Russians are used to going without. Under Soviet rule they queued for everything, and a newspaper estimated they spent 30 billion hours a year waiting in line.
The fuel lines now stretch for miles, but the instinct built over generations is to endure, not to revolt. 2/
Presque 30% du territoire classé comme zone humide...
Ça vous paraît excessif ? Ça l'est.
Mais par quelle magie noire administrative est-on arrivé à ça ?
C'est ce que je vous explique dans cet article, et vous allez voir que c'est fascinant...
Pour l’administration 🇫🇷, cette forêt de pin sablonneuse, qui s’est embrasée cet été, est une zone humide.
Grace à ce classement hallucinant, elle a empêché tout aménagement - notamment pour lutter contre la sécheresse - sur 1/3 du pays.
Incroyable article de @TerreTerre13 ⬇️
Mesurer l'efficacité d'un bombardier d'eau : ce que disent les données, ce qu'elles ne disent pas
Plus de 100 000 hectares de forêts et de végétation ont été détruits depuis le début de l'année. Sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision, les polémiques repartent de plus belle : pas assez de Canadair, pas assez d'hélicoptères, pas assez de moyens. Ces débats sont légitimes, mais ils reposent sur une question préalable que personne ne pose : comment mesure-t-on, concrètement, l'efficacité d'un bombardier d'eau ? Quel appareil largue le plus, le plus vite, au meilleur coût ? Et ces métriques mesurent-elles réellement ce qui compte ?
Cet article ne vise pas à trancher un débat politique. Il vise à établir ce que la littérature scientifique et institutionnelle permet réellement d'affirmer sur l'efficacité comparée des aéronefs de lutte anti-incendie. Le constat de départ est paradoxal : malgré les centaines de millions d'euros dépensés chaque année dans le monde en aviation de lutte contre les feux, la littérature technique dans les publications à comité de lecture est remarquablement pauvre. Le domaine est dominé par les sites d'information opérationnelle, les communiqués d'agences gouvernementales et les discussions de forums spécialisés. Les études rigoureuses se comptent sur les doigts d'une main.
Le classement des litres par minute : la référence Struminska-Filippone
La contribution la plus complète à ce jour est celle de Struminska et Filippone que j'évoquais hier, publiée en 2024 dans The Aeronautical Journal (Royal Aeronautical Society). Leur méthode est originale : ils exploitent les données ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast) accessibles via FlightRadar24 pour reconstituer les profils de vol réels d'une dizaine de types d'aéronefs en mission de lutte anti-incendie, principalement en Californie, en Italie, en Espagne et en Australie. Pour chaque appareil, ils analysent au minimum cinq missions distinctes (cinq feux différents) et calculent une métrique d'efficacité définie comme le volume total largué divisé par le temps opérationnel total, ce dernier incluant le temps de vol et le temps passé au sol entre les rotations. Le résultat est exprimé en litres par minute opérationnelle.
Le classement qui en résulte est le plus complet disponible dans la littérature ouverte. Pour les avions non amphibies, ravitaillés au sol en retardant chimique, le Boeing 747 Supertanker (retiré du service en 2020) dominait avec 736 L/min, suivi du DC-10 à 606 L/min, du C-130H à 286 L/min, du Boeing 737 à 273 L/min, du BAe-146 à 217 L/min, du DHC-8-400AT à 187 L/min et du Grumman S-2T Tracker à 122 L/min. Pour les avions amphibies, utilisant l'eau écopée sur des plans d'eau, le Canadair CL-415 atteint 410 L/min et l'Air Tractor AT-802A 187 L/min. Pour les hélicoptères, le Sikorsky S-64 Skycrane domine avec 637 L/min, suivi du Boeing CH-47 Chinook à 604 L/min, du Bell UH-1H Super Huey à 182 L/min et du Bell 206B JetRanger à 82 L/min.
Plusieurs constats se dégagent de ce classement. Le premier est la supériorité spectaculaire de l'écopage sur le ravitaillement au sol à catégorie comparable. Le CL-415 (6 137 litres de capacité) atteint 410 L/min là où le DHC-8-400AT (10 000 litres de capacité) n'atteint que 187 L/min. L'appareil de capacité inférieure est plus de deux fois plus efficace parce qu'il ne perd pas de temps au sol entre les rotations. L'Air Tractor AT-802A amphibie (3 028 litres) atteint la même efficacité que le DHC-8, un appareil de catégorie supérieure. Le goulot d'étranglement des non-amphibies est le temps au sol : vingt-neuf minutes en moyenne pour un VLAT comme le DC-10, vingt-sept pour un Type I LAT, mais seulement douze secondes d'écopage pour un CL-415.
Le second constat est que les hélicoptères lourds rivalisent avec les plus gros avions. Le S-64, avec ses 637 L/min, dépasse le DC-10 (606 L/min), parce qu'il se ravitaille en quarante-cinq secondes en vol stationnaire au-dessus d'un plan d'eau et n'a pas besoin de retourner à la base. Lors de la mission analysée dans les montagnes de San Gabriel au nord de Los Angeles, un seul S-64 a effectué quinze rotations en environ deux heures, larguant plus de 150 000 litres d'eau.
