Hello #Abatwip, ça fait un bon moment que je réfléchissais à créer des vidéos d’animation explicatives sur des sujets socio-politiques au Burundi. Eh bien, je me suis enfin lancé !
Voici ma toute première vidéo sur le processus électoral burundais.
https://t.co/lrbXHgkMs1
@burundionthemap Kubera twari twinjiye dans un nouveau système. La question hubwo ni kumenya, ce qu'il advient de ce système kubera iza nka a whole package. Ni ayahe ma transformations yandi bagiye kuyigirira, est-ce qu'université izohava isubira sur 04 ans par exemple? Ibibazo si bike.
🔴😍 IMBONEKARIMWE !!
Défilé ndende y’Abatimbo niyo iriko irabica bigacika, mu kuzunguruka hagati mu gisagara ca Bujumbura, imbere y’uko Isabukuru UMUKOZO ritangura, ku muhingamo wo kuri uyu wa gatanu 5/6/2026.
Abo batimbo, bakaba bagize urunani rw’abavuye i Muramvya, hamwe na RUCITEME yo mu Buyenzi.
UMUKOZO ni isaburu ngarukamwaka, ritunganywa n’umugwi ndangakaranga @amagaba257.
Ibirori nyezina biza kubera ku kibuga c’inkino z’amaboko « Département des Sports », mu gisagara ca Bujumbura.
Nimba ukunda Uburundi, korora amadarapo muri commentaire 👇🇧🇮🇧🇮🇧🇮🇧🇮
CHRONIQUE DU ROYAUME DES COLLINES SACRÉES
Par #Ngenzirabona
Épisode 5 : Manuel du parfait candidat présidentiel Edition 2027
Aujourd'hui, j'ai décidé d'être généreux. Je vais rendre un immense service à tous ceux qui rêvent de devenir président de notre très cher Royaume des collines sacrées en 2027. Pas besoin de programme politique, de vision économique ou d’idées révolutionnaires. Basé sur des recherches extensives des us et coutumes des présidents … d’un président en particulier de chez nous, voici donc un guide pratique – en quelques étapes d’une simplicité presqu’enfantin – pour être élu.
Etape 1 : Lave ton linge sale en famille
Tu as deux ou trois amis comrades devenus « opposants » que tu as soit essayer de tuer ou mis dans le cachot pour qu’ils meurent de « cause naturelle » mais ils ont persévéré dans cette chose qu’on appelle la vie ?
Parfait. Fais semblant de faire la paix avec eux. Cherche un compromis pour qu’ils puissent bénir ton couronnement au sein du parti … ou au minimum convaincre les autres de ne pas trop faire de bruit. Fais chéri-chouchou avec eux s’il le faut, mais n’oublie pas que dès qu’ils auront l’occasion d’essayer de te faire la peau, ils peuvent ne pas te rater, eux !!!
Etape 2 : Loue des prétendus candidats pour les photos
Une élection présidentielle sans adversaires visibles, ç’est pas très intéressant. Les partenaires étrangers aiment les belles images : des gens qui sourient, qui se serrent la main et qui prétendent croire au pluralisme. Alors, rassemble les plus dociles, les plus corrompus ou les plus désespérés parmi ceux qui avaient autrefois rêvé d’être à ta place. Les éternels « candidats indépendants » feront parfaitement l’affaire par exemple.
Loue-les pour quelques photos officielles. Parlez de démocratie, de dialogue et de cohésion nationale avec des visages suffisamment sérieux pour les archives. Ça fera très beau dans les albums photos à Ntare House … et surtout à Addis.
Etape 3 : Organise le « date » électoral le plus vite possible
Comme il n’y a pas vraiment de suspens les candidats figurants étant là et toutes les institutions censées réguler l’élection dans la poche – fixe la date du scrutin le plus vite possible sur le calendrier grégorien. Ne te fatigue surtout pas avec les observateurs internationaux. Nous savons tous localement que ton élection sera aussi transparente que les murs de Mpimba.
