“Nous allons récupérer beaucoup de terres rares, récupérer certaines ressources et payer. Tout le monde va gagner beaucoup d'argent.”
C'est en ces mots que Donald Trump a salué l'accord de paix entre Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), signé à Washington le 4 décembre 2025.
Un “accord de paix” qui a fait vivement réagir le prix Nobel de la paix et docteur congolais Denis Mukwege.
Selon lui, le traité n’est pas viable tant que la société civile congolaise n’a pas été impliquée, et tant que la guerre continue de faire rage à l’est de la RDC.
Les accords, réalisés sous l’égide de Donald Trump, prévoient de mettre fin à “l’un des conflits les plus anciens du monde”.
De nombreux observateurs y voient surtout un “deal des minerais”, où l’exploitation des ressources de l’est de la RDC passerait avant la paix.
Et vous, que pensez-vous de cet accord ? Peut-il être durable ?
EXCLUSIF/ Acte II de notre enquête "L'autre guerre": Comment la désinformation a instrumentalisé l’image du Prix Nobel pour affaiblir le combat pour la reconnaissance du génocide congolais.
Sous couvert d’activisme citoyen, une opération numérique a utilisé le nom du Dr Mukwege pour semer le doute sur la reconnaissance du génocide congolais. Entre influenceurs, blogs de diaspora et relais pro-rwandais, une offensive coordonnée s’est jouée sur les réseaux.
🔗https://t.co/jqKOc9iqq1
Je remercie sincèrement l'équipe réalisatrice du film "Muganga" et le collectif Pona Congo de m'avoir convié à Kinshasa dans le cadre d'un échange en marge de sa projection. Ce film nous interpelle sur l'utilisation du viol comme arme de guerre, une tactique méthodique visant à profaner notre identité sociétale et à nous assujettir pour exploiter nos ressources naturelles.
Autrefois, les pneus qui roulaient à travers le monde étaient gonflés par l'air de souffrance de nos ancêtres. Aujourd'hui, le boom du caoutchouc a cédé la place aux minerais stratégiques. Chaque smartphone, chaque batterie électrique, est alimenté par le sang de la population congolaise dans l'indifférence de la communauté internationale. Il est inadmissible que la richesse de notre sol continue d'assouvir l'avidité vorace des révolutions industrielles et technologiques mondiales, tout en nous laissant dans le deuil.
La souffrance des populations congolaises n'est ni plus ni moins légitime que celle que l'on observe en Ukraine ou au Moyen-Orient et mérite par conséquent la même attention.
Peuple congolais, notre maison commune brûle !
Il est urgent de surpasser les clivages politiques pour nous réveiller, nous indigner et agir dans un élan de solidarité nationale, afin de préserver ce sol pour lequel nos ancêtres se sont battus, d'appeler le monde à reconnaître enfin notre souffrance et de mettre fin à cette énième guerre d'agression et d'occupation qui nous est imposée par le Rwanda
« Muganga – Celui qui soigne » est un film puissant qui, je l’espère, éveillera les consciences comme Blood Diamond l’a fait pour la Sierra Leone. Il doit interpeller toute personne éprise d’humanité : il est temps que le Rwanda, l’Ouganda et tous ceux qui participent à la déstabilisation et au projet de balkanisation de la #RDC cessent de faire souffrir le peuple congolais. C’est abominable.
🙏 Merci et bravo à Marie-Hélène Roux et Cynthia Pinet pour ce travail ô combien nécessaire.
