Bali, Jour 7/90 du défi : aujourd’hui, j’ai moins travaillé sur mes sites. J’ai surtout travaillé sur ma manière d’apprendre et de collaborer avec mon agent IA.
LE RÉSUMÉ
De l’excitation après avoir rejoint une formation spécialisée. Une petite crainte à l’idée d’intégrer une communauté entièrement anglophone. Puis un vrai énervement lorsque mon agent IA a commencé à prendre des décisions à ma place.
Et maintenant, beaucoup d’impatience de voir si cette formation va réellement accélérer les résultats du défi.
INVESTIR POUR ÉVITER LES ERREURS DE DÉBUTANT
Depuis le lancement, j’avance vite. C’est stimulant, mais cela comporte aussi un risque : reproduire rapidement des erreurs que des personnes plus expérimentées ont déjà commises.
J’ai donc rejoint une formation spécialisée aux USA dans la création et le référencement de microsites locaux.
Mon objectif n’est pas de copier aveuglément une méthode américaine. Je veux comprendre leur processus, identifier ce qui fonctionne déjà, éviter les erreurs coûteuses, puis adapter les enseignements à mon test français.
L’excitation a été immédiate. Mais elle s’accompagne d’une petite appréhension : les cours, les échanges et toute la communauté sont en anglais.
Je vais devoir sortir de ma zone de confort, poser des questions et participer à des discussions dans lesquelles je serai probablement moins spontané. C’est inconfortable, mais si cela me permet d’éviter plusieurs semaines d’erreurs, le jeu en vaut largement la chandelle.
TRANSFORMER LA FORMATION EN OUTIL DE TRAVAIL
Je ne veux pas simplement regarder des vidéos et accumuler des notes que je ne relirai jamais.
J’ai donc créé dans Obsidian une structure reprenant les 34 cours actuellement visibles dans la formation. Le programme consacré aux microsites est maintenant découpé en 19 leçons.
Pour chacune, je pourrai distinguer :
• ce qui a été enseigné
• ce que j’ai réellement compris
• ce que je décide d’appliquer
• le travail effectué
• les résultats observés.
L’objectif est simple : ne pas collectionner des vidéos regardées, mais transformer les enseignements en expériences mesurables.
PUIS MON AGENT IA A DÉPASSÉ LES BORNES
J’ai commencé par une leçon consacrée au suivi des performances. La formation recommande certains outils et déconseille une pratique que j’utilise actuellement.
J’ai demandé à mon agent d’appliquer cette leçon à mon projet.
Il a créé un bon tableau de suivi. Puis il a décidé tout seul de ne pas suivre la recommandation de la formation.
Son raisonnement pouvait se défendre. Mais ce n’était pas le problème.
Le problème, c’est qu’il avait pris la décision à ma place.
Énervement immédiat.
Je paie cette formation précisément pour confronter mon processus aux méthodes de personnes plus expérimentées. Mon agent doit analyser, comparer, argumenter et me challenger.
Il ne doit pas décider silencieusement que leurs conseils ne méritent pas d’être suivis.
RECADRAGE NÉCESSAIRE
J’ai donc arrêté le processus et créé une nouvelle règle de collaboration :
Codex propose et argumente. Jérôme décide. Codex exécute et mesure.
Lorsqu’une formation ou un expert propose une méthode différente, mon agent devra désormais :
• restituer fidèlement la recommandation
• expliquer ce qu’elle changerait
• présenter les options, les coûts et les risques
• donner son avis en précisant qu’il s’agit d’une recommandation
• attendre ma décision avant de modifier le processus.
La décision prise sans moi a été annulée. Trois options sont maintenant sur la table.
Cette fois, c’est moi qui choisirai.
MOINS D’ACTIONS VISIBLES, MAIS UNE PRISE DE HAUTEUR NÉCESSAIRE
Je n’ai pas beaucoup avancé sur les pages des sites aujourd’hui. C’est frustrant, car j’ai envie de publier vite et de découvrir les premiers résultats.
Mais lancer dix sites sans améliorer progressivement ma méthode serait probablement une fausse accélération.
Cette journée était donc moins spectaculaire. Pas de nouveau domaine. Pas de nouvelle mise en ligne.
Mais une formation commencée, un système d’apprentissage créé et une relation avec mon agent IA beaucoup mieux cadrée.
Parfois, avancer consiste aussi à ralentir quelques heures pour éviter de courir plusieurs semaines dans la mauvaise direction.