Le jour J, ouvre les bureaux de vote juste assez longtemps pour prendre quelques photos. Les résultats étant déjà connus, inutile de gaspiller du temps, et surtout de l’argent, à jouer à la « comédie démocratique ». Time is money. Et le pays n’en a pas beaucoup. Du moins, la population, elle, n’en a pas …
Etape 4 : Reprends ta besogne – version Pro Max
Maintenant qu’il n’y a plus personne pour brouiller tes ambitions – les anciens rivaux étant devenus tes « amis », tes employés ou juste des souvenirs – tu peux enfin reprendre tes activités en mode Pro Max. Mange comme tu veux. Sers-toi sans gêne. Distribue les miettes à quelques fidèles pour maintenir l’illusion de prospérité pendant que le reste du peuple apprend l’art de la survie quotidienne.
Et puis, de toute façon, beaucoup semblent désormais résignés : paralysés par la peur, fatigués par les crises répétitives ou simplement amadoués par quelques privilèges savamment distribués.
Mais fais quand même attention. Parce qu’un jour, il faudra payer les factures. Et au cours de l’histoire du Royaume, les additions finissent souvent par devenir très salées. Mais hey … do you. Maintenant, tu as la recette parfaite pour être élu en 2027. You’re welcome.
Le temps d’une soirée, Izuba devient un espace de rencontre entre musique live, danse, chorale et émotions.
Les artistes de l’album Inka, la chorale Izuba, Izuba Band et les danseurs de Flawless réunis sur une même scène pour une performance qu’on espère inoubliable!☀️✨🐄
🇧🇮#Burundi Présidentielle 2027🗳️
🔴🆕Selon un sondage d’opinion réalisé auprès d’un échantillon jugé représentatif dans divers milieux sociaux et politiques, le candidat de l’APDR, Gabriel Banzawitonde, serait en train de sérieusement challenger le Président Évariste Ndayishimiye en vue de la présidentielle du 3 mai 2027… au point qu’un second tour ne serait désormais plus à exclure.
Et l’argument avancé par certains observateurs est imparable… même s’il fait rire : « Ces deux hommes se connaissent tellement bien, s’apprécient tellement et sont connus pour leur sens du dialogue, leur grande cordialité et leur chaleur humaine… que beaucoup d’électeurs risquent d’entrer dans l’isoloir sans savoir lequel des deux remercier en premier ! » 😄
Et au final : « On verra, on verra, qui gagnera, qui gagnera… » 🎶
@imuserem :
Vous nous avez placés, moi et d'autres, dans une catégorie que vous appelez les « ne-rien-faisants ».
Je tiens à vous répondre, non par la colère, mais en apportant une distinction fondamentale pour tout pays africain aspirant au développement.
1. Il existe une différence entre le cynisme destructeur et la critique constructive.
Le cynisme destructeur n'offre aucune solution, seulement du mépris.
Mais ce que nous faisons - analyser les faits, exposer les échecs politiques, questionner l'usage abusif des fonds publics et exiger des comptes - n'est pas « ne rien faire ».
C'est le travail quotidien et ingrat de maintenance démocratique. Sans cela, l'« édification de la nation » devient vite le moteur de l'enrichissement des élites.
2. Aucune économie moderne n'a connu de croissance durable sans boucles de rétroaction critique.
Des mouvements de redevabilité de l'après-guerre en Corée du Sud au système consultatif de la kgotla au Botswana, la recherche sur le développement démontre que la transparence et la contestation réduisent la corruption et améliorent les services publics.
La Banque mondiale, le FMI et même la Banque africaine de développement soulignent tous qu'une gouvernance inclusive - incluant le droit à la critique — est une condition préalable à l'investissement et à la croissance à long terme. Rejeter les critiques comme des parasites revient à supprimer le système immunitaire dont une économie a besoin pour corriger sa trajectoire.
