Anonyme : Je suis pompier et ce que j’ai vu hier dans les rues de Paris m’a brisé le cœur.
On est intervenus vers 22h, après l’appel pour un feu de poubelles qui dégénérait. On pensait à un simple incident de soirée. On est arrivés sur place et c’était l’enfer. Paris, ma ville, celle où j’ai grandi, où j’ai fait mes premières gardes, était devenue une zone de guerre. Des fumées noires partout, des cris, des explosions de mortiers. Des groupes de jeunes, souvent issus de l’immigration, cagoulés, organisés, qui chargeaient les forces de l’ordre comme sur un champ de bataille.
J’ai vu des collègues policiers se faire lyncher à coups de barre de fer. J’ai vu une voiture de police caillassée alors qu’on sortait juste pour éteindre un feu qui menaçait des familles. On a été pris à partie par des émeutiers qui nous hurlaient dessus, nous traitant de “chiens”. On essayait juste de sauver des vies, et on devenait des cibles.
J’ai ramassé un gamin de 14 ans, le visage en sang, qui pleurait en disant qu’il avait suivi “les grands” pour “s’amuser”. J’ai vu une mère de famille, volets fermés, qui nous suppliait de protéger ses enfants pendant que ça cassait tout en bas. Les vitrines défoncées, les commerces pillés, les voitures brûlées… tout ça sous prétexte de “fêter” quelque chose.
Fêter, ce n’est pas casser.
C’est ça, la France en 2026 ? Un pays où on ne peut plus sortir le soir sans risquer sa vie ? Un pays où des quartiers entiers sont livrés à des clans qui ne respectent ni nos lois, ni notre histoire, ni nos pompiers, ni nos policiers ? Où on regarde impuissant notre capitale, symbole de lumière et de culture, transformée en terrain de jeu pour des barbares qui crachent sur la main qui les nourrit ?
Cette nuit, en rentrant chez moi à 6h du matin, encore couvert de suie et de sueur, j’ai pleuré comme un gosse. Pas de fatigue. De rage et de tristesse. Pour mes enfants. Pour mes collègues blessés. Pour ce pays que j’aime et qui se laisse mourir.
Réveillez-vous. S’il vous plaît. Avant qu’il ne reste plus rien à sauver.
Les professeurs du Lycée Camille Claudel de Palaiseau m’ont transmis cette lettre en me demandant de la partager.
Si elle vous parle, soyez leurs voix.
#samuelpaty
Nous avons baissé :
- la dépense par étudiant
- la paie réelle des fonctionnaires
- l'indemnisation des chômeurs
- la dépense dans les infrastructures pérennes
Nous avons augmenté :
- les retraites
- le nombre de bénéficiaires des retraites
- le nombre d'années passées à la retraite avec la longévité
Il fallait choisir entre le confort d'aujourd'hui et l'investissement pour demain. On a tranché. Aujourd'hui mange demain.
Non, M. Léaument, votre phrase est un sophisme éculé qui repose sur une erreur de causalité.
Votre idéologie hérite du matérialisme marxiste du XIXᵉ siècle, quand on raisonnait dans une économie industrielle fermée, où le capital était vu comme une rente parasitaire.
Il serait peut être temps de faire évoluer votre logiciel de pensée.
Alors oui, bien entendu que les salariés participent à la création de richesse, mais ils ne la créent pas seuls.
La richesse, c’est le résultat d’un écosystème complet :
✅ quelqu’un prend un risque,
✅ avance le capital,
✅ organise le travail,
✅ et trouve des clients qui acceptent de payer
Sans investissement, initiative et prise de risque, il n’y a pas d’entreprise, donc pas d’emploi, donc pas de salaires.
Mais sans compétence, engagement et production des salariés, il n’y a pas de valeur livrée, donc pas de revenu non plus.
La richesse naît de la rencontre entre le risque de l’entrepreneur et le travail du salarié.
L’un sans l’autre, ça ne fonctionne pas.
Le vrai problème, ce n’est pas qui crée la richesse, mais comment on la rend possible : en libérant l’initiative, en valorisant le travail, et en arrêtant d’opposer ceux qui produisent et ceux qui entreprennent.