LA SUITE
Je suis maintenant impatient de voir ce que cette formation va réellement changer.
Va-t-elle accélérer le référencement ? M’éviter une grosse erreur ? Remettre en question une partie du processus déjà construit ?
Prochain épisode : choisir entre les trois méthodes de suivi proposées, puis appliquer un premier conseil de la formation sans lui obéir aveuglément et sans laisser mon IA décider à ma place.
Bali, Jour 6/90 du défi : aujourd’hui, j’ai compris qu’une usine à sites pouvait rapidement devenir une usine à erreurs.
Cette journée m’a fait passer par trois émotions.
D’abord, l’excitation. Voir un nouveau site apparaître en 4 minutes et 25 secondes grâce à mon assistant IA m’a donné un véritable aperçu du potentiel de ce projet.
Puis l’énervement. Ce même assistant transformait mes pages commerciales en rapports remplis de précautions, de sources et de formulations qui auraient probablement fait fuir une partie des visiteurs.
Enfin, l’espoir. Si je parviens à lui apprendre de chaque erreur, chaque nouveau site pourra être plus rapide à construire, mais aussi meilleur que le précédent.
C’est exactement le pari de ces 90 jours.
Mais une question m’a accompagné toute la journée : suis-je en train de construire une petite usine à sites locaux ou simplement une machine capable de reproduire ses erreurs plus rapidement ?
UNE NOUVELLE SEMAINE, UNE NOUVELLE STRATÉGIE
La première semaine m’a permis de construire et de publier le SITE-01. J’ai appris à connecter le domaine, installer WordPress, créer les pages, configurer le formulaire, relier l’adresse e-mail et franchir la première barrière antispam.
Mon idée initiale était ensuite de lancer rapidement les neuf autres sites pour accumuler de la data. Plus de sites, plus de données, plus d’apprentissage. Du moins, c’était la théorie.
Mais publier dix sites presque identiques ne permet pas forcément d’apprendre dix fois plus vite. Cela peut surtout multiplier dix fois les mêmes erreurs.
J’ai donc changé de stratégie pour cette deuxième semaine : je déploierai désormais un site par semaine. Chaque site devra profiter des enseignements des précédents. Chaque nouvelle erreur corrigée pourra améliorer le modèle et, si cela est pertinent, les sites déjà publiés.
LE PREMIER CLONAGE
Aujourd’hui, j’ai lancé le SITE-02 en utilisant le modèle WordPress neutralisé créé à partir du SITE-01.
Résultat : 4 minutes et 25 secondes entre le lancement du clonage et l’arrivée sur le nouveau WordPress. Moins de deux minutes de manipulations humaines.
Après toutes les difficultés rencontrées pour construire le premier site, voir apparaître le deuxième aussi rapidement donnait enfin l’impression que la petite usine commençait à fonctionner.
La structure était là. Les pages étaient créées. Le formulaire était déjà intégré. Le menu et le pied de page étaient en place.
Il ne restait plus, en apparence, qu’à remplacer la ville, l’activité et les textes.
C’est précisément à ce moment que les problèmes ont commencé.
UN SITE LOCAL N’EST PAS UN RAPPORT DE RECHERCHE
J’ai demandé à mon IA de rechercher des prix adaptés à la ville ciblée. La démarche semblait logique : trouver des sources, comparer les tarifs publiés et éviter d’afficher des chiffres inventés.
Le résultat était documenté, prudent et probablement défendable. Mais il ne ressemblait pas au discours d’un professionnel local.
Les pages contenaient encore des formulations comme « selon les sources consultées », « les tarifs locaux publiés indiquent », « les repères nationaux 2026 » ou « ces prix sont des ordres de grandeur ».
En relisant le site, quelque chose me dérangeait profondément.
Un visiteur qui cherche un service local ne veut pas connaître les coulisses de ma recherche. Il ne veut pas lire une étude de marché. Il veut comprendre si son besoin peut être traité, combien cela risque de lui coûter et comment demander un devis.
Le site ressemblait encore trop à un site d’information qui analyse une activité. Pas assez à un service local capable de prendre en charge une demande.
Et c’est là que mon assistant IA a commencé à m’énerver.
À force de vouloir être prudent, transparent et parfaitement défendable, il ajoutait partout des formulations capables de créer du doute chez le visiteur.
