Qu’est-ce qui se passe au sommet des institutions en République Démocratique du Congo (RDC) ?
Après la démission de Vital Kamerhe, c’est le tour de Bahati Lukwebo de démissionner. Une démission peut, somme toute, arriver dans une démocratie. Elle peut même être, dans certains cas, un signe de responsabilité politique – ce qui est très rare en #RDC. Ce qui choque ici, c’est la raison de ces deux démissions : oser s’opposer à un éventuel projet de changement de la Constitution porté par les courtisans du régime en place.
Vital Kamerhe et Bahati Lukwebo ont osé exercer leur fonction qui est celle de représenter le peuple, souverain primaire, dont la volonté doit guider l’action des élus. Là où le bât blesse, c’est lorsque les deux responsables politiques se rabaissent en implorant la grâce présidentielle et en clamant haut et fort leur loyauté au Président de la République qui, on peut l’imaginer, se délecte de cette humiliation publique. Dans une démocratie normale, les représentants du peuple contrôlent l’action présidentielle et celle du gouvernement. Mais au Congo c’est le président qui sanctionne les députés qui osent exprimer leur désaccord en utilisant ses courtisans au Parlement. Une inversion de rôles qui tue la démocratie.
Mes chers compatriotes, distingués Honorables représentants du peuple, les questions que se pose le citoyen lambda sont les suivantes : où est votre dignité ? Et si votre propre dignité compte si peu, êtes-vous aptes à vous battre pour la dignité du peuple qui vous a élus ?
La sagesse ancestrale commune qui lie les différentes composantes de notre peuple agit comme une ceinture culturelle partagée et qui nous enlace tous du nord au sud, d’est en ouest. Aussi, dans ma langue natale, un adage célèbre affirme avec force : « O’Mushi ayuma c’arhabola », et son écho en kiyombe est curieusement le même : « Mutu uyuma kabolanga ko », ce qui pourrait se traduire par : « Un bon citoyen peut mourir, mais il ne pourrit pas ». C’est-à-dire que même menacé de mort politique ou physique un honorable citoyen doit rester digne. Patrice Lumumba nous l’a prouvé. N’oubliez pas que toute tyrannie exige l’unanimité et se nourrit de celle-ci.
Une seule voix dissonante et l’enchantement s’envole, un seul pas qui refuse de s’aligner sur la lâcheté générale et l’espoir du peuple renaît. Qui, à ce jour, peut nous assurer que la majorité d’aujourd’hui ne sera pas la minorité de demain ?
Chers Honorables,
Auriez-vous perdu la boussole des ancêtres ? Vous faites honte au peuple que vous représentez et à nos ancêtres qui nous ont appris à mourir débout pour éviter de pourrir. Mourir couché, c’est mourir sans dignité et sans léguer aux progénitures futures une histoire d’honneur. En osant vous opposer au projet de changement de la Constitution alors que notre pays est en guerre, vous avez eu le courage de dire la vérité, signe de noblesse pour un représentant du souverain primaire. Votre responsabilité et dignité auraient dû vous amener à rester fermes, quel que soit le prix à payer. Vous auriez dû accepter de mourir dignement et ne pas pourrir en quémandant la grâce ; ce qui amoindrit la hauteur et la force de votre prise de position. Quel message envoyez-vous au monde et à notre jeunesse ? Que vous reste-il encore de votre honorabilité ?
Il est à parier que la plupart de vos collègues restés au Sénat, à l’Assemblée nationale et au gouvernement pensent la même chose que vous, mais ils sont soumis au diktat de la mangeoire. Quelle hypocrisie !
Nous exhortons le Président de la République à ne pas suivre les tambourinaires, selon leur propre expression, car ils sont là pour leurs intérêts personnels et non pour l’intérêt supérieur de la Nation. Demain, ils seront les premiers à vous poignarder dans le dos, comme l’ont fait certains caciques et ténors du régime précédent contre leur « autorité morale » qu’ils défendaient avec tant de force, mais qui, au changement du régime, lui ont tourné le dos. Écoutez plutôt votre conscience et la voix du peuple. Levons fièrement nos fronts, tel que nous le commande notre hymne sacré, et ne les courbons pas. Notre liberté est à ce prix.
#MSC2026 Après 3 jours passés avec une délégation @TheElders à la Conférence de Munich sur la Sécurité @MunSecConf , je retiens de nos échanges avec divers leaders politiques et des acteurs de la société civile que notre monde se prépare à la guerre.