Every one should listen and share:-
The Taliban's Minister of Education says that girls' schools are likely to remain closed permanently. After the initial ban, there was hope they might reopen, but that hope is now gone. They lied. The Taliban haven’t changed and remain the same fanatics they were.
Je vais me faire assassiner ! mais...
Je suis absolument pas de droite (voir 15K+ tweets⬆️😀) et je critique rarement mon pays adoptif, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi les Français doivent prendre leur retraite tellement plus tôt que tous les autres Européens ?👇
Le 7 octobre, Libby Cohen-Meguri est sortie s’amuser au festival
Nova. En tentant d’échapper à l’enfer, elle a été assassinée sur la
route de Reïm. Elle n’avait que 22 ans.
Sa mère, Sheli, se souvient de la dernière fois où elle et son compagnon Yariv Yogev ont parlé avec Libby :
« Libby nous a appelés à 8h11 depuis la voiture et a dit :
“Ils ont tiré une balle dans la tête d’Adi (son amie). Elle est étendue,
morte, sur moi. Ils m’ont tirée dans le ventre et dans le bras et je perds du
sang. Yariv, je vais mourir, mon bras se détache de l’articulation.”
J’ai commencé à hurler comme une folle : “Qui tire ? Qui tire ?”
Libby a dit doucement : “Maman, je ne sais pas qui tire, mais il n’y a plus
personne de vivant autour de moi.”
Nous n’avions pas compris l’ampleur de l’événement. Nous n’avions
pas compris que c’était fini. Elle a dit qu’elle ne pouvait plus bouger son
corps. Yariv, qui est médecin de profession, criait qu’il allait lui montrer
sur FaceTime comment faire un garrot. C’est un homme très calme, je
ne l’ai jamais entendu crier.
Libby lui a dit : “Je veux juste que vous m’écoutiez. Je t’aime, Yariv, j’ai
eu la chance de t’avoir. Maman, je t’en prie, arrête de crier. Je veux que
tu saches que je t’aime et que je n’aurais pas pu avoir une meilleure
mère que toi.” Elle a aussi fait ses adieux à Tomer et Maya, son frère et sa sœur.
Yariv lui a demandé de sortir de la voiture et de faire semblant d’être morte.
Libby a réussi à sortir, s’est allongée sur la bande jaune de séparation de la
route et a mis le téléphone sous son oreille. Elle a continué à nous dire
adieu, puis elle s’est tue et a dit : “Maman, ils viennent me tirer dessus à
nouveau.” Le téléphone était sur haut-parleur. Nous avons entendu des cris en
arabe et une rafale interminable de tirs.
Et à partir de ce moment-là, le silence. »
Que la mémoire de Libby soit une bénédiction. 🕯️💔
Conversation téléphonique déchirante, datant du 7 octobre 2023, entre la police et Michaël, 9 ans, caché dans un placard, alors qu'il venait d’assister à l’assassinat de ses parents par des terroristes du Hamas...
L’horreur du 7 octobre, c’était aussi ça.
Ne jamais oublier.
J'ai de nombreuses interpellations sur le sujet du succès ou de l'insuccès du #SommetActionIA. Il est probablement un peu tôt pour se prononcer mais pour ma part je pense que la mesure est historique. Pour mettre en perspective tout cela : un bon "Choose France" (ces grands messes qui se passent à Versailles avec une galaxies de grands patrons de multinationales), c'est de l'ordre de 10 à 15mds€ d'engagements d'investissements. En 2024, c'était 15mds€ (et 10,000 emplois créés) et en 2023, c'était 13mds€ (pour 28 projets d'investissements). Ici on est dans une jauge de l'ordre de 150 mds€... Sans parler des 50Mds annoncés par la présidente de la Commission ce matin, dont la France va mécaniquement bénéficier d'une quote-part. Donc, même si une partie de ces investissements ne se réalise pas, c'est d'une mesure que ce pays n'a jamais connue. Aucun pays, USA compris, ne peut exprimer une dynamique aussi conséquente ramenée par habitant et même en décomptant le montant de l'achat des GPU qui repart aux USA, ça fait beaucoup.