Je ne lui demande pas d’inventer une entreprise ou de mentir. Je lui demande de comprendre la différence entre une note de recherche interne et une page commerciale destinée à convertir un visiteur.
J’ai donc une nouvelle fois challengé ses propositions.
LA RECHERCHE DOIT RESTER DANS LES COULISSES
Nous avons créé une nouvelle règle éditoriale pour tous les futurs sites.
La recherche reste obligatoire. Les prix doivent être vérifiés à partir de plusieurs sources locales. Les informations techniques doivent être contrôlées. Les affirmations douteuses doivent être retirées.
Mais cette méthode ne doit plus apparaître dans les pages commerciales.
Le visiteur doit lire un discours simple et direct : voici les prestations proposées, voici les éléments qui influencent le prix, voici les tarifs généralement pratiqués dans votre ville et voici comment demander un devis.
Cette approche ne signifie pas qu’il faut inventer une entreprise fictive. Nous ne créerons ni fausse équipe, ni fausses réalisations, ni faux avis, ni certifications imaginaires.
L’objectif est de supprimer les formulations qui créent inutilement du doute dans l’esprit du visiteur. La mécanique de recherche reste dans les coulisses. Le service, les réponses et le formulaire restent au premier plan.
DIX PAGES À REPRENDRE
Les cinq pages commerciales du SITE-02 ont été entièrement réécrites avec cette nouvelle règle.
Chaque page possède désormais un texte directement lié au besoin du visiteur, une FAQ utile, des prix adaptés à la ville et un formulaire accessible sans clic supplémentaire.
Puis une question assez désagréable est apparue : si cette nouvelle règle est meilleure pour le SITE-02, le SITE-01 respecte-t-il encore notre niveau d’exigence ?
J’ai donc rouvert le premier site.
Même problème.
Certaines formulations étaient encore trop prudentes, trop informatives ou trop proches d’un comparateur de devis. Le slogan lui-même pouvait laisser penser que le site envoyait plusieurs propositions plutôt qu’il ne répondait directement à une demande locale.
Les cinq pages commerciales du SITE-01 ont donc, elles aussi, été réécrites. Les prix ont été adaptés à la ville. Le slogan a été corrigé. Les formulaires ont été conservés sur chaque page.
Au total, dix pages ont été reprises aujourd’hui.
LE RISQUE DE CRÉER DES CLONES
Une autre inquiétude est alors apparue.
Cloner une installation WordPress est une excellente manière de gagner du temps. Mais cloner les contenus en changeant uniquement le nom de la ville et de l’activité serait une excellente manière de cr��er dix sites faibles.
La structure technique peut être commune. Les menus, les formulaires, les plugins et certaines étapes de configuration peuvent être reproduits.
Mais les textes, les questions, les besoins, les prix et les informations locales doivent réellement varier.
J’ai donc comparé les contenus des deux sites à partir de séquences de cinq mots.
Résultat : la similarité des pages destinées à Google se situe entre 4 % et 5,4 %. La page de devis, qui utilise naturellement un formulaire plus générique, est davantage similaire, mais elle restera hors de l’index.
Soulagement.
Nous avons bien deux sites construits sur le même socle, pas simplement un texte cloné avec deux variables remplacées.
DEUX SITES, DEUX DÉCISIONS
Le SITE-01 a repassé sa barrière antispam après cette réécriture.
Les pages ont été contrôlées publiquement. Les anciennes formulations ont disparu. Les prix sont locaux. Les formulaires sont présents. Le nouveau slogan est visible dans le pied de page et dans le titre du navigateur.
PASS validé.
Le SITE-02 a également validé ses cinq pages commerciales. Pourtant, je refuse encore de le considérer comme prêt.
Son domaine définitif n’est pas connecté. Ses informations légales sont encore celles du modèle. Son adresse e-mail et son SMTP doivent être configurés. La réception complète d’une demande doit encore être testée.
Et surtout, je dois confirmer qu’il existe suffisamment d’entrepreneurs actifs et joignables autour de la ville ciblée.
Un bon contenu ne suffit pas à rendre un site publiable. Et un site publiable ne suffit pas encore à valider un business.
L’APPRENTISSAGE DU JOUR
L’automatisation amplifie ce qu’on lui donne.
Si le modèle est bon, elle permet de gagner énormément de temps. Si le modèle est imparfait, elle permet surtout de reproduire les mêmes défauts plus rapidement.
La véritable boucle n’est donc pas simplement : créer puis cloner.
