#Agafoto Uko ba Buramatari b’intara bari bifashe igihe Prezida Ndayishimiye yariko avuga ko Incungu y’Uburundi, Umuganwa Ludoviko Rwagasore, ariwe yazanye impwemu yo gusega Ababiligi !
Hari ku wa 31 7.2026
- Buramatari Parfait Mboninyibutse wa Burunga
- Buramatari Denise Ndaruhekeye wa Buhumuza
- Buramatari Liboire Bigirimana wa Gitega
Rwuri Se wa Dalton umwe yirirwa ararenza induru hano kuraya mayira ivyo yakoreye abarundi !None mbega muri aba yabujije kwinjira mu gisoda ntabatutsi barimwo??Ewe Dalton sha uraraba usubiremwo l'histoire de ton père imbere yukurenza induru
#Burundi — Le Prince Rwagasore accusé d’avoir appris au pays à « mendier » : le réquisitoire de Ndayishimiye rattrapé par les faits
#FocodeMagazine | 04 août 2026
Le 31 juillet 2026, le président Évariste Ndayishimiye a présenté une déclaration historique du Prince Louis Rwagasore comme l’une des sources de la propension des Burundais à « mendier » auprès de la Belgique. Une lecture sévère, mais surtout amputée de son contexte : le Prince Rwagasore prononçait ces mots le 19 septembre 1961, au lendemain de la victoire électorale de l’UPRONA, dans un Burundi toujours administré par Jean-Paul Harroy. À l’épreuve des faits — aide belge, appuis sollicités à l’étranger, déploiement controversé des militaires burundais en RDC et dépenses publiques aux montants vertigineux —, la charge contre le héros de l’indépendance finit par mettre en lumière les contradictions du pouvoir actuel.
« D’où vient donc cette habitude ? » La question est lancée par Évariste Ndayishimiye. Le président parle d’un comportement qu’il dit profondément enraciné chez les Burundais : solliciter l’aide étrangère, attendre l’approbation des Belges et, pour certains fonctionnaires, trouver normal d’être rémunérés sans avoir travaillé.
Puis il désigne celui qui, à ses yeux, aurait contribué à installer cet état d’esprit.Le Prince Louis Rwagasore.
Le choix sidère.
Celui que les Burundais honorent comme le héros de l’indépendance, l’homme assassiné à seulement 29 ans pour avoir voulu libérer son pays de la domination coloniale, devient soudain le père supposé d’une culture de dépendance.
Le libérateur repeint en assisté. Le combattant anticolonial transformé en quémandeur.Le héros national convoqué pour répondre des échecs du présent.
🔴Le Prince Rwagasore, du père de l’indépendance au père de la dépendance
Tout part de cette déclaration : « Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté. »
Évariste Ndayishimiye affirme avoir longtemps pensé que le Prince Rwagasore s’adressait aux Burundais. Il soutient désormais que ces paroles visaient les Belges.Son interprétation est sans nuance : dire aux Belges « vous nous jugerez », c’est reconnaître que l’on travaille pour eux.
Selon le chef de l’État, le Prince Rwagasore aurait implicitement tenu à l’ancienne puissance coloniale le langage suivant : « Vous aussi, Belges, vous nous avez élevés ; aidez-nous dans notre pauvreté. Nous ne vous décevrons pas ; nous continuerons à bien travailler, puisque nous sommes désormais indépendants et adultes. »
Le président pousse plus loin son raisonnement. Il établit un lien direct entre cette phrase prononcée en 1961 et l’attitude qu’il reproche aux fonctionnaires burundais en 2026 :
« C’est cet état d’esprit qui anime les fonctionnaires ; nous nous le sommes transmis les uns aux autres. Et il n’est rien de plus agréable que d’être rémunéré sans travailler. »
La démonstration présidentielle tient ainsi en trois temps : le Prince Rwagasore aurait recherché la satisfaction des Belges ; cette disposition se serait transmise d’une génération à l’autre ; l’administration burundaise en aurait hérité une culture de facilité et de dépendance.