Un absent notable du classement Struminska-Filippone est le Super Puma (Airbus Helicopters AS332/H225), devenu un maillon clé du dispositif français depuis 2020. Avec un seau souple héliporté (Bambi Bucket) de 4 000 litres, Airbus estime que l'appareil peut réaliser dix à quatorze rotations par heure, soit un débit théorique de 40 000 à 56 000 litres par heure (667 à 933 L/min). Ce chiffre constructeur, qui le placerait au sommet du classement, est toutefois dépendant de la distance à la source d'eau, paramètre non précisé par Airbus. Les données opérationnelles récentes tendent cependant à le corroborer. En juillet 2026, lors de l'incendie de Biguglia en Haute-Corse, un Super Puma opérant à très faible distance de la mer a effectué dix-sept largages de 4 tonnes d'eau en une heure vingt minutes, soit 68 tonnes délivrées avec précision sur le feu. Rapporté en litres par minute, ce chiffre donne 850 L/min, un niveau supérieur à celui de tous les appareils du classement Struminska-Filippone. Mais la proximité immédiate du plan d'eau (la Méditerranée) constitue un cas opérationnel optimal qui n'est pas généralisable : c'est précisément le type de variable que l'étude « Aerial Ballet » identifie comme déterminante.
Le coût par litre : une hiérarchie inversée
Struminska et Filippone proposent une seconde métrique : le coût de chaque litre largué, calculé à partir des coûts horaires d'exploitation, du prix du retardant (environ 0,87 dollar le litre au moment de l'étude) et du nombre de largages quotidiens. Ce classement renverse le précédent.
Le Bell 206B, le moins efficace en volume (82 L/min), devient le moins coûteux par litre largué, parce qu'il utilise de l'eau gratuite et que son coût horaire est le plus faible de tous les appareils étudiés. Les hélicoptères et les amphibies, qui n'achètent pas leur retardant, affichent tous un coût par litre très inférieur à celui des non-amphibies. Parmi les avions à retardant, le DC-10 offre le meilleur rapport coût/litre (1,01 dollar), tandis que le S-2T Tracker (1,27 dollar) et le BAe-146 (1,26 dollar) sont les moins rentables. Le Type II BAe-146 et le Boeing 737 utilisent souvent des aéroports de même taille que les Type I mais livrent des charges significativement plus petites, ce qui dégrade leur ratio.
Les auteurs excluent explicitement le coût d'acquisition de leur analyse, précisant que la plupart des appareils étudiés sont des reconversions d'occasion (DC-10, B-747, BAe-146, S-2T, UH-1H). Seuls le CL-415, conçu pour la mission, le C-130H avec son kit MAFFS amovible, et le Bell 206B avec son seau héliporté échappent à cette catégorie. L'inclusion du coût d'acquisition, qui varie d'un facteur considérable entre un surplus militaire et un appareil neuf, modifierait profondément les classements.
Ce que les autres études ajoutent
Deux autres sources éclairent le problème sous des angles différents.
La première est le rapport AFUE (Aerial Firefighting Use and Effectiveness) du US Forest Service, publié en mars 2020. Cette étude, initiée en 2013, avait une ambition considérable : déterminer le meilleur mix d'aéronefs pour la suppression des feux. Quatre modules d'observation de trois pompiers qualifiés chacun, équipés d'un aéronef dédié, ont collecté des données au sol et dans les airs pendant neuf ans, pour un coût annuel de 1,3 million de dollars. Le rapport final de quarante-six pages a été publié discrètement en pleine saison des feux et a été largement critiqué pour n'avoir pas répondu à sa propre question.
L'AFUE n'utilise pas la métrique des litres par minute. Elle a développé deux indicateurs propres. L'IP (Interaction with the Problem) mesure la proportion des largages qui atteignent effectivement la zone ciblée : 89 % en moyenne tous appareils confondus. Le POS (Probability of Success) évalue la probabilité que l'objectif tactique fixé par le coordinateur soit atteint : 0,82 en moyenne. Ces métriques sont complémentaires de celles de Struminska et Filippone : l'une mesure le débit, l'autre mesure la précision et le résultat tactique. Mais même le POS de l'AFUE ne mesure pas l'effet réel sur la progression du feu.
La seconde source est une simulation publiée en 2024 par MDPI sous le titre « Simulating the Aerial Ballet ». Cette étude introduit une variable que les deux précédentes ne modélisent pas explicitement : la distance à la source d'eau. En simulant des scénarios avec deux points d'écopage distincts (l'un optimisé pour les hélicoptères, l'autre pour les avions amphibies), les auteurs montrent que l'efficacité de l'Air Tractor, le plus performant des trois types étudiés, décroît jusqu'à rejoindre celle d'un hélicoptère léger Koala lorsque la distance à la source d'eau augmente. Autrement dit, l'avantage amphibie, si décisif dans les données de Struminska et Filippone, est contingent à la géographie.
Sept raisons pour lesquelles la question reste ouverte
Ces études constituent collectivement la meilleure base de données disponible sur l'efficacité des aéronefs de lutte anti-incendie. Elles n'en comportent pas moins des limites méthodologiques majeures qui interdisent d'en tirer des conclusions définitives.
La première est que le volume largué n'est pas l'efficacité. Un litre de retardant chimique, facturé près d'un dollar, crée une barrière rémanente qui continue à freiner le feu après le largage. Un litre d'eau s'évapore au contact de la chaleur et se disperse dans le vent. Le US Forest Service a constaté que les retardants peuvent réduire l'intensité et la propagation du feu jusqu'à deux fois plus efficacement que l'eau. Comparer un DC-10 à 606 L/min de retardant avec un S-64 à 637 L/min d'eau comme si les deux métriques étaient équivalentes est donc profondément trompeur.
