FRANÇOIS FILLON — DIX ANS PLUS TARD, IL FALLAIT ENCORE FRAPPER
Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans la décision prise hier par Emmanuel Macron.
François Fillon a été condamné. Sa condamnation est devenue définitive après qu’il s’est désisté de son pourvoi en cassation. Je ne vais donc pas refaire ici son procès, ni prétendre transformer mon appréciation personnelle de cette affaire en vérité judiciaire.
Mais regardons la chronologie.
L’affaire Fillon éclate en 2017. Elle détruit sa campagne présidentielle, probablement sa dernière grande ambition politique, expose sa famille, occupe des années de procédure et laisse derrière elle une réputation durablement ravagée. Puis viennent les procès, les condamnations, le troisième jugement en 2025 et, finalement, son renoncement au pourvoi en 2026.
Et le 19 août 2026, presque dix ans après le commencement de cette histoire, Emmanuel Macron signe encore un décret : dix années de suspension des droits et prérogatives attachés à sa qualité de grand officier de la Légion d’honneur, ainsi que de l’ordre national du Mérite. La mesure est publiée aujourd’hui au Journal officiel. (Le Parisien)
C’est légal. La Grande Chancellerie prévoit explicitement qu’une condamnation pénale ou un comportement contraire à l’honneur peut conduire au blâme, à la suspension ou à l’exclusion ; le conseil de l’ordre instruit et le président de la République décide. (Légion d’Honneur)
Mais légal ne signifie pas que l’on doive renoncer à regarder la portée symbolique d’un acte.
Car que fallait-il encore ajouter à François Fillon ?
Après la défaite, l’humiliation publique, les années judiciaires, la condamnation et l’inéligibilité, fallait-il, en août 2026, apposer encore pendant dix ans ce qui ressemble politiquement au sceau de l’infamie ?
La question devient plus troublante lorsqu’on regarde autour.
Notre vie publique n’est pas exactement un désert peuplé d’hommes irréprochables. Elle compte des responsables condamnés, parfois plusieurs fois, d’autres mis en examen, poursuivis ou durablement entourés d’affaires — situations judiciaires évidemment différentes qu’il serait malhonnête de mettre toutes sur le même plan. Certains continuent pourtant d’occuper les plateaux, de publier des livres, d’annoncer des spectacles, de donner des conférences ou de recevoir les égards de la bonne société.
Et puis il y a les décorations accordées par Emmanuel Macron lui-même. En avril 2025, il remettait ainsi la Légion d’honneur à l’ancien Premier ministre libanais Najib Mikati alors que celui-ci faisait déjà l’objet en France d’accusations publiques et d’une plainte pour des soupçons notamment de blanchiment et de recel. Mikati conteste ces accusations et n’a pas été condamné : cette différence avec Fillon est fondamentale.
C’est précisément pourquoi je ne prétends pas établir une équivalence judiciaire.
Je parle du symbole et de la manière dont le système distribue honneur, indignité, oubli et réhabilitation.
J’ai toujours pensé que François Fillon avait été très mal défendu et qu’en 2017 une formidable machine politique, médiatique et judiciaire s’était abattue sur lui. C’est mon appréciation, pas un fait judiciaire établi. Lui-même a finalement choisi de ne plus poursuivre le combat en cassation.
Et peut-être sait-il aujourd’hui ce qui compte davantage qu’une décoration.
Du 11 au 17 juillet dernier, à peine un mois avant ce décret, Fillon était au Liban. Pas sur un plateau pour refaire l’élection de 2017. Pas pour annoncer ses mémoires.
Il était dans la vallée de la Qadisha, auprès du patriarche maronite Raï ; à Beyrouth, reçu par le président Joseph Aoun ; puis dans les villages meurtris du Sud-Liban, auprès des élus, des prêtres et des habitants. Il préside Agir pour la paix avec les chrétiens d’Orient et ce déplacement était son douzième au Liban. (Agir pour la Paix)
Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme).
Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident.
Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité.
Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison.
Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme.
Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable.
Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion.
C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part.
Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes.
Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre.
Alors pardon. Et au travail.
OU VA NOTRE ARGENT ?
En Suisse🇨🇭, paradis de la précision horlogère et fiscale, on traque le moindre franc d'impôt que TU dois avec une précision laser : amendes, poursuites, saisies pour 500 balles de retard.
Mais quand il s'agit des milliards d'argent public ? Pouf. Disparus dans les limbes administratifs.
Scandales RUAG : dysfonctionnements massifs, acquisitions d'armement foireuses, millions volatilisés sans que personne ne rende vraiment des comptes.
Patrouille des Glaciers / ASPDG : surfacturations à l'armée, conflits d'intérêts, manquements de surveillance par la Confédération et le canton – et hop, on passe à autre chose.
Credit Suisse / UBS : des décennies de scandales, pertes colossales, garanties publiques de 9 milliards (heureusement pas appelées… pour l'instant), et on nous dit que « c'est réglé ».
Budget fédéral 2026 : on serre la vis sur les rues, les écoles, les infrastructures locales parce que « pas d'argent », mais des milliards apparaissent miraculeusement pour des guerres lointaines, des aides Covid sans fin, des fusions bancaires sauvées par le contribuable.
Le refrain classique🎶🎵🪈🥁 :
« Ils peuvent suivre chaque dollar que JE dois, mais ils perdent la trace de milliards lorsqu'il s'agit de dépenses publiques. » « Des milliards surgissent du jour au lendemain pour les pandémies et les guerres, mais il n'y a JAMAIS d'argent pour des demandes d'amélioration de vie quotidienne....