Elle devient : créer, observer, challenger, corriger, vérifier, puis seulement reproduire.
Cela ralentit légèrement le lancement aujourd’hui. Mais cela devrait éviter de perdre plusieurs semaines à attendre les résultats de dix sites construits sur les mêmes mauvaises hypothèses.
Et malgré les énervements provoqués par mon assistant IA, je termine cette journée avec encore plus d’espoir qu’au début.
Il ne fait pas tout correctement du premier coup. Mais il me permet de construire, vérifier et corriger à une vitesse que je n’aurais probablement jamais atteinte seul.
À condition de continuer à challenger ses premières réponses.
DEMAIN, NOUVEL ÉPISODE
Je vais quitter WordPress pour confronter le SITE-02 au terrain.
Objectif : vérifier cinq entrepreneurs réellement actifs et joignables autour de la ville ciblée.
Car même avec un site rapide, de bons textes et des prix crédibles, il n’y aura aucun business si personne n’est capable de traiter les futurs prospects.
J’ai arrêté d’avoir honte de mon accent français depuis que je voyage et passe plusieurs mois par an à l’étranger.
Je n’ai jamais rencontré un anglais ou un américain me reprendre sur mon accent.
L’accent français est considéré presque partout dans le monde comme un des 3 accents le plus sexy.
Nos profs d’anglais et nos concitoyens sont à l’origine de notre honte de notre accent !
Bali, Jour 5/90 du défi : Le SITE-01 est officiellement entré dans l’arène.
Le piège du clonage trop rapide
Hier, le site n’était encore qu’un squelette WordPress.
Les pages existaient.
Le formulaire fonctionnait.
Les e-mails arrivaient.
J’ai été tenté de le dupliquer immédiatement pour accélérer le lancement des neuf suivants.
Mais cloner une version incomplète, c’est surtout multiplier ses défauts.
J’ai donc choisi de terminer un premier site correctement avant d’en faire un modèle.
Transformer le squelette en véritable site
Chaque page commerciale possède maintenant trois parties :
• un texte spécifique à la recherche du visiteur ;
• une FAQ qui répond à ses questions ;
• des estimations de prix pour l’aider à se projeter.
Le formulaire est directement intégré dans les pages.
Moins de clics.
Moins de friction.
Plus de chances qu’un visiteur passe à l’action.
Les détails invisibles
La suite était moins excitante :
• menu ;
• pied de page ;
• liens ;
• pages légales ;
• affichage mobile ;
• réglages SEO.
Des détails que personne ne remarque quand ils fonctionnent.
Mais qui peuvent bloquer tout le reste lorsqu’ils sont mal configurés.
Le passage de la barrière antispam
Je veux lancer rapidement.
Mais pas envoyer à Google un site composé de pages faibles, répétitives ou artificielles.
Les sept pages ont donc été relues.
Certaines formulations ont été supprimées.
D’autres ont été précisées.
Le SITE-01 a finalement obtenu son PASS antispam.
Le moment de publier
J’ai cliqué.
Les sept pages sont maintenant en ligne.
Mais elles ne sont pas toutes proposées à Google.
Seules les quatre pages commerciales utiles sont indexables.
La page de devis et les pages légales restent accessibles aux visiteurs, mais hors de l’index.
Le site a ensuite été connecté à Google Search Console.
Validation du domaine par DNS.
Envoi du sitemap.
Réponse de Google :
4 pages découvertes.
Exactement les quatre attendues.
Soulagement.
L’impatience commence
Le SITE-01 n’est plus un document de travail.
Il est publié.
Mesurable.
Et officiellement présenté à Google.
Je commence maintenant à être impatient de découvrir ses premiers résultats.
Ils seront certainement catastrophiques.
Peut-être aucune position intéressante.
Très peu d’impressions.
Probablement aucun clic au départ.
Mais ce premier constat sera précieux.
Il me donnera enfin un véritable point de départ.
Des données imparfaites, mais réelles.
Je pourrai alors arrêter de débattre uniquement avec des hypothèses et commencer à améliorer le site à partir de ce que Google et les visiteurs me montreront.
La suite
Le chronomètre SEO vient officiellement de démarrer.
La prochaine étape sera de transformer ce premier site en modèle neutralisé :
• conserver toute la mécanique ;
• supprimer la ville, la niche et le domaine ;
• retirer les e-mails, identifiants et secrets ;
• préparer une base réutilisable pour les sites suivants.