Ce climat anxiogène illustre la crise actuelle du multilatéralisme et l’érosion ambiante du droit international. Pourtant, la #Paix est le seul chemin et l’aspiration principale des êtres humains, notamment des dizaines de milliers de victimes que nous avons accompagnées à l’Hôpital et à la @PanziFoundation dans le contexte des guerres chroniques qui ravagent l’Est de la #RDC depuis 30 ans.
Ne tombons pas dans la sidération et le fatalisme dans ce contexte de régression : il est urgent d’entrer en résistance, de défier ceux qui cherchent à détruire nos droits individuels et collectifs et de rester concentré sur la promotion de nos valeurs universelles, inhérentes à notre humanité commune.
🚨 ALERTE DÉSINFORMATION
Une ancienne vidéo du Dr Denis Mukwege (28 oct. 2025 – DW Afrique) circule depuis le 3 février 2026 comme si elle était récente. 👉 C’est faux. Son usage actuel est une manipulation.
🕊️ Position constante de Mukwege Le Prix Nobel de la Paix rappelle que la paix ne se construit ni sur l’impunité ni sur les fosses communes.
Il exige :
•l’arrêt des agressions contre la RDC,
•l’application stricte de la résolution ONU 2273,
•la justice pour les victimes.
⚠️ Instrumentalisation politique Des extraits sortis de leur contexte sont utilisés pour lui prêter des positions qui ne sont pas les siennes, à la suite de récentes déclarations politiques.
➡️ Stratégie classique de fake news.
📰 Responsabilité des médias Relayer une vidéo sans en vérifier la date et le contexte alimente la confusion et affaiblit la crédibilité journalistique.
🤝 Point de convergence, pas d’alliance Mukwege et Tshisekedi partagent une conviction : pas de dialogue avec les auteurs de crimes graves. Cela ne signifie aucune alliance politique.
🌍 Vision de Mukwege Il plaide pour une conférence internationale pour la paix en RDC, afin de traiter les causes profondes du conflit et mettre fin aux ingérences étrangères.
🛑 Restons vigilants. Vérifions. Refusons la manipulation.
#DenisMukwegeVérité #StopDésinformation #FakeNewsRDC #PaixDurableRDC #SouverainetéRDC
Ni pouvoir, ni opposants : Denis Mukwege reste cohérent, "le Congo d’abord" !
Le Congo est en danger, et ce qui le menace aujourd’hui n’est pas seulement l’agression extérieure, mais la confusion savamment entretenue à l’intérieur.
Pendant que notre peuple meurt en Ituri, Sud-Kivu et Nord-Kivu, au Plateaux de Batéké et partout ailleurs, nos hommes politiques regardent ailleurs , certains manipulent le peuple et d’autres mentent.
Disons-le clairement : la République Démocratique du Congo subit une agression Rwandaise . Ce n’est ni une rumeur ni une invention politique.
Le Rwanda l’a reconnu à travers son ambassadeur à l’ONU. Des rebelles de l’AFC/M23 l’ont confirmé publiquement. Continuer à parler de “conflit intercongolais” relève soit de l’ignorance, soit de la trahison.
On ne dialogue pas entre Congolais pour expliquer pourquoi un pays voisin viole notre territoire, pille nos minerais et massacre nos populations. On nomme l’agresseur, on l’isole, on le sanctionne et on le met dehors.
Pour ce faire,le gouvernement congolais n’a aucune excuse . C’est sa responsabilité première de garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale et protéger ses citoyens.
Il doit utiliser sans détour les instruments juridiques diplomatiques et sécuritaires existants : la résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unis, la Charte de l’Union africaine, les mécanismes internationaux de sanctions et l’armée pour y arriver. Tout le reste n’est que diversion.
Oui, nous sommes pour le dialogue.
Mais pas le dialogue du partage du gâteau.
Pas un dialogue où le pouvoir et une opposition pressée se disputent les postes pendant que le pays se vide de son sang.
Ce que nous proposons, c’est une conférence internationale sur la vérité du conflit. Une conférence qui mette autour de la table les signataires et garants de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, la société civile congolaise, les forces économiques nationales et les grandes entreprises minières.
Parce que cette guerre a un nom : la guerre des minerais. Et tant que cette réalité sera évitée, la paix restera une illusion . C’est ce type de dialogue international avec les acteurs majeurs de ce conflit que le gouvernement congolais devrait imposer pour mettre fin à l’hypocrisie de cette guerre.