Une lecture vertigineuse. Elle transforme une formule diplomatique prononcée sous la domination coloniale en acte fondateur de l’assistanat administratif.
🔴Une mère courageuse opposée au combat du Prince Rwagasore
Pour se démarquer de cette prétendue culture de dépendance, Évariste Ndayishimiye convoque sa propre enfance. « Pour ma part, je ne solliciterai aucune aide », proclame-t-il.
Le chef de l’État raconte avoir grandi sans père, n’avoir jamais mendié et n’avoir jamais été appelé orphelin. Il évoque sa mère, qui refusait de se considérer comme une veuve et interpellait les hommes en ces termes :
« Je te surpasse : moi, j’envoie mes enfants à l’école ; mais regarde-toi, tu as échoué ! »Évariste
Ndayishimiye poursuit : « C’est ainsi que j’ai grandi. Je ne saurais donc vous conduire quelque part pour vous dire ensuite : “Allons mendier.” »
D’un côté, le Prince Rwagasore, présenté comme l’homme qui aurait recherché l’aide et la satisfaction des Belges. De l’autre, Évariste Ndayishimiye, enfant élevé sans père par une mère qui lui aurait appris à ne jamais tendre la main.
La mise en scène est habile.
Mais peut-on comparer une histoire familiale à la stratégie d’un dirigeant encore soumis à l’autorité coloniale ? Peut-on juger les paroles du 19 septembre 1961 comme si elles avaient été prononcées par le chef d’un État déjà indépendant ? C’est là que le raisonnement se brise.
🔴Ce 19 septembre 1961 que le président laisse de côté
Le 19 septembre 1961, le Burundi n’est pas indépendant. La veille, l’UPRONA vient de remporter les élections législatives. Le Prince Rwagasore sort d’une compétition particulièrement éprouvante, au cours de laquelle de nombreux obstacles et de redoutables pièges ont été dressés sur son chemin.
Il les a déjoués.
Il a gagné.
Cette victoire n’est pas seulement celle du Prince Rwagasore ou de l’UPRONA. Elle est celle du Burundi et de tous les Burundais. Mais gagner les élections ne signifie pas encore exercer la souveraineté.
Jean-Paul Harroy demeure Résident général. Il gouverne toujours le territoire. Il contrôle encore l’administration et conserve une redoutable capacité de nuisance.
Le Prince Rwagasore a remporté les urnes. Le pouvoir colonial, lui, reste en place. Le Prince dispose de la légitimité populaire. Il ne contrôle pas encore tous les instruments de l’État.
Il lui faut donc avancer avec précaution : rassurer sans capituler, négocier sans se soumettre, préparer l’indépendance sans donner au pouvoir colonial un prétexte pour briser la victoire de l’UPRONA. Sortir sa déclaration de ce contexte, c’est lui ôter son sens.
🔴Patrice Lumumba venait d’être assassiné
Le Prince Rwagasore sait qu’un Burundi indépendant devra préserver de bonnes relations avec la Belgique.
Il sait aussi ce qui vient de se produire dans la République démocratique du Congo voisine. Son ami Patrice Lumumba a été assassiné. Le pays s’est enfoncé dans une crise profonde.
Le Prince Rwagasore ne veut pas que le Burundi connaisse le même sort. Il connaît la fragilité de son pays. Il sait que celui-ci ne peut pas entrer immédiatement en confrontation avec les puissances du bloc occidental. Les colonisateurs le présentent déjà comme un communiste.
Il lui faut donc peser chaque mot.
Rassurer les Belges n’est pas se soumettre à eux.
Maintenir un dialogue n’est pas renoncer à l’indépendance. Éviter une confrontation prématurée n’est pas mendier.
« Vous nous jugerez à nos actes » n’est pas la supplique d’un homme venu demander à être entretenu. C’est la parole prudente d’un dirigeant conscient qu’un faux pas peut précipiter son pays dans le chaos.
Le Prince Rwagasore ne demande pas à la Belgique de diriger le Burundi. Il tente de conduire le Burundi jusqu’à l’indépendance sans le livrer aux turbulences qui ont emporté Patrice Lumumba et déstabilisé le Congo.
