C'est avec une profonde tristesse que j'apprends la disparition d'Edgar Morin.
Résistant, sociologue, philosophe de la pensée complexe, il aura traversé un siècle à chercher inlassablement à comprendre le monde et à relier les savoirs.
Je m’étais régulièrement entretenu avec lui quand j’étais directeur général délégué à la science du CNRS. J’avais été frappé par son extraordinaire humanité, impressionné par le rayonnement de cette intelligence rare.
Esprit libre et indiscipliné, il restera une boussole pour la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche, qui saura lui rendra hommage prochainement.
À sa famille et à ses proches, j'adresse mes pensées émues.
La France perd un grand esprit : Edgar Morin nous a quittés à 104 ans.
Un siècle dont il aura été le témoin. Penseur de la complexité, résistant, infatigable passeur de savoir, toujours animé par l'espérance humaniste, il nous a inlassablement appris à relier ce que nous séparons trop souvent.
Son legs est difficile à embrasser tant il est vaste, mais s'il est deux éléments que je retiens, c'est que c'était un humaniste et un véritable homme de dialogue. Dialogue entre les différents domaines de l'esprit comme entre les personnes.
Sa pensée continuera d’éclairer ceux qui enseignent et ceux qui apprennent.
Pour lancer la deuxième édition de « Cet été, je lis », nous nous sommes rendus à l’école Geneviève de Gaulle-Anthonioz à L’Haÿ-les-Roses avec @VincentJeanbrun afin de remettre les premiers exemplaires du livre des Métamorphoses d’Ovide. Ces ouvrages seront distribués à tous les élèves de CM2, à leurs professeurs et aux professeurs de français de 6e.
Bien plus qu’un livre, c’est une invitation à découvrir des récits fondateurs qui ont façonné notre culture. Ces mythes - Écho et Narcisse, Dédale et Icare, Orphée et Eurydice - sont des miroirs de nos émotions : ils parlent d’amitié, de courage, et de ce moment fragile où l’on quitte l’enfance pour devenir autre, sans cesser d’être soi.
Cette édition inédite, pensée pour nos jeunes lecteurs, prépare aussi leur entrée au collège : à la rentrée, ces découvertes nourriront les échanges en 6e.
La lecture est un levier d’émancipation sociale : l’été, chaque élève doit pouvoir y accéder.
Les langues vivantes régionales sont une richesse de notre patrimoine national.
Il faut avoir une vision politique d’ensemble sur leur enseignement et sur le baccalauréat. Or, aujourd'hui, le parcours bilingue suivi par les élèves n’est pas valorisé au moment de l'examen.
À partir de la session 2028, les candidats au baccalauréat pourront passer une des deux épreuves de spécialité dans une langue régionale dès lors :
👉 Qu'ils auront suivi un enseignement bilingue dans cette spécialité sur la totalité des classes de première et de terminale ;
👉 Qu’ils auront appris cette langue au lycée en deuxième ou troisième langue vivante.
Si la moyenne est obtenue dans les deux épreuves, le diplôme comportera la mention « section bilingue ». Une partie du grand oral, qui porte sur cette spécialité, pourra également être passée dans la langue régionale en question. L'autre spécialité ainsi que la totalité des autres épreuves terminales resteront en français.
Après des années de flou, cette décision permet de donner un cadre clair et définitif à la question de la place de ces langues au baccalauréat. À la clé : des parcours plus cohérents et ambitieux pour nos élèves.
🗞️ Retrouvez mon interview dans @OuestFrance ⤵️ https://t.co/qL3ohOgzSC
170 000. Près de 170 000 élèves ont participé au prix « Non au harcèlement » cette année.
Ce prix offre aux élèves l'opportunité de s'exprimer en créant une affiche ou une vidéo de sensibilisation.
Il leur rappelle que chacun d'entre eux a un rôle à jouer pour faire de l'École un lieu bienveillant, où le harcèlement n'a pas sa place.
Je suis honoré d'avoir pu participer à la cérémonie de remise de prix de cette treizième édition et félicite vivement l’ensemble des élèves engagés, ainsi que les lauréats !