Le dialogue intercongolais, le vrai, est nécessaire. Mais il doit porter sur la gouvernance, la justice, la redevabilité, les réformes institutionnelles ainsi que la réforme du système de sécurité.
Ce processus doit inclure tout le monde y compris les prisonniers politiques et les exilés. Il doit obliger le pouvoir à rendre des comptes et l’opposition à se hisser au niveau de l’histoire comme un véritable contre pouvoir.
Ceux qui font l’opposition seulement quand ils ne sont pas à la mangeoire ne sont pas opposants. Ils sont prédateurs au même titre que ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui et qui avaient promis « le peuple d’abord « et aujourd’hui laissent ce peuple dans la rue abandonné à lui même dans une misère noire et massacré par les étrangers
Ceux qui confondent rébellion et agression étrangère ne font pas de la politique : ils font de la manipulation au service des agresseurs.
Ceux qui pensent d’abord aux postes et à l’argent immédiat ont déjà tourné le dos à la patrie.
Le pouvoir et une partie de l’opposition ont un point commun : ils sont prêts à sacrifier les richesses du Congo pour conserver ou conquérir le pouvoir.
Même si une paix fragile devait naître de cette logique, nous la refuserons. Nous refuserons une paix où les minerais congolais enrichissent les autres pendant que le peuple reste pauvre, déplacé et humilié.
Le Congo n’est pas un gâteau à partager.
Le Congo est une nation à défendre.
Face à l’agression, face aux mensonges, face aux compromissions, une seule ligne doit nous guider :
Ni pouvoir, ni opposants. Le Congo d’abord.
#LeCongoDabord #NiPouvoirNiOpposants #AgressionRwandaise #CongoPasÀVendre #SouverainetéDuCongo #JusticePourLeCongo
#Mukwege
#ICC
Mon passage sur TV5 Monde (Journal D’Afrique ) n’était pas seulement une interview : c’était un rappel.
Nous allons mettre le Congo en lumière, dans le bon sens.
Comme le dit le Dr Denis Mukwege : « Nous avons tous un bout de Congo avec nous ».
Derrière chaque téléphone, chaque voiture électrique, chaque avancée de l’IA, il y a le Congo.
Alors une question s’impose : que faisons-nous, individuellement et collectivement, face à cette guerre injuste imposée ?
Sommes-nous complices lorsque nous profitons de ces technologies sans regarder leur coût humain ?
Mon livre s’inscrit dans cette vérité. @jet_dencre @nicolasgeorge_
https://t.co/JOqsQ70nZ1. Minister @onduhungirehe continues #Rwanda's @DenisMukwege bashing because he has consistently insisted on transitional justice in application of #MappingReport. Conveniently 'forgets' anti-Hutu hate speach. https://t.co/UTEdv71GLS
Mr @onduhungirehe Votre sortie illustre parfaitement une vieille technique : délégitimer l’homme quand on ne peut pas réfuter le combat.
Denis Mukwege n’a jamais été le porte-parole d’une communauté contre une autre, mais la voix des victimes contre les systèmes de violence. Lui reprocher de ne pas nommer selon vos attentes, c’est vouloir instrumentaliser la souffrance à des fins politiques.
Condamner la haine ne se fait pas à la carte, selon l’agenda ou l’identité des victimes que l’on souhaite mettre en avant. La justice n’est pas tribale. Elle est universelle — et c’est précisément ce qui dérange.
Quant à brandir les Banyamulenge pour tenter de blanchir des alliances troubles, des complicités armées et des responsabilités régionales bien documentées, c’est une fuite en avant. La victimisation sélective ne remplace ni la vérité ni la reddition des comptes.
Mukwege parle là où beaucoup se taisent par calcul.
Il dérange parce qu’il refuse de servir une narration ethnique ou géopolitique.
Et c’est justement pour cela que son combat survivra à vos procès d’intention.
La révolution morale commence quand on cesse d’exiger des silences complices.
Mr @onduhungirehe Votre sortie illustre parfaitement une vieille technique : délégitimer l’homme quand on ne peut pas réfuter le combat.
Denis Mukwege n’a jamais été le porte-parole d’une communauté contre une autre, mais la voix des victimes contre les systèmes de violence. Lui reprocher de ne pas nommer selon vos attentes, c’est vouloir instrumentaliser la souffrance à des fins politiques.