🔴Ils savaient à qui ils avaient affaire
Les interlocuteurs auxquels le Prince Louis Rwagasore adressait ces paroles courtoises le connaissaient. Ils savaient qu’il ne plaisantait pas avec l’indépendance du Burundi. Ils connaissaient son rêve de liberté. Ils savaient qu’aucune puissance ne pourrait durablement dicter sa loi à un pays dirigé par lui.
Ils choisirent de l’assassiner avant même qu’il ne puisse assister à la proclamation de la souveraineté nationale. Le Prince Louis Rwagasore mourut pour le Burundi à seulement 29 ans.
Dire aujourd’hui qu’il aurait introduit dans le pays un esprit de mendicité envers les Belges dépasse donc le simple contresens historique.
C’est dénaturer son combat.
C’est rabaisser son sacrifice. C’est offenser sa mémoire. C’est presque l’assassiner une seconde fois. Car le Prince Rwagasore fut précisément tué pour avoir voulu un Burundi véritablement indépendant.
🔴Celui qui affirme ne rien demander à l’étranger
Évariste Ndayishimiye assure qu’il ne sollicitera aucune assistance internationale.Mais après soixante-quatre années d’indépendance, son gouvernement a-t-il renoncé à l’aide belge ?
Non.
Entre 2024 et 2028, la Belgique prévoit d’accorder au Burundi 75 millions d’euros. Ces financements doivent intervenir dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la bonne gouvernance.
La Belgique continue également d’apporter son aide par l’intermédiaire des organisations non gouvernementales et des agences des Nations unies.
Quant au représentant du Burundi en Belgique, l’une de ses missions consiste précisément à poursuivre la recherche d’aides en faveur du pays.
La réalité ne s’arrête pas à Bruxelles.
En juillet 2023, Évariste Ndayishimiye s’est rendu en Russie. Il en est revenu avec des promesses d’assistance portant sur des engrais et du carburant.
Le Japon et la Chine ont également fourni à son gouvernement des tonnes de riz. Une partie de ces cargaisons a même été acheminée vers la Guinée équatoriale.
Dans les ambassades comme au cours des missions officielles, tous les représentants du Burundi recherchent des financements, des dons et des appuis en faveur du gouvernement Ndayishimiye.
La coopération internationale n’est pas en cause. Le double discours, si.
Recevoir des aides tout en prétendant ne rien demander. Mobiliser toute la diplomatie burundaise à la recherche d’appuis, puis accuser le Prince Rwagasore d’avoir appris au pays à mendier. Sur ce point, les paroles présidentielles relèvent d’un mensonge manifeste.
🔴Qui peut donner une leçon d’indépendance à qui ?
Évariste Ndayishimiye est-il réellement en position de donner au Prince Louis Rwagasore une leçon de souveraineté ?
N’est-ce pas lui qui, à peine parvenu au pouvoir, s’était précipité en Tanzanie pour nous humilier devant le président John Magufuli en lui déclarant : « Weye ni baba yetu » — « Vous êtes notre père » ?
Celui qui reproche aujourd’hui au Prince Rwagasore d’avoir recherché la satisfaction des Belges avait lui-même publiquement élevé un chef d’État étranger au rang de père.
La contradiction est difficile à esquiver.
Elle devient plus lourde encore lorsqu’il est question de la République démocratique du Congo.
🔴Des soldats burundais sous uniforme congolais
N’est-ce pas Évariste Ndayishimiye qui a osé vendre les soldats burundais au président Félix Tshisekedi ?
Des militaires burundais ont été envoyés en République démocratique du Congo, revêtus d’uniformes congolais et placés sous le drapeau de la RDC.
Pour chaque soldat envoyé, le chef de l’État recevrait une rémunération dont le montant demeure inconnu.
Pendant ce temps, le militaire burundais meurt à l’étranger comme un mercenaire. Sa dépouille se décompose sur les collines congolaises. Et la République démocratique du Congo ne s’incline même pas devant sa mémoire.