La deuxième est que la qualité de la couverture au sol n'est pas captée. Struminska et Filippone ont évalué deux technologies de déploiement : les systèmes pressurisés, qui forcent le retardant par des buses à débit constant, et les systèmes gravitaires, où le liquide s'écoule par son propre poids à l'ouverture des trappes. Les systèmes pressurisés produisent une couverture au sol plus uniforme et plus dense. Deux largages de même volume peuvent avoir des effets radicalement différents au sol selon la technologie employée. La métrique des litres par minute ne distingue pas les deux.
La troisième est qu'aucune des études ne mesure l'effet réel sur la progression du feu. Le POS de l'AFUE s'en approche, mais il évalue l'atteinte d'un objectif tactique défini par le coordinateur (par exemple « ralentir le front sur ce flanc »), pas l'effet physique mesurable sur la surface brûlée. L'écart entre l'intention tactique et le résultat sur le terrain peut être considérable, en fonction du vent, du relief, de l'humidité des combustibles et de dizaines d'autres variables.
La quatrième est que la distance à la source d'eau transforme les classements. L'étude « Aerial Ballet » le démontre formellement. Les données de Struminska et Filippone sur les CL-415 italiens (plan d'eau situé entre 3 et 12 kilomètres du feu) ne sont pas transposables à un scénario où le point d'eau le plus proche est à 50 kilomètres.
La cinquième est que les échantillons sont petits. Cinq à dix missions par type d'appareil, sur des feux, des terrains et des conditions météorologiques différents. C'est suffisant pour dégager des tendances, insuffisant pour des conclusions statistiquement robustes.
La sixième est que le coût d'acquisition est exclu. Or un DC-10 d'occasion reconverti ne coûte pas le même prix qu'un CL-415 neuf sorti d'usine. L'étude DLR publiée dans le cadre du projet COLOSSUS montre que les coûts d'exploitation des aéronefs de lutte anti-incendie sont massivement dominés par les dépenses en capital, en raison du faible nombre de missions annuelles. Exclure le capital, c'est ignorer le poste dominant.
La septième est institutionnelle. L'AFUE, seule étude qui avait l'ambition et les moyens de répondre à la question « quel est le meilleur mix d'aéronefs ? », a mobilisé plus de onze millions de dollars sur neuf ans et n'y a pas répondu. Aucun rapport complémentaire n'est prévu.
Ce que les données permettent malgré tout d'affirmer
Les données de Struminska et Filippone, malgré leurs limites, constituent une avancée réelle par rapport à l'état antérieur de la littérature. Elles établissent pour la première fois, sur la base de missions réelles, des ordres de grandeur fiables sur les performances opérationnelles de chaque catégorie d'appareil. Et ces ordres de grandeur, pris ensemble, convergent vers une conclusion que toutes les autres sources confirment.
Aucun appareil ne domine tous les classements simultanément. Le DC-10 domine en volume de retardant par minute, mais il dépend de grandes pistes conventionnelles et son coût horaire est élevé. Le S-64 rivalise avec lui en débit, mais il largue de l'eau, pas du retardant, et ne peut pas construire de barrières rémanentes. Le CL-415 surpasse tous les autres en cycle d'écopage, mais sa vitesse de croisière de 180 nœuds le pénalise quand le feu est loin de l'eau, et sa capacité unitaire (6 137 litres) est modeste face aux 45 000 litres du DC-10. Le Bell 206B est le moins cher par litre largué, mais ses 82 litres par minute opérationnelle ne pèsent guère face à un front de flammes établi. L'Air Tractor est le plus polyvalent des petits appareils, mais son avantage s'effondre avec la distance à la source d'eau.
Ce constat factuel est en lui-même un argument opérationnel. Si aucun appareil ne domine seul tous les scénarios, alors la flotte homogène, composée d'un seul type, est par construction sous-optimale. La diversité des incendies (plaine ou montagne, maquis méditerranéen ou forêt boréale, interface urbaine ou zone sauvage), la variabilité de la distance aux sources d'eau, et la différence de nature entre l'attaque initiale et la suppression de masse exigent un mix technologique. L'étude DLR/COLOSSUS, qui modélise l'efficacité à l'échelle de la flotte et non de l'appareil individuel, aboutit explicitement à cette conclusion. Le rapport AFUE, malgré ses insuffisances, documente le même constat implicitement : ses métriques de succès tactique varient fortement selon le type d'appareil et le contexte opérationnel, sans qu'aucun type ne l'emporte systématiquement.
La véritable question n'est donc pas « quel appareil largue le plus de litres par minute ». C'est « quel système, au sens large (appareils, doctrine, coordination, infrastructure), contient le plus de feux au stade initial ». L'efficacité d'un dispositif aérien de lutte anti-incendie est le produit d'une interaction entre l'appareil, sa tactique d'emploi, le terrain, la météo, la distance aux ressources en eau et la coordination avec les forces au sol. Isoler la variable « appareil » est une simplification nécessaire pour la recherche, mais insuffisante pour la décision. Les données disponibles éclairent une partie du problème. Elles n'en résolvent aucun à elles seules.
Sources
- Struminska A. et Filippone A., « Flight performance analysis of aerial fire fighting », The Aeronautical Journal, vol. 128, pp. 1895-1923, 2024. DOI: 10.1017/aer.2024.29.
- USFS, « Aerial Firefighting Use and Effectiveness (AFUE) Report », mars 2020.
- « Simulating the Aerial Ballet: The Dance of Fire-Fighting Planes and Helicopters », MDPI Engineering Proceedings, vol. 68, 2024. DOI: 10.3390/engproc2024068054.
- Prakasha P.S. et al., « Exploration of Aerial Firefighting Fleet Effectiveness and Cost by System of Systems Simulations », DLR, présenté à ICAS 2022.