Condamner la haine ne se fait pas à la carte, selon l’agenda ou l’identité des victimes que l’on souhaite mettre en avant. La justice n’est pas tribale. Elle est universelle — et c’est précisément ce qui dérange.
Quant à brandir les Banyamulenge pour tenter de blanchir des alliances troubles, des complicités armées et des responsabilités régionales bien documentées, c’est une fuite en avant. La victimisation sélective ne remplace ni la vérité ni la reddition des comptes.
Mukwege parle là où beaucoup se taisent par calcul.
Il dérange parce qu’il refuse de servir une narration ethnique ou géopolitique.
Et c’est justement pour cela que son combat survivra à vos procès d’intention.
La révolution morale commence quand on cesse d’exiger des silences complices.
L'Union européenne refuse toujours de sanctionner les dirigeants Rwandais, responsables des massacres en RDC
Pendant ce temps,le M23 continue ses pillages en RDC.
En n’appliquant pas la résolution votée il y’a 10 mois, par son silence, l'UE devient complice des crimes de Kagame
Les femmes congolaises, Victoire Ingabire et le féminisme noir
Il existe, au cœur du féminisme noir contemporain, un silence lourd de sens. Alors que les femmes congolaises subissent depuis plus de deux décennies des violences sexuelles d’une brutalité sans équivalent sur le continent, et alors que Victoire Ingabire incarne l’une des répressions politiques les plus emblématiques visant une femme africaine, la plupart des mouvements féministes noirs, africains comme diasporiques, restent étonnamment détachés de ces réalités. Quelques voix fortes ont pris position : Leymah Gbowee a dénoncé l’usage du viol comme arme de guerre; Chimamanda Ngozi Adichie a exprimé sa solidarité; Rosebell Kagumire et Stella Nyanzi ont rappelé les dimensions politiques de ces violences. Mais ces gestes, isolés, ne se sont jamais transformés en mobilisation collective ni en vigilance féministe durable. Ce silence devient encore plus dérangeant lorsque l’on observe certaines figures médiatisées du féminisme africain, promptes à se présenter comme porte-voix de la femme africaine mais totalement absentes lorsqu’il s’agit des Congolaises ou du cas Ingabire. Judicaelle Irakoze en est un exemple parlant; omniprésente dans les espaces internationaux, elle n’hésite pas à prendre part à des panels qu’elle décrit comme "high level" aux côtés de Paul Kagame, sans jamais évoquer les violences sexuelles en RDC ou la répression des opposantes rwandaises. À cela s’ajoute une scène récente qui illustre parfaitement cette dissonance. Lors du Sommet de la Francophonie, plusieurs militantes et figures du féminisme noir n’ont pas hésité à se rendre à Kigali, en toute connaissance de cause du sort réservé aux femmes dans ce pays, répression politique, absence de libertés civiques, silence imposé aux opposantes. Qu’elles puissent s’y afficher sans le moindre mot pour celles qui, dans cette même ville, n’ont pas le droit de parler, relève d’une hypocrisie difficile à ignorer.
J’exprime ici une lecture personnelle, mais que les faits rendent difficile à écarter. Kigali a parfaitement compris l’intérêt stratégique d’occuper l’espace féministe et médiatique afin d’y diffuser son narratif. Certaines figures féministes deviennent ainsi, consciemment ou non, des relais utiles d’une diplomatie d’influence qui se présente comme progressiste tout en étouffant les voix féminines dissidentes. Leur genre, leur visibilité, leur label de femmes africaines engagées sont instrumentalisés pour redorer l’image d’un pouvoir autoritaire qui ne tolère ni contestation interne, ni remise en question de ses politiques.
Pendant ce temps, les femmes congolaises restent largement invisibles dans les priorités du féminisme noir. Elles n’obtiennent ni la solidarité militante proportionnelle à la gravité des violences qu’elles subissent, ni l’attention politique que réclame leur situation. Quant à Victoire Ingabire, son cas demeure quasiment absent des discours féministes internationaux, comme si la persécution d’une femme cessait d’être un sujet dès lors qu’elle heurte des intérêts diplomatiques ou des alliances bien établies.
Tant que ces angles morts persisteront, le discours de sororité dans le féminisme noir restera sélectif, inégal et profondément politique. Et tant qu’il continuera de choisir ses causes et ses victimes, il ne pourra prétendre parler au nom de toutes les femmes africaines.