Où se trouve la souveraineté ?
Dans l’uniforme burundais retiré au soldat ? Dans le drapeau congolais placé sur ses épaules ? Dans la rémunération inconnue accompagnant son déploiement ? Dans l’absence d’hommage à ceux qui meurent loin de leur pays ?
Avant d’accuser le Prince Rwagasore d’avoir compromis l’indépendance, le pouvoir devrait répondre du sort qu’il réserve aux militaires burundais.
🔴Lapins, bâtiments, carburant : la souveraineté à l’épreuve des milliards
Évariste Ndayishimiye avait promis de mettre de la nourriture dans toutes les bouches et de l’argent dans toutes les poches.
Le Burundi s’est pourtant appauvri de toutes les manières.
Du jour au lendemain, le chef de l’État a multiplié par onze les crédits consacrés à ses propres approvisionnements, les portant à quatre millions de francs burundais par jour. Il a progressivement concentré tous les leviers entre ses mains et accumulé à son profit les richesses nationales.
Puis viennent les milliards.
Près de 300 milliards de francs burundais pour généraliser l’élevage de lapins dans le pays. Trois années plus tard, aucun lapin n’a été distribué nulle part.
Dix-sept milliards de francs burundais pour construire des infrastructures publiques. Une année s’est écoulée sans qu’aucun de ces bâtiments ne soit inauguré.
Quinze milliards de francs burundais chaque année pour récompenser les personnes ayant accompli des actions méritoires. Nul ne sait à qui cet argent est versé.
Quatorze millions de francs burundais par jour pour le carburant des véhicules affectés aux services du président. Quatorze autres millions, le même jour, pour les réparer. Soit 28 millions de francs burundais par jour.
Enfin, une société chargée d’exploiter les ressources minières nationales, alors que le Burundi ne conserverait que 16 % des revenus tirés de ses propres minerais. Le sous-sol est burundais. Les minerais sont burundais. Mais le pays n’en garderait que 16 %. Est-ce cela, défendre la souveraineté économique du Burundi ?
L’indépendance ne se mesure pas à la virulence d’un discours prononcé contre un mort. Elle se mesure à la manière dont un pouvoir protège les richesses du pays, administre les ressources publiques et traite les soldats qu’il envoie combattre à l’étranger.
🔴Le courage d’une mère ne saurait rabaisser le Prince Rwagasore
Que la mère d’Évariste Ndayishimiye ait assuré sa scolarité sans mendier mérite le respect. Qu’elle lui ait appris à subvenir à ses besoins sans tendre la main est tout aussi honorable.
Mais le président s’est-il demandé combien d’enfants burundais ne bénéficient pas de cette même éducation ? Le Burundi a connu et connaît encore d’innombrables parents courageux, dignes et travailleurs. Leur mérite est immense.
Ils ne sauraient toutefois être placés au-dessus du Prince Rwagasore lorsqu’il est question de l’honneur de la nation.
Le Prince Louis Rwagasore demeure, pour tous les Burundais, le héros de l’indépendance.
Il a mené le combat de son époque.
Il l’a payé de sa vie.
Laissons-le reposer en paix.
Et menons les batailles de la nôtre.
#FocodeMagazine | La Rédaction
Au #Burundi, pour la première fois en plus de 64 ans d’indépendance, un chef d’état en exercice critique de manière acerbe le Prince Louis Rwagasore, père de l’indépendance et héros national qui a toujours fait l’unanimité, dans un discours officiel devant les partis politiques
#Burundi : 11 ans jour pour jour après la tentative d'assassinat de Pierre Claver Mbonimpa, la justice se fait toujours attendre.
Dans une déclaration publiée ce 3 août 2026, la #CBDDH rappelle que cette attaque, suivie des assassinats de son fils et de son gendre, demeure impunie. Cette absence de justice prive les victimes de leur droit à la vérité et à la réparation, tout en envoyant un signal inquiétant à tous les défenseurs des droits humains.
