At last an AI tool I can get behind
“Upload an architectural render. Get back what it'll actually look like on a random Tuesday in November.”
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Je trouve fascinant de voir qu’aujourd’hui, en 2025, les billets de banque afghans arborent une reprographie de l’Eukratideion, la plus lourde monnaie d’or antique jamais découverte et frappée du temps où des rois grecs régnaient sur la région.
On peut encore lire autour des Dioscures l’inscription BAΣIΛEΩΣ MEΓAΛOY EYKRATIΔOY, qui se traduit par « Du Grand roi Eukratidès », souverain de Bactriane entre 171 et 145 av. J.-C.
young people always overestimate how much talent is required to get ahead in life
one of the most eye opening experiences early in your career is working alongside extremely successful people
you realize that they are not that much smarter and most are not prodigies by any means
their success formula was simply:
> work really hard
> make some sacrifices to your personal life
> build and keep key relationships
> find people to like and advocate for you
that’s really all it is. you don’t need a 160 IQ to be successful. it’s just a matter of how much you want it and how much are you willing to sacrifice to get it
Plusieurs problèmes et raccourcis dans cet argumentaire militant pour la taxe Zucman :
- le constat de départ est fallacieux, le Français moyen ne paie pas "entre 48 et 52%" d'impôts sans contrepartie, mais au contraire reçoit globalement davantage en prestations et services publics qu'il ne paie. Une large majorité de Français (57%) est bénéficiaire net de la redistribution, et paie en quelque sorte un impôt négatif.
- à l'opposé, selon la note de l'IPP qui fait référence, les 75 ménages les plus aisés paient individuellement plus d'impôts en absolu (environ 9 millions par foyer fiscal en 2016) mais aussi par rapport au revenu fiscal, celui dont ils disposent (36 % soit plus que tous les Français sauf les top 1%). On arrive à afficher des taux d'imposition plus bas en comptant les bénéfices non redistribués des sociétés, mais dont par definition ils ne disposent pas (et dans ce cas ils paient 170 millions par foyer). Au contraire, les revenus des sociétés non distribués servent à continuer d'investir dans l'économie, en fonds propres. C'est par ce canal que les capitaux peuvent aller des secteurs moins porteurs vers de plus dynamiques ;
- Minimiser le risque d'exil fiscal en prenant pour exemple l'ISF ou d'autres exemples est fallacieux parce que justement l'ISF avait été aménagé pour éviter au maximum l'exil fiscal, par exemple en exonérant le patrimoine professionnel. Par ailleurs, même sans exil fiscal, on a vu que les taxes de type ISF ont généré des rendements de 75% inférieurs à ce qui était espéré car personne ne se laisse ponctionner son patrimoine sans réagir. Faire reposer le financement d'un budget sur quelques dizaines d'individus, c'est s'exposer à beaucoup de déconvenues.
- Fiscaliser le capital productif est le principal problème de la mesure. 2 % de prélèvement sur le patrimoine doit être comparé à un taux d'intérêt réel sans risque de l'économie, soit son taux de croissance, qui est de l'ordre de 1 %. C'est à cette vitesse que croit le stock de capital en moyenne dans l'économie. Certaines entreprises progressent plus vite, d'autres moins vite. Les taux plus élevés qui circulent dans le débat public sont ceux des investissements qui ont le plus réussi, notamment à l'international, alors que certains capitaux font du -100% en cas de faillite. Donc la taxe Zucman conduirait l'économie vers la stagnation faute d'investissements suffisants, le patrimoine étant consommé.
- L'effet sur l'économie serait attenué par le fait que les fonds étrangers ne seraient pas assujettis à cet impôt. Mais accroître la détention étrangère de l'économie française ne serait pas sans conséquence. Les fonds étrangers font jouer la concurrence entre les pays dans lesquels ils investissent. Le risque est de livrer la France à des fonds opportunistes qui demanderont une forte rémunération de leur capital qui sera autant de richesse prélevée sur l'économie française. C'est ce que subissent certains pays du tiers monde.
- L'idée sous jacente aux nombreuses propositions visant à fiscaliser le capital est que le coût du capital serait une variable d'ajustement, mais rien n'est plus faux. Qui imaginerait payer l'or ou le pétrole en dessous du prix mondial ? Il en est de même pour les capitaux. L'accès aux marchés de capitaux internationaux pour notre economie nous permet de nous financer à un coût plus bas, mais celui ci est désormais fixé par les marchés mondiaux. C'est pour cette raison qu'il faut aligner notre fiscalité sur nos concurrents, au risque de moins d'investissement et de moins de richesse produite pour soutenir notre niveau de vie.
