Voui. Du fait qu'elles sont autorisées dans tous les autres pays, suite aux avis et rapports ultra-documentés de l'EFSA et de l'ANSES, qui sont pas des bleus. Si vous pouvez me prouver que tous les autres pays sont plus cons que nous, plus nuls en épidémiologie et toxicologie que nous (c'était un peu mon domaine, j'avoue être assez serein), alors je partagerai votre position. Si vous pouvez me prouver qu'il y a une logique à interdire totalement en agriculture un pesticide uniquement suspecté d'être neurotoxique pour l'humain (et pas cancérogène non-plus, au passage) alors qu'il est autorisé à des doses des milliers de fois plus élevées pour des dizaines d'usages domestiques en vente libre (même pour traiter... les matelas contre les punaises de lits et acariens !), et que vous pouvez me prouver qu'il y a une logique à laisser des huiles essentielles autorisées, pures, en usage "thérapeutique" (mes fesses) alors qu'elles sont neurotoxiques avérées (et certaines aussi cancérogènes), alors je partagerai votre position. Ou encore plusieurs pesticides bio neurotoxiques avérés pour l'humain (sous forme de 5 à 10 épandages par an) en remplacement de ce pesticide désormais interdit (qui n'était épandu qu'une fois ou deux par an), je partagerai alors votre position.
Allez-y, je suis preneur de vos arguments sourcés et documentés (du neuf, hein, pas du resucé d'interviews de chercheurs qui trustent les médias, de publis scientifiques à la méthodo pétée, que je connais déjà par coeur).
Électricité - Bilan RTE - La France rattrapée par ses erreurs historiques.
Ce bilan de RTE, commenté sagement par @GeWoessner, (on sent le charme de l'intelligence de notre "ami" Veyrenc), cache une sextuple faillite, au delà de la remontada récente du nucléaire à l'honneur du président d'EDF.
1/ la première est d'avoir accru, en la déstabilisant, via des ENR inutiles, la production d'électricité, déjà décarbonée quasiment décarbonée en 2010 grâce au couple nucléaire + hydraulique.
Cela n'a servi à rien, puisque l'équivalent en volume de la production des ENR est... exporté !
2/ La seconde est de ne pas avoir relancé "en même temps", depuis 2010, l'électrification de la consommation en remplaçant les installations utilisant du gaz et du fioul par des installations utilisant de l'électricité. Au contraire, d'une manière stupide, la France a mis en place une politique d'économie d'énergie, portant, par des biais réglementaires énormes et honteux, sur l'électricité, quitte à protéger, voire à augmenter la consommation de gaz !
3/ La troisième est le résultat des deux premières : la France est surcapacitaire en électricité (plus de production, moins de consommation), donc la rentabilité des installations baisse et la demande de subventions publiques augmente, pesant lourdement sur le budget de l'état déficitaire ! Autant d'argent qui ne peut être investi dans... la relance de la demande, par l'électrification ! Le concept de prix négatif est une aberration même si la politique de modulation a été, heureusement, inversée : elle porte de plus en plus sur les ENR de moins en moins prioritaires, que sur le nucléaire !
4/ la quatrième, c'est bien sûr, la perte de contrôle de la politique de prix de l'électricité en France, à travers la mise en place du marché dit européen et d'une concurrence aussi complexe que factice ; rien ne l'y obligeait ! L'article fait, certes, un sort aux billevesées entendues en 22/23 (prix unique européen, indéxé sur le gaz...) ; mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est que la maitrise d'une tarification basée sur les coûts de production et une compétitivité relative par rapport aux énergies fossiles est indispensable pour toute électrification qui se joue, avant tout, sur la rentabilité (TRI) de l'opération : le plan Messmer l'a montré ! Les Européens - Allemands ?- avaient avantage à noyer l'avantage compétitif de la France avec le nucléaire!
5/ La cinquième est d'avoir abandonné, de la pire manière (merci, Hulot, merci Philippe), la mise en place d'une taxe carbone indispensable pour maintenir, quoiqu'il arrive sur les marchés internationaux, la compétitivité relative de l'électricité française par rapport au gaz et au pétrole. Sans signal prix, on a une bureaucratie inefficace qui pénalise l'électricité pour électrifier la France : cherchez l'erreur!