BK
#RDC : A la veille de la signature de l’Accord de Washington par les Chefs d’État congolais et rwandais, la guerre s’intensifie dans les Kivu où la population subit une immense souffrance et meurt comme des mouches sous les bombes des belligérants, à l’instar de la situation qui prévaut à Kaziba, à Katogota ou à Kamanyola au Sud Kivu. Selon la société civile de Kaziba, plus de 20 civils ont été tués y compris les femmes et les enfants en date du 2 décembre. Nos condoléances aux familles éprouvées, dont Nkungu, chef du village Ntumulo, qui a perdu quatre enfants. Il n’y aura pas de paix sans justice. Une enquête indépendante s’impose sans tarder pour traduire les responsables en justice et prévenir la répétition de ces atrocités commises sur les civils.
@Presidence_RDC@Com_mediasRDC@senatrdc@_AfricanUnion@realDonaldTrump@StateDept@AsstSecStateAF@UNHumanRights@UN@EU_Commission@Europarl_EN@FCDOGovUK@SenateGOP@SenateDems@NRSC
Le 28 novembre dernier, je suis devenu le 1er Docteur RD Congolais de l’Ecole Polytechnique.
C’est le rêve que je viens de réaliser.
Et c’est la physique qui m’a porté jusqu’à là.
Gratitude, humilité, engagement.🙏🏾
Massacres au Nord-Kivu : Le Dr Mukwege réclame justice, Nduhungirehe s’égare dans une diplomatie du déni
Au lieu de s’indigner face au massacre atroce de mères allaitantes dénoncé par le Dr Denis Mukwege, @onduhungirehe , ministre rwandais des Affaires étrangères, choisit de détourner le débat en répétant que les ADF en sont les auteurs. Une façon bien commode d’éviter le cœur du drame, comme si nommer les coupables suffisait à faire oublier l’horreur.
Alors que le Dr @DenisMukwege, gynécologue obstétricien et symbole de la résistance pacifique, appelle à la justice et à la protection des civils, Nduhungirehe se livre à une réplique politicienne qui sent le calcul numérique. Il est troublant qu’au lieu de compatir devant la barbarie, il mobilise ses foules numériques rwandaises pour minimiser l’émotion, détourner l’attention et réécrire l’histoire à sa sauce.
Sa manœuvre ressemble moins à de la diplomatie qu’à une stratégie de déni, comme si reconnaître l’horreur était un aveu qui fragiliserait son camp.
Ce qui rend cette posture particulièrement cynique, c’est l’acharnement permanent contre Le Dr Denis Mukwege. À chaque prise de parole de ce dernier, une armée de trolls pro-Kigali s’enclenche, sous la houlette supposée du ministre.
Cette offensive numérique organisée prouve que ce ne sont plus ses messages qui les dérangent, mais l’homme lui-même.
Et pourtant, malgré les attaques, Mukwege reste limpide et cohérent : car, il condamne, alerte, et appelle à l’action.
Quoi qu’en disent Kigali et ses bataillons numériques, la détermination du Dr Mukwege reste intacte face à la barbarie. Et tant que des voix comme la sienne refuseront de se taire, aucune propagande ne pourra étouffer la vérité des victimes. #Mukwege #JusticeTransitionnelle #rwandaiskilling #peaceforcongo
Je suis horrifié d’apprendre que des jeunes mères qui allaitaient leurs enfants ont été brutalement assassinées et trouvées leurs gorges tranchées dans leur lit d'hôpital cette fin de semaine au centre de santé de Byambwe, à proximité de Butembo au Nord-Kivu. Sur les 17 personnes massacrées, 11 étaient des femmes en séjour à la maternité.
En tant que #gynécologue #obstétricien, je condamne très fermement ces actes abjects. S’attaquer à des femmes qui ont donné la vie est le pire des crimes que l’on puisse commettre, et s’apparente à une volonté planifiée non seulement de terroriser la population, mais de détruire en tout ou en partie une communauté.
Le monde ne peut tolérer le génocide silencieux des Congolais ! Il y a urgence à agir, à poursuivre les responsables de ces crimes et à protéger les civils dans l’Est de la #RDC .
