J'avoue que la gauche traitant Milei de "fasciste" a quelque chose de littéralement surréaliste ou peut-être même d'humoristique. Milei, c'est l'anti-Etat, tout son discours et son action se résume à cela.
Le fascisme, c'est le mouvement de Mussolini, qui déclarait : "Tutto nello Stato, niente al di fuori dello Stato, nulla contro lo Stato" (Tout dans l'État, rien en dehors de l'État, rien contre l'État).
Et ce texte dans son ouvrage idéologique La doctrine du fascisme : "Pour le fascisme, l'État est un absolu devant lequel les individus et les groupes ne sont que le relatif. Les individus et les groupes ne sont pensables que dans l'État. […] Le fascisme réaffirme l'État comme la véritable réalité de l'individu."
La réalité est que les vrais fascistes d'aujourd'hui sont LFI et les gens qui gravitent autour, comme madame Autain. Pour eux, l'Etat est tout. Ce sont d'authentiques fascistes.
Je vais partir du principe que tu es de bonne foi, parce que ton raisonnement est intuitif et que 90% des gens le partagent. Mais il repose sur trois erreurs factuelles, et ça vaut le coup de les regarder calmement.
Erreur 1 : la fortune d'Elon n'est pas un tas d'argent. C'est de la propriété d'usines, de fusées et de satellites. "Prendre la moitié de sa tune", concrètement, ça veut dire forcer la vente de la moitié de SpaceX et Tesla. L'argent ne sort pas d'un coffre, il sort des entreprises elles-mêmes, qui passent sous contrôle de fonds étrangers ou d'États. Tu ne redistribues pas du cash, tu démantèles un outil de production. C'est la différence entre récolter des pommes et découper le pommier.
Erreur 2 : "ça résout énormément de problèmes dans le monde". Cette expérience a déjà été tentée, en vrai. En 2021, le directeur du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a affirmé que 6 milliards de Musk pouvaient "résoudre la faim dans le monde". Réponse d'Elon : décrivez-moi exactement comment, comptabilité publique à l'appui, et je vends mes actions Tesla immédiatement. Le PAM a publié son plan. Verdict : ce n'était pas "résoudre la faim", c'était nourrir 42 millions de personnes pendant un an. Un an. Puis il faut re-payer, pour toujours. Le PAM avait d'ailleurs levé 8,4 milliards l'année précédente, et la faim était toujours là. Les ONG traitent les symptômes en boucle, jamais les causes, parce que leur financement dépend de l'existence du problème.
Erreur 3, la plus importante : tu cherches ce qui sort vraiment les gens de la pauvreté. Bonne nouvelle, on a la réponse, et elle est massive. En 1990, 36% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 9%. Plus d'un milliard de personnes sorties de la misère en 30 ans. Par quoi ? Pas par la charité ni par l'aide internationale (plus de 1 000 milliards versés à l'Afrique en 60 ans pour un résultat à peu près nul). Par l'ouverture des marchés, l'industrialisation, le commerce. La Chine seule a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en abandonnant le collectivisme, pas en taxant ses entrepreneurs.
Donc fais le calcul complet. Option A : tu confisques 500 milliards, tu finances quelques années de programmes, l'argent est consommé, et tu as détruit la machine qui produisait les fusées, les voitures électriques et l'internet des zones rurales. Option B : tu laisses le meilleur allocateur de capital de sa génération réinvestir 100% de sa fortune dans des industries qui baissent les coûts pour tout le monde et emploient des centaines de milliers de personnes. L'option A soulage ta morale pendant 18 mois. L'option B sort des populations entières de la pauvreté pour toujours.
La pauvreté ne se redistribue pas. Elle se résout par la création. C'est contre-intuitif, c'est frustrant, mais c'est ce que disent 200 ans de données.
@Avocatweet@MW1222 Pour ce qu’elle appelle une « avance patrimoniale » sur assurance-vie, ma banque prélève en plus des frais de dossier. J’espère que tu n’as pas ça en plus.
Aujourd’hui, vous pouvez suivre heure par heure, l’avancement de la livraison d’un colis arrivant de Chine mais vous ne pouvez pas suivre la plainte pour viol que vous avez déposé. Et cela n’est pas seulement vrai pour les justiciables, c’est également impossible aux professionnels de la justice et notamment aux avocats. Il n’y a aucune traçabilité, aucun suivi, aucune réponse aux questions posées. Et quand le classement sans suite tombe les plaignants n’en sont pas informés. Dans le meilleur des cas ils reçoivent une feuille avec une croix dans une case. Sans explication, sans motivation et sans voie de recours
Le programme de LFI ne vise pas seulement les " riches. " Il vise tous les français qui gagnent plus de 4.000 euros par mois.
LFI veut instaurer un IR à 14 tranches.
LFI veut instaurer une CSG à 14 tranches.
LFI veut rétablir l'ISF, en abaissant le seuil à 800.000 euros, immobilier compris.
Quel rapport avec les riches ? Quel rapport avec les milliardaires ?
Le projet de LFI est de faire disparaître une classe sociale entière, par l'impôt et la confiscation du revenu.
Savez-vous pourquoi certains vieux s’entourent exclusivement de très jeunes gens et d’adultes médiocres, serviles ou incompétents ? Parce qu’ils ne supportent plus le regard d’adultes matures, compétents, libres et expérimentés. Ils fuient l’égalité, l’exigence, la lucidité. Ils ont besoin d’une cour, pas de pairs. De miroirs complaisants, pas de contradicteurs. Ils cherchent des êtres encore malléables, admiratifs, dépendants… ceux dont la jeunesse n’a pas encore forgé la force de dire non. Un royaume où ils peuvent encore régner sans concurrence ni contradiction, et parfois sans limites.