3. Votre modèle opposant « bâtisseur » et « commentateur » est une fausse dichotomie.
Dans toute société prospère, les bâtisseurs comptent sur les critiques pour signaler les fissures dans les fondations avant l'effondrement. Les ingénieurs ont besoin d'inspecteurs ; les médecins de pathologistes ; les nations de journalistes et de la société civile.
Se moquer de l'inspecteur ne renforce pas l'édifice. Cela garantit seulement que les erreurs restent ignorées jusqu'à ce qu'elles deviennent des catastrophes.
4. Les activistes dont vous vous êtes moqué au Burundi @pnininahazwe@FOCODE_@AntoineKaburahe@ParcemBurundi et @HollyEude ne tweetent pas depuis un confort sécurisé.
Certains ont échappé à la détention, aux menaces, et font aujourd'hui face à l'exil. Leur « commentaire » est souvent un dernier recours lorsque les institutions faillent. Les qualifier de « ne-rien-faisants », c'est méconnaître ce qu'est le courage.
Vous aimez votre pays, et nous aussi. Mais l'amour sans redevabilité n'est pas de la loyauté : c'est de la complicité.
Je vous invite à distinguer ceux qui démolissent par sport de ceux qui contestent pour améliorer. Ces derniers ne sont pas des parasites.
Ils sont une composante essentielle, inconfortable et souvent solitaire de la construction d'une œuvre qui dure.
@nshingamateka@FinancesBdi@Burundi_senat@GeneralNeva@BurundiGov@olucome_burundi@Ikiriho@iwacuinfo@YBurundi@BurundiEco@MagazineJimbere@IrisNews@burundi_avenir
CHRONIQUE DU ROYAUME DES COLLINES SACRÉES
Par #Ngenzirabona
Épisode 4 : La polémique des missions à l'étranger, ou l'art de chercher midi à quatorze heures
Enfin ! On a trouvé le vrai problème du pays. Les missions officielles à l'étranger. Les délégations qui voyagent, les hôtels qui coutent cher, les per diems qui circulent. Les billets d'avion payés en dollars … Bref ; « Voilà pourquoi il n'y a plus de devises au pays ! » Whew !!! Well done, monsieur le Ministre.
Dans notre cher royaume adoré, nous avons développé une discipline olympique : CHERCHER DE PETITS COUPABLES POUR EVITER DE SE FROTTER AUXGROS MORCEAUX. Dans ce cas-ci, Mr le Ministre veut nous convaincre que le problème auquel fait face l'économie national repose sur quelques fonctionnaires posant pour unselfie devant les bâtiments de l'ONU à New York.
Attention, je ne dis pas que critiquer ces voyages est illégitime. Pas du tout. Certaines délégations ressemblent à des excursions touristiques aux frais du contribuable. Les « voyages d'études » de la première famille nous le rappellent constamment. D'ailleurs, je me demande si le ministre ne visait pas eux, justement.
Mais bon. Croire que c'est le cœur du problème des devises, c'est accuser une fuite de robinet quand la maison est totalement inondée. Le vrai problème est plus profond. Et surtout, plus haut. Il vient d'en haut, comme on aime bien le dire chez nous.
Oui, la plupart des Burundais manquent de devises. Mais pas le cercle mafieux qui a monopolisé tous les secteurs du pays. Prenons l’exemple du carburant : y en a qui n'ont jamais su à combien se vendaient les fameux « Bibuni ».
En vrai, le nœud du problème, c'est la corruption systémiquedans laquelle baigne notre pays depuis des années, mais rendu pire avec le système DD. Cette corruption « élégante » ; qui « boit des parcelles à coup de Ruinart » et nous prend la tête tous les jours avec son « patriotisme » tout en éliminant un ou deux « opposants » au passage, au détour d’une route de campagne dans les palmerais de Kivoga par exemple.