- Wildfire Today, « A 9-year USFS aerial firefighting study left many questions unanswered », avril 2021.
- Fire Aviation, « Forest Service releases Aerial Firefighting Use and Effectiveness Report », août 2020.
���� Photos personnelles
#incendies #aviation
Comment l’isolation a (trop) simplifié la thermique du bâtiment ?
J'ai lu énormément de choses plus ou moins vraies sur l'isolation thermique ces dernières semaines et j'ai voulu faire une petite mise au point historique.
1/28
Open Letter
To the President of the Russian Federation
From the President of Ukraine
When you came to power in Russia more than 26 years ago, many people in Ukraine viewed you positively. That is how it was. But that is now in the past.
Now, the overwhelming majority of Ukrainians view it positively that our long-range drones paid a visit to the opening of your forum in St. Petersburg, covering a distance of more than 1,000 kilometers. As you know very well, that distance is not the limit of our capabilities.
@DavidMasso70666 Peut-on considérer la rumination comme un cercle vicieux qu’il faut trouver comment briser ? Une aide extérieure sera-t-elle toujours bienvenue ? La rédaction de ce thread est-elle votre thérapie de sortie ? :)
@DavidMasso70666 Merci pour ce thread intéressant dans ce qu’il formalise ! J’ai souvent trouvé que l’aide aux ruminants pouvait commencer efficacement par de la co-rumination sur les conséquences (et non le pourquoi) comme outil de rapprochement et permet de légitimer les propositions de sortie.
Polémique « Master Poulet » : le grand vaudeville de la gauche clientéliste - Pourfendeur des fermes usines, @ericcoquerel défend une enseigne de fast-food qui importe 10 000 tonnes de volaille par an depuis des élevages intensifs étrangers. 👇
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La Guerre du Pôle n'aura pas lieu !
(Ce que vous n'avez jamais lu à propos du Pôle Nord)
🔸Vous l'ignorez, mais c'est au Pôle Nord que se joue l'un des bras de fer juridico-géologiques les + lents et les - couverts médiatiquement de la scène internationale.
P'tit rappel avant toute chose : au-delà de sa ZEE de 200 milles nautiques, un État peut revendiquer jusqu'à 350 milles de plateau continental étendu, à condition de prouver scientifiquement que le fond marin en question constitue le prolongement naturel de son territoire terrestre. Easy !
L'arbitre est la Commission des Limites du Plateau Continental (CLPC), organe onusien composé de 21 experts scientifiques.
Elle valide ou pas les données. Par contre, elle ne tranche pas les chevauchements, non, ça, c'est l'affaire de négociations entre États.
La Russie 🇷🇺 a déposé le premier dossier de l'histoire de la CLPC en 2001, rejeté faute de données suffisantes. Elle a relancé en 2015, puis déposé des addenda substantiels en 2021 poussant ses prétentions jusqu'aux limites des zones économiques canadienne et danoise, et revendiquant la dorsale de Gakkel. Komparazar...
En février 2023, la CLPC a rendu ses recommandations qui sont favorables sur la dorsale de Mendeleïev-Alpha, le bassin Podvodnikov et la dorsale de Lomonosov, soit 1 791 200 km² de fonds arctiques reconnus comme prolongement du plateau continental russe, une superficie légèrement supérieure à celle de la Libye, rien que ça.
Le Canada 🇨🇦 et le Danemark 🇩🇰 ont déposé leurs propres dossiers en 2013/2014 et 2019. Ces dossiers n'ont pas encore été examinés par la CLPC.
Étant donné l'arriéré de demandes mondiales, les recommandations pourraient prendre une décennie supplémentaire (presque aussi long que de la géologie).
Le résultat est largement prévisible avec une zone de chevauchement d'≈ 436 500 milles nautiques carrés (la superficie de la Mongolie) entre les plateaux continentaux canadien et russe auxquels s'ajoutent des chevauchements plus petits entre le Danemark, la Russie et le Canada.
Le Pôle Nord lui-même est au centre de cette triple intersection.
Les États-Unis 🇺🇲 n'ont pas ratifié l'UNCLOS (Convention des Nations unies sur le droit de la mer), de facto, ils ne sont donc pas liés par ses dispositions ni tenus de participer au système de partage des revenus prévu par la convention... Les US ont néanmoins publié leur propre revendication de plateau continental étendu en 2023 en invoquant le "droit international coutumier".
La Russie et la Chine 🇨🇳 ont alors immédiatement utilisé cette posture pour alimenter le narratif d'une Amérique qui contourne les règles qu'elle prétend faire respecter. Normal !
Cette battle, c'est au-delà du territorial vous l'aurez compris, les fonds arctiques recèlent des hydrocarbures, des nodules polymétalliques, des terres rares et les routes maritimes dont la navigabilité s'étend d'année en année avec la fonte, les rend de + en + accessibles...
D'ici 2030, la route maritime du Nord devrait être praticable 4 à 6 mois par an contre 2 à 4 aujourd'hui, ce qui rend d'autant + urgente la question de savoir qui contrôle le fond marin sous ces eaux.
La CLPC valide "scientifiquement" mais elle ne règle pas la politique.
Et personne ne sait encore comment 3 États aux intérêts très divergents vont partager un fond marin dont la valeur augmente à mesure que la glace disparaît...
