C'est un beau portefeuille avec de très belles boîtes, pour moi rien à redire sur la qualité ! 💪
Je vois juste un bémol à mon sens : 16 lignes pour ce montant, ça fait des positions qui pèsent assez peu individuellement. Vu son horizon très long terme, il gagnerait peut-être à simplifier et garder quelques vraies convictions bien dimensionnées plutôt que plein de petites lignes. La vente de Veeva/MSCI/Regeneron va déjà dans ce sens 👍
Petit point aussi sur l'ETF : ses lignes NVIDIA, Alphabet, Microsoft, Meta... pèsent déjà ~22-23 % du S&P 500, donc les 360 € d'ETF font un peu doublon avec ses titres.
À sa place je trancherais : soit renforcer vraiment l'ETF comme socle et garder moins de lignes en direct, soit assumer le stock picking à fond, soit remplacer le S&P 500 par un ETF plus diversifié (World par exemple) qui apporterait autre chose que du tech US. C'est l'entre-deux actuel qui me semble le moins optimal 😉
@PetitRentier Haha merci, et je ne suis pas près de vendre cette ligne !
C'était une anomalie une telle entreprise valorisée comme ça, et personnellement sur le long terme je considère que ce n'est pas près de s'arrêter !😉
Je viens de renforcer ma position sur Microsoft $MSFT : 9 actions de plus, j'en ai 12 au total.
C'est actuellement ma plus grosse ligne, ce n'est pas énorme je sais mais il faut bien commencer un jour 😉
Je trouve, à titre personnel le titre largement sous évalué et loin de l'agitation provoquée par les small caps qui prennent 200% en quelques mois.
Microsoft a corrigé d'environ 35% depuis ses sommets de fin 2025. Le marché sanctionne le capex, environ 190 milliards de dollars prévus sur l'exercice 2026, et s'inquiète de la dépendance à OpenAI ainsi que de l'absence d'un modèle maison vraiment compétitif.
C'est une crainte légitime mais pour moi tout le capex n'est pas à jeter, c'est de l'investissement sur le futur.
Quand on regarde un peu plus en profondeur, ce ne sont pas les chiffres d'une entreprise sur la pente descendante.
Le CA de la division Azure progresse de 40% en glissement annuel, le carnet de commandes dépasse 627 milliards de dollars (plus de deux ans de CA), et Microsoft 365 compte déjà 450 millions de licences en entreprise. Le plus intéressant à mon sens c'est que tous ces services sont un canal de diffusion que personne d'autre n'a pour vendre ses produits IA.
Mon entrée s'est faite autour de 375$, prix que je juge bien plus qu'acceptable pour une action d'une telle qualité.
Évidemment je peux me tromper. Si le capex met trop de temps à se convertir, ça pèsera sur les résultats. Mais c'est un investissement long terme donc je ne me fais pas trop de soucis.
Ce n'est pas un conseil en investissement, faites vos propres recherches.
Puisque le concept a eu l’air de plaire la dernière fois,
Petite liste non exhaustive de quelques conseils qui me passent par la tête et que j’aurais aimé recevoir il y a quelques années de ça :
• Investissez dès que vous en avez les moyens, même avec des montants modestes. Ne faites pas l’erreur de penser qu’il faut gagner 10 000€ par mois pour se lancer.
• Pour la partie bourse, prenez le temps de trouver la stratégie qui colle à VOTRE profil, et non pas celle que vous avez vue passer sur YouTube ou Twitter. Que ce soit des actions, des ETF, un mix des deux, etc…
• Partez du principe que vous ferez automatiquement des erreurs au début. C’est inévitable et salvateur. Et il sera préférable de les faire avec des montants modestes que plus tard, lorsque les sommes en jeu seront plus importantes.
• Ne cherchez pas à opposer le PEA et le CTO. Les deux se complètent souvent parfaitement et présentent chacun des avantages et des inconvénients.