6/ La sixième est évidemment la monstrueuse, la scandaleuse, PPE3 qui, pour plaire aux lobbies, va accentuer la surcapacité de l'appareil de production (ENR ET Nucléaire), alourdir les coûts (Eolien en mer au prix délirant, EPR2 au coût aberrant, réseaux surdimensionnés...) et peser sur les finances publiques (65 €mds de subventions à l'éolien en mer...). Et le tout sans sécuriser l'électrification-alibi dans sa composante essentielle: l'avantage compétitif prix de l'électricité bas carbone française par rapport au gaz et au pétrole! Cherchez l'erreur.
https://t.co/wtpmGRAcIv
via @LePoint
Rappelons le : J.L. Mélenchon a toujours été fasciné par l'empire romain...
Comme Mussolini.
César le titille, Auguste le gratouille. Néron le fascine.
"La grande matrice de l'Europe, ce sont les frontières de l'Empire romain", disait-il même en 2017.
Déjà, ceci est historiquement parfaitement stupide. Car si l'on suit cette doctrine, alors :
1. L'Egypte est clairement européenne. Oui, les Romains ont été là-bas, et y sont restés longtemps.
2. L'Allemagne ne l'est pas vraiment (européenne) car les Romains n'y ont pas vraiment mis les pieds (cf. le massacre des légions de Varus, quand il a voulu chatouiller de trop près les Germains).
3. Et si l'on va plus loin : la Bretagne n'appartient pas davantage à l'Europe, à cause de ce foutu petit village "qui résiste encore et toujours à l'envahisseur"…
Or, déclarer que Le Caire et ses pyramides sont plus européens que Francfort ou Astérix paraît une thèse… osée.
Mais surtout : là n'est pas le fondement de notre civilisation européenne. Cela ne doit pas l'être. Du moins quand on est de gauche.
Albert Camus y insistait d'ailleurs longuement, lors du discours d'inauguration de la Maison de la culture méditerranéenne qu'il avait fondée à Alger, en 1937 : Athènes, oui. Rome et les Romains, jamais.
Bien sûr, jugeait l'auteur de la Peste, Mussolini, lui, se revendique d'abord des Romains : "Ce peuple d'imitateurs sans imagination" qui "imagina pourtant de remplacer le génie artistique et le sens de la vie qui leur manquaient par le génie guerrier".
Mais cet ordre romain, qui inventa les premiers jeux du cirque et les premiers grands crimes de guerre (à Bourges : 30 000 femmes, enfants, vieillards massacrés sur ordre de César) ; cet ordre romain, donc, fut d'abord "celui qu'impose la force et non celui qui respire l'intelligence".
"La Méditerranée elle-même", concluait il, "celle dont nous rêvons", est d'ailleurs "la négation même de Rome".
Car Camus, lui, ne rêvait pas d'Empire, ni de mentons guerriers sanglés d'une jugulaire ; mais d'un continent de Socrates plutôt que de Césars ; et d'une Europe de l'Homme, de la Vie et de l'Art...
Il est vrai que Camus était internationaliste, et de gauche.
Lui.
Selon l'Onu, le Hamas et ses amis sont des ordures, qui bloquent et rançonnent l'aide humanitaire destinée aux Gazaouis - et à leurs enfants.
Rien d'étonnant : le 7 octobre, les mêmes avaient sciemment tout fait pour qu'Israël massacre les mêmes Gazaouis - et leurs enfants - pendant qu'ils se cachaient dans des tunnels réservés à eux seuls.
Mais ce qui est plus surprenant, c'est que les Free Palestine et les Lfistes, qui ne cessent de pleurer sur les enfants de Gaza, n'en disent pas un mot.
Non ?
🧵 Scoop !
Des traces d’acétamipride ont été retrouvées dans certains miels importés ou dans le Nutella : @lemondefr alerte avec un article co-signé par les 2 Stéphane (Foucart et Mandard) d’après un rapport de l’association Agir pour l’environnement avec l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF)
🔥Or les concentrations rapportées ne démontrent aucun risque sanitaire aux concentrations mesurées !
Comme d’habitude l’article du Monde oublie pourtant l’essentiel : les ordres de grandeur.
Je vous explique 👇
1/⤵️
Marcus Aurelius – the most reasonable guy from 19 centuries ago. Perhaps because Rome was roughly at the stage at which we find ourselves now.
He was the most powerful man in the world. He wrote the Meditations — his private journal, never intended for publication — to remind himself, daily, not to abuse that fact. Nineteen centuries later it reads less like ancient philosophy than like a letter from someone who understood exactly where we are now.
