-48 %.
C’est le chiffre répété depuis des mois pour affirmer que le bio contiendrait beaucoup moins de cadmium.
Mais derrière ces 48 %, il y a une histoire sidérante.
Le chiffre vient d’une méta-analyse publiée en 2014.
343 publications au départ.
Sauf que, pour le résultat sur le cadmium dans les céréales, l’analyse pondérée ne repose finalement que sur 8 points de données.
Et parmi eux, 2 valeurs complètement hors norme, issues de la même petite étude suédoise.
Le plus étrange ?
Cette étude concluait elle-même que l’agriculture biologique ne réduisait pas nécessairement le cadmium.
Alors comment a-t-elle pu faire basculer le résultat dans l’autre sens ?
À cause d’un détail statistique énorme.
Pour mesurer l’écart entre bio et conventionnel, il faut tenir compte de la variation naturelle du cadmium entre les échantillons.
Or l’étude suédoise ne donnait pas cette information.
La méta-analyse semble avoir utilisé à la place la minuscule marge d’incertitude des appareils de laboratoire.
Imaginez que l’on considère que tous les épis de blé sont presque identiques : le moindre écart entre bio et conventionnel paraît alors gigantesque.
C’est exactement ce qui se produit ici.
Deux valeurs prennent un poids démesuré et tirent toute la conclusion vers le bio.
Mais il y a un autre détail.
La méta-analyse a été largement financée par le Sheepdrove Trust, une fondation engagée dans le soutien à l’agriculture biologique.
Son superviseur, Carlo Leifert, était lui-même très impliqué dans cet écosystème. Et l’étude remercie notamment Lord Peter Melchett, alors figure de la Soil Association, grand organisme britannique du bio.
Cela ne suffit évidemment pas à invalider une étude.
Mais lorsqu’un résultat aussi spectaculaire dépend de deux valeurs aussi anormales, ces liens méritent d’être connus.
D’autant que l’Anses conclut aujourd’hui qu’il est impossible d’établir une différence générale de concentration en cadmium entre aliments bio et conventionnels.
Voilà comment naît parfois un chiffre qui semble indiscutable.
Une étude devient une méta-analyse.
La méta-analyse devient -48 %.
Et -48 % finit par devenir un consensus médiatique.
Une erreur statistique n’a pas besoin d’être vraie pour devenir une vérité publique. Il suffit qu’elle soit simple à répéter.
L'IA n'empêche personne de peindre ou de composer pour son plaisir personnel.
Ce sont les artistes qui systématiquement amènent sur le tapis la question de l'argent, parce qu'ils ne voient pas l'IA autrement qu'un concurrent sur un marché: c'est leur vision que tu me prête.
Perso, je compose de la musique orchestrale pour mon plaisir personnel (j'ai même fait imprimer un petit tirage des traités de Koechlin).
Je joue de plusieurs instruments, pour moi et pour ma famille.
Je fait du dessin vectoriel pour égayer mes fiches de cours.
J'ai jamais touché un rond (j'ai au contraire beaucoup dépensé)
Je suis 100x plus artiste que tout ceux pour qui la première réaction à l'ia, c'est "mais elle concurrence mon spotify rendez l'argent!".
Je trouve ce post d'une hypocrise insoutenable: ce sont les artistes qui marchandisent l'art, pour qui un marché leur est du. Pas moi.
Le magret de canard, une invention du XXe siècle.
Jusqu’en 1959, la poitrine de canard se mangeait exclusivement confite ou bouillie. La poêler saignante comme une entrecôte ? Une hérésie culinaire.
Pourtant, à Auch dans le Gers, un jeune chef crée l’un des plats préférés des Français en inventant une viande qui n’existait pas : le magret.
Son nom : André Daguin, à la tête de l’Hôtel de France. En cuisine, il observe les poitrines des canards gras, jusqu’alors desséchées par des heures de cuisson une fois le foie gras prélevé. Il tente l’impensable : il saisit la viande sur sa peau, garde le cœur rosé et juteux. En 1965, il pousse l’idée plus loin avec une réduction au poivre vert, qui devient la recette signature. La chair a le caractère du gibier, le fondant du gras de gavage et la texture d’une belle pièce de bœuf.
En 1977, le journaliste américain Bob Daley découvre le plat à Auch et le célèbre dans le New York Times. La presse parisienne s’affole, la planète suit.
Mais l’appellation garde son exigence. Depuis un décret de 1986, confirmé par un règlement européen en 1993, un « magret » doit obligatoirement provenir d’un canard gavé pour son foie gras (un mulard ou un barbarie). Sans gavage, ce n’est qu’un simple filet.