I Lava You
Sources : IBRU / Durham University, Arctic Maps Series (mars 2023) ; Belfer Center for Science and International Affairs, Harvard (mars 2023) ; Lawfare Media, continental shelf analysis (janv. 2023) ; Wikipedia Territorial claims in the Arctic (mars 2026) ; Ted Stevens Arctic Security Studies Center, US ECS Special Report (juil. 2024)
Liens dispos sur demande en DM
Alors, si on veut rajouter un petit peu plus de réalisme :
À la première apparition de TON 618, il faudrait littéralement désintégrer chacune des personnes présentes sur l'image en approximativement une (1) foutue milliseconde.
Russie 🇷🇺 - Kazakhstan 🇰🇿 - Iran 🇮🇷 - Azerbaïdjan 🇦🇿 - Turkménistan 🇹🇲
La mer Caspienne disparaît, ça n'empêche pas de négocier sur la bête
[GRAND FORMAT]
🔸En juillet 2025, le niveau de la mer Caspienne a franchi les −29 m sous le niveau de la mer Baltique, le plancher absolu depuis le début des mesures instrumentales.
La baisse est effective depuis 1995 mais depuis 2020 elle s'est accélérée jusqu'à 30 cm/an selon les altimètres satellites de la NASA.
Entre 2006 et 2024, le niveau a reculé de 2 mètres et d'ici 2100, les projections montrent un risque non-négligeable d'une chute de 9 à 18m supp ce qui va concrètement réduire la surface totale d'un quart.
Dans le secteur nord-est du Kazakhstan, la côte a reculé de + de 50 km selon les endroits. Des ports de pêche se retrouvent à sec et des compagnies pétrolières qui draguent des chenaux toujours + longs pour atteindre leurs installations offshore... Tel est le menu actuel.
Le bassin nord, dont la profondeur n'excède pas 5 m pourrait disparaître totalement d'ici 2050... Avec des décors dignes de la mer d'Aral.
Pendant ce temps, 5 États riverains (Russie, Iran, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Turkménistan) ont signé en 2018 une convention sur le statut juridique de la mer après 22 longues années de négociations. Le document règle partiellement la délimitation des fonds marins et le régime d'exploitation des hydrocarbures.
Mais (vous me connaissez, il y a un mais) ce fameux rapport ne contient aucune disposition contraignante sur la gestion des niveaux d'eau. Russie et Iran ont régulièrement utilisé la convention environnementale de Téhéran pour bloquer des pipelines transcaspiens mais pas pour coordonner une réponse à la disparition progressive du plan d'eau lui-même...
La dimension militaire ne fait qu'aggraver la situation. En octobre 2025, la Russie, l'Iran, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan ont signé un accord de coopération navale excluant toute présence militaire étrangère dans la mer.
La flottille russe de la Caspienne, base de lancement de missiles de croisière contre l'Ukraine depuis 2022, opère dans des eaux dont la profondeur décline encore et toujours et devinez quoi ? La Russie détient la majorité des navires nécessitant des tirants d'eau importants pour fonctionner, décidément, ils sont de tous les "bons plans" et ça va les pénaliser ! La base de Kaspiysk, par exemple, construite à grands frais à partir de 2018, va voir ses conditions d'exploitation se dégrader avec le niveau...
La Banque mondiale projette que le volume de fret transitant par le Corridor médian (la route Chine-Europe qui traverse la Caspienne) pourrait atteindre 11 M de tonnes d'ici 2030. Ce corridor est précisément ce que le recul des eaux menace de rendre non navigable...
La mer Caspienne va mal car tous ces pays, ces rapaces ont négocié la souveraineté sur une mer mais personne n'a négocié ce qu'on ferait quand elle ne serait plus là.
Se gaver à court terme sans penser à ce que l'on fait de notre Terre, une habitude bien humaine n'est-ce pas ?
Si ce Grand Format vous a plu, n'hésitez pas à commenter (surtout) et à le partager dans vos sphères.
Les sources ayant permis la rédaction de ce post (les liens sont dispo en DM sur demande) ⤵️
Carnegie Endowment for International Peace, déc. 2025 ; NASA Earth Observatory, jan. 2026 ; Nature Communications Earth & Environment, avr. 2025 ; The Conversation / University of Leeds, sept. 2025 ; Planetary Security Initiative, jan. 2025 ; Jamestown Foundation, nov. 2025.
Dis-moi @LeBunkerBtc, tu as fini de te palucher sur ton clavier mécanique en pensant que tu es le Tyler Durden de la blockchain, ou tu as encore quelques clichés sur le lait d'avoine à nous sortir ?
C��est quand même extraordinaire de condescendance. On va te redescendre sur Terre (la vraie, celle qui est boueuse et qui ne se mine pas avec des cartes graphiques), parce que ton portrait-robot du "loser" parisien, c’est exactement le client que tu essaies de pigeonner pour qu'il achète tes jetons virtuels.
1. L’hôpital qui se moque de la charité néon
Tu critiques les "aquariums de néon", les "écrans Netflix" et les "scripts Python". Mais mon pauvre @LeBunkerBtc, ta vie entière repose sur quoi ?
Ton Bitcoin, il pousse dans un potager ? Non, il est généré par des machines dans des hangars climatisés.
Tes analyses, tu les fais sur du parchemin médiéval ? Non, tu passes 15 heures par jour le cul sur une chaise de gamer à scroller des courbes sur TradingView.
Tu es le roi du factice. Tu vends du vent numérique à des gens à qui tu expliques que la vie digitale est une prison. Tu es le maton qui vend des posters de la sortie à des prisonniers, tout en empochant leur monnaie de cantine.