J'ai passé une douzaine d'années à appeler à des investissements à la hauteur de la révolution technologique qu'on rencontre, j'ai très très souvent été désespéré par l'incapacité des acteurs politiques à être à la hauteur de l'enjeu : je ne vais pas bouder mon plaisir à présent que cela arrive. Bien entendu, j'aurais souhaité dans les détails que des volets soient différents, que l'axe soit plus mis sur les codeurs, sur la création d'une vraie architecture technologique nationale et européenne basée sur l'expression d'une société civile de codeurs, un peu comme cela existe à Taiwan (qui ne cesse de m'impressionner). Mais même si c'est un élan imparfait c'est unique et c'est tout à fait améliorable.
Maintenant qu'est ce qui pourrait foirer ? Le plus grand obstacle, à mon avis, c'est de ne pas être ensemble. Et comme je viens de l'écrire, le sujet de la société civile va être déterminant pour réussir. Or dans ce pays, il y a une capacité à l'auto-dénigrement qui est absolument extraordinaire ; que l'on a par exemple vu en œuvre lors des JO, donc une grande partie de la majorité de mes proches prédisait l'échec. Ca a commencé dès le début du Sommet et même avant. Je le dis donc aussi directement et affectueusement que possible à tous les pisse-froids et aigris d'un instant : cette fois-ci c'est à vous de jouer. Parmi vous se trouvent souvent ceux qui connaissent le mieux cet écosystème : posez-vous la question de votre responsabilité avant d'aller vous répondre sur le réseau sociaux et demandez-vous si vous ne vous pouvez pas vous inscrire dans ce projet, en bénéficier vous-même et en faire bénéficier aux autres. À mon sens c'est ça qui fera la différence, et qui est dans quelques années, fera que ça aura marché ou pas.
PS: Je ferai un petit post supplémentaire plus tard sur les enjeux climatiques liés à ces datacenters (je sors d'un débat avec @theShiftPR0JECT et, une fois n'est pas coutume, on est d'accords).
La communauté juive de France se sent bien seule. Si vous n'êtes pas juif vous-même, mais que vous la comprenez et que vous la soutenez, partagez ce message. Pour mettre un peu de baume au coeur.
L'an dernier, par devoir de mémoire, je vais au Camp des Milles (@campdesmilles)
Le camp des Milles est un camp d'internement et de déportation français, ouvert en septembre 1939, dans une usine désaffectée, une briqueterie, au hameau des Milles sur le territoire de la commune d'Aix-en-Provence.
Ce mémorial est axé sur l'étude des 3 génocides : arménien, juif et tutsi.
Ce mémorial a été mis sur pied par la pugnacité d'Alain Chouraqui, directeur de recherche au CNRS.
Ce qui m'a interpellé là-bas, c'est l'étude de la fabrication d'un génocide avec des étapes claires.
Voyez plutôt :
Terreau : préjugés et tensions sociales
Etape 1 : le diable naît dans le quotidien
Etape 2 : de la démocratie au régime autoritaire
Etape 3 : l'extension des persécutions et des menaces contre tous.
Tout cela s'accompagne de choses du quotidien, comme :
- Pertes de repères
- Boucs émissaires
- Rejet des élites
- Demande d'ordre
- Aveuglements
- Emballement des crises
- Violences
- Etat défaillant
- Chef charismatique
- Menace contre les contre-pouvoirs
- Manipulation du langage
- Fanatisme
- Médias manipulés
- Liberté d'expression muselée
- Premières mesures discriminatoires
etc.
Le tout dans une démarche qui avance pas à pas. On vit son accélération depuis quelques années. Quelques mois, et désormais quelques jours.
Quand, j'y suis allé, j'ai demandé à l'employée qui nous faisait la visite ce qu'elle pensait de l'état de la France.
Elle nous a dit : "C'est l'étape 2". Je savais mais l'entendre dire a été un choc. Et c'était avant le 7 octobre.
Je ne peux m'empêcher d'y repenser. Tous les jours.
La bonne nouvelle, c'est qu'à chaque étape, on peut résister.
Au travail.
Ici, sur Twitter.
Dans la rue.
À la salle de sport.
Bref, rien n'est perdu, mais ne vous dites jamais que ce sont aux autres de le faire.
Car personne ne fera rien, on appelle ça l'effet du témoin en psychologie.
Agissez. Maintenant. À votre échelle.
Et vous verrez que le courage est encore plus contagieux que la peur.
Je vous invite à suivre ce lien pour voir l'outil intéractif : https://t.co/JsmO6y06U3