- Enfin, nous n'aurions pas ce débat si nous disposions de fonds de pension. Aujourd'hui environ 30% du salaire est prélevé pour financer les retraites actuelles, c'est une forme d'épargne forcée et peu rémunératrice pour le salarié, qui n'est cependant pas investie. En l'absence fonds de pension rien de plus logique que le patrimoine productif soit très concentré et internationalisé.
I think a fun running series would be something like: What's that business's actual "business"?
EG: Airlines don't make money by flying ppl around. The profits come from credit cards.
What are other industries whose profit center would surprise most people?
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Rappel amical que "les USA sont dangereux, l'Europe doit se prendre en main" n'est pas compatible avec le droit à la paresse, ni le principe de précaution, ni le déclassement économique volontaire, ni l'obstuction à la production par des groupes militants.
“Il m’arrive d’aller assez souvent aux États-Unis. En 1977, j’y ai visité quatorze villes, surtout des grands centres industriels. Invité des syndicats américains, je rencontrais des ouvriers, des enseignants, des étudiants. Mes hôtes avaient pour règle de me montrer les quartiers les plus pauvres, les taudis, ainsi que les quartiers résidentiels — cela afin que je voie « les contrastes de la vie américaine ». Cependant si les beaux quartiers sont effectivement impressionnants, les taudis ne me firent aucun effet. Cela non seulement parce que du point de vue soviétique c’étaient des habitats tout à fait normaux, moyens, mais il ne serait pas honnête de transposer les normes soviétiques aux États-Unis, car tout est relatif. Il s’agit d’une mentalité spécifique à ces districts. Ayant moi-même passé mon enfance dans les taudis, je sais très bien ce qu’est la pauvreté « digne » — tout sauf des haillons pittoresques appelant la compassion. Ce sont des habits soigneusement rapiécés, un sourire forcé et des efforts désespérés pour « avoir l’air comme tout le monde ». Il arrive que douze familles soient obligées de cohabiter dans un baraquement, séparées par des cloisons de contre-plaqué. Mais il y a des fleurs, de la peinture fraîche. Aux États-Unis, le moindre détail indique que les habitants ne veulent pas améliorer la qualité de la vie. Il n’est pas coûteux de réparer une entrée, de mettre un contre-plaqué à la place d’une vitre cassée, il ne coûte rien de nettoyer la saleté. Je sentais dans tout ce que je voyais une sorte de défi conscient. C’était la politique du pire. La société est responsable de tout, c’est à elle de tout prendre en charge. Vous pouvez, si vous le voulez, me juger cruel, inhumain, mais je n’ai pas ressenti la moindre pitié, la moindre compassion pour ces gens, pour cette société. Même lorsque nous passions des années dans nos cellules, nous nous efforcions d’avoir un parquet propre, de nous procurer un torchon, de découper un calendrier dans un journal pour l’accrocher au mur. Chacun réussissait à garder une tenue correcte. Même si on se retrouvait pour deux jours seulement dans une cellule en désordre, on s’efforçait de la rendre habitable. Rien d’étonnant : c’était à nous d’y vivre ! Quant aux habitants de ces taudis américains, ils restaient là à attendre que la société, prise de remords, leur apporte tout sur un plat. […] Cet immobilisme, cette passivité, cette certitude de recevoir une aide venue de l’extérieur nous étonnent énormément, car, dès notre enfance, on nous a inculqué en Union soviétique que la société ne nous doit rien, qu’au contraire nous lui sommes redevables de tout. […] Pour commencer, l’État soviétique refuse a priori l’existence même de la notion de chômage. Il n’existe aucune agence pour l’emploi où l’on puisse s’inscrire. Il ne viendrait à personne l’idée de verser des allocations aux sans-travail. Le fameux « droit au travail » promulgué en URSS ne signifie nullement que l’on puisse prétendre travailler dans le métier que l’on a. Il s’agit du droit au travail, pas d’un droit à l’exercice de son métier. Si un ajusteur ne trouve pas une place dans sa branche, il n’a qu’à devenir tourneur, chauffeur, ouvrier du bâtiment, manutentionnaire, éboueur… Cela ne concerne personne, mais si vous restez trop longtemps sans travail, vous êtes convoqué à la milice où l’on vous intime l’ordre de trouver une situation, en vous rappelant que le parasitisme est un délit. Si un mois plus tard vous êtes toujours sans emploi, vous êtes bon pour deux ans de prison. Dans les camps on trouvera toujours à vous employer à l’abattage du bois ou aux grands chantiers du communisme. Car en URSS « ceux qui ne travaillent pas ne mangent pas ».”
Vladimir Boukovsky, Cette lancinante douleur de la liberté (1981)