#Burundi: Envers les syndicalistes, le Président @GeneralNeva a avoué que l'Etat est introuvable, même pour négocier leurs conditions salariales. Il les a invités à aller ensemble chercher cet État. C'est un aveu d'impuissance face à la crise économique que traverse le pays. @hrw
Édito — Ndayishimiye et État introuvable : le capitaine affirme ne plus voir le gouvernail
#FocodeMagazine | 09 juin 2026
Quand “l’employé” le plus privilégié de la République invite les fonctionnaires à aller chercher leur employeur
Le 30 mai 2026, Évariste Ndayishimiye a lancé une formule qui mérite mieux qu’un rire de circonstance : « Moi aussi, je suis un employé de l’État. » Puis il a invité les agents publics à aller « chercher notre employeur », cet État avec lequel ils réclament un dialogue. La salle a peut-être souri. Le pays, lui, devrait frémir.
Car lorsqu’un chef de l’État dit qu’il faut aller chercher l’État, la boutade cesse d’être une boutade. Elle devient symptôme, aveu, matière à inquiétude civique. Le capitaine qui affirme ne plus voir le gouvernail ne rassure pas les passagers ; il leur rappelle que la mer est haute et que le navire tangue.
L’État n’est pas un fantôme administratif. Il est l’ossature de la maison commune. Il paie, arbitre, protège, écoute, négocie, corrige, rend compte. Il ne peut pas être omniprésent lorsqu’il faut taxer, contrôler, convoquer, sanctionner, puis devenir introuvable lorsqu’il faut dialoguer, reconnaître les échecs ou répondre aux frustrations sociales.
Un président n’est pas un fonctionnaire ordinaire. Il n’est pas un agent perdu dans la file administrative. Il nomme, oriente, tranche, promet, sanctionne. Il incarne l’État dans ses cérémonies comme dans ses silences, dans ses privilèges comme dans ses responsabilités. En République, la responsabilité ne se dissout pas dans l’humour. Elle s’assume.
Et cet « employé de l’État » n’est pas un employé comme les autres. Il n’est pas l’enseignant de plus de dix ans d’ancienneté dont le salaire s’évanouit avant la fin du mois. Le chef de l’État reçoit 2 000 000 Fbu par jour pour ses besoins journaliers, soit plus de cinq fois le salaire mensuel d’un enseignant expérimenté. À ce niveau, le contraste n’est plus seulement social : il devient moral, presque indécent. On ne parle pas depuis le balcon du privilège en empruntant la veste usée du fonctionnaire ordinaire.
Les agents publics ne réclament pas une chasse au trésor institutionnelle. Ils demandent un État-employeur qui assume ses engagements, des salaires dignes, un dialogue loyal, une administration qui écoute. Leur répondre que l’employeur serait « caché » revient à transformer une détresse réelle en sketch de meeting.
Dans le Burundi des pénuries, des prix qui étranglent, du manque de devises et des services publics essoufflés, l’ironie tombe comme du sel sur une plaie ouverte.
Cette phrase résonne davantage à l’approche de la présidentielle de mai 2027. Celui qui invite les Burundais à « chercher l’État » en est le premier responsable. C’est aussi lui qui aspire à un nouveau bail de sept ans. Comment solliciter un nouveau mandat au nom de la stabilité tout en laissant entendre que l’État-employeur serait introuvable ?
Le Burundi n’a pas besoin d’une expédition nationale pour retrouver l’État. Il a besoin d’un État debout, lisible, responsable. Un État qui ne joue pas à cache-cache avec ses devoirs.
La vraie question n’est donc pas : où est l’État ? Elle est plus grave : comment son premier visage peut-il prétendre le chercher, alors que tant de Burundais le cherchent déjà dans leur salaire, leur assiette, leur hôpital, leur école et leur dignité ?
#FocodeMagazine | La Rédaction
Ce mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda est un lieu vivant. Il cultive la mémoire et projette vers l'avenir la relation entre le Rwanda et la France.
