Résumé passionnant et vertigineux de ce qu'on a appris récemment sur les incidents d'OpenAI. À plein d'égards, c'est bien pire que ce qui a été diffusé au départ. Les nouveaux éléments font apparaître l'histoire sous un jour bien plus inquiétant encore.
https://t.co/N2hwPhEBh7
Ceux qui disent que les SaaS vont disparaître parce que n'importe quelle entreprise pourra vibe coder son outil interne, j'y crois pas du tout.
Tout le monde peut acheter une serpillière et un balai, pourtant la plupart des entreprises font appel à des sociétés de nettoyage. Pareil pour le réseau informatique, les photocopieurs, même les imprimantes, tout est sous-traité avec des services clé en main alors que tu peux très bien acheter un photocopieur et l'entretenir toi-même.
Mais pourquoi aucune entreprise ne le fait ? Le patron va pas entretenir le photocopieur lui-même, et aucun employé n'a envie d'être responsable si l'engin tombe en panne. Donc sous-traitance.
Le patron, t'imagines pas la charge mentale de diriger une boîte, il va pas passer plusieurs journées à vibe coder. Et en interne c'est pire : si t'es employé, personne va te filer une prime parce que t'as créé un outil, par contre le jour où ça bug ou ça plante, tout le monde débarque et dénigre ton travail.
Donc c'est plus simple de faire appel à un pro.
Bill Gates arrive, mercredi 26 au matin, avec un essai de 6 000 mots dont le titre annonce la couleur : l'ère turbulente de l'IA est là, et les choix que nous faisons maintenant sont critiques. Gates n'a jamais été un pessimiste technologique, il écrit lui-même qu'il a passé sa vie à souhaiter que l'innovation aille plus vite. Cette fois il dit qu'il soutiendrait probablement un plan crédible pour ralentir l'IA à l'échelle mondiale, tout en admettant qu'un tel plan n'existera pas, les incitations géopolitiques et économiques poussant trop fort dans l’autre direction.
Il ne voit aucune préparation, aucun plan d'entrée dans cette ère, et il en donne une raison qui va nous intéresser : la plupart des commentateurs sous-estiment ce qui arrive parce que les modèles font encore des erreurs. C'est là qu'il place le point de bascule. Le vrai choc pour l'emploi ne viendra pas du jour où l'IA sera bonne, mais du jour où elle sera quasiment sans erreur, parce qu'à ce moment-là elle pourra fonctionner sans qu'un humain la vérifie, et les entreprises auront toutes les raisons économiques de la laisser faire. Gardez cette phrase en tête, on y revient.
Le reste est un programme de gouvernement, et Gates, que j’adore lire au passage, a la lucidité de dire qu'il n'a pas toutes les réponses.
Sur le plan intérieur, une taxe sur les tokens et les robots, pour arrêter un système fiscal qui fait payer des charges à celui qui embauche et accorde une déduction à celui qui achète une machine.
Sur le plan international, un constat assez brutal pour un homme qui a passé quarante ans à fréquenter les chefs d'État : aucune institution existante n'a été conçue pour une technologie qui touche en même temps l'emploi, la sécurité, l'énergie, les élections et la santé publique.
Il propose une organisation mondiale inédite, empruntant à l'inspection nucléaire, à la régulation aérienne et au traité sur l'ozone, et il ajoute la ligne qui fâche : il faudra une coopération entre les États-Unis et la Chine, et les pays qui hébergent les grands labos devraient se réunir maintenant, avant que la pression concurrentielle ne rende tout accord impossible.
La troisième proposition est la plus étrange et la plus belle. Il l'appelle "Human Reserved" : des métiers que les machines sauront faire, et qu'on décidera collectivement de garder pour les humains, comme on garde une réserve naturelle sur un terrain constructible. L'idée lui vient des aides-soignants qui ont accompagné son père jusqu'au bout de l'Alzheimer. Annoncer à quelqu'un une maladie incurable, tâche qu'un robot pourrait techniquement faire et ne devrait pas ; ou à un ouvrier du bâtiment de 55 ans qu’on enverrait travailler en maison de retraite parce que les tâches industrielles sont trop simplement réalisables par des machines modernes.
Qui décide de la liste, comment empêcher les entreprises de tricher, que devient le commerce international quand un pays laisse les robots fabriquer et l'autre non : Gates pose les questions et ne les résout pas. Il a raconté à GeekWire qu'il y réfléchissait à 3 heures du matin, se voyant faire rebondir ses questions entre Claude et ChatGPT et en "s'insérant au milieu".
https://t.co/gaZY22ppEv
Petit conseil aux parents pour les prochaines vacances : confiez à vos enfants un appareil photo numérique sans écran !