• Si vous en avez, n’hésitez pas à investir pour votre ou vos enfants également, soit via un compte-titres à leur nom, soit via un second CTO à votre nom que vous leur donnerez par la suite. Le livret A est déjà une très bonne chose pour eux, mais leur horizon d’investissement était par nature très long, il n’est pas le plus adapté.
• Si vous vivez en France, vous devez impérativement vous former sur l’optimisation fiscale, que ce soit via l’utilisation de niches très simples, comme le PEA, ou via des mécanismes patrimoniaux plus avancés. Vous en aurez forcément besoin à un moment ou un autre de votre parcours. Et ce sont des choses passionnantes à étudier.
• Anticipez votre succession le plus tôt possible. C’est triste à dire, mais la France récompense ceux qui anticipent et punit sévèrement ceux qui ne préparent rien,
Démembrez vos portefeuilles, faites des donations de votre vivant, apprenez à maîtriser les notions de nue-propriété et d’usufruit. Plus tôt vous mettez les choses en place, plus les barèmes fiscaux seront favorables.
• Si vous êtes entrepreneur, utilisez au maximum votre ou vos structures pour investir. Que ce soit une SCI et/ou votre holding, favorisez au maximum les personnes morales pour la construction de votre patrimoine.
• Apprenez à dire non plus souvent qu’à dire oui. C’est valable dans le domaine de l’investissement, mais également dans la vie de tous les jours. Et c’est encore plus vrai lorsqu’on débute, la où on a tendance à voir des opportunités absolument partout.
• Soyez patient. Je l’ai déjà répété des centaines de fois, mais une richesse saine et durable ne peut se construire qu’avec du temps.
• De manière générale, essayez de mettre le moins d’intermédiaires possible entre vous et votre argent. Apprendre à faire les choses par soi même pourra vous faire économiser des dizaines, voir centaines de milliers d’€ de frais.
• Ne restez pas dans les vieux schémas qu’ont pu connaître les précédentes générations. L’immobilier n’est absolument plus la voie royale en 2026. Ouvrez vos horizons.
• Apprenez à filtrer le bruit. Tout le monde aura un avis à donner sur vos décisions d’investissement, mais très peu de personnes assumeront les conséquences de ces décisions à votre place.
Et surtout… prenez du plaisir et savourez chaque étape du parcours,
Parce qu’une fois les objectifs financiers atteints, on réalise souvent que le plus excitant, c’était le chemin pour y arriver.
100 000 abonnés, nous y sommes ! 🎉
Avant de vous annoncer la suite, je tenais très sincèrement à tous vous remercier 🙏🏻
Lorsque j’ai commencé à publier ici, mon objectif était simple : démocratiser l’investissement en bourse et rendre l’éducation financière accessible au plus grand nombre.
Cet objectif partait d’un constat très simple, auquel j’avais moi-même été confronté lorsque j’ai commencé à investir en 2013 : à l’époque, il y avait très peu de contenu accessible, clair et concret sur le sujet.
Des années plus tard, ce sont des dizaines de milliers de tweets publiés, des Div’Letters envoyées chaque semaine, des millions d’interactions, des centaines de milliers de commentaires,
Et surtout… je pense pouvoir l’affirmer : du contenu (gratuit ou payant) qui aura aidé des milliers de personnes à se lancer dans cette magnifique aventure.
Même si, très honnêtement, le ratio temps passé / argent gagné via Twitter et tout ce qui tourne autour est probablement l’un des moins bons parmi tous les business que j’opère,
Cela reste, de très loin, celui que je préfère faire au quotidien.
Parce que partager sa passion, transmettre ce qu’on a appris, voir des personnes progresser, investir, comprendre, se lancer et parfois même changer complètement leur rapport à l’argent…
C’est une immense consécration pour moi.
Bref, tout ça pour dire : un immense merci à tous d’avoir été là ces dernières années 🙏🏻
Parce que la création de contenu ne fonctionne vraiment que lorsqu’elle va dans les deux sens.
Si ce compte a grandi, c’est aussi grâce à vos retours, vos partages, vos messages, vos questions, vos critiques et votre confiance.