@FIGOHQ@StateDept@AsstSecStateAF@Europarl_EN@IntlCrimCourt@P4HR@UN@UNHumanRights@Senat@AssembleeNat
Le 17 octobre 1999, un crime odieux avait secoué la province du Sud-Kivu en #RDCongo 🇨🇩. 14 femmes enterrées vivantes à Mwenga après avoir été violées et subi des tortures sexuelles, par le groupe armé RCD, soutenu par le Rwanda. 26 ans jour pour jour, ce crime , l'un des plus graves de l'histoire de l'humanité, demeure impuni. Nous nous joignons aux voix des enfants, des époux et familles de ces victimes pour qu’on leur offre une sépulture digne. Nous continuons à exiger que #Justice soit rendue pour les victimes et que les criminels qui sont connus puissent répondre de leurs actes . @UN@UNHumanRights@CIJ_ICJ@StateDept@Europarl_EN@Europarl_BE@AssembleeNat@SenateForeign@AsstSecStateAF@EU_Commission@_AfricanUnion
Mes félicitations à Madame Maria Corina Machado @MariaCorinaYA , Prix Nobel de la Paix 2025 @NobelPrize pour votre travail inlassable en faveur des droits démocratiques et pour votre lutte en faveur d'une transition pacifique dans votre pays. Votre constance et votre courage dans la défense de vos idéaux forcent le respect au-delà de votre pays. Votre leadership, vos actions, votre persévérance devront servir à toutes les femmes et hommes à travers le monde qui luttent pour revitaliser la démocratie et les droits humains pour tous, qui sont des conditions essentielles pour un progrès partagé et une paix durable.
🇺🇳 Notre monde est à la croisée des chemins. Le système de sécurité collective issu de 1945 s’essouffle, le multilatéralisme s’affaiblit, les droits humains régressent partout et la Charte de l’ONU est bafouée, parfois par ceux-là mêmes qui devraient la défendre.
Face aux pandémies, à la crise climatique, à la prolifération nucléaire et aux conflits meurtriers – comme en #RDC depuis 30 ans – l’humanité doit agir.
Il est urgent de réformer l’ONU et de redynamiser le multilatéralisme pour édifier une gouvernance mondiale capable de relever les grands défis de notre temps.
Tel est l’objet du nouveau Document de position politique sur le multilatéralisme « Coopération mondiale dans un monde fragmenté » publié par @TheElders à l’occasion de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. #UNGA80 #UNGA2025
Dans ce document, nous formulons des recommandations concrètes pour répondre aux défis globaux. Lire ici : https://t.co/Oa6ajVPr95
🇻🇦 J'ai eu le grand plaisir de rencontrer au #Vatican le Pape Léon XIV @Pontifex en compagnie de ma co-lauréate du prix Nobel de la paix 2018, Nadia Murad, @NadiaMuradBasee , d’autres lauréats du prix Nobel et de dirigeants mondiaux, à l'occasion de la 3e rencontre mondiale sur la Fraternité humaine sur l’initiative de la Fondation Fratelli Tutti @FratelliTuttiF . Un rassemblement d'autant plus crucial en ces temps de fractures et de conflits qui déchirent le monde. L'exhortation du Pape Léon XIV pour une « alliance humaine » fondée sur le soin, la générosité et la confiance fait profondément écho à notre combat quotidien pour la justice et la restauration de la dignité des populations congolaises martyrisées #RDC 🇨🇩. Puissions-nous, ensemble, transformer cette alliance en actes concrets. Que tous les États du monde entendent cet appel et choisissent le chemin de la construction et de la paix plutôt que celui de la destruction, et que nous nous redéfinissions non par ce qui nous divise, mais par ce qui nous unit : notre humanité commune. #BeHuman
Nous condamnons avec la plus grande fermeté le massacre de plus de 90 personnes perpétré par les terroristes ADF lors de l'attaque de Ntoyo, situé près de la zone minière de Manguredjipa dans le territoire de Lubero au Nord Kivu. Cet énième massacre à grande échelle s'inscrit dans un vide de gouvernance sécuritaire qui expose particulièrement la population civile qui compte chaque jour ses morts dans les Provinces en conflit. Ces crimes de masse ne peuvent passer comme de simples faits divers. Nous sommes un peuple en danger, livré à lui-même. Hier, une zone de libre-échange ; aujourd'hui, une zone de libre extraction, où nos richesses constituent notre propre malheur et où les exactions se commettent en totale impunité. Notre salut et la paix durable ne viendront ni de Washington, ni de Doha. Réveillons-nous et recouvrons notre humanité et notre dignité. Ne banalisons jamais la violence et disons non à la barbarie.