1. The Meditations were never meant to be read. This is what makes them the most trustworthy document in Western philosophy. No audience, no performance, no system to defend. Just a man at the top of the world’s greatest empire writing notes to himself about how not to become what power usually makes of people. Every other philosopher was constructing an argument. Marcus was conducting a daily inspection of his own character.
2. He ruled at the precise moment Rome peaked and began its long decline. Plague, barbarian pressure on every frontier, economic strain, institutional decay. He spent more of his reign on military campaigns in the mud (remember Gladiator?) than in philosophical contemplation in Rome – which was not what he wanted, and which he did anyway, because duty is not contingent on preference. This is the core Stoic move, and it is the opposite of everything the modern therapeutic culture teaches.
3. His central question is not “what do I feel?” It is “what is required of me?” The distinction sounds simple. It is civilizational. A culture organized around the first question produces Brave New World. A culture organized around the second produces the Pax Romana – and eventually, when it forgets the question, produces what comes after the Pax Romana.
4. You cannot control events. You can only control your response to them. This sounds like a self-help aphorism and is actually a load-bearing philosophical principle. It means: stop organizing your life around the management of outcomes you cannot guarantee, and start organizing it around the quality of the person and the decisions doing the managing. The Stoics called this the inner citadel – the one thing no external force can touch, the one thing worth defending absolutely.
5. He catalogued power’s corruptions with the precision of a man who felt them daily. The temptation to be flattered. The temptation to surround yourself with people who agree. The temptation to confuse your position with your worth. He wrote these down not as warnings to others but as active resistance to his own tendencies. The most powerful man in the world was more worried about becoming a fool than about any barbarian on any frontier. He was right to be.
6. His son Commodus was his civilizational failure – the thing he could not fix. The philosopher-emperor who spent his life practicing virtue produced an heir who made the gladiatorial games his primary occupation and declared himself a living god. No philosophy of personal virtue, however rigorous, solves the succession problem. Institutions must outlast the men who build them or they are not institutions – they are personalities.
7. Rome in Marcus Aurelius’s time was roughly where the West is now: still dominant, still functioning, already hollowing out from within – the institutions still standing, the spirit that built them quietly departing. He saw it. He wrote about it. He held the line for as long as one man could hold a line, knowing that after him came what came after him. His last entry in the Meditations might as well have been written this morning: begin the morning by telling yourself – today I will meet people who are ungrateful, arrogant, dishonest, envious, and unsocial. They are this way because they cannot tell good from evil. But I have seen the good and the beautiful, and I will not be made into them. He failed to save Rome. He left us the notes on how to try.
"C'est de ça qu'on parle" ou "c'est de ça dont on parle" ?
À la demande de quelques abonnés, je récapitule la règle. En réalité, c'est très simple :
"Dont" signifie "duquel, de laquelle, de quoi". Dans une phrase clivée, on ne doit pas cumuler "de" et "dont". "C'est de toi dont je parle" est courant, mais incorrect, du moins pour ceux aux yeux de qui il existe un bon usage ; il faut dire : "c'est de toi que je parle".
Exemple 1
J'ai besoin d'un livre.
Un livre dont j'ai besoin....
C'est d'un livre QUE j'ai besoin.
(ou, selon le contexte : "c'est un livre dont j'ai besoin")
Exemple 2
Il s'agit d'une affaire criminelle.
L'affaire criminelle dont il s'agit...
C'est d'une affaire criminelle QU'il s'agit.
Pourquoi "que" et pas "dont" ?
Si le nom mis en relief est introduit par « de » dans "c'est de...", on clive avec QUE (pas dont) tout simplement parce que le « de » est déjà là. "De... dont" serait redondant.
On garde "dont" seulement quand l'élément clivé n'a pas déjà son "de" explicite : « C'est ce livre dont j'ai besoin » (pas de "de" avant ce livre, donc "dont" n'est pas redondant).
Et voilà pourquoi, pour une fois, Sandrine Rousseau ne se trompe pas.
Réfutation des mensonges de Raphaël Enthoven.
