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QUI PEUT GARDER LE SECRET?
ÉMISSION SPÉCIALE
HILLARY CLINTON ET BARACK OBAMA ONT-ILS PRIS PART À LA CONFÉRENCE DE #BILDERBERG DE 2008?
MANUEL VALLS SÈME LE DOUTE.
Le 4 septembre 2012, lors d'une séance de dédicaces organisée en l'honneur du ministre de l'Intérieur de l'époque, Manuel Valls, dans une librairie de la région parisienne, WeAreChange Paris l'a interviewé au sujet de sa participation à la Conférence de Bilderberg de 2008 à Chantilly, en Virginie, alors qu'il était député et maire d'Évry.
Malgré le moment inapproprié et la manière un peu cavalière d'être abordé, M. Valls a accepté de répondre aux questions et s'est même laissé aller à certaines confidences.
« Je vous invite les uns les autres qui vous intéressez à ce sujet à ne pas trop fantasmer sur la réalité de ce pouvoir », leur a-t-il dit. « J'ai été invité comme le sont des responsables politiques importants. Je ne suis pas sensé le dire mais, par exemple, il y avait Hubert Védrine, il y avait l'ancien ministre des Affaires étrangères allemand, Joshka Fischer [...], il y avait le directeur général de El Pais ». Il a continué en laissant comprendre qu'il avait été convié à cette réunion pour
écouter les débats, et non pour s'exprimer (ce qui est la norme puisque, selon une règle tacite au sein du Groupe, sauf circonstances exceptionnelles, un invité participant pour la première fois à ce type de réunion n'a pas le droit de prendre la parole).
« C'est un lieu de rencontre d'intellectuels et de journalistes, d'économistes et de politiques [...]. J'ai été invité comme un des responsables politiques peut-être en devenir, avec d'autres, pour entendre ce débat. C'était au début de la crise. J'ai trouvé ça intéressant. Je n'ai pas eu le sentiment d'être au coeur d'un vaste complot [...]. Si ça donne le sentiment que c'est un pouvoir, des gens qui décident de l'avenir du monde, je crois qu'on se trompe ».
Rebondissant sur cette dernière affirmation, un de ses interlocuteurs lui a fait remarquer que Barack Obama et Hillary Clinton étaient également présents lors de la rencontre de Chantilly.
Au lieu de démentir, le ministre a dit sobrement « Oui », en ajoutant : « Je ne pense pas que Hillary Clinton ait abandonné face à Obama à cause de ça. » (voir vidéo ci-dessous)
Manuel Valls n'en est peut-être pas conscient à ce moment-là, mais il est en train de lâcher une véritable une bombe à vide.
Officiellement, Barack Obama et Hillary Clinton n'ont jamais participé aux Conférences de Bilderberg (bien que les archives de la présidence Clinton révèlent qu'Hillary a brièvement participé à la réunion de 1997 lorsqu'elle était Première dame des États-Unis).
Si l'équipe de WeAreChange Paris a posé cette question à M. Valls, c'est parce que, le premier jour de la rencontre de 2008, une rumeur circulait parmi les personnes présentes près du Westfields Marriott de Chantilly pour couvrir l'événement: Barack Obama et Hillary Clinton allaient arriver pour assister à la soirée d'ouverture. Puis, des cortèges officiels sont arrivés, escortés par la police, et se sont engouffrés à vive allure dans l'enceinte de l'hôtel. Qui était à bord? Le mystère demeure.
L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais la soirée ne faisait en réalité que commencer. Elle allait donner vie à une aventure rocambolesque qui allait faire la une de toute la presse américaine.
RAPPEL
Barack Obama a remporté mathématiquement l'investiture démocrate à l'élection présidentielle le mardi 3 juin 2008. Le jeudi 5 juin, il a annoncé son intention de se rendre à Chicago, sa ville natale, pour célébrer sa victoire. Un avion a alors été spécialement affrété car, comme c'était la norme, il était suivi par des dizaines de journalistes chargés de rendre compte de chacun de ses faits et gestes. Le groupe s'est rendu a l'aéroport, a embarqué, a bouclé sa ceinture et a décollé pour l'Illinois. Une fois en vol, le porte-parole du sénateur Obama, Robert Gibbs, a tenu une conférence de presse impromptue pour annoncer aux personnes présentes que son patron n'était pas à bord. Tollé général !
« Je comprends votre déception » leur a-t-il dit. « Le sénateur désirait avoir certains entretiens privés et c'est ce que nous faisons ici, ce soir. Ce n'est pas dans le but de tromper qui que ce soit. Ce sont justes des rencontres privées ».
Un journaliste expérimenté lui rétorque que « un candidat à la présidence est généralement traité comme le président. S'il va quelque part, nous devons aller avec lui. S'il sort dîner ou s'il va saluer un ami, nous le suivons, dans le convoi. C'est qu'on s'attend lors d'une élection présidentielle, comme ce fut le cas par le passé avec d'autres candidats, comme John Kerry et George Bush. C'est ainsi que les choses fonctionnent. Pourquoi la situation actuelle diverge de cette habitude? Si on avait su qu'il n'était pas à bord, nous aurions certainement eu mieux à faire que de monter dans cet avion ».
D'après Robert Gibbs, le sénateur Obama « avait un
désir d'avoir certaines rencontres ce soir. Et il désirait que celles-ci se passent comme il l'entendait ».
« De quel genre de rencontres s'agit-il? » a alors demandé un autre reporter.
« Je ne sais pas exactement » lui a répondu le porte-parole. « Je ne me souviens plus vraiment de quand j'ai été prévenu de ce qui allait se passer ».