La mission est noble, mais elle est très loin d’être terminée,
Et mon petit doigt me dit que, plus que jamais, il est primordial pour les Français d’investir une partie de leurs revenus chaque mois.
On va donc continuer tous ensemble sur ce même chemin, avec le même objectif : rendre l’investissement en bourse plus simple, plus accessible et plus concret pour le plus grand nombre 🎯
Pour marquer le coup de ce cap très symbolique des 100 000 abonnés, j’avais envie de faire quelque chose que je n’ai encore jamais fait jusqu’ici : un jeu concours.
Pour y participer, c’est très simple :
1️⃣ Liker et retweeter ce tweet
2️⃣ Follow @Divs_King si ce n’est pas encore fait
3️⃣ Mettre un petit commentaire ici, en taguant l’un de vos amis que vous aimeriez motiver à se lancer en bourse.
Au niveau des lots à gagner, il y aura :
• 10 × 200 €, envoyés via PayPal 💸
• Un iPhone 17 Pro Max 📱
• 20 accès offert à La Méthode AQRP 👨🏻🎓
Fin du concours demain mardi à 00h00.
Le tirage au sort aura lieu mercredi 1er juillet et les lots seront envoyés dans la foulée parmi les personnes qui auront liké / retweeté ce post.
Bonne chance à tous ☘️
Et 100 000 fois,
MER-CI 🙏🏻
@databoursefr Totalement d'accord, je ne l'ai peut être pas assez développé dans mon post mais l'avantage qu'ils ont avec 365 est assez unique et leur assure des revenus conséquents dans le futur !👍
Je viens de renforcer ma position sur Microsoft $MSFT : 9 actions de plus, j'en ai 12 au total.
C'est actuellement ma plus grosse ligne, ce n'est pas énorme je sais mais il faut bien commencer un jour 😉
Je trouve, à titre personnel le titre largement sous évalué et loin de l'agitation provoquée par les small caps qui prennent 200% en quelques mois.
Microsoft a corrigé d'environ 35% depuis ses sommets de fin 2025. Le marché sanctionne le capex, environ 190 milliards de dollars prévus sur l'exercice 2026, et s'inquiète de la dépendance à OpenAI ainsi que de l'absence d'un modèle maison vraiment compétitif.
C'est une crainte légitime mais pour moi tout le capex n'est pas à jeter, c'est de l'investissement sur le futur.
Quand on regarde un peu plus en profondeur, ce ne sont pas les chiffres d'une entreprise sur la pente descendante.
Le CA de la division Azure progresse de 40% en glissement annuel, le carnet de commandes dépasse 627 milliards de dollars (plus de deux ans de CA), et Microsoft 365 compte déjà 450 millions de licences en entreprise. Le plus intéressant à mon sens c'est que tous ces services sont un canal de diffusion que personne d'autre n'a pour vendre ses produits IA.
Mon entrée s'est faite autour de 375$, prix que je juge bien plus qu'acceptable pour une action d'une telle qualité.
Évidemment je peux me tromper. Si le capex met trop de temps à se convertir, ça pèsera sur les résultats. Mais c'est un investissement long terme donc je ne me fais pas trop de soucis.
Ce n'est pas un conseil en investissement, faites vos propres recherches.
Rappel :
Savoir couper une perte est une qualité. Mais ce n'est pas une règle absolue.
Une action qui baisse de 30%, ce n'est pas forcément une erreur à corriger. C'est parfois juste le marché qui doute, à court terme, mais la thèse peut rester intacte.
La vraie question n'est jamais « combien je perds aujourd'hui », c'est : « est-ce que ce qui m'a fait investir est toujours vrai ? ».
Si la thèse ne marche plus (modèle qui se dégrade, avantage concurrentiel qui s'effrite, management qui déçoit), il est logique de penser à couper. Mais si la thèse tient toujours et que seul le cours a bougé, la baisse est une opportunité, pas un signal de sortie.
Tout l'art est là : distinguer une perte de conviction d'une simple perte de valorisation.
Ceux qui vendent à chaque secousse ne perdent pas seulement de l'argent sur une ligne, ils peuvent aussi perdre des années de croissance sur le long terme.