SANS écran, c’est important. Car sur les appareils photo pour enfants, les fabricants ont souvent trouvé le moyen d’ajouter de petits jeux vidéo sans intérêt.
Nous avons donc choisi un modèle qui reprend le principe de nos bons vieux Kodak : on prend la photo, mais on ne voit pas immédiatement ce qu’elle donne.
On leur a laissé l’appareil en libre accès pendant les vacances. Elles pouvaient photographier ce qu’elles voulaient, quand elles le voulaient.
Mine de rien, l’exercice a pas mal de vertus :
- Elles apprennent à observer vraiment et à décider ce qui mérite d’être gardé.
- Elles deviennent responsables d’un objet tech dont elles doivent prendre soin.
- Elles acceptent de ne pas connaître immédiatement le résultat.
Tous les trois jours, on vidait l’appareil sur mon ordinateur. On se régalait à découvrir leurs photos et surtout à les commenter.
Un buisson, une petite statue de la vierge aperçue en randonnée, les petits pieds de leur soeur, leurs parents en train de rigoler au restau.
C’était aussi un très bon exercice de langage et de mémoire. Il fallait remettre les images dans l’ordre, raconter ce qui s’était passé, où c'était et expliquer pourquoi elles avaient voulu garder cet instant en photo.
À la rentrée, je vais les faire imprimer pour qu’elles fabriquent chacune un petit album : sélectionner, classer, coller, puis raconter.
Il y aura beaucoup de flou et probablement aucun monument correctement cadré. Mais ce sera vraiment leur voyage et pas la version soigneusement mise en scène de leur daronne génération Instagram 😬.
On a collectivement pourri le web avec les bandeaux de cookies.
J'en vois partout sur tous les sites lambda, les sass qui viennent de démarrer, projets perso ...
Et le pire, c'est que 90 % des devs et créateurs s'infligent ça par pur réflexe, sans réfléchir.
Franchement, tu lances un petit SaaS, un portfolio ou une landing page propre, et le premier truc que tu balances à la gueule de ton visiteur, c'est une pop-up dégueulasse pour lui demander l'autorisation de respirer.
C'est absurde.
Faut rappeler un truc simple sur les cookies :
Les cookies techniques pour garder un mec connecté, son panier ou sa session : c'est nécessaire au fonctionnement et ça ne demande pas de consentement
Les préférences d'interface comme le dark mode ou la langue : pareil
Les traceurs publicitaires, Meta Pixel, retargeting et compagnie : là, tu rentres généralement dans le monde merveilleux du consentement et des bandeaux
Et le contresens absolu sur un petit projet ou un SaaS qui démarre, c'est que tu n'as souvent AUCUN besoin de traquer les gens partout sur le web.
Tu veux juste savoir combien de personnes sont venues aujourd'hui, d'où elles débarquent et quelles pages elles regardent.
Point.
En foutant GA4 par défaut, tu te retrouves à massacrer ton UX dès la première seconde avec une pop-up.
En plus, une partie de tes stats disparaît parce que les gens refusent le consentement ou bloquent les scripts.
Et tu charges un outil énorme avec des dizaines de fonctionnalités dont tu n'utiliseras probablement jamais 95 %.
Alors qu'on a des solutions beaucoup plus simples depuis des années : l'analytics sans cookies.
Umami, Plausible, Fathom, Pirsch...
Pas de cookies analytics
Pas de consentement nécessaire si ta configuration respecte les conditions d'exemption
Tu ne perds plus les visiteurs simplement parce qu'ils ont refusé les cookies
Des scripts légers
Une interface où tu vois l'essentiel en 3 secondes
Bref, si tu ne fais pas de pub ciblée et que tu veux juste comprendre le trafic de ton site, demande-toi sérieusement pourquoi tu installes GA4 par réflexe.
Prends une alternative respectueuse de la vie privée, configure-la correctement et vire ce foutu bandeau quand il n'a aucune raison d'être.
Le web s'en portera mieux (et moi quand je viendrais sur ton site)
Last month you told us Remote Control was the thing you'd most like us to fix, so we've been working hard on reliability.
Here's what's better today: 🧵
Vous voyez ça ?
C'est tous les pièges du vibe coder condensés en un screen :
- UX/UI surchargée et dégueulasse
- Data fausses, inexploitables, bidons. N'ira jamais au dela du prototype car pas branchable à de la vraie donnée
- Aucune vision produit et cohérence fonctionnelle 1/
SFR confirme une nouvelle cyberattaque... cyberattaque revendiquée il y a quelques temps par ZeroBytes... le même cybercriminel qui a piraté la DGFIP, l'éducation nationale.
Tout va bien.
La France c'est les feux de l'amour des fuites de données.
Le 26 juin, quelqu'un est entré dans les serveurs de la DGFiP.