Et pendant que certains se la coulent douce, d’autres sont invités à « faire des sacrifices » pour le pays. Pendant que les banques disent « nta ma devises ahari », des réseaux parallèles tournent à plein vitesse. Le marché noir ne devient pas puissant par hasard. Il prospère parce qu’il existe une économie à deux vitesses : celle des citoyens et celle des « initiés ».
Alors, dans ce contexte, le débat sur les missions officielles devient absurde, presque insultant. On nous demande de croire que le danger, c'est quelques fonctionnaires en voyage ? Dans un pays où des systèmes entiers d'accès privilégié aux ressources existent depuis des années ?
Au final, oui, les missions officielles sont parfois du gaspillage. Mais elles ne sont pas le vrai problème. Le problème, c'est un système où la rareté profite toujours aux mêmes. Où certains construisent leur richesse précisément grâce aux pénuries. Et pendant que notre Ministre aux caisses vides nous propose ce faux débat, les vrais rapaces continuent de se goinfrer … sur le dos du pauvre citoyen.
Je devrais me taire, mais je le dis quand même : beaucoup de personnes et d’institutions sollicitent les médias pour des couvertures médiatiques, mais ne veulent pas payer les frais de publicité ou pensent que ça coûte trop cher... 1/n
We all need to read and keep reading. Especially history, sociology, philosophy with focus on political philosophy, and liberation literature/poetry. Because it's very obvious some of us do not read but want to argue here all day when we don't even have a grasp of the basics
CHRONIQUE DU ROYAUME DES COLLINES SACRÉES
Par #Ngenzirabona
Épisode 3 : La Commission devenue tribunal, cadastre etmonstre à plusieurs têtes
Au Royaume des collines sacrées, il existe une institution appelée « Commission de Vérité et Réconciliation », CVR en abrégé.
Son rôle officiel, tout « bête » : écouter les douleurs du passé, chercher la vérité, apaiser les mémoires et aider les habitants à ne plus s’entretuer pour des histoires à dormir debout – qui ont pourtant structuré toutes les interactions humaines dans notre chère société.
Mais au fil des années, dans ce royaume où toute institution finit toujours par vouloir devenir autre chose que ce qu’elle était au départ, la Commission – comme ce petit ver dans 🎵🎶 Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant 🎵🎶devenant un monstre en asséchant la source d’eau du village – a commencé à développer un appétit nouveau : un appétit de monstre.
Au début, elle s’est mise à étudier l’Histoire burundaise. Ensuite, elle s’est attelée à la réécrire, comme cet ami du quartier qui te racontait une anecdote personnelle dont tu lui avais parlé cinq minutes auparavant, le tout en « Je » majeur et en y mettant son « drama » habituel.
Maintenant, elle veut aussi se positionner comme tribunal, et apparemment comme cadastre, en voulant distribuer les terres, régler les conflits fonciers, annuler les titres de propriété et rendre des décisions sans recours.
Oui, quand la CVR parle, tout le monde se tait et écoute attentivement. Ses décisions sont « décisives » et aucun recours n’est admis. Pourquoi, me demanderez-vous ? Parce qu’elle a le monopole de la VERITE VRAIE. C’est même dans son nom.
Mais, blague à part, les lois burundaises lui autorisent cette latitude, sauf peut-être celles qui ne l’ont fait pas, comme par exemple … la Constitution burundaise, cette loi-mère, qui stipule que : « La justice est rendue par les cours et tribunaux sur tout le territoire de la République au nom du peuple burundais ». Autrement dit, les décisions de restitution mises en œuvre par la CVR sont censées être rendues par un tribunal, non par une institution administrative.
C’est d’ailleurs ce que l’Accord d’Arusha, lui, avait demandé de faire : « Proposer aux institutions compétentes des mesures susceptibles de promouvoir la réconciliation et le pardon […]». Le mot clé ici étant « proposer ». Comme un conseiller qui soumet une idée et attend que les instances autorisées délibèrent.
