Moment Confession 😮💨: j'étais à fond décroissant il y a encore 6-7 ans.⏬
😨Après de longues années à naviguer dans ce mouvement et à réfléchir dessus, j'en suis venu à penser que la décroissance, les lowtech, et autres survivo-transitionnistes, sont des mouvements calibrés pour plaire aux surdiplômés déclassés. Ils proposent un récit qui valorisent le déclassement.
Ayant fait un cursus voie de garage typique Millenial, et ayant démarré ma vie pro en plein milieu de la crise de 2008, j'ai bouffé la précarité pendant un bon moment. Etant en plus un bon lecteur de sciences humaines, j'étais la cible idéal.
📖J'ai dévoré Guy Debord, Serge Latouche, Jaime Semprun, Gunther Anders, Jacques Ellul, les éditions L'échappée et l'Encyclopédie des Nuisances. Des théories aussi pessimistes que complexes, qui sont intéressantes en bien des points, mais qui ont surtout l'immense attrait de présenter une vision du monde qui donne du sens au déclassement tout en valorisant leur public surdiplômé.
🤓Mon intelligence était comblée, abreuvée de théories complexes qui donnaient du sens à ce qui m'arrivait. Tout seul dans mon studio hors de prix, je moulinais du ciboulot, je me sentais plus intelligent que ceux qui devenaient propriétaires et fondaient une famille. Mes échecs étaient justifiés, sanctifiés. Plus j'étais pauvre, mieux c'était.
Pendant quelques années, je suis tombé à fond dedans.
Et puis, le temps a passé. Et m'a permis de confronter ces théories au réel :
-💣La catastrophe n'a jamais lieu : le pic du pétrole annoncé est bidon, le réchauffement climatique est parfaitement gérable et ne désertifie pas la planète, aucune pénurie à l'horizon. Au contraire : la perspective d'une énergie abondante et propre ne cesse de se rapprocher.
-🏗️Dans mon travail, je vois comment le progrès technique améliore nos conditions de travail et facilite la production pour nos clients.
-😞Ces idées n'améliorent pas ma vie. La décroissance est un milieu rempli de gens aigris, dépressifs, malheureux. Au contraire, quand je m'éloigne de la décroissance, je me sens mieux.
-🏙️L'indifférence totale du reste du monde pour ces idées. La planète ne se passionne que pour le progrès, pour la croissance qui sort des milliards de gens de la pauvreté et les innovations qui permettent de résoudre concrètement les problèmes de l'humanité. La décroissance n'a aucun rayonnement du point de vu planétaire.
-📉Les rares pays où ces idées circulent, sont en pleine régression et menacent toujours plus de tomber sous le joug des autres.
🕐Le lien décroissance-déclassement est donc très étroit. Ca ne cadre pas avec une idée vraie. Historiquement, les bonnes idées ont tendance à se diffuser rapidement car, comme elles permettent d'interpréter le monde plus justement, elles donnent un avantage énorme. Pour la décroissance, c'est tout le contraire : on n'adopte son idéologie qu'à son détriment.
Les seuls à bénéficier de ces idées :
-🤑Ceux qui les vendent et qui gagnent leur vie ainsi. Il y a toute une faune de conférenciers et autres projets aspirateurs à subventions, qui bénéficient très largement de ces idées.
-👨💼Le système qui peut ainsi justifier l'effondrement du pays et de l'économie en arguant que notre appauvrissement est nécessaire pour que le Tiers-Monde se développe. La décroissance profite directement aux adeptes du statu quo et aux hommes de pouvoir, qui n'hésitent pas à en reprendre certaines thèses pour faire reluire leurs échecs : "oui on est complètement désindustrialisé, mais regardez notre formidable bilan carbone !"
🤔Aujourd'hui, je vois la Décroissance comme un récit de consolation que l'Occident sur le déclin se raconte à lui-même. La Décroissance, c'est notre Grima intérieur qui nous susurre à l'oreille des mots qui justifient l'empirement des choses et nous évitent l'inconfort de regarder en face les vrais problèmes de notre société dominée par une gérontocratie et un Etat obèse, et ravagée par un mondialisme aveugle.
Personne ne croit que l'avenir de l'humanité est dans les low-tech et la simplicité volontaire.
Personne ne croit que l'horizon de l'espèce qui est allé sur la lune, c'est les potagers en biodynamie et les toilettes sèches. C'est une blague.
Le monde ne s'effondre pas.
Nous nous effondrons.
La seule question qu'on doit se poser : quand est-ce qu'on arrête de bouder pour se retrousser les manches ?
Des dépenses régaliennes (armées, sécurité, justice) qui représentent seulement 5,4 % de la dépense publique ; 1 200 (!) agences de l’État ; un budget justice inférieur à celui de la culture… Alors oui, j’affirme que l’État a besoin d’un gigantesque coup de “tronçonneuse” ! C’est le minimum que nous devons aux générations futures.