La cadence des contrôles des établissements privés sous contrat est tenue : plus de 1 100 ont été achevés, 400 sont en cours et 900 sont programmés d’ici à fin 2026.
Ces contrôles sont complets. Des suites sont données dès que nécessaire, notamment par des mises en demeure sur différents aspects, d'importance variable, qui appellent des corrections.
Les premières ont d'ores et déjà été suivies de mises en conformité. Dans six cas, des signalements à la justice relatifs à des comportements individuels ont été effectués, pour lesquels des procédures disciplinaires ont parallèlement été enclenchées.
L’État mène ce travail avec exigence, dans un cadre désormais clair pour tous les acteurs.
🗞️ Retrouvez mon interview dans @LaCroix ⤵️
https://t.co/UzfxFS35b2
L’année scolaire 2026-2027 ne sera pas celle de nouvelles réformes structurelles. Elle sera centrée sur la consolidation des réformes engagées et sur ce qui fait le cœur de mission de l’École : instruire et protéger.
Maîtrise du langage et du raisonnement scientifique, respect de l’autorité des professeurs et des personnels, renforcement de la relation École-parents : dans @Le_Figaro, je reviens sur mes priorités pour la rentrée prochaine. ↓
https://t.co/NBTnsmh3NB
🎓 À Amiens, au CROUS.
La généralisation du repas à 1 €, c’est un changement d’échelle : près de 3 millions d’étudiants concernés.
50 M€ engagés dès 2026 et 204 ETP supplémentaires pour accompagner les équipes.
Une mesure sociale, construite avec les acteurs de terrain.
Objectif : un service de qualité, accessible à tous.
Dans l’académie de Bordeaux pour deux visites au cœur de notre action pour la réussite des élèves, à l’école élémentaire Ferdinand Buisson de Bègles et au collège Toni Morrison.
Sur le terrain, je vois nos leviers à l’œuvre.
👉 Un soutien intensifié en français et en mathématiques dès l’école, pour ne laisser aucun élève décrocher.
👉 Les « Collèges en progrès », un accompagnement renforcé pour les 800 établissements aux résultats scolaires les plus fragiles.
👉 Les classes à horaires aménagés en maths et sciences, où près de 6 élèves sur 10 sont des filles, pour faire naître les vocations scientifiques. Plus de 300 collèges proposeront le dispositif dès la rentrée prochaine !
Parce que chaque élève mérite un accompagnement adapté à ses besoins, pour avoir toutes les chances de réussir.
Dans un contexte de forte baisse démographique, nous devons dessiner l'avenir territorial de l'Ecole à long terme, autour de ce qui la fonde : un contrat social d'accessibilité scolaire.
C’est pourquoi nous lançons une expérimentation inédite dans 18 départements.
👉 Objectif : élaborer la carte scolaire au plus près des réalités du terrain, en tenant compte de la démographie mais aussi en construisant l'avenir.
Jusqu’ici, les moyens étaient répartis nationalement, puis déclinés localement. Nous inversons la logique. À partir des projections propres à chaque département, les acteurs locaux bâtiront leur carte scolaire et feront ensuite remonter leurs besoins.
Effectifs, géographie, transports… en partant des réalités locales et d'une vision à long terme, nous garantissons une école accessible à tous, partout, et la vitalité de tout le territoire.
À l’occasion de mon déplacement à Bordeaux, je passe la nuit à l’internat du lycée Camille Jullian, qui accueille des élèves en sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse, ainsi que des étudiants en classes préparatoires.
Un moment précieux d’échanges, et une manière de s’immerger pleinement dans le quotidien des lycéens et des équipes éducatives.
Aujourd’hui s’ouvre à Pau le procès du meurtrier d’Agnès Lassalle.
Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à son compagnon, et à toute la communauté éducative qui fait bloc autour d’eux.
L’École n’oublie pas.
Cette semaine, une Victoire des @acteurspublics 2026 a été décernée à l’Éducation nationale.
Depuis la rentrée 2024, les bourses de collège et de lycée sont attribuées automatiquement, sans démarche des familles. L’an dernier, 745 000 familles en ont bénéficié sans avoir rien demandé.
Moins de complexité, plus de justice. Merci aux équipes, à tous les échelons, qui font vivre cet engagement au quotidien.