1) L’Église catholique n’a jamais persécuté les juifs. Dès 1123, dans sa Bulle “Sicut Judaeis”, le Pape Calixte II a décidé d’accorder aux juifs une protection. Par la suite, le 26 septembre 1348, dans sa Bulle “Quamvis Perfidiam Iudaeorum”, le Pape Clément VI a strictement interdit aux catholiques, sous peine d'excommunication, de léser les juifs ou de les tuer. Dans ce même document, ce souverain pontife a d’ailleurs réfuté l’accusation calomnieuse selon laquelle les juifs auraient créé la peste noire en empoisonnant les puits. Par ailleurs, l’Église s’est officiellement prononcée contre l’antisémitisme dans un décret du Saint-Office daté du 25 mars 1928. Plus tard, le 6 septembre 1938, lors d’une audience privée, le Pape Pie XI a également rappelé qu’il n’est pas possible aux chrétiens de participer a l’antisémitisme. En résumé, comme l’a écrit l’historien Cecil Roth : « Parmi toutes les dynasties d’Europe, non seulement la papauté se refusait a persécuté les juifs, mais tout au long des siècles, les papes ont été leurs seuls protecteurs. »
2) L’Église catholique n’a jamais pratiqué le commerce des indulgences. Cette pratique fut même explicitement condamnée le 4 décembre 1563, lors de la 25ème session du concile de Trente. Pour rappel, comme l’expliquait l'Abbé Malo : « Le pouvoir qu’a l’Église de concéder des indulgences se comprend mieux si on le compare à la coutume de l’État de remettre en tout ou en partie le châtiment infligé à un criminel par la loi civile : l’État remet une partie d’un châtiment pour bonne conduite en prison. Les fonctionnaires de l’État peuvent pardonner à un criminel, même s’il ne regrette pas son crime, par déférence pour les amis puissants ; l’Église au contraire ne remet jamais la peine à moins que le pécheur ait manifesté son repentir. » Notons en outre qu’on peut gagner des indulgences par différents moyens spirituels ou temporels : prières, pèlerinages, aumônes, assistance à des nécessiteux, à des paroisses etc. Le paiement d’une somme d’argent est un sacrifice comme un autre et il consiste en une aumône faite à l’Église.
3) L’Église catholique n’a jamais couvert ni ordonné le sac de Constantinople, puisque ce massacre a été réprouvé par le Pape Innocent III dans sa lettre au comte de Flandres et au Doge de Venise.
4) L’Église catholique n’a jamais exécuté Giordano Bruno pour péché d'héliocentrisme. En réalité, il a été exécuté pour avoir insulté Jésus en affirmant : « Le Christ n'était pas Dieu, mais simplement un magicien extrêmement habile. » D’ailleurs, l'héliocentrisme n’a jamais été considéré comme un péché par l’Église. D’une part, parce que Nicolas Copernic (qui fut un prêtre catholique) a toujours soutenu cette thèse sans avoir été excommunié par le Saint-Siège. Et d’autre part, parce qu’en 1757, sous le pontificat de Benoît XIV, la Sacrée Congrégation de l’index a autorisé la publication des ouvrages favorables à l'héliocentrisme.
5) L’Église catholique ne fabrique pas des prédateurs en imposant le célibat des prêtres. D'après le psychiatre Paul Bensussan : « Il est réducteur de considérer ce phénomène, comme la conséquence du célibat. C’est une explication à la fois simpliste et indigne pour la femme. Cela voudrait dire que le prêtre, à défaut d’avoir une femme pour assouvir ces pulsions sexuelles, jetterait son dévolu sur des enfants. » De plus, selon le psychothérapeute Stéphane Joulain : « Le célibat n’est pas en cause quant à la formation de la pulsion pédophile ou de comportements criminels sur les enfants. Aucune recherche sérieuse ne met en avant un lien de causalité entre célibat et abus sexuel des enfants. 94 % des prêtres et religieux célibataires ne sont ni des pédophiles ni des auteurs d’abus. Il y a comme une fixation quasi obsessive sur la question du célibat consacré. Croire que le mariage des prêtres réglerait la question de la pédophilie de certains prêtres est donc une erreur et une aberration scientifique. »
L'objection de principe selon laquelle le patrimoine serait l'épargne issue d'un revenu déjà taxé a sa cohérence et une force philosophique indéniable.
Mais elle perd beaucoup de sa portée lorsqu'une génération laisse une montagne de dettes collectives à la suivante, qu'on parle des engagements explicites (>100 % du PIB) ou des engagements implicites (>400 % du PIB) de l'État.
L'endettement collectif correspond à la valeur des déficits primaires passés augmentée des intérêts ; il est donc la conséquence directe du fait que les générations passées ont demandé ou laissé l'État et ses administrations sociales dépenser davantage qu'elles n'ont payé d'impôts et de cotisations.