Demain, nouvel épisode :
Combien de temps peut-on réellement gagner en transformant un premier site terminé en petite usine à sites locaux ?
@ShenDigital@ChristopheMzzl@AnthropicAI Merci pour la piste Discord, j'avoue avoir simplement appuyé sur Support sur leur site, envoyé 2 ou 3 emails sans réponse.
@ShenDigital@ChristopheMzzl@AnthropicAI mon installation Hermes n'arrive plus à se connecter à Nous Research, et lorsque je me connecter à mon compte nous research, il ne voit pas mon abonnement en cours. très bizarre !
@ShenDigital@ChristopheMzzl@AnthropicAI J’ai pris un abonnement : cassé au bout de deux semaine avec hermes, et impossible de contacter hermes pour résoudre le problème ou annuler !
Jour 4/90 — Aujourd’hui, le projet a cessé d’être une suite de notes.
Ce matin, le SITE-01 était inexistant.
Puis l'achat d'un domaine.
Un WordPress fraîchement installé.
Et une longue liste de choses à configurer.
DNS.
IPv4.
IPv6.
Cloudron.
Formulaire.
Adresse e-mail.
SMTP.
À certains moments, j’ai franchement douté.
Chaque écran semblait cacher un nouveau réglage.
Une erreur IPv6.
Une fenêtre introuvable.
Un mot de passe à créer au bon endroit.
Le genre de détails qui peut transformer une tâche de dix minutes en petite épreuve de patience.
Puis j’ai rempli le formulaire avec une fausse demande.
J’ai cliqué sur « Demander un devis ».
Et quelques secondes plus tard…
Le message était dans la boîte e-mail du site.
Soulagement.
Ce n’est encore ni du trafic, ni un véritable prospect, ni du chiffre d’affaires.
Mais la mécanique fonctionne désormais de bout en bout :
Visiteur → formulaire → WordPress → SMTP → boîte e-mail.
Le site possède maintenant :
• une page d’accueil orientée demande de devis ;
• un formulaire minimal à quatre champs ;
• sept pages de base ;
• une adresse e-mail professionnelle ;
• un envoi testé et reçu ;
• un affichage mobile contrôlé.
J’ai demandé à mon IA d’estimer le temps humain mobilisé aujourd'hui : environ 1 h 30.
C’est là qu’une nouvelle question est apparue.
Si je dois refaire toutes ces manipulations dix fois, je vais rapidement perdre du temps sur des tâches sans grande valeur.
J’ai donc commencé à transformer ce SITE-01 en futur modèle.
L’objectif : cloner une base WordPress neutre, puis remplacer uniquement la niche, la ville, le domaine, les textes et l’adresse e-mail.
Moins de clics.
Moins d’erreurs.
Plus de temps pour les décisions importantes.
Et la journée a réservé un dernier rebondissement :
J’ai échangé avec un spécialiste SEO.
Son retour d’expérience ouvre de nouvelles pistes :
• les activités destinées aux seniors ;
• la domotique et la vidéosurveillance ;
• les rémunérations d’affiliation comme signal de valeur d’un lead ;
• les FAQ et estimations de prix pour renforcer les pages.
Première réaction : excitation.
Puis doute.
Est-ce une meilleure direction ?
Ou simplement une nouvelle idée brillante capable de me détourner du test en cours ?
J’ai choisi de ne pas modifier immédiatement le plan.
Ces informations sont maintenant enregistrées comme des hypothèses à tester.
Pas comme des vérités.
C’est peut-être l’un des apprentissages les plus importants de ce défi :
Une nouvelle idée ne doit pas automatiquement remplacer la précédente.
Elle doit gagner sa place par les résultats.
Demain, nouvel épisode :
Nettoyer ce SITE-01, terminer son socle et tenter d’en faire un modèle reproductible pour les neuf prochains sites.
Pendant 90 jours, je tente de construire 10 sites locaux générateurs de prospects avec l’aide d’agents IA, puis de décider si ce modèle mérite un vrai Go — ou un No Go.
Jour 3/90 — Aujourd’hui, je devais choisir les trois couples « activité × ville » de la première cohorte.
Sur le papier, la méthode paraît simple :
Trouver une activité adaptée à une demande par formulaire.
Vérifier qu’il existe assez de recherches.
Regarder si la publicité et Google Maps laissent encore de la place aux résultats naturels.