Une conviction ne se mesure pas quand tout monte, elle se mesure si on tient quand tout baisse.
Rappel :
Savoir couper une perte est une qualité. Mais ce n'est pas une règle absolue.
Une action qui baisse de 30%, ce n'est pas forcément une erreur à corriger. C'est parfois juste le marché qui doute, à court terme, mais la thèse peut rester intacte.
La vraie question n'est jamais « combien je perds aujourd'hui », c'est : « est-ce que ce qui m'a fait investir est toujours vrai ? ».
Si la thèse ne marche plus (modèle qui se dégrade, avantage concurrentiel qui s'effrite, management qui déçoit), il est logique de penser à couper. Mais si la thèse tient toujours et que seul le cours a bougé, la baisse est une opportunité, pas un signal de sortie.
Tout l'art est là : distinguer une perte de conviction d'une simple perte de valorisation.
Ceux qui vendent à chaque secousse ne perdent pas seulement de l'argent sur une ligne, ils peuvent aussi perdre des années de croissance sur le long terme.
Une conviction ne se mesure pas quand tout monte, elle se mesure si on tient quand tout baisse.
🚨 - “The Deal with Islamic Republic of Iran is now complete. Congratulations to all!”
Cette fois nous y sommes : le deal entre l’Iran et les États-Unis est signé ✅
Suite à la nouvelle, les marchés actions sont attendus en forte hausse aujourd’hui 📈
SpaceX entre en bourse aujourd'hui et grimpe de +26% 🚀
Pour moi le plus important était plutot du côté des autres entreprises du secteur :
Virgin Galactic -30%.
Firefly -20%.
ASTS -16%.
Redwire -13%.
Rocket Lab -13%.
Le plus fou c'est que tout le reste monte aujourd'hui, CAC, NASDAQ tout est vert 😯
L'explication est assez simple, pendant des mois ces valeurs ont servi de tickets d'attente pour tous ceux qui voulaient s'exposer à SpaceX. Maintenant que SpaceX est entré en bourse, les capitaux vendent les autres valeurs pour aller sur la plus grosse entreprise du secteur.
Pourtant, rien n'a changé dans les fondamentaux aujourd'hui, c'est pourquoi j'ai personnellement renforcé ma ligne d'ASTS pour profiter de la baisse. Je n'ai personnellement pas investi dans SpaceX, c'est une entreprise intéressante mais investir lors d'une IPO me semble assez risqué surtout à de tels niveaux de valorisations. Je n'y toucherai pas avant au moins plusieurs mois.
Ceci n'est pas un conseil en investissement.
SpaceX entre en bourse aujourd'hui et grimpe de +26% 🚀
Pour moi le plus important était plutot du côté des autres entreprises du secteur :
Virgin Galactic -30%.
Firefly -20%.
ASTS -16%.
Redwire -13%.
Rocket Lab -13%.
Le plus fou c'est que tout le reste monte aujourd'hui, CAC, NASDAQ tout est vert 😯
L'explication est assez simple, pendant des mois ces valeurs ont servi de tickets d'attente pour tous ceux qui voulaient s'exposer à SpaceX. Maintenant que SpaceX est entré en bourse, les capitaux vendent les autres valeurs pour aller sur la plus grosse entreprise du secteur.
Pourtant, rien n'a changé dans les fondamentaux aujourd'hui, c'est pourquoi j'ai personnellement renforcé ma ligne d'ASTS pour profiter de la baisse. Je n'ai personnellement pas investi dans SpaceX, c'est une entreprise intéressante mais investir lors d'une IPO me semble assez risqué surtout à de tels niveaux de valorisations. Je n'y toucherai pas avant au moins plusieurs mois.
Ceci n'est pas un conseil en investissement.
#Kesako #7 - Le Free Cash Flow | Fondamentaux actions
Une entreprise peut afficher un bénéfice net positif et manquer de cash. Le Free Cash Flow correspond à ce qu'il reste vraiment à l'entreprise.