Nul ne peut se réjouir de la baisse démographique que connaît notre pays.
Mais pour l’École, c’est une opportunité d’améliorer les conditions d’apprentissage : c’est la raison pour laquelle la baisse du nombre d’enseignants est deux fois inférieure à la baisse du nombre d’élèves.
En conséquence, l’année prochaine encore, le nombre d’élèves par classe diminuera.
Au-delà, nous avons besoin de construire l'avenir territorial de l'École de manière pluriannuelle. C'est un changement de méthode profond auquel nous nous attelons dès maintenant.
Mon interview dans @ladepechedumidi ⤵️
https://t.co/AwqCvRDBwD
Les femmes ne représentent qu’un tiers des étudiants en école d’ingénieur. Personne ne peut s’en satisfaire.
Familles, École, entreprises : nous avons tous un rôle à jouer pour lever les freins qui persistent et susciter chez elles des vocations.
« Ma boussole : redonner à l’École la sérénité dont elle a besoin. »
Maillage territorial à l'aune de la baisse démographique, lutte contre la grande difficulté scolaire, réforme de la formation des professeurs, école inclusive… Six mois après ma nomination, je dresse pour l’@AEFeduc un premier point d’étape des chantiers engagés et trace les priorités pour les mois à venir. ⤵️
https://t.co/ZKI6Yy1Xfv
1,7 million d’élèves en moins d’ici 2035.
Ce n’est pas une hypothèse pessimiste, c’est la trajectoire démographique de l'École dans les prochaines années. Pour le second degré, les élèves concernés sont déjà nés.
J’ai souhaité que le ministère publie pour la première fois des projections à dix ans, déclinées pour chaque département. Parce qu’il nous faut partager toutes les informations pour construire la future politique territoriale de l'École.
Face à cette vague, nous faisons le choix de ne suivre que partiellement la courbe démographique, afin de continuer à baisser le nombre d’élèves par classe, maintenir un maillage d'écoles dense et garantir, dans la durée, la continuité du recrutements de nos professeurs. Et nous ne fermons toujours aucune école sans l’accord du maire.
Anticiper, pour ne pas subir.
Mon interview dans @Le_Parisien ⤵️
https://t.co/53GDcP7MBq
Les examens doivent refléter le niveau réel des élèves.
Dès cette année, les points bonus au baccalauréat seront strictement encadrés et le niveau d’ambition du brevet relevé.
Nous leur devons cette vérité pour la suite de leur parcours ⤵️
Pour faire du bénévolat dès 16 ans…
Pas besoin d’avoir :
❌ Des diplômes.
❌ De l’expérience.
❌ Des contacts.
Peu importe qui vous êtes et d’où vous venez, vous êtes légitime.
La seule chose qui compte c’est d’avoir envie !
Alors si vous croisez un jeune qui n’est pas majeur et qui pense qu’il ne peut pas s’engager. S’il vous plait, dites-lui : il peut !
✨ Les jeunes peuvent aller sur https://t.co/p7h8OM8srp par la Réserve Civique, et trouver leur première mission de bénévolat parmi plus de 4000.
Le bénévolat est une opportunité à vivre dès 16 ans, pour se sentir utile, défendre une cause qui leur tient à cœur, vivre une expérience intense, apprendre…
Il n’est jamais trop tôt pour agir en collectif !
Plus d’info 👉 https://t.co/n9yshcEfCm
On ne s’oriente pas vers des métiers que l’on ne connaît pas.
Aujourd’hui, un élève en fin de 3e ne connaît en moyenne qu’une quinzaine de métiers.
🎯 Notre objectif : 50.
Pour y parvenir, nous devons aller plus loin dans le lien entre l’École et le monde professionnel :
👉 Mieux informer sur les métiers
👉 Développer les stages
👉 Favoriser les rencontres avec les entreprises
Car les stages changent des trajectoires, en particulier pour les jeunes filles dans les filières scientifiques et industrielles.
J’appelle les entreprises à se mobiliser davantage : accueillir un jeune, c’est investir dans les talents de demain.
@usinenouvelle@SabrinaRoubache
https://t.co/Qj1HPGsGW6