S’assurer qu’au moins cinq entrepreneurs pourraient recevoir les prospects.
Dans la réalité, j’ai surtout passé ma journée à écarter des réponses séduisantes.
L’exemple le plus parlant concerne le traitement de l’humidité à Bourges.
Un outil SEO gratuit m’annonce 950 recherches mensuelles.
À première vue, c’est presque trop beau : une prestation chère, une demande compatible avec un formulaire et apparemment beaucoup de recherches locales.
Mais en lisant la petite ligne sous le résultat, je découvre que Semrush est momentanément indisponible. Le site précise alors que les chiffres affichés sont des « estimations stratégiques ».
Autrement dit : le nombre était très précis, mais ce n’était pas une mesure.
J’ai rejeté le chiffre.
J’ai ensuite utilisé Google Keyword Planner avec une requête témoin. L’outil retrouvait bien une demande comprise entre 100 et 1 000 recherches mensuelles pour l’élagage à Limoges.
Pour les différentes requêtes autour de l’humidité à Bourges : aucune donnée.
Google Trends n’en avait pas suffisamment non plus.
Cette fausse bonne idée est donc sortie de la première cohorte.
Même logique pour d’autres pistes :
Le ravalement et les clôtures à Bourges étaient trop chargés en publicités.
Le démoussage à Albi avait une demande mesurable, mais plusieurs annonces et Google Maps occupaient l’espace que je cherche à obtenir avec un site sans Business Profile.
À la fin de la journée, j’ai retenu trois premiers tests :
• D x T
• É x L
• D x A
Pour chaque couple Niche x Ville, j’ai vérifié la demande, la place laissée dans Google et au moins cinq professionnels joignables.
La cohorte ne contient finalement que deux activités différentes, et non trois comme je l’avais envisagé.
C’est moins élégant sur le papier, mais plus cohérent avec la règle que je veux appliquer pendant ce défi : choisir une option suffisamment solide et avancer, plutôt que prolonger l’analyse pour obtenir un plan parfait.
J’ai également créé une fiche chronologique pour chaque site. Elle conservera l’analyse initiale, les décisions, le domaine, la mise en ligne, les positions Google, les formulaires reçus, les partenaires contactés et les éventuels revenus.
L’objectif est de pouvoir comparer dans 90 jours ce que j’avais prévu avec ce qui s’est réellement passé — sans réécrire l’histoire après coup.
Bilan du Jour 3 : toujours aucun site en ligne, mais la première cohorte est choisie.
Demain, le défi change de nature : je quitte les tableaux pour commencer à transformer le premier couple en véritable site.
Et c’est là que je vais enfin pouvoir mesurer si les agents IA me font réellement gagner du temps… ou s’ils ne font que produire plus vite du travail à corriger.
Pendant 90 jours, je tente de lancer 10 sites locaux générateurs de prospects avec l’aide d’agents IA, puis de décider si ce modèle mérite un Go — ou un No Go.
Jour 2/90 — Aujourd’hui, j’ai voulu donner des yeux à mes agents IA.
L’objectif semblait simple : leur permettre d’observer Google comme je le fais, pour analyser plus rapidement les publicités, les résultats Maps et les sites déjà positionnés.
En pratique, j’ai surtout passé du temps à essayer de connecter correctement un navigateur.
Chrome semblait connecté, mais l’agent ne pouvait pas réellement naviguer. Une extension était installée, un composant était trop ancien, et un onglet ouvert sous Claude ajoutait encore un peu de confusion.
À un moment, je me suis rendu compte que j’étais en train de transformer un simple test de marché en projet technique.
Or la règle de ce défi est précisément l’inverse : Pareto et simplicité.
Mon objectif n’est pas de construire aujourd’hui le système d’analyse parfait.
Mon objectif est de trouver suffisamment vite des opportunités crédibles pour lancer les premiers sites et commencer à collecter de vraies données.
J’ai donc laissé de côté l’automatisation parfaite du navigateur.
J’ai d’abord présélectionné huit niches compatibles avec une demande par formulaire : pas d’urgence nécessitant un appel immédiat, une intention commerciale claire et des prestations suffisamment importantes pour qu’un entrepreneur puisse payer un prospect qualifié.
J’en ai ensuite retenu cinq à tester sur une première ville française.
Hermes a servi d’éclaireur : recherche des concurrents, identification des formulaires existants et vérification de la présence d’entreprises capables de réaliser les prestations.