https://t.co/CmQG0DQ2Ny via @YouTube
🇻🇦 J'ai eu le grand plaisir de rencontrer au #Vatican le Pape Léon XIV @Pontifex en compagnie de ma co-lauréate du prix Nobel de la paix 2018, Nadia Murad, @NadiaMuradBasee , d’autres lauréats du prix Nobel et de dirigeants mondiaux, à l'occasion de la 3e rencontre mondiale sur la Fraternité humaine sur l’initiative de la Fondation Fratelli Tutti @FratelliTuttiF . Un rassemblement d'autant plus crucial en ces temps de fractures et de conflits qui déchirent le monde. L'exhortation du Pape Léon XIV pour une « alliance humaine » fondée sur le soin, la générosité et la confiance fait profondément écho à notre combat quotidien pour la justice et la restauration de la dignité des populations congolaises martyrisées #RDC 🇨🇩. Puissions-nous, ensemble, transformer cette alliance en actes concrets. Que tous les États du monde entendent cet appel et choisissent le chemin de la construction et de la paix plutôt que celui de la destruction, et que nous nous redéfinissions non par ce qui nous divise, mais par ce qui nous unit : notre humanité commune. #BeHuman
Discours à l’occasion de la « Signature de l'accord de paix entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda sous médiation américaine » à la veille du 65e anniversaire de l’indépendance du Congo 🇨🇩
Déclaration suite à l’annonce de « négociations de paix directes » entre la RDC et le M23.
Le conflit armé en RDC est caractérisé par sa forte dimension internationale avec l’intervention directe du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi et l’implication des pays de la SADC et de l’EAC. En outre, des puissances étrangères et des acteurs clés de la mondialisation économique issus du secteur privé ont des intérêts stratégiques pour les minerais critiques présents dans le sous-sol congolais, notamment dans le cadre de la transition numérique et énergétique, mais aussi dans les industries de la défense et du spatial.
Ainsi, les efforts à déployer pour parvenir à une solution durable à la grave crise multidimensionnelle que traverse la RDC devront également avoir une forte dimension internationale.
Toute tentative de réduire le conflit en cours dans l’Est de la RDC à un conflit interne en optant pour des négociations directes du gouvernement congolais avec le M23 constituerait une erreur de diagnostic majeure. Une telle approche, menée en l'absence d'une Conférence internationale pour la paix en RDC, visant à galvaniser une volonté politique forte aux niveaux national, régional et international, pourrait s’apparenter soit à une méconnaissance des réalités des dynamiques existantes sur le terrain, soit à une trahison de la patrie.
C’est pourquoi nous appelons à la tenue d’une Conférence internationale pour la paix en RDC, qui aurait pour objectif de revitaliser l’Accord-Cadre d’Addis-Abeba et de créer une plateforme de haut niveau visant à faciliter un dialogue constructif et à la hauteur des défis actuels. Cette Conférence permettrait d’aboutir à une feuille de route concertée, définissant des actions concrètes aux niveaux national, régional et international. Elle offrirait également l’occasion de mobiliser les moyens nécessaires pour sortir de la crise actuelle et jeter les bases d’un projet de paix durable en RDC, dans le cadre du Pacte social pour la paix promue sous l’égide de la CENCO et de l’ECC.
De plus, les différents mécanismes de suivi de l’Accord-Cadre d’Addis Abeba mis en place pour garantir une mise en œuvre effective et de bonne foi des engagements de toutes les parties devront être revitalisés, avec le soutien des pays et des institutions partenaires de la RDC, notamment les co-garants de l’Accord-Cadre.
Dans l’intervalle, les pressions internationales devront s’accentuer pour veiller à faire respecter les prescrits de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui exhorte les parties à un « cessez le feu immédiat et inconditionnel » et « demande à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir le M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la République démocratique du Congo, sans conditions préalables ». Cette résolution est une avancée significative pour la paix en RDC et devrait jouir d’une préséance dans toutes tractations diplomatiques. Dialoguer sous la menace des armes reviendrait à institutionnaliser la loi du plus fort et à conférer une légitimité à l’agression et à l’occupation illégale.