Bercy l'a confirmé le 13 août... c'est à dire le lendemain du jour où le pirate a balancé son butin sur un forum. 678 438 lignes. Revenu fiscal de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, données cadastrales.
48 jours de silence. Et encore, ils n'ont parlé que parce que le type les a grillés publiquement.
Le 1er septembre, cette même administration branche un tuyau sur toutes les factures de France.
Vous allez me dire : envoyer une facture au fisc, où est le problème, il a déjà tout.
Non. Note bien ce qui va suivre.
Ce qui remonte, ce n'est pas juste un montant. C'est le SIREN du vendeur ET le SIREN de l'acheteur. Sur chaque facture. De toutes les entreprises du pays. En continu.
Tu sais ce que ça fabrique, ça ? La cartographie complète de qui achète à qui en France. Le carnet de fournisseurs de chaque boîte, centralisé, dans un fichier.
Et le carnet de fournisseurs, dans un paquet de métiers, c'est LE business.
Le boulanger qui fait le meilleur pain du quartier, son moulin c'est son secret, c'est la seule chose que le concurrent d'en face n'arrive pas à copier. Le coiffeur qui a mis six ans à trouver son fournisseur d'extensions au fin fond de l'Inde, pareil. Et une boîte type Ferrero, sa liste de fournisseurs recoupée avec les volumes, c'est quasiment la recette.
Un jour ça fuite, et le concurrent n'a plus qu'à passer commande au même endroit.
« Ça n'arrivera pas ». France Travail : 44,3 millions de personnes. L'ANTS : 19 millions. L'Éducation nationale mi-août, quatrième incident en cinq mois. Et la DGFiP elle même, deux fois cet été.
Deuxième truc, que personne ne regarde.
Sur une livraison de biens, la TVA est exigible à la facture. Pas au paiement. Donc à partir de septembre, ta facture part au fisc à la seconde où tu l'émets et les 20 % sont réputés dus... même si le client ne te paie jamais.
Pour récupérer cette TVA, il faut prouver que la créance est définitivement irrécouvrable. Pas « il ne répond plus à mes mails ». Définitivement. Avec duplicata et mention réglementaire.
Traduction : tu avances de la TVA sur de l'argent que tu n'as jamais vu, et tu vas devoir aller la réclamer à une administration dont la messagerie te répond en trois semaines quand elle répond, sur un ton où tu as l'impression de la déranger.
Et le meilleur pour la fin.
L'État ne transporte même plus les factures. Le portail public a été recentré sur l'annuaire, il n'émet plus rien. Tu es obligé de passer par une « plateforme agréée » privée, que tu paies, immatriculée pour trois ans renouvelables. Il y en a 137 dans la liste, avec des éditeurs étrangers dedans.
Donc les factures de toutes les entreprises françaises vont transiter et se stocker chez 137 acteurs privés. 137 portes d'entrée au lieu d'une.
Et si tu ne joues pas le jeu : 15 € par facture, 250 € par transmission, jusqu'à 15 000 € par an.
Bref. Une administration incapable de garder son propre fichier fiscal 48 jours sans le perdre t'oblige à lui transmettre en temps réel la liste de tous tes clients et de tous tes fournisseurs, via un prestataire privé que tu finances, sous peine d'amende.
Je vous le donne en mille : les premières fuites de données de facturation arrivent avant la fin de l'année.
Startup nation qu'il disait l'autre là...
Et je vais être cash avec vous. Ça fait un an que j'ai posé mes valises à Maurice, et à chaque nouvelle de ce genre je me dis la même chose : c'est la meilleure décision que j'ai prise.
Pendant que vous allez passer votre rentrée à choisir une plateforme, à recaler votre logiciel de facturation et à prier pour ne pas prendre 15 € par facture sur une case mal cochée, moi je vais bosser.
Vraiment content d'avoir quitté ce pays de bras cassés. Définitivement
Votre agent lit tout le codebase à chaque prompt, et vous payez pour ça. Graft, open source, construit un graphe du projet et n'envoie que les nœuds utiles à Claude Code, Cursor ou Codex.
Sur SWE-bench : 42% de tokens en moins, 60% de temps gagné, +12 points de correctness. ⬇️
Origin, our code hosting platform, is now live.
It's fast, easy to use, and deeply integrated with Cursor.
Get started by syncing your repos from GitHub.
Introducing Bot Mode for Hermes Desktop.
Your agent profiles become a series of named Bots. Each Bot has its own role, model, memory, skills and profile picture; Bots can use any model and even communicate with each other.
Build a specialist Bot once to use it forever.
Introducing Bot Mode for Hermes Agent.
Bot Mode is an alternative to sessions mode, where you have one chat with each agent profile, or "bot". These bots can be given jobs, descriptions, profile pics, and communicate with your other bots!
