Erik Orsenna, écrivain et membre de l'Académie française,
« Je dis à ces racistes qu'il y a beaucoup plus de mots d'origine arabe que de mots gaulois dans le français. Ma conviction, c'est que la haine vient de l'ignorance. »
🟥🟩 DOSSIER SANTÉ : ATTENTION L'EAU DU ROBINET DEVIENT IMPROPRE À LA CONSOMMATION
➡️🇫🇷 Hugo Clément
"On est des millions de Françaises et de français à boire tous les jours l'eau du robinet, alors autant vous dire que s'il y a bien une chose à préserver pour protéger notre santé, c'est l'eau courante.
Et si je vous en parle aujourd'hui,
c'est parce qu'on a un problème, même un très gros problème.
Lequel, me direz-vous ?
Nous n'arrivons plus à protéger l'eau du robinet contre la pollution aux pesticides.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est un rapport d'inspection interministérielle que vient de révéler le média Contexte.
Dans ce document, les experts soulignent, je cite :
"L'échec global de la préservation de la qualité des ressources en eau pour ce qui concerne les pesticides."
En fait, c'est assez simple, une fois qu'ils sont épandus dans les champs, les pesticides vont se dégrader sous la forme de ce qu'on appelle "des
métabolites" et on va retrouver ces métabolites dans les eaux souterraines et donc, ensuite, dans l'eau distribuée au robinet.
Alors C'est possible d'en éliminer une partie avec des traitements qui coûtent une fortune, mais certains passent entre les mailles du filet.
A tel point que les seuils limites de concentration pour ces sous-produits de pesticides sont régulièrement dépassés en France.
En 2021, le journal Le Monde indiquait qu'environ 20 % des français reçoivent, au robinet, une eau non conforme.
20 % des Français, ça fait beaucoup de monde et vous en faites peut-être partie.
Et alors ? me direz-vous.
Que fait l'État pour nous protéger, pour protéger notre santé ?
Et ben la réponse, c'est pas grand chose.
Le cas du chlorothalonil est particulièrement parlant.
En fait, ce fongicide très toxique, a été interdit en 2019, mais on retrouve aujourd'hui ses métabolites dans l'eau du robinet.
Pour ce produit, le seuil maximum était initialement fixé à 0,1 microgramme par litre.
Au-delà de ce seuil, l'eau était jugée non conforme.
Et à votre avis, qu'est-ce qu'a fait la France ?
Elle a dépollué ?
Elle a fermé les puits qui dépassaient la limite ?
Pas du tout.
Notre pays a simplement décidé d'augmenter ce seuil en le passant à 0,9 microgramme par litre.
Neuf fois plus que précédemment et encore, c'est juste indicatif.
Donc, vous avez compris, hein, il y a toujours autant de chlorothalonil dégradé dans l'eau potable, mais d'un coup de baguette magique, cette eau est redevenue conforme.
Et alors, sur quoi s'est basé l'État pour prendre cette décision qui paraît absurde ?
Sur une nouvelle étude qui dit que finalement le chlorothalonil dégradé dans l'eau potable, ce n'est pas très grave.
Et devinez qui a fait cette nouvelle étude ? Vous me voyez venir, hein ?
C'est Syngenta, le géant de l'agrochimie qui fabrique et commercialise le chlorothalonil.
Alors là, il y en a beaucoup d'entre vous qui doivent se dire :
"Bon ben vaut mieux boire de l'eau en bouteille."
En fait, pas du tout.
Ce n'est pas la solution parce qu'en plus d'être polluée aux nanoparticules de plastique, les eaux en bouteille n'échappent pas à la pollution aux pesticides et à certaines bactéries.
Par exemple, récemment, le groupe Nestlé qui commercialise notamment Perrier, Vittel ou Contrex, s'est fait épingler pour avoir traité illégalement de l'eau minérale polluée sans le dire aux consommateurs.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Telle est la question.
Et bien pour éviter cette fuite en avant, le rapport interministériel préconise de "traiter le problème à la source, en interdisant de manière urgente, l'utilisation des pesticides dans les zones de captage d'eau
potable les plus polluées."
En gros, arrêter d'épandre des produits chimiques dans les endroits où est pompée l'eau que nous buvons est infiniment plus efficace et moins..."
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Le décalage de la réforme des retraites coûte 300 millions d'euros, 4 fois plus sera pris en augmentation du prix des mutuelles, 12 fois plus en coupes dans la santé.
500 millions seront même pris en déremboursant des soins d'1,5 million de diabétiques.
Comment peut-on accepter ça ?
Daniel Balavoine dérangeait parce qu'il n'avait pas peur de dénoncer des vérités qui dérangent les gouvernements et les faiseurs de guerres.
"J'emmerde tous les pouvoirs ! Mon frère est parti faire la guerre pour les enfoirés des pouvoirs qui ont créé des guerres."