La #CBDDH appelle les autorités burundaises à diligenter des enquêtes indépendantes et impartiales afin que les responsables répondent enfin de leurs actes. Elle réaffirme également que la lutte contre l'impunité est une condition indispensable à la protection des défenseurs des droits humains et au renforcement de l'État de droit au #Burundi.
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#Burundi #Justice #DroitsHumains #LutteContreLImpunité #PierreClaverMbonimpa #CBDDH
@ikigatanyakazi reste avant tout une Burundaise. Elle exerce son droit et de défendre ce ke bcq de #Burundi_ais souhaitent:État de droit,où la justice,les libertés et les droits de chacun sont respectés.C'est un devoir citoyen ke chacun devrait pouvoir accomplir sans crainte.1/n
🔴 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗚𝗿𝗮𝗻𝗱𝘀 𝗟𝗮𝗰𝘀 𝗿𝗲𝗳𝘂𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘁𝗶𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗲ç𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲
Je ne crois pas que Pamela Kazekare, alias @ikigatanyakazi, ait jamais nourri l’ambition de devenir soldate. Si telle avait été sa vocation, rien ne l’aurait empêchée de s’inscrire à l’ISCAM. Son engagement armé s’inscrit plutôt dans un phénomène récurrent dans la région des Grands Lacs, où des individus, confrontés à des circonstances politiques, sécuritaires ou identitaires, abandonnent leur vie civile pour rejoindre des mouvements armés se réclamant de la « libération » nationale. Au Burundi comme au Rwanda, cette dynamique a marqué plusieurs périodes de crise : qu’il s’agisse de ceux qui ont intégré le FPR dans les années 1990 ou de ceux qui ont répondu à l’appel de Léonard Nyangoma lors de la création du CNDD-FDD après l’assassinat de Melchior Ndadaye en 1993.
Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la manière dont les gouvernements de la région persistent à ignorer les leçons du passé. Plutôt que d’examiner les facteurs structurels qui alimentent ces engagements armés — gouvernance défaillante, exclusion politique, violations des droits humains, absence de mécanismes de médiation — ils privilégient la désignation de boucs émissaires et la formulation d’accusations contre des pays tiers. Ce réflexe politique est ancien : le Rwanda de Juvénal Habyarimana accusait régulièrement l’Ouganda de Yoweri Kaguta Museveni de soutenir le FPR, tandis que la RDC continue d’imputer au Rwanda la responsabilité du M23. Dans ce contexte, la réaction récente du gouvernement burundais, exprimée par son ministre des Affaires étrangères sur X, s’inscrit dans la même logique de mise en cause de puissances extérieures. Le ministre Édouard Bizimana écrit ainsi : « 𝘜𝘯𝘦 𝘊𝘢𝘯𝘢𝘥𝘪𝘦𝘯𝘯𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘣𝘢𝘵𝘵𝘢𝘯𝘵𝘦 𝘥𝘶 @𝘙𝘦𝘥_𝘛𝘢𝘣𝘢𝘳𝘢 : 𝘤𝘦𝘳𝘵𝘢𝘪𝘯𝘴 𝘱𝘢𝘺𝘴 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘥é𝘴𝘰𝘳𝘥𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘢𝘶 🇧🇮 𝘦𝘵 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘳é𝘨𝘪𝘰𝘯. 𝘓𝘦 @𝘔𝘈𝘌𝘉𝘶𝘳𝘶𝘯𝘥𝘪 𝘴𝘶𝘪𝘵 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘪𝘯𝘵é𝘳ê𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘱𝘭𝘰𝘮𝘢𝘵𝘦𝘴 𝘪𝘮𝘱𝘭𝘪𝘲𝘶é𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘦𝘴 𝘩𝘰𝘴𝘵𝘪𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘮𝘦𝘴𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘴𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘱𝘳𝘪𝘴𝘦𝘴. @𝘊𝘢𝘯𝘢𝘥𝘪𝘢𝘯𝘗𝘔 @𝘧𝘳𝘢𝘯𝘤𝘦𝘥𝘪𝘱𝘭𝘰 @𝘉𝘦𝘭𝘨𝘪𝘶𝘮𝘔𝘍𝘈 ».