Un homme fort vieillit entouré d’autres forts.
Un homme faible vieillit en descendant toujours plus bas pour rester roi. C'est un fonctionnement pervers bien connu, qui existe notamment au sein de certains partis politiques.
6231€ de travaux/m², 6 millions au total, pour 21 logements sociaux, dans un petit immeuble préempté par la Ville de Paris, alors que la rénovation d'un hôtel de luxe 5* dans le triangle d'or a coûté moins cher, 5500€/m². Grégory Canal s'interroge.
Il faut un PDG pour la France!
L'idée d'un PDG pour la France, c'est le marronnier classique: elle revient régulièrement en réaction à la paralysie politique que connaît notre pays, et elle séduit : enfin quelqu'un qui déciderait, qui trancherait, qui exécuterait.
Le problème n'est pas la qualité du candidat imaginé. Il est dans le modèle mental sous-jacent : penser un pays comme une entreprise.
Une entreprise existe pour accomplir une tâche spécifique: produire des voitures, soigner, distribuer. Sa réussite se mesure à un test extérieur : satisfait-elle ses clients ?
Un pays n'a pas de tâche unique ni de client unique. Il est une société pluraliste où coexistent des intérêts divergents, parfois contradictoires, dont l'arbitrage permanent est précisément ce qu'on appelle la vie politique.
Confondre les deux mène à un travers très ancien en France : croire que les phénomènes sociaux se pilotent comme des phénomènes physiques. Que les problèmes sont purement techniques. Qu'il s'agit juste de trouver des solutions et de les appliquer. Hayek appelait cela l'orgueil scientiste. Saint-Simon en rêvait, le commissariat au Plan l'a tenté. Les résultats sont connus.
Le fantasme du PDG-président traduit moins une exigence d'efficacité qu'une fatigue démocratique.
C'est cette fatigue qu'il faut interroger, pas la satisfaire. Que les dirigeants d'entreprises fassent entendre leur voix est nécessaire. Que l'un d'entre eux dirige la France est une fausse solution.
L'autre chose insolite, dans ce lieu de culte, est de voir deux hommes armés de fusils mitrailleurs, dont un qui croise les mains en signe de prière en même temps 😮
#Insolite Inde 🇮🇳 Un responsable a visité un lieu de culte, et comme le temple n’avait pas de climatisation, il a apporté ses propres unités d’air conditionné.
@CaVautrin@franceinfo Lorsque les journalistes vous ont demandé, à deux reprises, le coût journalier du Charles de Gaulle à la mer, vous n'avez pas su répondre. La défense est comme la santé, elle n'a pas de prix mais elle a un coût, et je trouve dommage que vous vous en désintéressiez.
Une des illusions entretenues par les examens est celle selon laquelle l’attention d’autrui est un dû, alors que, dans la vraie vie, personne n’a l’obligation de lire votre prose et que l’attention d’autrui est une ressource très précieuse et difficile à obtenir.
C’est pour ça que la forme est si importante. La plupart des interactions humaines s’arrêtent à la forme, et un document n’a, en pratique, aucune valeur s’il est mal calligraphié, mal écrit ou truffé de fautes d’orthographe. Le devoir du correcteur de se forcer à lire une copie crée une illusion dangereuse, car ce devoir n’existe dans quasiment aucune autre situation réelle.
La droite Bolloré nous fatigue avec sa poutinolatrie.
En dehors de l'inanité stratégique ou politique de ce soutien géopolitique, on a autre chose faire que sacrifier une alternance électorale pour les intérêts d'un autocrate étranger qui fait le malheur de son peuple.
@Strasser_500@MatthieuWD1 Oui l’héritage fiscal de Hollande est une catastrophe, en précisant que :
- la taxe sur les transactions financières a été mise en place par Sarkozy quelques mois avant son départ
- Sarkozy a aussi inventé une autre taxe, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus
Voilà encore un exemple parfait d'une dépense publique dispensable. La France n'a clairement plus les moyens de subventionner les études d'étrangers, et rien ne le justifie s'agissant de familles qui ne contribuent pas aux prélèvements obligatoires en France.
Il faudrait au contraire se demander s'il faut aussi subventionner les études supérieures d'étudiants français, à nouveau dans une situation budgétaire très difficile. Dans beaucoup de pays, soit on se paye ses études supérieures, car c'est un choix (soutien familial, emprunt...), soit on peut bénéficier d'une bourse au mérite car la collectivité considère que les talents de l'étudiant en question justifient d'investir dans sa formation supérieure.
Subventionner tout le monde, sans condition de mérite, et en particulier des étudiants étrangers, n'a en fait pas de justification économique. C'est même souvent anti redistributif, car ça va concerner en majorité des jeunes de milieux plutôt aisés, les autres entrant en moyenne plus tôt dans la vie active.
Comme pour l'aide au développement ou l'audiovisuel public, la situation très dégradée de nos finances publiques impose de faire des choix et de supprimer les dépenses les moins justifiées.
La France, à droite comme à gauche, a une passion pour l’idée que les profits des entreprises devraient être partagés avec les Français, et une aversion historique pour la capitalisation. Sans percevoir la contradiction.
Cette volonté de partage, plutôt que de s’exprimer de manière vertueuse dans une source de financement pour l’investissement des entreprises, s’exprime de manière perverse comme une menace constante et une source d’instabilité fiscale.
Il y aurait quelque chose d’impur à ce que la participation aux profits soit coopérative, il faut qu’elle soit imposée et punitive.