3 septembre. Joyeux anniversaire, mon cher Benjamin.
Depuis toujours, il arrivait, lorsque tu manquais de temps, de me demander de publier sur tes réseaux certains de tes textes que tu aimes tant écrire. Depuis ton incarcération, pourtant, j'ai longtemps hésité à prendre la parole ici. Ces espaces portent ta voix, tes idées, tes mots, et je ne savais pas s'il m'appartenait de rompre ce silence en ton absence. Mais aujourd'hui est un jour particulier. Nous sommes le 3 septembre, le jour de ton anniversaire. Alors, pour une fois, ce n'est pas pour publier l'un de tes textes que je me connecte à tes comptes, c'est simplement ton épouse qui prend la parole, avec ses propres mots, pour t'écrire.
Depuis bientôt 16 ans que nous partageons la vie, nous avons connu beaucoup de 3 septembre. Certains dans la joie, d'autres dans les difficultés de la vie, mais toujours ensemble, entourés de nos enfants, avec cette certitude qu'au bout de chaque journée, nous étions une famille. Mais ce 3 septembre est différent de tous les autres. Pour la première fois, le jour de ton anniversaire, ta place à la maison est vide et les enfants ne pourront pas courir vers leur papa pour lui souhaiter joyeux anniversaire, l'embrasser, rire avec lui et profiter de ces petits moments qui paraissent ordinaires jusqu'au jour où l'on en est privé. Cette année, leur papa passera son anniversaire loin d'eux, derrière les murs d'une prison. Et pour une épouse, pour des enfants, il est difficile de trouver les mots devant une telle réalité.
Benjamin, ceux qui te connaissent savent l'homme que tu es. Ils connaissent ton attachement à ta famille, tes valeurs, ta foi dans l'être humain, mais aussi cette passion presque infatigable qui t'habite lorsqu'il s'agit du Congo. J'ai encore en mémoire tes longues nuits devant l’ordinateur, cette petite lumière qui restait allumée pendant que toute la maison dormait parce que, quelque part dans un livre, une archive ou un document, tu avais trouvé une histoire du Congo qui ne pouvait pas attendre le lendemain. Et lorsque tu comprenais, tu voulais transmettre. C'est cela, ta passion... Raconter le Congo, expliquer son histoire.
Je sais aussi combien tu rêves d'un Congo meilleur, et de cette génération de Congolais capable de réfléchir autrement, de dépasser les divisions, d'apprendre de son histoire et de construire un pays dont nos enfants pourront être fiers. Aujourd'hui pourtant, toi qui aimait tant écrire, tu te retrouves privé de ta liberté. Et c'est pourquoi en ce jour particulier, je tiens à lancer un appel humain à celles et ceux qui peuvent entendre. Nous croyons profondément à l'innocence de Benjamin et nous demandons simplement qu'il puisse recouvrer sa liberté et qu'il retourne auprès de son épouse et de ses enfants.
Benjamin, je ne sais pas comment se déroulera ton 3 septembre cette année. Je ne sais pas à quoi tu penseras au réveil ni comment tu vivras ces heures loin de nous. Mais je voudrais que tu saches une chose : à la maison, ta place est toujours là, tes enfants pensent à toi, ta famille pense à toi. Et moi, après toutes ces années passées à tes côtés, je continue à croire que les jours difficiles ne peuvent pas effacer tout ce qu'un homme a construit par sa vie, son travail, ses convictions et l'amour qu’il a donné aux siens. Nous attendons le jour où la porte s'ouvrira et où les enfants pourront à nouveau dire "Papa" et te voir leur répondre autrement qu'à travers la distance qui nous est imposée. Ce jour-là viendra, nous l'espérons de tout notre cœur.
En attendant, en ce 3 septembre si particulier, malgré les murs, malgré l'absence et malgré l'épreuve, tes enfants et moi voulons simplement te dire : Joyeux anniversaire. Que Dieu te garde, te donne la force de traverser cette épreuve et permette que ton prochain anniversaire se célèbre là où un père devrait être : auprès de sa famille, libre et entouré de ceux qui l'aiment.
Ton épouse,
Anne-Marie.
Ayez beaucoup d’enfants si vous le pouvez…
Écoutez Mary J. Blige au Podcast de @MichelleObama explique qu’elle regrette parfois de ne pas avoir eu d’enfants, parce qu’elle pensait qu’ils l’empêcheraient d’être libre.
« J’ai pris cette décision quand j’étais plus jeune, mais aujourd’hui, je réalise à quel point les enfants sont précieux et je regrette de ne pas en avoir eu.
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PLEASE HAVE MANY CHILDREN IF YOU CAN…. See how Mary J Blige says sometimes She regrets not having kids because she thought they would restrict her from being free.
“I made that decision while I was younger but now I see how valuable kids are and I regret not having one.”
86 Jours! Benjamin Babunga Watuna (@benbabunga) reste détenu à Bujumbura, enlevé le 27 mai par le renseignement burundais (SNR) à la demande de Kinshasa. #DRC
Benjamin est mari et père de quatre enfants. Sa famille vit en Belgique. Travailleur humanitaire, blogueur et analyste de la région des Grands Lacs, détenu pour ses analyses critiques sur X.
86 jours. Toujours aucune charge retenue contre lui. Une détention arbitraire qui s'éternise dans un grand silence.
Le Président @GeneralNeva, actuel Président en exercice de l'@_AfricanUnion, doit le libérer. Benjamin ne représente aucune menace, ni pour le Burundi ni pour la République démocratique du Congo.