I’m stunned. Apple just released the single greatest pro-parenting ad in the history of American advertising.
The pro-family cultural revolution is here.
Watch. Try not to cry…
zero to one, c’est demain ! 🎉
Rendez-vous dès 8h30, à H7 au 70 quai Perrache, 69002, Lyon 👋
Et pour ceux qui n’auraient pas encore pris leurs places, la billetterie est toujours ouverte ! → https://t.co/H4fo0zha4W
À demain ✨
#021H7
GenAI poses a much deeper pickle for Google than I initially assumed... The last few weeks completely echo the time I was at Google in the early 2000's when we were up against Microsoft - except this time Google is on the receiving end.
Looking back, we beat Microsoft not because we had better tech, but because we forced them to play on our terms AND at our "clockspeed."
Many (myself included) were viewing Google's LLM problem as one of catching up with the technology - specifically OpenAI. It stands to reason that with all its incredible talent, infrastructure, users and data, Google can and will catch up to OpenAI and likely be able to build better technology.
But I'm realizing that's likely to be wrong. The debacle last week (and even more, Google's response) puts a point on the real and somewhat unsolvable problem Google faces now.
Google isn't going to lose to OpenAI tomorrow - it lost to it over the last ten years.
The problem that Google faces today relative to the likes of OpenAI and Perplexity is very similar to what we did to Microsoft 20 years ago. What ChatGPT in particular has made us realize is that many of the tasks that we have so far labeled "search" and where we click on blue links are really tasks of research, analysis and decision-making.
We viewed Google as the way to complete these tasks because 20 years ago, Google solved the most important challenge in that workflow, which was to bring all the world's information to within one click in the form of a search engine.
Over these 20 years, Google built and has been harvesting one of the most profitable business models in history (remember that we used to talk with similar admiration of the operating system + desktop productivity biz model).
The problem now, is that ChatGPT, Perplexity and others have shown us that A LOT of the tasks we used to think of as search engine-based workflows are even better served through an exchange with this new piece of technological magic (similarly to how PageRank made Google Search feel magical 25 years ago).
The real problem for Google is one of clockspeed. Google all of a sudden has its ass on fire and is trying to innovate into the future. But, that innovation now has to happen at the heart of its business. OpenAI doesn't care about messing up an ads business model - they can just iterate with a product/quality purity that is impossible for Google to get.
Google isn't going to lose to OpenAI in the coming few years. It has lost over the past decade, when it could have evolved/iterated AI into its model at its success-encumbered clockspeed. Now that the game is on, but on a startup clockspeed, there is no chance for Google to catch up and even less win this next cycle.
This problem compounds over time, because every single day that goes by, we are all feeding OpenAI our usage patterns, feedback, custom GPTs, integrations, etc... At this stage, there is no way for Google to shift its clockspeed unless it is willing to give the middle finger to the market and its customers for a while and say sorry, the future beckons - feel free to opt out and invest your money elsewhere.
The sad part is that Google actually has the wherewithal to do that, but few incumbents are ever able to pull it off. Meta/Zuck have done this several times (mobile transition, VR bet and now AI), so we know it's possible, but it is exceedingly unlikely for that to happen. People often think that's only possible because Mark is the founder, but I think it's because of his posture between risk and opportunity.
I'll close this with the phrase that I think captures this posture: Our missed opportunities will cost us more than our mistakes
I've seen a few threads recently about the power law in venture capital and what this means for individual company returns. We looked at our data on 11,350 companies backed by 259 funds from 1986 to 2018. /1
i loved my time at openai. it was transformative for me personally, and hopefully the world a little bit. most of all i loved working with such talented people.
will have more to say about what’s next later.
🫡
Semaine de 4 jours, plus de comex, ni DRH ni réunions formelles, transparence, formation des managers à de nouvelles postures... Des mesures très concrètes et disruptives soutiennent la philosophie de @L_DLC - Par @ThierryPicq https://t.co/FYculu0vi1
First-time founders: makes up for lack of focus by putting in more hours
Second-time founders: recognizes the main thing is that the main thing should stay the main thing
What happens if you hit product-market fit, scale to nine figures of revenue ... but then stop innovating?
What if you miss an entire shift in the market?
That's LivePerson, an early help desk pioneer
It's at $480m ARR today
But with -1% growth, it's only worth $300m
If you aren't 90%+ sure you can IPO some day, for real,
I wouldn't raise above $100m valuation, period, no matter what the metrics
Not worth it
You've made all the other paths harder and likely much less lucrative
Beginners founders think that they have to build a startup within a trending niche.
Currently, it's AI, a few years back it was Web 3.0...
But the truth is — the more boring the niche the better.
Boring niches have lots of demand and little supply.
investors take way too much credit for successes and not nearly enough responsibility for failures, and this drives founders crazy to a degree that’s hard to explain