2. Le fantasme de la campagne à 6 gosses : Redescends de ton nuage
"Vivre humblement à la campagne avec 6 enfants" ? On voit que tu n'as jamais tenu une fourche de ta vie, champion. En 2026, la vie à la campagne pour une famille nombreuse, c'est :
1 500 euros de budget essence parce que le moindre pédiatre est à 45 bornes.
Une passoire thermique que tu ne peux pas rénover parce que ton "humilité" ne paie pas les artisans.
Un isolement total pendant que tu essaies de capter la 5G pour vérifier le cours de ton shitcoin.
Ton "humilité", c’est un luxe de rentier. Les vrais gens de la campagne, ils aimeraient bien avoir ton "aquarium de néon" et tes 2 400 balles net plutôt que de crever en silence dans des zones délaissées par l'État. Ton texte, c'est du mépris de classe déguisé en philosophie de comptoir.
3. L'insulte comme stratégie marketing
C'est quoi le concept ? "T'es une merde, t'es un figurant, t'as pas de dignité... donc abonne-toi à mon compte pour que je t'explique comment devenir un alpha" ? C’est la méthode de séduction des mecs toxiques appliquée à la finance. Tu essaies de briser l'ego des gens pour leur vendre une porte de sortie imaginaire.
Le mec qui utilise un script Python pour automatiser son taf à 2 400 balles, il a déjà gagné, mon pote. Il est plus intelligent que toi : il se fait payer à rien foutre pendant que toi tu t'épuises à rédiger des threads moralisateurs pour gratter trois abonnés et espérer que ton BTC remonte enfin.
4. Yann Barthès et le barbecue Lidl
Tu penses vraiment que les gens choisissent leur vie en fonction d'un "Réel Brut" ? Les gens vivent là où il y a du taf, de la santé et des écoles. Si le mec prend le RER B, c'est pas parce que Konbini lui a fait un lavage de cerveau, c'est parce qu'il a des factures à payer.
Toi, par contre, tu as bien été formaté par l'algorithme "Crypto-Alpha-Male". Tu recraches les mêmes punchlines sur la "dignité en miettes" et le "canapé Ikea" que tous les gourous de la liberté financière depuis 2018. Tu es le produit dérivé d'un cliché qui critique d'autres clichés.
Bilan :
Ton analyse sociale : Niveau stagiaire chez Valeurs Actuelles.
Ta solution (BTC) : Le summum du monde factice que tu dénonces.
Ton ton : Celui d'un mec qui se sent supérieur parce qu'il a lu deux bouquins de psychologie évolutionniste.
La prochaine fois que tu veux parler de "vivre humblement", lâche ton clavier, éteins ton routeur, et va vraiment vivre à la campagne sans ton pass Navigo et sans ta connexion fibre. On verra si tu tiens plus de trois jours avant de pleurer pour un poké bowl de chez Pokawa.
Allez, retourne miner tes illusions, le Bunker est plein de courants d'air.
La Russie est sur un sol qui se dérobe.
Le permafrost recouvre environ 65% du territoire russe. L'ensemble du complexe industriel sibérien donc pétrole, gaz, mines y repose. La Russie génère jusqu'à 10% de son PIB depuis ses infrastructures arctiques et subarctiques. Or une étude de l'Université de Oulu (Finlande en 2022) estime qu'environ 120 000 bâtiments, 40 000 km de routes et 9500 km de pipelines sont désormais exposés au risque de dégel et + de 50% d'entre eux pouvant être en danger critique dès 2050 (Business AM de 2022). Le coût de maintenance de ces seules infrastructures est estimé entre 115 et 169 milliards de dollars sur les deux prochaines décennies (étude WARM en 2025). L'Académie russe des sciences projette, si la zone de permafrost diminue de 25% d'ici 2080, une perte potentielle de 250 milliards de $ d'infrastructures (article Korii/Slate de 2020).
Le 29 mai 2020, l'effondrement d'un réservoir de diesel de Norilsk Nickel à Norilsk a été causé, selon l'entreprise elle-même, par la fonte du pergélisol et a déversé 20 000 tonnes d'hydrocarbures dans la rivière Ambarnaïa. Visible depuis l'espace, la catastrophe a contraint Vladimir Poutine à décréter l'état d'urgence et valu à Norilsk Nickel une amende record de 1,8 milliard d'€ (Novethic en 2020). En Russie, nos certitudes géologiques ne tiennent plus.
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Le paradoxe arctique : une menace qui ouvre de nouvelles routes...
La fonte de l'Arctique porte en elle une belle ironie géopolitique... Elle détruit les infrastructures existantes tout en ouvrant de nouvelles opportunités. La Route Maritime du Nord (RMN) devient progressivement navigable sur une période plus longue. En 2024, 1300 navires l'ont empruntée contre 631 en 2014 avec un gain de temps de 2 semaines par rapport à la voie de Suez (WARM en 2025). La Chine, qui a intégré cet axe dans sa stratégie des "Nouvelles Routes de la Soie polaires" dès 2018, investit massivement aux côtés de Moscou. Le tandem y voit un levier d'influence à l'échelle eurasiatique, dans un Conseil de l'Arctique paralysé depuis l'invasion de l'Ukraine (Le Taurillon en mars 2026). Mais l'ouverture a un coût, celui de l'accroissement du trafic arctique qui amplifie de facto le réchauffement local dans une boucle de rétroaction que les modèles climatiques commencent à peine à quantifier !
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Il y a également cette menace sanitaire. Virus et anthrax !