La question centrale est de savoir si ces gouvernements croient réellement pouvoir entraver la détermination de personnes engagées dans ce qu’elles perçoivent comme la libération de leur pays. Les dynamiques d’engagement armé dans la région montrent que ces décisions sont avant tout motivées par des facteurs internes : sentiment d’injustice, absence de perspectives politiques, insécurité ou répression. Les États extérieurs peuvent certes influencer certains contextes, mais ils ne contrôlent ni les trajectoires individuelles ni les motivations profondes des acteurs. La croyance selon laquelle des gouvernements étrangers pourraient empêcher ces engagements relève davantage d’un discours politique que d’une analyse réaliste des dynamiques sociales et sécuritaires.
Plutôt que de rechercher des coupables extérieurs, chaque État concerné gagnerait à engager un dialogue structuré avec ses réfugiés, à comprendre les raisons de leur exil et à œuvrer à une solution négociée permettant un retour pacifique au pays. Une telle approche, fondée sur la compréhension des causes réelles de l’exil, la mise en place de mécanismes de médiation et de réintégration assortis de garanties de sécurité, offrirait une alternative crédible aux cycles de violence et aux confrontations armées inutiles. Elle permettrait également de rompre avec une tradition politique qui, depuis des décennies, privilégie la dénonciation de forces extérieures plutôt que l’examen des responsabilités internes.
2/2 Il est donc essentiel que le gouvernement prête une attention aux causes de ce mécontentement et apporte des réponses concrètes. Sans cela,le risque est de voir les tensions s'aggraver et le pays s'enfoncer progressivement dans le chaos.
Intabwigwa ibwigwa nuko amaso atukuye!
1. Cette jeune dame me rappelle l'époque où j'ai quitté le petit séminaire, entre 1996 et 1997. Les mauvaises décisions politiques et la discrimination poussent souvent les gens à chercher d'autres moyens pour faire entendre leurs revendications ou défendre leurs droits.
#CNIDH : Chantal Bakamiriza écartée du secrétariat général, les zones d’ombre persistent sur l’enlèvement de Chadia Mukaremera
#FocodeMagazine | 29 juillet 2026
Les commissaires de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme ont relevé Chantal Bakamiriza de ses fonctions de secrétaire générale avant de l’affecter à la direction du bureau de Ngozi. Cette décision intervient plus de cinq mois après l’enlèvement de Chadia Mukaremera, interceptée sur le chemin de son travail après avoir été appelée par sa supérieure hiérarchique. Le parquet général aurait classé le dossier, tandis que des employés réclamant des explications auraient été menacés.
La secrétaire générale de la #CNIDH est démise de ses fonctions. Le dossier, lui, reste sans réponse. Chantal Bakamiriza a été relevée de la direction administrative de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH). Les commissaires ont décidé de l’affecter à la tête du bureau de l’institution à Ngozi.
Ce changement intervient dans un contexte de profondes tensions internes, né de l’enlèvement, le 25 février 2026, de Chadia Mukaremera, employée de la Commission. Depuis cette date, aucune lumière n’a été faite sur son sort.
L’éviction de Chantal Bakamiriza constitue un développement important. Elle ne permet toutefois pas de comprendre ce qui est arrivé à Chadia Mukaremera ni pourquoi les démarches visant à élucider sa disparition semblent avoir été interrompues.
🔴Enlevée sur le chemin de son travail
D’après les informations déjà rapportées, Chadia Mukaremera a été enlevée alors qu’elle se rendait à son lieu de travail. Avant de prendre la route, elle avait été appelée au téléphone par sa supérieure hiérarchique, Chantal Bakamiriza. Les circonstances précises de son enlèvement demeurent inconnues, tout comme l’identité de ses ravisseurs.
Au sein de la @CNIDH_Bdi , plusieurs employés ont persisté à réclamer que toute la lumière soit faite sur le sort de leur collègue. Une détermination qui aurait suscité des réactions particulièrement inquiétantes de la part de leur hiérarchie.