Aaaaaah Arusha ! Tout comme la Constitution, c’est de l’histoire ancienne maintenant. Et nous savons toutes et tous qu’au Burundi, les lois sont comme ces papiers officiels qu’on retrouve souvent dans nos marchés : elles servent surtout d’emballage cachant une sombre réalité. LE PETIT SE FAIT TOUJOURS BOUFFER PAR LE GRAND, même si le « petit est vaillant ».
Le problème ici, c’est que dans CVR, le R est censé représenter la « Réconciliation ». Personnellement, je ne vois pas comment exproprier (sous couvert de décisions de restitution) des personnes sans leur donner le droit de s’expliquer et surtout de contester la décision peut contribuer à cette réconciliation nationale.
Cette commission ne fera que continuer à attiser des haines qui durent depuis des décennies. Et l’on risque de voir, à chaque changement de gouvernant, une CVR reeeeeeemiiiiiiiix qui ne fera que mettre en avant les visées destructrices de son maître.
Vivement une CVR qui gérera les actes d’état civil, et pourquoi pas les attestations de réussite et autres documents académiques, tant qu’on y est. Comme ça, on aura un « one-stop shop » qui distribuera toute la paperasse administrative et autres décisions juridiques. DU TOUT-EN-UN, L’INNOVATION À LA BURUNDAISE, QUOI !!!
En attendant cette formule magique, personne n’est à l’abri du « monstre de Karaba la Sorcière » qu’est devenue la CVR, surtout ceux qui possèdent de « belles » parcelles au Burundi en général et à Bujumbura plus particulièrement sans aucun lien direct avec le gouvernement actuel.
🔴🏦✍🏾🎙️ 𝗚𝗿𝗮𝗻𝗱 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝗶𝗻𝗱𝘂𝘀𝘁𝗿𝗶𝗲 𝗰𝘂𝗹𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗱𝘂 𝗕𝘂𝗿𝘂𝗻𝗱𝗶
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Félicitations aux génies de la créativité, « @amagaba257 », pour avoir été choisis par une grande institution bancaire burundaise, la @BcabBank s.a, afin de signer un contrat de partenariat leur permettant de devenir les ambassadeurs de marque (« Brand Ambassadors ») de cette banque.
🤌Personne ne s’attendait à ce qu’un club traditionnel puisse être considéré dans ce type de partenariat, car le public était habitué à voir uniquement d’autres célébrités devenir ambassadeurs de marque. Désormais, la BCAB s.a, à travers son esprit d’innovation remarquable, vient de dévoiler une merveilleuse surprise, totalement inattendue dans sa stratégie de communication et de visibilité.
🔹En effet, la banque vient d’ouvrir un nouveau canal de promotion de ses produits à travers le célèbre club de danses traditionnelles et emblématiques « AMAGABA », tout en devenant sponsor officiel du Festival folklorique burundais « UMUKOZO », dans l’objectif de soutenir les projets de la jeunesse burundaise à travers les talents valorisant la belle image du Burundi.
📍💬 Dans son mot de circonstance, l’ADGA de la BCAB, Jean Bosco HAVYARIMANA a indiqué que : « Ce geste s’inscrit dans la dynamique de la Banque de promouvoir le bien-être communautaire, incluant ainsi le développement socioéconomique et culturel de la population Burundaise, bien entendu la jeunesse ».
📍💬 Remerciant la BCAB pour cette offre, Ir Innocent NTIHARIRIZWA, Représentant légal de la Troupe AMAGABA, a promis que lui et son groupe ne ménageront aucun effort pour honorer ces engagements : « C’est la première fois qu’une banque pense à utiliser un club culturel comme ambassadeur de marque. Nous sommes prêts à faire la différence, à laisser notre empreinte et ouvrir une voie à d’autres clubs culturels. Comme vous le savez, la BCAB soutient l’agriculture et l’élevage. Ces secteurs cadrent parfaitement avec les thèmes traditionnels et culturels que nous abordons dans la composition de nos chants. C’est belle et bien de la cerise sur le gâteau. »
🔹Espérons que d'autres sociétés pourraient enfin considérer le monde du folklore Burundais en faveur des artistes Burundais.