Plusieurs ont voulu savoir pourquoi ils n'avaient pas été
informés de la situation avant que les portes de l'avion ne se referment sur eux.
« Nous avions le souhait, le sénateur Obama avait le souhait d'avoir certaines rencontres. D'autres désiraient le rencontrer ce soir, en privé. Voilà ce que nous faisons ».
Un journaliste visiblement irrité lui a dit vertement: « Qui a décidé que nous devions partir sans lui? À qui devons-nous nous plaindre? »
Gibbs lui a répondu en rigolant « Je pense que c'est à moi ». Fin de la conférence de presse.
La presse médusée annonçait en même temps la disparition de la sénatrice de New York Hillary Clinton. De CNN à CBS, toutes les principales chaînes d'information américaines se sont alors concentrées sur le sujet.
Mais où étaient-ils passés ?
Des journalistes ont alors été dépêchés dans toute la ville pour découvrir la vérité sur cette histoire.
À 21 heures, un communiqué de presse conjoint des équipes de campagne des deux candidats a annoncé que les sénateurs Obama et Clinton s'étaient rencontrés dans le nord-ouest de Washington pour « une discussion à quatre yeux, concernant le travail important qui devait être accompli pour gagner au mois de novembre ».
Le lieu présumé de la réunion a alors été identifié : la résidence privée de la sénatrice californienne Dianne Feinstein. Les premiers journalistes sont arrivés sur place vers 22 heures et sont parvenus de justesse à filmer des limousines aux vitres teintées quittant les lieux. Le lendemain, interrogée à ce sujet, Mme Feinstein a confirmé que la réunion avait bien eu lieu chez elle, « dans une atmosphère calme et constructive ».
Pour la presse grand public, le mystère était résolu. Pourtant, rien ne prouvait la véracité de l'histoire. Seul le témoignage de Dianne Feinstein lui donnait du crédit. Bien qu'il y ait eu effectivement de l'activité autour de sa maison ce soir-là, personne ne pouvait apporter de preuve irréfutable de la présence des deux vedettes du jour.
Ce point est important car aucun des grands médias américains n'avait mentionné que la 56e Conférence de Bilderberg débutait ce jour-là à l'hôtel Westfields Marriott... situé à seulement 5 kilomètres de l'aéroport Dulles de Washington, non loin de l'endroit où les journalistes avaient perdu la trace du sénateur Obama. Or, pour rappel, plusieurs personnes postées devant l'entrée pour couvrir la réunion ont vu arriver, au même moment, des convois de limousines pénétrer dans le domaine, alors que la conférence avait déjà commencé et que tous les invités étaient réunis à l'intérieur. Ces voitures sont ensuite reparties quelques heures plus tard, comme elles étaient arrivées.
Se pourrait-il que tout le mystère entourant cette prétendue rencontre « à quatre yeux » entre Barack Obama et Hillary Clinton était en réalité lié au secret qui entourait la rencontre annuelle de Bilderberg, à laquelle ils auraient participé, pour une séance « à trois-cent yeux » ? Cela expliquerait pourquoi M. Gibbs a parlé de réunions au pluriel.
Si la presse américaine avait rapporté ces informations, cela aurait certainement attiré l'attention sur la Conférence de Bilderberg, ainsi que sur les autres participants américains, tels que David Rockefeller et Henry Kissinger, bien sûr, mais aussi la secrétaire d'État Condoleezza Rice, le secrétaire au Trésor Henry M. Paulson Jr., le directeur général de la NSA Keith Alexander, le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke, le PDG de Google Eric Schmidt, la présidente de la Fondation Carnegie pour la paix internationale Jessica T. Mathews, le gouverneur de Caroline du Sud Mark Sanford, la gouverneure du Kansas Kathleen Sebelius, le PDG du Washington Post Donald E. Graham, le journaliste renommé Charlie Rose, le président de la Banque mondiale Robert Zoellick et ses prédécesseurs James D. Wolfensohn et Paul Wolfowitz, ainsi que les dirigeants des banques d'investissement Lazard Frères, Merrill Lynch et Perseus.
Si Clinton et Obama se sont effectivement rendus à Chantilly, cela signifierait que le témoignage de Dianne Feinstein n'était qu'un canular, ce qui semble improbable… mais pas impossible.
En réalité, la sénatrice californienne avait participé à la Conférence de Bilderberg de 1991 avec Bill Clinton et était également une amie proche d'un coorganisateur de la rencontre, James A. Johnson (membre éminent du Parti démocrate et membre du comité directeur de Bilderberg). Elle comprenait donc l'importance de la question.
Elle aurait ainsi pu accepter de jouer le jeu pour protéger les intérêts supérieurs de l'État et couvrir ses amis.
Ce serait énorme, nous en convenons. Mais plus c'est gros, plus ça passe, n'est-ce pas?
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- Maria Gavrilovic, « Obama Meets With Clinton, His Campaign Dupes Press », CBS News, 6 juin 2008.
Images: We Are Change Paris
Bravo à @EmericSalmon pour cette colère saine et émouvante ! Ca suffit les leçons de républicanisme de la gauche donneuse de leçons ! Nous n’avons aucune leçon à recevoir de vous !
Juan Branco, Didier Raoult… ministres ? Le casting de Nicolas Dupont-Aignan.
On a reçu @dupontaignan , Maire de Yerres, président de Debout la France et candidat à l’élection présidentielle de 2027.
@brownbunnygf C'est pas le féminisme qui va changer les rôles dans les rapports sexuels. J'ajouterai d'ailleurs que le féminisme est actuellement un cancer dont il faut se débarrasser.