Chantal Bakamiriza aurait notamment tenté de faire emprisonner certains d’entre eux. Les menaces exercées à leur encontre auraient atteint un tel degré de gravité que l’un de ces employés aurait été contraint de vivre dans la clandestinité pendant un certain temps.
Cette situation confronte la CNIDH à une contradiction majeure : des employés d’une institution chargée de défendre les droits humains auraient été intimidés pour avoir demandé que toute la lumière soit faite sur l’enlèvement de l’une de leurs collègues.
🔴Genève malgré l’opposition interne
La gestion du dossier a suscité une nouvelle controverse lorsque Chantal Bakamiriza a décidé de se rendre à Genève pour participer à une réunion du Conseil des droits de l’homme.
Des employés de la CNIDH avaient demandé aux commissaires de s’opposer à son départ tant qu’aucune lumière n’aurait été faite sur l’enlèvement de Chadia Mukaremera. Ceux-ci avaient accédé à leur requête. Chantal Bakamiriza a néanmoins choisi de passer outre et de se rendre à Genève.
Cet épisode a renforcé les interrogations sur son autorité réelle au sein de la Commission, mais aussi sur la capacité des commissaires à faire respecter leurs propres décisions.
Quelques mois plus tard, ces mêmes commissaires viennent de la relever de ses fonctions de secrétaire générale. Aucun élément public ne permet toutefois d’établir si cette décision constitue une sanction liée au dossier Chadia Mukaremera ou un simple changement administratif.
Chantal Bakamiriza ne quitte d’ailleurs pas la CNIDH. Elle est affectée à la direction de son bureau à Ngozi.
🔴Une protection politique fragilisée ?
Jusqu’à son éviction, Chantal Bakamiriza était réputée #Intouchable. Une position attribuée au soutien qu’elle tirerait de Gélase Daniel Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale.
Selon des observateurs, sa mise à l’écart du secrétariat général ne serait pas étrangère à la période délicate que traverserait actuellement ce dernier.
Gélase Ndabirabe aurait récemment reçu une sérieuse mise en garde du Conseil des sages du CNDD-FDD au sujet d’irrégularités présumées dans la gestion de l’Assemblée nationale.
À suivre cette lecture, l’affaiblissement présumé de Gélase Ndabirabe aurait, par ricochet, fragilisé la position de Chantal Bakamiriza. Une hypothèse avancée par plusieurs certaines sources concordantes, sans qu’aucune confirmation officielle soit venue l’étayer.
🔴Une éviction, mais toujours aucune réponse
La mise à l’écart de Chantal Bakamiriza ne répond pas à l’interrogation principale : l’enquête sur l’enlèvement de Chadia Mukaremera va-t-elle se poursuivre ?
Le parquet général de la République aurait choisi de classer le dossier. La CNIDH n’a, pour sa part, apporté aucune réponse permettant de savoir si elle continue à suivre activement le cas de son employée.
L’affaire est-elle toujours examinée ou a-t-elle été définitivement enterrée ? La Commission poursuit-elle réellement ses démarches pour retrouver Chadia Mukaremera ? Pourquoi les employés qui réclamaient des explications auraient-ils été menacés ? Toutes ces questions restent ouvertes.
Le retrait de Chantal Bakamiriza du secrétariat général constitue une étape. Il ne peut cependant se substituer à une enquête sur l’enlèvement de Chadia Mukaremera.
La crédibilité de la CNIDH dépend désormais de sa capacité à défendre effectivement le dossier de sa propre employée. Tant qu’elle ne se battra pas pour faire la lumière sur cette disparition, il lui sera difficile de convaincre de son utilité.
L’institution doit agir pour que les responsables de l’enlèvement de Chadia Mukaremera soient identifiés et sanctionnés. Un changement à sa tête ne saurait clore un dossier dont les questions essentielles restent, à ce jour, sans réponse.
#FocodeMagazine | La Rédaction
Karibu mwese 20h de Buja édition spéciale Bafukure.
Je serai Co-Host ce soir murahawe ikaze.
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