at a wedding right now and one of the family members made an AI song about the bride and played it instead of making a speech
the future is very very dark
Martin Scorsese : "Mes deux films préférés de Jean-Luc Godard sont Le Mépris et Vivre sa vie. J'imagine que je ne suis pas assez "dans le coup" pour m'intéresser à ses films plus expérimentaux (rires). J'aime ses autres films, chacun d'eux est un voyage, une redéfinition du cinéma et de son langage. Mais ceux qui m'ont le plus ému sont sans doute ces deux-là. J'adore Le Mépris, ses couleurs, l'usage du Scope. Le sujet aussi : ce couple qui se déchire. La femme qui part avec le producteur. Et la magnifique tristesse de tout cela. En plus, dans Le Mépris, le héros en arrive à vendre son âme au producteur."
CAHIERS DU CINEMA à MARTIN SCORSESE :
"La musique du film (Casino) est extraordinaire. Surtout celle du Mépris, qui est d'abord utilisée dans la scène entre Pesci et De Niro... Pourquoi l'avoir choisie pour cette scène ? On a l'impression que la vraie histoire d'amour est entre eux".
MARTIN SCORSESE :
"Ils s'aiment toujours, mais ils sont, tous les deux, allés trop loin. Ils ne peuvent plus faire machine arrière. Lors de la rencontre dans le désert, Ace est comme pétrifié, il ne peut pas dire un mot, ni faire un pas. Rosenthal me l'a raconté comme cela : "Je n'étais pas sûr d'en revenir vivant". C'était pourtant son meilleur ami.
Pour revenir à la musique, j'ai pris celle du Mépris parce que je ne voulais pas de musique classique, dans la mesure où il y a déjà Bach au début et à la fin. J'ai donc écouté beaucoup de musique, mais je ne voulais pas que la partition aille à l'encontre de la musique populaire qu'on entend dans le film : les gens entendent la musique composée pour le film, et ils font tout de suite la différence - Little Richard, Dean Martin, etc., ce n'est pas de la "musique de film", c'est la réalité. Je voulais garder l'esprit des années 70 ; mais si le public entend soudain une musique de compositeur, il se dit : "Je suis dans un film", et c'est ce que je voulais éviter. Quelqu'un m'a donc fait écouter la musique du Mépris, et je l'ai trouvée parfaite. C'est un hommage à Jean-Luc Godard."
(Entretien avec Martin Scorsese, Cahiers du cinéma n°500, Numéro spécial : Martin Scorsese rédacteur en chef, mars 1996)