FCF = Cash flow opérationnel - Dépenses d'investissement (Capex)
Concrètement : une boîte génère 50M€ de flux opérationnel et investit 20M€ dans ses équipements et infrastructures → FCF = 30M€.
Ce que ça mesure : l'argent réellement disponible après avoir fait tourner le business et maintenu l'outil de production. C'est ce cash que l'entreprise peut utiliser pour rembourser ses dettes, racheter ses actions, verser des dividendes ou réinvestir dans sa croissance.
Pourquoi c'est plus fiable que le bénéfice net ?
Le bénéfice net peut être manipulé via les choix comptables. Le FCF est beaucoup plus difficile à falsifier : soit l'argent rentre soit il ne rentre pas.
Une boîte avec un FCF solide et croissant année après année c'est souvent le signe d'un business de qualité. Apple, Microsoft, LVMH génèrent des dizaines de milliards de FCF par an.
L'erreur classique : ignorer le FCF d'une entreprise en phase de croissance. Amazon avait un FCF négatif pendant des années. Ce n'est pas forcément mauvais signe si c'est du réinvestissement. La question c'est : est-ce que ce réinvestissement crée de la valeur ?
Le bon réflexe : regarder le FCF Yield qui correspond à FCF divisé par la capitalisation boursière. C'est l'équivalent du rendement réel que génère l'entreprise pour ses actionnaires.
Prochain #Kesako : l'EV/EBITDA, le multiple préféré des professionnels.
#Kesako #7 - Le Free Cash Flow | Fondamentaux actions
Une entreprise peut afficher un bénéfice net positif et manquer de cash. Le Free Cash Flow correspond à ce qu'il reste vraiment à l'entreprise.
FCF = Cash flow opérationnel - Dépenses d'investissement (Capex)
Concrètement : une boîte génère 50M€ de flux opérationnel et investit 20M€ dans ses équipements et infrastructures → FCF = 30M€.
Ce que ça mesure : l'argent réellement disponible après avoir fait tourner le business et maintenu l'outil de production. C'est ce cash que l'entreprise peut utiliser pour rembourser ses dettes, racheter ses actions, verser des dividendes ou réinvestir dans sa croissance.
Pourquoi c'est plus fiable que le bénéfice net ?
Le bénéfice net peut être manipulé via les choix comptables. Le FCF est beaucoup plus difficile à falsifier : soit l'argent rentre soit il ne rentre pas.
Une boîte avec un FCF solide et croissant année après année c'est souvent le signe d'un business de qualité. Apple, Microsoft, LVMH génèrent des dizaines de milliards de FCF par an.
L'erreur classique : ignorer le FCF d'une entreprise en phase de croissance. Amazon avait un FCF négatif pendant des années. Ce n'est pas forcément mauvais signe si c'est du réinvestissement. La question c'est : est-ce que ce réinvestissement crée de la valeur ?
Le bon réflexe : regarder le FCF Yield qui correspond à FCF divisé par la capitalisation boursière. C'est l'équivalent du rendement réel que génère l'entreprise pour ses actionnaires.
Prochain #Kesako : l'EV/EBITDA, le multiple préféré des professionnels.
#Kesako #6 - La Marge opérationnelle | Fondamentaux actions
Une entreprise peut faire beaucoup de chiffre d'affaires et perdre de l'argent. La marge opérationnelle révèle si elle crée vraiment de la valeur.
Marge opérationnelle = Résultat opérationnel / Chiffre d'affaires
Concrètement : une boîte fait 100M€ de CA et 15M€ de résultat opérationnel → marge opérationnelle de 15%.
Ce que ça mesure : combien l'entreprise garde pour chaque euro vendu, après avoir payé ses coûts de production et ses charges d'exploitation.
Attention, c'est avant les impôts et intérêts.
Pourquoi c'est important ?
Une marge élevée et stable = pricing power. L'entreprise peut augmenter ses prix sans perdre ses clients. C'est le cas de LVMH, Visa ou ASML avec des marges à 20-35%.
Une marge faible = entreprise sous pression. La moindre hausse des coûts mange le profit.