À nous de transmettre avec rigueur, dignité, vérité et justice.
Twibuke Twiyubaka.
#RDC _ #Burundi : @Katsuva_R is reaching out to @MaElviraSalazar, @RonnyJacksonTX, @billhuizenga, @RepAmata, and @MaxMillerOH to request their assistance regarding the case of @benbabunga. 👇👇👇
We urgently request your assistance regarding Benjamin Babunga Watuna, a Congolese Humanitarian worker and blogger who is currently detained in Burundi despite his innocence.
If he is extradited to the Democratic Republic of Congo, HIS LIFE WILL BE IN DANGER.
Babunga has worked with several American humanitarian groups, such as *Mercy Corps, ADRA, CARE International, Management Systems International, Tetra Tech International Development Services and Save the Children.*
Babunga is a committed historian and blogger (104 K followers, Facebook and 107K on X...)
who advocates for social justice.
He regularly speaks out against corruption and promotes peace and reconciliation in the Great lakes’ region.
The Kinshasa government considers critics of corruption as enemies of state.
International human rights organizations, United Nations experts, and press freedom groups have consistently reported that the Democratic Republic of Congo’s (DRC) intelligence services—particularly the National Intelligence Agency (ANR) and the National Cyber Defense Council (CNC)—have a poor reputation when dealing with government critics.
Authorities have frequently targeted bloggers, journalists, human rights activists, and political opposition members who voice differing opinions or criticize government policies.
On a regular basis : Arbitrary Arrests and Detention; Enforced Disappearances; Harassment and Intimidation; Abuse and Mistreatment; etc. are continuously reported by several local and International mechanisms.
Thank you for your attention to this urgent matter and for your service.
🚨 #RDC- #Rwanda : Louis Michel appelle à une lecture « plus objective » des tensions entre Kigali et Kinshasa et reconnaît une responsabilité historique belge dans les fractures Hutus-Tutsis.
« Il sera très compliqué d’avoir la paix dans l’Est du Congo sans un accord appliqué de bonne foi entre le Congo et le Rwanda. »
Il critique aussi les accords poussés par Donald Trump, « Trump fait des accords qui doivent d’abord rapporter aux États-Unis, avec une dimension d’intérêt financier ou de ressources naturelles. »
Vidéo ⤵️
When Fabrice fled #Burundi in 2015 and found refuge in #Rwanda, he carried nothing but hope. @Maison_Shalom believed in him and invested in his #education. Today he stands as a @NotreDame graduate, with a PhD's program on the horizon.
#Maggy@Maison_Shalom lands in 🇺🇸 ahead of receiving an honorary degree from the University of @NotreDame.
Remarkable connections are already being made, across disciplines and generations, people are gathering around her, moved by a lifetime of work in service to #humanity.
#Rwanda : @africaceoforum | 🎙️ Paul Kagame est monté sur la scène de l’Africa CEO Forum 2026 et a parlé avec franchise de ce qu’une grande partie du monde peine encore à nommer.
🗣️ Son message était clair. Les mêmes puissances mondiales qui font la leçon à l’Afrique sur la démocratie et les droits humains sont aussi celles qui, de l’autre main, dépouillent le continent de ce qui lui appartient. Les sanctions, a-t-il rappelé à l’auditoire, ne sont pas toujours les instruments de principe qu’elles prétendent être ; elles récompensent plus souvent le plus offrant, frappant ceux qui offrent moins et épargnant ceux qui exploitent davantage. Ce cynisme, a-t-il souligné, n’a rien de nouveau. Dans les siècles passés, les rois distribuaient des territoires à leurs proches et à leurs enfants pour qu’ils les administrent à leur guise ; aujourd’hui, la même logique perdure sous un vocabulaire différent, lorsqu’une puissance étrangère ordonne simplement à un intermédiaire choisi d’aller prendre tout ce qu’il veut dans une région donnée.