Ce passif est à la charge des générations suivantes. Implicitement, il a permis aux générations n'ayant pas équilibré les budgets publics d'épargner davantage à titre privé que si les budgets avaient été équilibrés. Le fait que le passif de la dette publique soit hérité collectivement met en cause le principe selon lequel le patrimoine privé serait définitivement acquis. Cela ne peut être le cas que lorsque la génération qui s'en va laisse des comptes propres. Il n'est pleinement recevable que si la génération en question s'est effectivement acquittée de l'intégralité de ses impôts.
Félicitations chère Marine. Moi c’est le temps qui passe qui va me rendre mon inéligibilité après un an, ce dimanche 12 juillet. Mais moi j’ai dû purger ma peine, au contraire de @MLP_officiel qui est restée députée malgré la supposée exécution provisoire.
Comme quoi il vaut mieux détourner quelques millions € d’argent public plutôt que dépenser quelques milliers d’€ de votre propre argent avec la mauvaise carte bancaire pendant une campagne électorale. Merci encore @LaBanquePostale !
L’anecdote est fausse : les droits de succession ont été instaurés par la loi des 5 et 19 décembre 1790, rédigée par Talleyrand. Il s’agissait alors d’une flat tax parfaitement conforme à la philosophie libérale de la Révolution française. La proportionnalité de l’impôt permettait en effet de rémunérer le service de l’enregistrement rendu par l’État, garant de l’ensemble des transmissions patrimoniales, en adéquation avec la philosophie libérale de l’impôt-échange.
Quant aux incitations à produire, et contrairement à ce que vous écrivez, elles sont ici loin d’être univoques !
Si l’impôt sur l’héritage peut désinciter le légateur à travailler et à épargner (sachant qu’une fraction de son capital ne pourra pas être transmise librement), l’impôt peut tout aussi bien l’inciter à travailler et à épargner davantage (afin précisément de pouvoir transmettre un patrimoine net d’impôt plus important).
Même ambivalence sur les incitations productives lorsqu’on adopte le point de vue de l’héritier : d’un côté, l’impôt peut l’inciter à accroître son offre productive (sachant qu’il recevra un héritage d’autant plus faible que la transmission sera fortement taxée) ; de l’autre, l’impôt peut freiner cette même offre productive en privant l’héritier du capital nécessaire – par exemple – à la création ou à la reprise d’une entreprise.
À noter par ailleurs que l’absence d’impôt sur l’héritage – et donc la réception d’un legs potentiellement important – sont susceptibles de décourager l’offre productive de l’héritier par incitation à la paresse : c’est l’« effet Carnegie ».
Plus généralement, il est faux de postuler que les legs seraient toujours « altruistes », et que le motif d’accumulation serait exclusivement la transmission aux enfants. Le taux d’épargne des couples sans enfants est d’ailleurs comparable à celui des couples avec enfants.
La littérature économique montre que d’autres motifs d’accumulation de capital interviennent. Certains legs sont ainsi « accidentels » (l’épargnant n’a aucune motivation altruiste et se désintéresse de la transmission de son patrimoine) ou « de capitalisation » (l’épargnant accumule de son vivant pour l’indépendance et le pouvoir que lui procure la détention d’un capital).
Dans ces deux cas, la taxation de l’héritage ne viole pas la volonté du défunt et permet de surcroît à l’État de générer des recettes fiscales sans coût pour l’économie. La taxation de l’héritage est alors économiquement préférable à la taxation des revenus…
Le Parti communiste et Ian Brossat vous invitent à squatter le magnifique immeuble appartenant au PCF place du Colonel Fabien.
Il est entièrement climatisé (oui, ça ne rate jamais), des milliers de m2 y sont actuellement libres.
Le fait que personne, y compris chez les juristes, n’ait la même idée des conséquences de l’arrêt de la CA (exécution prov, remises et aménagements de peine, délais de pourvoi…) est une illustration frappante de l’illisibilité/imprévisibilité de notre droit pour nos concitoyens.