#lesbeautesdecheznous #akezanet #Amagaba #BCAB #Burundi
CHRONIQUE DU ROYAUME DES COLLINES SACRÉES
Par #Ngenzirabona
Épisode 2 : Le congrès du téléphone fixe – ou comment faire taire les « taupes »
La nouvelle est tombée un matin ordinaire pour un citoyen lambda : entre deux pauses pipi dans la file d'attente pour le carburant, et des coupures de courant – et d'eau. LA ROUTINE.
Le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a tenu son congrès extraordinaire. Des heures – et sûrement des millions de BIF fournis « généreusement » par le contribuable – de préparation pour … interdire les téléphones portables aux fonctionnaires.
Oui, vous avez bien lu. Pendant que le Burundi pleurait son ministre (enfin, certains le pleuraient, d'autres pas), les sages du parti se sont planchés sur le fléau numéro un de la nation : un agent de l'État qui oserait regarder son écran pendant les heures de travail.
Une question m'est immédiatement venue à l'esprit : dans notre pays où les bureaux administratifs sont dans un état comateux, combien de bureaux publics disposent encore d'un téléphone fixe fonctionnel ? Peu. Très peu, je me dis. Tout comme les ordinateurs, d'ailleurs – quand ils ne sont pas en panne, ils servent surtout de presse-papiers.
Mon imagination m'a alors transporté : des milliers de fonctionnaires alignés devant une cabine téléphonique unique. Un petit retour au bon vieux « téléphone public » et son fameux « télétaxe » qu'on essayait de truquer en chuchotant « je te rappelle juste après », passé les trois premières minutes. Une file d'attente extraordinaire, comme si les services publics n'étaient pas déjà d'une lenteur chiante.
De mon côté, cette décision me paraît plutôt logique si l'on part du principe que l'on veut faire taire toutes les « taupes » qui se trouvent dans cette administration. Quand on mesure le niveau de fuite des « secrets » des fameux Bagumyabanga, on comprend vite qu'un fonctionnaire sans téléphone portable est un fonctionnaire sans moyen de divulguer des informations compromettantes pour le système DD. Si seulement le téléphone était le seul canal que nous ayons …
Enfin, notons au passage que le CNDD-FDD prend ces derniers jours des décisions unilatéralement pour tout le pays, comme si « Sebibondo » savait déjà qu'il le dirigerait en 2027. Bien sûr, c'est pas l'histoire récente qui le contredira.
Pire, le Parti-État qu'est devenu peu à peu le CNDD-FDD – consacré par les élections de 2025 – prend des décisions comme le faisaient nos parents, dans leur lit bien douillet (mbon, pour certains), sans consultation aucune des enfants. Le « Père de la Nation » prend décidément son rôle au pied de la lettre.
Espérons seulement que, comme pour le cas de nos parents, la « Maman nationale » pourra chuchoter quelques mots au « Papa national », comme à son habitude, pour le ramener à la raison avant que tout ce merdier n'explose. Oh wait, j'oubliais : elle a quitté le foyer conjugal en 2015 lorsque l'ex « Papa national » a voulu rompre définitivement … en essayant de lui ôter la vie.
Et maintenant, elle opère ses miracles habituels, juste de l'autre côté de la Kanyaru. Shalom à elle.
Dans l’entretemps, restons « fixer », comme ce téléphone magique censé résoudre tous les maux du pays, sur le déroulement des événements socio-politiques de notre pays. Espérons seulement que la ligne ne sera pas trop encombrée par tous les appels des fonctionnaires burundais qui veulent avoir des nouvelles de leur famille.