#FreeBenjaminBabunga #Burundi #DRC
@GeneralNeva@_AfricanUnion@achpr_cadhp@UNHumanRights@amnesty@hrw@BurundiGov@pressfreedom@RSF_inter@US_SrAdvisorAF@Poulin2012@Omerta_officiel@prevotmaxime@BelgiumMFA
1. Un agent de l'ANR Goma et un journaliste affilié au ministère de la communication de Kinshasa installés à Bujumbura dénoncent faussement Benjamin Babunga auprès du SNR burundais : ces 2 corrompus accusent Benjamin de financer le M23 et d'être le cerveau de leur commication. Ils disent qu'il est extrêmement riche et qu'ils peuvent se faire de l'argent sur son dos.
2. Ils ont 2 objectifs : a. Lui soutirer de l'argent en l'accusant d'être de AFC/M23. Ou alors, bien se faire voir par Kinshasa et l'y extrader. Ils savent très bien qu'il est innocent... mais ils savent aussi qu'il est très facile de créer des infractions contre les gens.
3. Pendant tout un week-end Benjamin est filé... le 26 mai, alors que sa voiture est suivie, on profite de son stationnement devant un restaurant pour lui annoncer qu'il a pris un sens interdit pendant son trajet. Mais c'est un faux motif.
4. Benjamin leur dit : si j'ai commis une infraction routière, alors je dois payer une amende. Eux disent non. Ils veulent l'embarquer. Et finissent par le faire.
5. À sa détention, téléphones et ordinateurs de Benjamin sont scrutés. Il est autorisé seulement à annoncer son arrestation à son employeur, une ONG dont nous taisons le nom. RIEN de compromettant n'est retrouvé. Absolument rien. Les comptes bancaires de Benjamin sont aussi scrutés, et il en ressort que les accusations sont toutes fausses. Même des analystes indépendants travaillent sur toutes ses publications Facebook et X, on n'y décèle aucune infraction en lien avec une rébellion ou son financement.
Benjamin est sur le point d'être relâché quand ces agents appellent Kinshasa et leur demandent de réclamer l'extradition de Benjamin.
6. La DEMIAP Kinshasa me fait savoir, le vendredi 29, qu'ils sont en train de demander l'extradition de Benjamin. En ce moment nous activons toutes les voies de communication et l'affaire éclate. ONG et ambassades sont mises au courant.
7. Ce qui semblait être un petit "deal" devient très vite une patate très chaude : la Présidence du Burundi est submergée par les messages de mise en garde sur Benjamin Babunga. Tout le gouvernement burundais est en alerte. D'ailleurs eux pensent que Benjalin est un ambassadeur ou diplomate, vu la pression internationale. Ils n'étaient pas au courant que Benjamin était arrêté.
8. Face à la pression et en l'absence de toute preuve, le Burundi ne sait plus extrader Benjamin. Kinshasa aussi finit par céder, par peur de s'attirer des ennuis pour rien. Par contre Kinshasa exige quand-même que de fausses accusations soient formulées contre Benjamin, et qu'il ne devrait pas s'en sortir. S'il ne pouvait plus s'exprimer, ce serait un intellectuel de moins !
9. Le 06 juin alors, une liste de 4 infraction est faite contre Benjamin, et c'est justement le jour où il est transféré à la prison centrale : Espionnage, ASEE, ASIE et Terrorisme. De très lourdes accusations sans aucune preuve, dans le seul but de le coincer, à la demande de Kinshasa... mais cela n'a pas encore été signifié officiellement.
10. À ce stade,le Burundi a encore une chance de bien faire les choses en libérant simplement Benjamin. @GeneralNeva vous pouvez épargner votre pays d'un opprobre : renvoyez cet humanitaire en Belgique, d'où il est venu. Au lieu de suivre la folie de Kinshasa.
Depuis Paris, Rodriguez Katsuva.
Il y a 5 ans, sur @TopCongo , @ThierryKambundi me posait la question suivante : « Pona nini okendaka mingi na sens ya ko interpeller ba autorités ?
La réponse en vidéo, en lingala.
Dans les plaines des secteurs Centre et Lac du Parc National des Virunga, plusieurs espèces d’Acacia façonnent le paysage, dont l’Acacia sieberiana, la plus dominante. Cet arbre, de la famille des Fabaceae, peut atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur.
Il constitue une ressource importante pour les éléphants, qui en consomment les feuilles, les gousses, les branches épineuses et parfois même les racines. Les éléphants jouent ainsi un rôle dans la dispersion de ses graines à travers le paysage.
📸 Kaley Grâce Armant (1,3) / Virunga National Park (2)
#AcaciaSieberiana
#ÉléphantsAfrique
#ÉcosystèmesDeSavane
⭕️💻Êtes-vous passionnés par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication?
👉🏽Le Centre d’Innovations Technologiques(#CIT) de l’#UNIGOM de GOMA en partenariat avec l’entreprise #BRIDGESATS organise une conférence ce vendredi 10 Octobre au campus du Lac Vert.
#Santé: Le 28 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, l’#UNiGoM et ses partenaires lancent une campagne dans les écoles et universités de Goma pour briser les tabous autour des règles.
#HygièneMenstruelle#BrisonsLeTabou#EchoSantéUNiGoM
@BonheurMuamba4 Et moi qui croyais que c’est avec le régime rwandais et non le peuple rwandais que la RDC avait un problème. On dirait que dans l’entre temps les choses ont bcp évolué. Lol
@officialinnossb …ils avaient appuyé sans creuser profond dans leurs analyses et voici qu’un mouvement sois disant citoyen se lève à son tour pour refaire ces mêmes pratiques, animé par les mêmes mobiles.
⚠️ Ouvrons les yeux chers Élites de Goma!
@officialinnossb Le jour où des personnes de mauvaise fois avaient instrumentalisé les médias nationaux et internationaux pour boycotter le concert de l’artiste Innonsb, certains au lieu de voir un danger dans ces pratiques que je qualifierais de visées,