🇫🇷 7 juillet 1944, il y a 82 ans, Georges Mandel était assassiné par la milice. Homme d'État, immense serviteur de la France, député de la Gironde, ministre de l'Intérieur, il dit au Général de Gaulle le 14 juin 1940 : « Vous avez de grands devoirs à accomplir, Général, mais avec l'avantage d'être au milieu de nous tous un homme intact. Ne pensez qu'à ce qui doit être fait pour la France. »
Le Général de Gaulle évoque ainsi Mandel dans ses Mémoires de guerre : « Mandel me parla sur un ton de gravité et de résolution dont je fus impressionné. Il était, tout autant que moi, convaincu que l’indépendance et l’honneur de la France ne pouvaient être sauvegardés qu’en continuant la guerre. Mais c’est à cause de cette nécessité nationale qu’il me recommanda de rester encore au poste où je me trouvais. « Qui sait, dit-il, si finalement nous n’obtiendrons pas que le gouvernement aille, tout de même, à Alger ? » Il me raconta ce qui, après le départ des Anglais, s’était passé au Conseil des ministres où, disait-il, la fermeté avait prévalu en dépit de la scène que Weygand était venu y faire. Il m’annonça que, dans l’instant, les premiers éléments allemands entraient à Paris. Puis, évoquant l’avenir, il ajouta : « De toute façon, nous ne sommes qu’au début de la guerre mondiale. Vous aurez de grands devoirs à remplir, Général ! Mais avec l’avantage d’être, au milieu de nous tous, un homme intact. Ne pensez qu’à ce qui doit être fait pour la France et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses. » Je dois dire que cet argument me convainquit d’attendre avant de me démettre. C’est à cela qu’a peut-être tenu, physiquement parlant, ce que j’ai pu faire par la suite. »
Étienne Klein est un ingénieur en physique, essayiste, vulgarisateur scientifique et producteur de radio. La #LFI l’a pris pour cible le croyant juif. Voici sa réponse aux antisémites de la meute.
Attention ⚠️
Un lecteur averti me signale que notre comparaison dans l’article de vendredi avec la nicotine n’est pas optimale.
Et il a raison sur le principe.
Allons donc plus loin !
Comparer deux concentrations ne suffit jamais, à lui seul, à conclure en toxicologie.
Une molécule, ou un métabolite, peut avoir un effet biologique à une concentration plus basse qu’une autre si son affinité pour sa cible est plus élevée, si elle pénètre mieux les tissus, si elle persiste davantage, ou si elle agit sur un récepteur plus sensible.
Donc non, l’argument ne peut pas être : « il y en a 1 000 ou 10000 fois moins que la nicotine, donc aucun risque ».
C’est juste : mais ceci a été fait car cela permettait d’avoir un ordre de grandeur et de faire appréhender au lecteur la notion de trace.
Ceci est d’ailleurs rappelé :
« La comparaison avec la nicotine d’une cigarette ne vise évidemment pas à dire que les deux substances seraient toxicologiquement identiques. Elle sert simplement à rappeler une évidence trop souvent oubliée dans ces tribunes militantes : détecter n’est pas exposer dangereusement. »
Dans un soucis d’equité, ré étudions désormais le texte de la tribune qui présente la détection rapportée dans le liquide céphalo-rachidien des enfants comme un signal toxicologique inquiétant !
Allons donc plus loin 😇😌
Parce qu’il faut aussi regarder les ordres de grandeur.
Dans l’étude suisse citée, la N-desméthyl-acétamipride, principal métabolite de l’acétamipride, est retrouvée dans le LCR à une concentration médiane de 0,0123 ng/mL.
Cela correspond à 12,3 picogrammes par millilitre, soit environ 0,000059 µM.
Or, dans une étude expérimentale de Kimura-Kuroda et al., réalisée sur des neurones cérébelleux de rats nouveau-nés, les effets excitateurs de l’acétamipride sont observés à des concentrations de l’ordre du micromolaire, notamment 1, 10 et 100 µM !!
https://t.co/TcZ6UAIxrN
Autrement dit, la concentration médiane rapportée dans le LCR est environ 17 000 fois inférieure au premier ordre de grandeur expérimental associé à un effet neuronal in vitro.
17000 fois ! 🥵
Encore pire que tout car donc ces scientifiques auteurs ou signataires se gardent bien d’en parler !
Or un des chefs de file , M Bonmatin, est TOXICOLOGUE !
Et un autre, l’auteur de la tribune, M Sujobert, est HÉMATOLOGUE
La discussion des concentrations fait partie de leur travail et de leur expertise !
Leur tribune est donc bel et bien militante et cherche à faire peur en mentant par omission.
C’est très grave et une faute professionelle compte tenu des enjeux de société de leur prise de position.
🙏🙏
Note aux journalistes : vous avez désormais tous les chiffres, les ordres de grandeur et une discussion étayée. La prochaine fois : faites donc votre travail.