L'erreur classique : comparer des marges entre secteurs différents. La distribution alimentaire tourne à 2-4%. Le luxe à 20-30%. Ce n'est pas le même métier.
Le bon réflexe : regarder l'évolution de la marge dans le temps. Une marge qui se compresse trimestre après trimestre est souvent le premier signal d'alerte avant une déception sur les résultats.
Prochain #Kesako : le Free Cash Flow, pour comprendre ce que l'entreprise génère vraiment comme argent.
#Kesako #6 - La Marge opérationnelle | Fondamentaux actions
Une entreprise peut faire beaucoup de chiffre d'affaires et perdre de l'argent. La marge opérationnelle révèle si elle crée vraiment de la valeur.
Marge opérationnelle = Résultat opérationnel / Chiffre d'affaires
Concrètement : une boîte fait 100M€ de CA et 15M€ de résultat opérationnel → marge opérationnelle de 15%.
Ce que ça mesure : combien l'entreprise garde pour chaque euro vendu, après avoir payé ses coûts de production et ses charges d'exploitation.
Attention, c'est avant les impôts et intérêts.
Pourquoi c'est important ?
Une marge élevée et stable = pricing power. L'entreprise peut augmenter ses prix sans perdre ses clients. C'est le cas de LVMH, Visa ou ASML avec des marges à 20-35%.
Une marge faible = entreprise sous pression. La moindre hausse des coûts mange le profit.
L'erreur classique : comparer des marges entre secteurs différents. La distribution alimentaire tourne à 2-4%. Le luxe à 20-30%. Ce n'est pas le même métier.
Le bon réflexe : regarder l'évolution de la marge dans le temps. Une marge qui se compresse trimestre après trimestre est souvent le premier signal d'alerte avant une déception sur les résultats.
Prochain #Kesako : le Free Cash Flow, pour comprendre ce que l'entreprise génère vraiment comme argent.
#AnalyseAction - Sivers Semiconductors (SIVE)
On en parle énormément en ce moment, plus haut historique à 110 SEK le 3 juin, environ +60% sur la semaine. Mais déjà deux grosses séances de baisse : -9% hier, encore -9% aujourd'hui à la clôture. On pose les chiffres avant de suivre le momentum.
Le profil :
Small cap suédoise (Stockholm), spécialiste des réseaux de lasers pour l'optique intégrée des datacenters IA. Cœur de la thèse : la bascule du cuivre vers l'optique (CPO).
Les chiffres (5 juin : 78,80 SEK) :
Capi ~23 Md SEK.
CA 2025 : 360,8 M SEK (+33%).
Résultat net : -186,5 M SEK, marge -52%. P/S ~83x.
Pas de dividende. Une boîte valorisée plus de 80 fois ses ventes, et pas rentable.
Pourquoi ça flambe (et pourquoi ça corrige) ?
Deux catalyseurs réels : l'extension du partenariat avec Ayar Labs (lasers Sivers dans la source SuperNova) et la collaboration toute fraîche avec GlobalFoundries, qui intègre ses lasers dans ses designs de référence silicon photonics. Validation par un fondeur majeur, c'est du concret. À noter, certains arguments avancés par @aleabitoreddit sur le rôle de chokepoint laser de Sivers sont d'ailleurs assez intéressants sur le fond. Mais après un tel run, la moindre prise de bénéfices fait très mal, d'où les deux séances rouges.
La cotation à New York :
Sivers évalue une double cotation au Nasdaq New York (annoncée le 16 avril), tout en gardant son siège en Suède. Ça impose une mise à niveau comptable aux normes PCAOB, dont la certification serait le dernier obstacle avant l'entrée au Nasdaq. Vrai catalyseur potentiel (liquidité, base d'investisseurs US).
Réserve importante : l'autorité suédoise enquête sur un possible délit d'initié lié à la fuite du projet via un compte anonyme. Tant que ce nuage n'est pas levé, il pèse sur le titre.
