses opinions et leurs politiques injustes. Ainsi, ils n'ont pas connu leur Seigneur et n'ont pas atteint ce qui leur est profitable. Et c'est Allāh qui accorde le succès. »
@ummalqitat amin amin yā rabb, profitons au maximum de ce qu’il a pu nous partager comme science et faisons des du’ā pour qu’Allāh les juge à la hauteur de leur injustice
حافِظ على قلبك سليمًا من الأكدار، نقيّاً من السواد، خاليّاً من الأحقاد، فإنّهُ بوصلتك الصادقة إذا تعاهدتهُ بالرعاية والعناية، وإنّهُ سيغدو صمام أمانك في الشعور الصادِق الذي يمدّك به في كافّة أمورك، فما أقبَل مُقبِل على قلبه بالتهذيب إلا جنَى أطيَب الثمار.