Premier résultat :
— 3 niches obtiennent un PASS provisoire ;
— 2 restent À CONFIRMER ;
— aucune ne mérite encore un FAIL.
Mais cette analyse a aussi montré pourquoi je refuse de laisser les agents travailler sans contrôle.
Dans sa première version, Hermes avait parfois compté des plateformes comme s’il s’agissait d’entrepreneurs locaux. Il avait également cité deux liens qui ne fonctionnaient plus.
Le document paraissait propre et convaincant.
Il n’était pourtant pas encore suffisamment fiable.
Codex a donc vérifié les sources, corrigé les erreurs et distingué les entreprises réelles des annuaires et intermédiaires.
C’est probablement l’apprentissage principal de cette deuxième journée :
L’IA ne supprime pas le travail de vérification. Elle déplace mon temps de la collecte vers le contrôle et la décision.
Les agents cherchent, structurent et proposent.
Je vérifie les points critiques et je garde la décision finale.
Je ne connais toujours pas précisément la pression des publicités, de Maps, les volumes de recherche ni les positions Google réellement accessibles. Les PASS restent donc provisoires.
Mais j’ai désormais une première sélection et un processus imparfait, mais utilisable.
J’aurais pu poursuivre avec davantage de niches.
J’ai préféré m’arrêter : aucune des cinq n’a échoué et une nouvelle recherche n’aurait probablement pas changé la décision du jour.
Faire simple, avancer avec des informations incomplètes, puis approfondir uniquement lorsqu���une décision l’exige.
C’est aussi cela, ce défi.
Pendant 90 jours, je vais tenter de lancer 10 sites locaux générateurs de prospects avec l’aide d’agents IA, puis décider si ce modèle mérite un vrai Go — ou un No Go.
Jour 1/90
Aujourd’hui, je devais choisir le pays de départ et définir comment sélectionner les opportunités à tester.
J’ai commencé par demander à Codex de me proposer des crit��res et des pondérations.
La première réponse était propre, structurée et parfaitement plausible.
Mais j’ai eu le réflexe que j’essaie désormais d’avoir devant presque chaque réponse d’un modèle d’IA :
« Sur quoi t’es-tu basé ? »
Une réponse peut être très convaincante tout en reposant sur des hypothèses fragiles. Et plus elle est bien présentée, plus il devient facile de lui faire confiance trop rapidement.
J’ai donc passé une bonne partie de cette première journée à challenger les propositions de l’IA.
J’ai demandé à Codex de piloter Hermes, de rechercher des skills SEO susceptibles de confirmer ou d’invalider ses premières recommandations, puis de configurer un agent spécialisé capable de relire les analyses, signaler les preuves manquantes et contester les conclusions trop rapides.
L’idée n’était pas de demander à une deuxième IA de choisir à la place de la première.
Je voulais créer de la contradiction.
Une IA propose.
Une autre critique.
Les sources et les observations permettent de trancher.
Et je garde la décision finale.
Ce processus a réellement fait évoluer le cadre de départ.
L’intention d’achat est devenue un critère explicite. Le barème distingue maintenant la place laissée aux résultats organiques, la difficulté pour s’y positionner, la demande, le potentiel économique d’un prospect, les entrepreneurs susceptibles de l’acheter et la possibilité de produire un contenu local réellement différent.
J’ai aussi comparé cinq marchés francophones à haut pouvoir d’achat.
La France a finalement été retenue, non parce qu’elle est la plus riche, mais parce qu’elle offre davantage de profondeur pour apprendre en testant dix sites.
Pour cette première phase : formulaires de contact uniquement et aucun Google Business Profile.
Bilan du Jour 1 : aucun site construit.
Mais une leçon importante pour la suite : utiliser des agents IA ne consiste pas à accepter plus vite leurs réponses. Cela consiste aussi à organiser la critique de ces réponses.
Ma règle provisoire sera donc simple : considérer la première réponse comme une hypothèse, jamais comme un verdict.
@eldoranext Merci du partage de l’échec. Surtout que lon apprends en général plus d’un échec que d’une réussite.
Quelle est la leçon que tu en as retenu ?
@Alex_Kaasten@ThibautMelen@profpicsou 100% d’accord avec toi 😁
Je me suis construit un réseau de logements courtes durées.
600€ par mois à Maurice et 300€ pour Bali.
Idem pour les locations de voitures ou scooters