Le permafrost est un musée d'agents pathogènes. En 2016, des spores d'anthrax agés de 70 ans se sont libérées du cadavre d'un renne enfoui dans le pergélisol sibérien. Ça a causé la mort d'un enfant et la contamination de milliers de têtes de bétail. Des chercheurs français, allemands et russes sont parvenus à réanimer pas moiks de 13 virus géants enfouis depuis 27000 à 48500 ans dans le sol gelé de Sibérie. Le + ancien représente à ce jour le virus le plus vieux jamais ramené à la vie (Echosciences Grenoble en 2023). Si le consensus scientifique reste prudent sur le risque pour l'homme, la question n'est plus théorique, là où l'industrie minière s'enfonce + profondément dans un sol qui dégèle, les probabilités de réactivation augmentent.
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Ce qui rend le dégel du permafrost sibérien grave, c'est son caractère systémique. Chaque dimension, qu'elle soit climatique, éco, san, géopo amplifie les autres. Aucune des COP récentes, pas davantage la COP29 de Bakou en novembre 2024, n'a intégré de cible spécifique sur les émissions du pergélisol.
La Russie est à la fois le pays le + exposé et celui qui, en maintenant son économie aux hydrocarbures, contribue le + à l'accélération du phénomène. Vladimir Poutine déclarait en déc 2020 ne pas connaître les causes du changement climatique (La Presse en 2020). Le permafrost, lui, n'attend plus.
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Pour mon travail proposé ici, n'hésitez pas à partager, à liker, à commenter pour donner + de visibilité. Faisons aussi entrer le savoir dans l'algorithme. Je remets mon travail entre vos mains. À vous de jouer.
I Lava You
@videolan@justice_gouv@GDarmanin While the impact and importance of VLC/ VideoLAN in the FOSS ecosystem are undeniable, I would agree that it is not “professional” on the sole aspect of accountability. Holding volunteers accountable would be highly unfair. It is a foundational brick of the “pro” world, though.
Dis-moi John, ça fait quoi de vivre dans un monde où tu penses être plus malin que des millions de chercheurs en ayant simplement copié-collé le manuel du parfait petit créationniste évangélique américain ? Ton thread, c’est pas une révélation, c’est un musée des horreurs de la mauvaise foi intellectuelle. On va reprendre les bases, parce qu’apparemment, ton éducation s’est arrêtée au catéchisme du dimanche.
D'abord, ton délire sur l'ADN. Comparer l'ADN à un code informatique de la Silicon Valley, c'est l'erreur classique du débutant qui ne comprend pas la chimie. L'ADN n'est pas un "langage" écrit par un programmeur, c'est une molécule dont les interactions sont régies par la thermodynamique et l'affinité chimique. Quand tu parles du projet ENCODE (2012) pour dire que 80% de l'ADN est "fonctionnel", tu manipules les chiffres comme un politicien en fin de mandat. Les chercheurs d'ENCODE ont trouvé une "activité biochimique" (une transcription), pas une "fonction vitale". La majeure partie de ton génome est composée de débris de virus (rétrotransposons) et de séquences répétitives qui ne servent strictement à rien d'autre qu'à se répliquer elles-mêmes. Si ton "Designer" a rempli 90% de ton code de commentaires inutiles et de spam, c'est qu'il est soit stagiaire, soit sacrément incompétent.
Ensuite, ton "festival des faux". C'est là que tu es le plus ridicule. Tu cites l'Homme de Piltdown ou les dessins de Haeckel pour discréditer l'évolution ? Mais John, devine qui a découvert que c'étaient des faux ? Des scientifiques. Pas des théologiens, pas des influenceurs X, mais des biologistes et des paléontologues qui pratiquent l'autocorrection. C’est justement parce que la science n’est pas un dogme qu’on vire les tricheurs. Utiliser des erreurs rectifiées il y a 70 ans pour dire que la théorie actuelle est fausse, c’est comme dire que la médecine moderne ne fonctionne pas parce qu'au Moyen-Âge on soignait la peste avec des sangsues.
Sur les organes vestigiaux, tu nous fais une magnifique démonstration d'ignorance. En biologie, "vestigial" ne veut pas dire "inutile", ça veut dire que l'organe a perdu sa fonction initiale. Que l'appendice serve de réservoir bactérien aujourd'hui n'empêche pas qu'il soit le vestige d'un caecum beaucoup plus vaste utilisé par nos ancêtres herbivores pour digérer la cellulose. Ton argument, c’est comme dire qu'une vieille église transformée en boîte de nuit n'est pas un vestige du passé parce qu'on y boit des gin-tonics aujourd'hui. C'est stupide, John.
Et l'œil ! Ah, l'argument de l'œil ! Tu oses parler de "précision spectaculaire" pour justifier l'inversion de la rétine ? Laisse-moi rire. Les cellules de Müller qui servent de fibres optiques, c'est une solution de bricolage pour corriger un défaut de conception absurde : avoir mis les câbles (les neurones) devant les capteurs (les photorécepteurs). C'est comme si un ingénieur installait les câbles de ta télé devant l'écran et te disait : "T'inquiète, j'ai mis des lentilles pour qu'on voie un peu à travers". La pieuvre, elle, a une rétine non-inversée. Pourquoi ? Parce que l'évolution ne planifie rien, elle bricole avec ce qu'elle a. Nous descendons d'organismes dont la cupule oculaire s'est formée d'une certaine manière, et on fait avec. Ton "Designer" est un bricoleur du dimanche qui fait des erreurs que même un étudiant en première année de design ne commettrait pas.