Alors où diable va NOTRE argent ? »
Réveillez-vous, les Suisses. La montre est précise, mais le compteur des impôts est truqué. Qui paie vraiment ? Toujours les mêmes. Qui profite ? Toujours les autres.
PAYE CASH !! Ne les laisse pas te tracer 👀‼️⛔️
#FinancesSuisses #OùEstLArgent #ScandalePublic #StopAuPillageOrganisé
Je lance aujourd’hui une bouteille à la mer sur ce réseau. Cela fait 4 mois que mon documentaire « Au nom de l’Europe » est sorti et bien que son nombre de vues soit assez honorable pour sa durée et la nouveauté de la chaine, je ne peux cacher ma déception. Le film, fruit de trois années d'enquête et de documentation, est disponible gratuitement et a été intégralement financé par mes économies personnelles.
Seuls @montebourg, @SouveraineTech et @RaveaudGilles et quelques autres membres de de réseau ont relayé le film et pour cela je leur suis reconnaissant infiniment.
Pourtant, l’actualité ne cesse de rappeler à quelle point la question européenne écrase nos existences et notre destin : endettement de la France, crise budgétaire, procédure de déficit excessif, affaire du Doliprane vendu aux américains, ratification de l’accord Mercosur, nombre de faillites record, réforme perpétuelle de l’assurance-chômage, hausse des prix de l’électricité. Tout cela quasiment en près d’un mois, ce ne sont pas les exemples qui manquent.
Le film appuyé par un grand nombre d’archives et d’interviews, notamment d’anciens ministres français et allemand, retrace les 40 dernières années de construction européenne et les démantèlements successifs des outils de souveraineté de la France face au marché qui s’en sont suivis.
Le film revient sur la guerre menée par la Commission européenne contre nos services publics, la libéralisation des mouvements de capitaux ayant permis le rachat de nos fleurons nationaux , la généralisation des accords de libre-échange, le rôle de l’euro dans la désindustrialisation…autant d’évènements où la France, ou plutôt ses dirigeants, n’a pas été que victime mais le plus souvent actrice de son propre asservissement.
Je ne suis évidemment pas objectif en disant cela mais je pense pourtant que ce documentaire a le potentiel de vulgariser considérablement le débat sur la question européenne pour nombre de nos concitoyens, et ce, loin des mythes et des slogans. Rien que des faits pour un débat sérieux, pour un consentement libre et éclairé sur ce que nous sommes prêts à accepter au nom de l’Europe.
J’en appelle aux personnes présentes sur ce réseau et attachés à la justice sociale à m’aider à relayer ce travail d’éducation populaire.
@Thinker_View@OsonsCauser@canard_media@Denis_Robert_@LeMediaTV@alancelin@Francois_Ruffin@ManonAubryFr@TrouveAurelie @PaduStream @dav_cayla@EtienneCampion@attac_fr@obs_multinat@ElsaMargueritat@Offinvestigatio@PaulMoreiraPLTV@NPolony@f_dedieu@sterdyniak@PorcherThomas@GaccioB@clemovitch@emmanuelmaurel@Vukuzman@AllanBARTE@MutinsPangee@Poulin2012@FrancoisGeerolf@gabriel_zucman@FrancoisBoulo@Gilles_Perret
Le film se trouve ici sur Youtube : https://t.co/zmHp1399ws
Une version en meilleure qualité audio et video est ici sur Viméo : https://t.co/XtfHyuwCSh
Et pour voir des courts extraits du documentaires, voir mon thread : https://t.co/FkSfTdtlMo
Sur ce excellent week-end à tous et j’espère bon visionnage !
Fabrice Epelboin explique à un plateau de C ce soir éberlué comment la gauche américaine a gravement violé le 1er amendement de la Constitution (sur la liberté d’expression).
Et les conséquences énormes que cela aura, via les révélations publiques dans les prochains mois.
Proud that Telegram is a tool for protests in France against Macron’s failed policies. After 8 years of neglect, people are done with empty PR and posturing - and they’re striking back.
Exactly. Elon Musk’s question cuts directly to the hypocrisy at the core of the European Union. Ursula von der Leyen speaks endlessly about democracy and freedom, yet her own position as EU Commission President is not the result of a democratic vote by European citizens. She was selected behind closed doors by party elites and bureaucrats who operate without accountability. It is the perfect illustration of what Europe has become: a technocracy disguised as a democracy.
The European Union’s power structure is built on bureaucracy, not consent. Those in Brussels are not chosen by the people but by the same political class that shields itself from public scrutiny. They issue endless directives, policies, and restrictions that touch every aspect of life while pretending to protect liberty. In reality, the EU has become a machine for central control and regulation, reducing national sovereignty and silencing dissent in the name of “values.”
Under the pretext of combating misinformation and protecting democracy, the EU now monitors speech online, pressures social media platforms to censor opinions, and punishes those who question official narratives. The Digital Services Act is not about safety but about control. It is the kind of bureaucratic overreach that Trump consistently warned against, the steady erosion of freedom by unelected administrators who think they know better than the citizens they rule.
Europe once led the world in culture, science, and innovation. Now it leads only in regulation. The EU exports rules, not ideas. It punishes risk, stifles creativity, and celebrates conformity. The endless talk about “resilient institutions” and “vibrant civil society” rings hollow when the institutions themselves have replaced representation with supervision.
The truth is that democracy cannot survive in a system where those who govern are immune from democratic accountability. Musk’s question exposes what every honest observer already knows: Europe’s problem is not too little regulation but too little freedom.