Une révolution née par pur bon sens paysan sur un fourneau gersois.
La tradition ne consiste pas à conserver des cendres, mais à entretenir une flamme.
NASA has released one of the most detailed visualizations ever created of Earth’s ocean currents.
Using data from satellites and advanced ocean models, the map reveals massive rivers of moving water, swirling eddies hundreds of miles wide, and the powerful Gulf Stream carrying warm water from the Gulf of Mexico across the Atlantic.
Nous sommes LGB et nous en avons assez de nous taire.
Quand nous rappelons que, dans les pays à majorité musulmane, la population soutient la peine de mort pour les homosexuels, ce n'est pas de "l'islamophobie". C'est un constat.
Quand les militants LGBTQIA+ cherchent à faire taire les homosexuels qui rappellent cette réalité plutôt que de dénoncer ceux qui nous emprisonnent ou nous massacrent, ce n'est pas de l'antiracisme, c'est de la lâcheté.
On nous explique que notre homosexualité devrait être un drapeau politique et qu'il est essentiel de rester dans le rang et de suivre la ligne énoncée.
On nous demande de célébrer toutes les cultures, y compris celles qui nous condamnent, tout en dénigrant les sociétés libérales qui ont rendu possible notre liberté.
Nous ne sommes pas d'extrême droite parce que nous refusons d'importer des mentalités qui considèrent l'homosexualité comme un crime.
Nous ne sommes pas intolérants parce que nous refusons de tolérer l'intolérance.
Nous refusons de nous excuser de défendre les libertés qui nous permettent d'exister.
Nous existons, et nous voulons simplement vivre libres, sans recevoir de leçons de ceux qui ferment les yeux sur les idéologies qui nous persécutent.
Voir Jean-Luc Mélenchon et la gauche insoumise se pavaner à Avignon en hurlant que « le budget de la culture n'est pas assez élevé » est la plus belle performance théâtrale de l'été.
Ayant bossé 15 ans comme ingénieur du son sur ces plateaux, je connais l'envers du décor. Et vous n'êtes pas prêts.
Avignon, ce sont deux mondes étanches : le ON et le OFF.
Le ON, c'est l'aristocratie d'État. Des compagnies invitées, payées par l'impôt pour venir. Qu'elles soient géniales ou ringardes, leur budget est garanti par le ministère de la Culture. Zéro risque financier.
Le OFF, c'est le capitalisme le plus sauvage déguisé en fête populaire.
Pour les propriétaires de théâtres privés locaux, c’est le jackpot absolu. Ils font leur chiffre d'affaires annuel en 3 semaines. Une salle se loue entre 5 000 et 15 000 € le créneau d'une heure trente pour le mois. Les bailleurs y font défiler jusqu'à 10 spectacles différents par jour. Les compagnies ont exactement 15 minutes pour monter leur décor et 15 minutes pour tout démonter sous 40 degrés.
Des centaines de petites compagnies indépendantes s’endettent à hauteur de 20 000 ou 30 000 € pour s’offrir ce créneau d'une heure. Elles croient au mérite. Elles espèrent se faire remarquer par un « programmateur » de théâtre public pour décrocher une tournée.
Sauf que les dés sont pipés depuis le départ.
La majorité des directeurs artistiques des scènes subventionnées ont déjà bouclé leur programmation bien avant d'avoir posé le pied en gare TGV. Le reste se joue au copinage pur : l'ami de l'ami de l'ami. On s'échange et on se refile des artistes entre structures amies pour justifier les subventions croisées.
Pendant que les comédiens se ruinent et jouent devant des salles vides, ces directeurs s'offrent trois semaines de vacances dorées sous le soleil du Midi. Tout est pris en charge par le budget de fonctionnement de leurs théâtres municipaux ou nationaux : trains, restos, et Airbnb surévalués passés en notes de frais.
Le système vit de l'exploitation pure : des techniciens payés au lance-pierre et des artistes précarisés, tous maintenus sous perfusion grâce au régime de l'intermittence, lui-même financé par les cotisations des actifs du secteur privé.
Rajouter du budget public, comme le réclame LFI, ne sauvera aucun artiste indépendant. Cela financera simplement des bouteilles de rosé supplémentaires pour cette aristocratie de fonctionnaires de la culture qui s'auto-congratule sur votre dos.
Allez-vous continuer à croire que la culture d'État défend la création, ou allez-vous enfin ouvrir les yeux sur ce cartel de rentiers ?