Le point noir des résultats :
T1 2026 : CA en baisse de 22% sur un an. Mais pipeline d'opportunités à 799 M$ (+77% depuis fin 2025) et production LiDAR prévue au T4. Le CA recule pendant que la promesse grossit. Toute la valo repose sur la conversion de ce pipeline.
Mon avis :
Bonne boîte, meilleur thème du cycle actuel, mais valo déconnectée du présent et risque réglementaire ouvert. Le profil qui peut continuer à monter sur le momentum et corriger violemment au premier accroc (deux séances à -9% d'affilée le rappellent).
Transparence : j'en détiens, et je l'achète directement sur la bourse suédoise en SEK (et non via l'OTC US). Et c'est pour ça que je m'oblige à rester lucide. À ce prix, j'achète une histoire et un calendrier de catalyseurs, pas des fondamentaux.
Et vous, vous jouez la cotation US et le pipeline, ou la valo et le risque vous semblent intenables ?
Ceci n'est en aucun cas un conseil en investissement, faites vos propres recherches.
#AnalyseAction - Sivers Semiconductors (SIVE)
On en parle énormément en ce moment, plus haut historique à 110 SEK le 3 juin, environ +60% sur la semaine. Mais déjà deux grosses séances de baisse : -9% hier, encore -9% aujourd'hui à la clôture. On pose les chiffres avant de suivre le momentum.
Le profil :
Small cap suédoise (Stockholm), spécialiste des réseaux de lasers pour l'optique intégrée des datacenters IA. Cœur de la thèse : la bascule du cuivre vers l'optique (CPO).
Les chiffres (5 juin : 78,80 SEK) :
Capi ~23 Md SEK.
CA 2025 : 360,8 M SEK (+33%).
Résultat net : -186,5 M SEK, marge -52%. P/S ~83x.
Pas de dividende. Une boîte valorisée plus de 80 fois ses ventes, et pas rentable.
Pourquoi ça flambe (et pourquoi ça corrige) ?
Deux catalyseurs réels : l'extension du partenariat avec Ayar Labs (lasers Sivers dans la source SuperNova) et la collaboration toute fraîche avec GlobalFoundries, qui intègre ses lasers dans ses designs de référence silicon photonics. Validation par un fondeur majeur, c'est du concret. À noter, certains arguments avancés par @aleabitoreddit sur le rôle de chokepoint laser de Sivers sont d'ailleurs assez intéressants sur le fond. Mais après un tel run, la moindre prise de bénéfices fait très mal, d'où les deux séances rouges.
La cotation à New York :
Sivers évalue une double cotation au Nasdaq New York (annoncée le 16 avril), tout en gardant son siège en Suède. Ça impose une mise à niveau comptable aux normes PCAOB, dont la certification serait le dernier obstacle avant l'entrée au Nasdaq. Vrai catalyseur potentiel (liquidité, base d'investisseurs US).
Réserve importante : l'autorité suédoise enquête sur un possible délit d'initié lié à la fuite du projet via un compte anonyme. Tant que ce nuage n'est pas levé, il pèse sur le titre.
Le point noir des résultats :
T1 2026 : CA en baisse de 22% sur un an. Mais pipeline d'opportunités à 799 M$ (+77% depuis fin 2025) et production LiDAR prévue au T4. Le CA recule pendant que la promesse grossit. Toute la valo repose sur la conversion de ce pipeline.
Mon avis :
Bonne boîte, meilleur thème du cycle actuel, mais valo déconnectée du présent et risque réglementaire ouvert. Le profil qui peut continuer à monter sur le momentum et corriger violemment au premier accroc (deux séances à -9% d'affilée le rappellent).
Transparence : j'en détiens, et je l'achète directement sur la bourse suédoise en SEK (et non via l'OTC US). Et c'est pour ça que je m'oblige à rester lucide. À ce prix, j'achète une histoire et un calendrier de catalyseurs, pas des fondamentaux.
Et vous, vous jouez la cotation US et le pipeline, ou la valo et le risque vous semblent intenables ?
Ceci n'est en aucun cas un conseil en investissement, faites vos propres recherches.