Passons aux fossiles. "On n'en trouve pas" ? Tu vis dans une grotte ? On a des séries de fossiles magnifiques pour les baleines (de Pakicetus à Basilosaurus), pour les chevaux, et pour les tétrapodes (Tiktaalik, ça te dit quelque chose ? C'est pile-poil l'intermédiaire entre le poisson et l'amphibien). L'explosion cambrienne n'a pas duré "un clin d'œil", elle s'est étalée sur environ 20 millions d'années. Pour quelqu'un qui parle de "faits sourcés", tu as une notion de la durée assez particulière. Quant au cœlacanthe, c'est un "fossile vivant" uniquement pour ceux qui ne savent pas lire une analyse phylogénétique : l'espèce actuelle est différente de celles du Crétacé, elle appartient juste à une lignée stable. L'évolution n'oblige pas au changement si l'environnement est stable. C'est la base, John.
Et ton final sur la bactérie... L'argument de la "complexité irréductible" du flagelle bactérien de Michael Behe. C'est périmé depuis 2005, mon grand. Le procès de Dover a littéralement enterré cet argument en montrant que les composants du flagelle existent ailleurs dans la cellule avec d'autres fonctions (système de sécrétion de type III). On appelle ça l'exaptation. Ton "moteur rotatif" est un assemblage de pièces piquées ailleurs.
Bref, ton thread, c'est juste un cri de détresse de quelqu'un qui a besoin qu'un "Papa céleste" ait dessiné chaque cellule pour se sentir important. Tu n'éduques personne, tu flattes l'ego de ceux qui préfèrent une belle histoire magique à la complexité fascinante de la réalité biologique. La création ne "parle" pas, John. Elle subit, elle s'adapte, elle meurt à 99% (belle réussite pour un créateur, d'ailleurs), et elle laisse des traces que tu es incapable de lire parce que tu as les yeux rivés sur ton livre de contes.
Retourne en CM2, mais cette fois, essaie de ne pas manger la colle, ça t'aidera peut-être à comprendre les manuels.
Merci à .@AureCasse pour cette invitation, dans une émission de grande qualité !
Exiger de l’Ukraine qu’elle cède le Donbas, c’est déplacer le curseur du mauvais côté : on fait passer l’agressé pour fautif alors que le problème, c’est l’invasion russe et son refus de s’arrêter.
@barriere_dr Merci infiniment d’avoir pris le temps d’apporter de la rigueur. Car oui, la rigueur, c’est du temps, et l’esprit critique, c’est ne pas céder à la facilité du titre trompeur et lire des contradictions pour trouver la meilleurs source. Pourvu que ça aide les lecteurs silencieux.
Là on a un combo magistral illustrant le sophisme de causalité par juxtaposition
Oui certains pesticides sont cancérigènes.
Oui il faut limiter leur exposition surtout pour ceux qui les répandent (les agriculteurs le savent)
Mais pour les consommateurs les données sont très rassurantes et non les pesticides ne sont pas une cause environnementale principale
https://t.co/JE0PwJPoU5
Même si une littérature chinoise fournie suggère un lien avec le cancer du colon sur une vie entière mais avec un mode de vie avec facteurs confondants énormes
https://t.co/MhsxcMUzhE
Ensuite non manger bio ne réduit pas le risque de cancer de manière certaine : les données sont bien trop faibles pour l’affirmer avec énormément de facteurs confondants
Les 25% viennent de cette étude, toujours la même
Elle a suivi près de 70 000 volontaires pendant quatre ans, dont 78 % de femmes, d’un âge moyen de 44 ans.
Au total, 1 340 cancers ont été diagnostiqués.
Résultat : les consommateurs réguliers de produits bio affichaient un taux de cancers de 1,6 %, contre 2,2 % chez les non-consommateurs soit une différence relative d’environ 25 % effectivement : @RimaHas a donné le juste chiffre qu’on lui a partagé.
De quoi nourrir un tweet médiatique sans nuance… mais trompeur.
Car il s’agit d’une étude observationnelle de cohorte, sans répartition aléatoire entre groupes « bio » et « non bio ».
Or, avec cette méthode, les différences constatées peuvent résulter de biais de confusion (habitudes alimentaires globales, niveau d’études, activité physique, tabagisme…), plutôt que d’un effet direct du mode de production.
Dit autrement : les amateurs de bio ne sont pas en meilleure santé parce qu’ils mangent bio, mais mangent bio parce qu’ils prennent soin de leur santé et sont donc sensibles aux messages prétendant cette agriculture plus vertueuse sanitairement.
https://t.co/sFb1Tg4Akj
Une revue systématique de Stanford, publiée en 2012, n’a identifié aucun bénéfice clair du bio sur la santé, ni de différence notable en valeur nutritionnelle, et pas davantage en morbidité, malgré une exposition réduite aux résidus de pesticides.
https://t.co/cTOOb5k34j
Une thèse sur le sujet
https://t.co/nbwTIz8NuF
La conclusion : « À l’échelle individuelle, nous devons continuer à encourager nos patients à manger des fruits et légumes conventionnels s’ils ne peuvent avoir accès au bio. En effet, des études confirment qu’il est préférable de consommer des légumes avec pesticides que de ne pas en manger du tout. »
Et oui manger des fruits et légumes est un facteur protecteur peu importe l’origine même si pas bio !
https://t.co/q8qGigbv9y
Donc partir d’une incidence et glisser sur les pesticides et le bio pour suggérer que si tout le monde mangeait bio sans pesticide le nombre de cas de cancers chuterait significativement est bien fallacieux et relève du sophisme. Le nombre de cas est d’abord une question démographique.
Et les véritables facteurs évitables sont ici https://t.co/vsLEcgDsP9
C’est du sérieux
Et c’est sur ça qu’il faut agir si on est un élu responsable