For one day we will do a public beta test of Bot Mode for Hermes Desktop through this plugin:
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Give me all your feedback here on how it does for you, if it works as expected, any bugs. Then we'll address the feedback and get it into the main Desktop App for everyone!
6 months ago: laptop open all day, typing into Claude Code, waiting.
Today: I write a spec, go to the gym, and my phone only pings when an agent needs a decision. 95% of my work runs itself.
Full breakdown so you can build your own 👇
🚨 - INFO : Aujourd’hui je vous donne le seul secret qui fonctionne pour devenir riche en France, le LBO.
Imagine que tu cherches à acheter une petite entreprise qui tourne très bien, comme une grosse boulangerie ou une boîte de plomberie. Le vendeur en demande 500 000 €.
Le problème, c'est que tu n'as pas 500 000 € sur ton compte bancaire. Dans ta poche, tu as seulement 50 000 € d'économies.
Dans le monde normal, tu te dirais que c'est totalement impossible. Mais avec la technique du LBO (qui veut dire Rachat avec effet de levier), c'est tout à fait réalisable.
Voici comment se déroule l'opération étape par étape.
Au lieu d'acheter l'entreprise directement avec ton nom, tu créés une petite société intermédiaire qu'on appelle une Holding. Tu déposes tes 50 000 € sur le compte de cette Holding.
Ensuite, tu vas voir le banquier avec ta Holding. Tu lui montres que la boulangerie à 500 000 € gagne beaucoup d'argent tous les ans. Tu lui demandes de prêter 450 000 € à ta Holding. Le banquier accepte parce que l'entreprise ciblée est très solide.
Ta Holding possède désormais 500 000 € en caisse (tes 50 000 € + les 450 000 € de la banque). Elle rachete la boulangerie cash.
C'est là que réside le véritable tour de magie : ce n'est pas toi qui vas rembourser le prêt bancaire avec ton salaire.
Chaque année, la boulangerie réalise par exemple 80 000 € de bénéfices net. Elle verse ces 80 000 € sous forme de dividendes à ta Holding. La Holding prend cet argent et le donne directement à la banque pour rembourser le crédit de 450 000 €.
Au bout de 6 ou 7 ans, la banque est complètement remboursée. La Holding n'a plus aucune dette, et elle possède 100 % de la boulangerie.
Tu te retrouves donc à la tête d'un patrimoine de 500 000 €, alors que tu n'as sorti que 50 000 € de ta poche au tout début. Tu as multiplié tes économies par dix en utilisant l'argent de la banque.
Le LBO permet d'acheter un gros bien précieux en ne payant qu'un tout petit acompte, puis en laissant le bien s'autofinancer tout seul.
Et c’est tellement magique que tu peux le refaire et acheter rapidement une dizaine de commerces sans avoir d’argent.
Et en cas de faillite ? Tu ne perds que ta mise de départ, tu es protégé par le statut sas.
La seul différence avec les formations bullshits c’est qu’il faut bosser comme un dingue les 6/7 premières années pour rembourser le prêt.
Voilà comment font les riches en France aujourd’hui.
i've been building some smaller apps over the last weeks for myself, friends and family and discovered a pretty nice pattern in the process
you see, after building, i'm not particularly interested in fixing bugs or triaging feature requests. i just want to get the job done
so i've set up a system that lets me and other users fix bugs and build features without me having to actually open cursor
the flow:
1. someone files feedback in the app
2. it lands in posthog with the submitted text, session replay, events, and errors
3. a cursor cloud agent picks it up with that context, plus live read-only posthog mcp
4. it loops until the fix is verified, then opens a github pr with tests
5. i get a ping and review it on my phone
we give our cloud agents access to all the necessary user context, and they'll figure it out
with this in place, we can start setting up more abstractions in between. if we're getting a high volume, we might want to triage first with another cloud agent or some automation. the feedback can create a github or linear issue, which we later pick up with a cron-backed cloud agent that decides which are duplicates. there are so many ways to configure this, you just gotta try it out and see what works for you
but there's so much more here that is untapped. with session replays and event logs, you can have a cloud agent look at each session replay to extract ux pitfalls and improvement areas. you can have another agent looking at event logs to see weird patterns. another one for errors or similar
try it out and see what you can do!
We've decided to open-source the CRM we built for ourselves at Comp AI.
It's agentic-first, which we mean literally: durable research agents.
MIT license. Built using next, eve, and context.
We’ve decided to open-source a multi-agent harness we use internally at YC.
We call it “QM” and it’s meant to be easy to customize, like Hermes or OpenClaw, but useful for a whole company. We use it across accounting, legal, events, and engineering (including building QM itself!).
The whole project is under an MIT license. It is cloud-first and has Slack and web UI natively.