💎 Le message le plus profond a sans doute été le plus marquant. Pendant trop longtemps, l’Afrique a joué le rôle d’un continent attendant d’être pillé par quiconque se montre assez rusé et assez puissant pour frapper à sa porte, et cette posture doit prendre fin. « Nous devons être capables de dire non », a insisté le président rwandais, avant d’appeler les dirigeants africains, publics comme privés, à commencer à attribuer eux-mêmes une valeur à leurs propres ressources au lieu d’accepter celle que d’autres choisissent de leur reconnaître.
🌍 C’est précisément la question que cette édition de l’ACF place au cœur de son programme. La propriété panafricaine, la souveraineté sur les ressources et le refus de confondre ouverture et vulnérabilité ne relèvent plus d’un langage aspirationnel. Ce sont désormais les conditions de fonctionnement de l’avenir économique africain qui émergera au cours de la prochaine décennie. L’intervention de Kagame n’était pas une lamentation sur l’état du monde, mais un appel adressé aux dirigeants du continent afin qu’ils cessent de négocier depuis une position de désavantage permanent.
Kigali, 14–15 mai 2026.
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#ACF2026 #AfricaCEOFor
#Burundi: Il y a 29 ans, les élèves du petit séminaire de Buta ont été froidement assassinés par les rebelles du Cndd-Fdd du fait qu'ils ont refusé de se séparer entre Hutu et Tutsi. Ces martyrs resteront gravés dans nos coeurs et leurs bourreaux seront tôt ou tard matés. @hrw
🔴 🇧🇮 𝗡𝘁𝗲𝗿𝗲 𝗔𝗺𝗮𝗷𝗮𝗻𝗲 : 𝗟'é𝗰𝗵𝗼 é𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲𝗹 𝗱𝗲 𝗙𝗲𝘂 𝗖𝗵𝗮𝗻𝘁𝗮𝗹 𝗡𝗶𝗯𝗶𝘇𝗶
Feu Chantal Nibizi était une femme de cœur. Cette chanteuse à la voix expressive et habitée s’est distinguée par sa capacité à mêler émotion et profondeur, devenant un pilier incontournable de l’orchestre 𝘈𝘮𝘢𝘣𝘢𝘯𝘰. Son parcours illustre la volonté des artistes africains de préserver leurs racines culturelles tout en les adaptant aux sensibilités modernes.
L’orchestre 𝘈𝘮𝘢𝘣𝘢𝘯𝘰, avec lequel elle a collaboré, occupe une place de choix dans l’histoire musicale du Burundi. Formé au sein de la Radio-Télévision Nationale du Burundi (RTNB), ce groupe s’était donné pour mission de valoriser les sonorités traditionnelles en les réinventant dans un style moderne et accessible. Grâce à ses compositions, 𝘈𝘮𝘢𝘣𝘢𝘯𝘰 a fait rayonner la culture burundaise au-delà des frontières, en forgeant une identité sonore unique, entre mélodies ancestrales et arrangements contemporains.
Ntere Amajane compte parmi les fruits les plus marquants de cette collaboration. Véritable pont entre tradition et modernité, ce morceau marie une mélodie aux rythmes ancestraux, la voix habitée de Chantal Nibizi et l'orchestration raffinée d'Amabano. Plus qu’une chanson, c’est un symbole de la vitalité culturelle burundaise, prouvant que l’héritage artistique du pays sait se renouveler sans perdre son âme.
Le massacre à l'Est devrait préoccuper l'opinion tant nationale qu'internationale. Privilégions la vie que les richesses matérielles.
Plénière du 13 avril 2026.
🔴 #Kwibuka32
Le chef d’état-major de Juvénal Habyarimana me demanda de lui fournir des armes létales, affirmant qu’elles étaient nécessaires pour participer à la destruction de tous les Tutsi. Il confia : “On va tous les éliminer. Ce sera vite fait, ils ne sont pas très nombreux.”