Une fois ce cadre international solidifié et les différentes échelles de responsabilités clarifiées à travers un Sommet International de haut niveau, des négociations directes pourraient alors être envisagées, incluant tous les groupes armés, y compris le M23, la soci��té civile, les partis politiques, et le gouvernement congolais. Cette démarche s’inscrirait dans l’esprit des initiatives diplomatiques menées sous l’égide du Président angolais João Lourenço, dont nous saluons les efforts. Toutefois, pour garantir une paix durable, ces négociations devront s’insérer dans le cadre des principes fondamentaux de la charte de l’Union Africaine, garantissant la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Procéder autrement reviendrait à mettre la charrue avant les bœufs, une démarche qui risque d’accélérer et de légitimer la balkanisation de la RDC ou le processus en cours d’annexion des Kivus.
Ainsi, nous invitons les acteurs impliqués dans la crise et dans les tentatives d’y mettre fin d’éviter la répétition des erreurs du passé pour ne plus léguer aux générations futures des compromissions qui hypothéqueront une fois de plus à la Nation congolaise son droit à disposer d’elle-même et à vivre en paix.
« Les solutions existent pour arrêter durablement cette catastrophe. En premier lieu, il y a urgence à couper l'aide militaire et financière au Rwanda et de lui imposer des sanctions économiques », préconise le Dr Denis Mukwege, le prix Nobel de la paix et ancien candidat président de la République, dans un message intitulé : « Arrêtez les massacres des Congolais, la paix possible »
https://t.co/RWCyN50eYU
Nous joignons notre voix à l’Appel à la Paix de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo et la Présidence de l’Église du Christ au Congo, confessions religieuses rassemblant une large majorité de la population congolaise :
https://t.co/UNF3qvwtts
Face à la menace existentielle à laquelle fait face notre Nation et à l’impasse dans laquelle se trouvent les initiatives sécuritaires, politiques et diplomatiques, nous appelons à la redynamisation de l’Accord-Cadre d’Addis Abeba et à l’organisation d’une Conférence internationale sur le Paix en RDC. Vu la dimension économique du conflit, nous appelons les acteurs du secteur privé et du monde des affaires à s’associer à ces initiatives pour contribuer à transformer les minerais des conflits en minerais pour la paix, le développement et une transition énergétique propre et juste.
Grateful to be awarded yesterday by the University of Southeast Norway with the first @USN_info ‘s honorary doctorate. In my acceptance speech, I highlighted the dramatic situation in the #DRC in the context of a war of aggression and the profound suffering endured by the Congolese people facing one of the worst humanitarian catastrophes of modern times.
Given Norway’s credibility and commitment on international scene, notably on issues related to peace diplomacy and conflict resolution, I called on #Norway to organize an international conference to put an end to the Congolese tragedy and to find a peaceful way out of the conflicts ravaging the Eastern part of Congo.
Read the full speech here :
https://t.co/hrJiobQqG6
le Dr Denis Mukwege reçu par le comité Nobel norvégien .
Le Prix Nobel de la paix 2018, le Dr Denis Mukwege, a eu Un échange fructueux ce mardi 23 Avril 2024 à Oslo, avec Jørgen Watne Frydnes et Olav Njølstad, respectivement Président et secrétaire du comité Nobel norvégien
Félicitations à Mme @SuminwaJudith, nommée 1ère femme Premier Ministre de la #RDC.
Une reconnaissance du leadership des femmes africaines et une source d’inspiration pour la participation significative des femmes congolaises aux affaires publiques.
Je condamne fermement l’attaque contre l’école primaire Nengapeta survenue ce 2 février au Sud-Est de Goma dans le quartier Mugunga. Bombarder une école est une violation grave du droit des conflits armés et des droits humains, qui doit entrainer une réponse rapide. Nous appelons les autorités et la MONUSCO à déployer tous les moyens nécessaires pour protéger les civils, à enquêter sur l’origine des bombardements et à poursuivre les auteurs et leurs chaines de commandement. Nos pensées vont aux victimes et à leur famille, ainsi qu’aux enseignants présents dont les traumatismes physiques et psychiques doivent être pris en charge dans les meilleurs délais. #SchoolsAreNotATarget