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#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables
🔴 Pierre Nkurunziza : Neuf années de détention arbitraire malgré une libération ordonnée par la justice
Le présent récit met en lumière une situation d’injustice flagrante et prolongée, vécue par Monsieur Pierre Nkurunziza, un jeune citoyen burundais, arrêté en avril 2016 dans la ville de Bujumbura, puis placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Mpimba. Bien que la justice burundaise ait statué en faveur de sa mise en liberté provisoire, cette décision n’a jamais été exécutée. Depuis neuf années, Monsieur Nkurunziza demeure injustement privé de liberté, sans condamnation, sans audience complémentaire, ni suivi judiciaire. Son dossier, selon des sources concordantes , aurait été dissimulé par l’ancien directeur de l’établissement pénitentiaire, le Colonel Serges Nibigira, alias « Gikona ».
🔴 Un parcours marqué par l’iniquité
Originaire du quartier Musaga, au sud de Bujumbura, Pierre Nkurunziza est issu d’une famille modeste. Il n’avait que 20 ans lorsqu’il fut arrêté le 7 avril 2016, alors qu’il poursuivait ses études. Aucune arme ni élément compromettant n’a été retrouvé en sa possession.
À cette période, la tension politique au Burundi avait atteint son paroxysme, et les jeunes du quartier Musaga étaient souvent stigmatisés et assimilés à des opposants présumés au régime de l’époque. Pierre Nkurunziza fut arrêté dans ce contexte, sans qu’aucune preuve ne permette de justifier cette mesure coercitive. Le jeune homme fut rapidement transféré, dès le 12 avril 2016, à la prison de Mpimba, sans que son implication dans une quelconque infraction n’ait été établie.
🔴 Évolution procédurale : une libération ordonnée, mais jamais appliquée
Le dossier judiciaire de Monsieur Pierre Nkurunziza, enregistré sous la référence RMP 154912 / BF, comporte les étapes suivantes :
➡️ 7 avril 2016 : Arrestation par les services de renseignement au quartier Musaga.
➡️ 12 avril 2016 : Présentation au parquet de la mairie de Bujumbura, suivie d’un placement en détention à la prison de Mpimba.
➡️ 20 mai 2016 : La chambre du conseil du Tribunal de Grande Instance de la mairie accorde une liberté provisoire.
➡️30 mai 2016 : Le procureur de la République signe une ordonnance de mise en liberté, conformément à la décision judiciaire.
Il est important de souligner qu’aucun recours n’a été formulé contre cette ordonnance. Toutefois, en dépit de cette décision exécutoire, Monsieur Nkurunziza n’a jamais quitté la prison de Mpimba. Depuis cette date, il n’a plus jamais été convoqué devant une juridiction ni entendu sur le fond de l’affaire.
🔴 La disparition suspecte de son dossier : responsabilité du Colonel Serges Nibigira
Alors que plusieurs personnes arrêtées dans des circonstances similaires furent remises en liberté à la suite d’une grâce présidentielle, Pierre Nkurunziza, lui, resta détenu. D’après des témoignages concordants, c���est à ce moment que le Colonel Serges Nibigira, alors directeur de la prison, aurait volontairement dissimulé son dossier, empêchant ainsi toute exécution de l’ordonnance judiciaire.
Depuis lors, nul ne semble savoir où se trouve son dossier. Cet acte d’une extrême gravité a privé un citoyen burundais de sa liberté pendant près d’une décennie, en violation manifeste des principes les plus élémentaires de l’état de droit.
Ironie du sort, le Colonel Nibigira, mis en cause dans plusieurs affaires de mauvais traitements et d’atteintes aux droits fondamentaux, a depuis été démis de ses fonctions et incarcéré à son tour à la prison de Muramvya.
🔴 Appels solennels aux autorités compétentes
1. À Madame Domine Banyankimbona, Ministre de la Justice
En tant que garante de l’administration pénitentiaire nationale, vous avez le pouvoir d’ordonner une inspection d’urgence et de faire libérer Monsieur Nkurunziza, conformément à l’ordonnance judiciaire restée lettre morte. Alors que votre mandat pourrait prochainement toucher à sa fin, un tel geste de justice constituerait une reconnaissance louable de votre engagement pour l’État de droit et la dignité humaine.
2. À Monsieur Léonard Manirakiza, Procureur Général de la République
La privation arbitraire de liberté de Pierre Nkurunziza constitue une atteinte grave à la justice que vous incarnez. L’ordonnance de mise en liberté émise en 2016 par votre propre parquet reste inapplicable à ce jour. Vous avez publiquement déclaré votre foi chrétienne et votre attachement à la vérité ; voici une occasion concrète de traduire vos convictions en actes.
3. À Monseigneur Martin Nyaboho, Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH)
Votre mission est de défendre les droits fondamentaux des citoyens. Nous vous invitons à diligenter une mission d’inspection ou à vous rendre personnellement à la prison de Mpimba afin de constater la situation dramatique de Monsieur Nkurunziza. L’image du berger qui quitte les 99 brebis pour sauver celle qui est perdue prend ici tout son sens : agissez pour cette victime oubliée.
Enfin, bien que Madame Aimée Laurentine Kanyana ne soit plus en fonction, il serait juste qu’elle prenne part à la réparation morale de cette injustice, elle qui fut Ministre de la Justice à l’époque où ce dysfonctionnement judiciaire a eu lieu. Une reconnaissance, même tardive, de la faute commise sous son mandat, serait un acte d’honneur.
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#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables
Lettre ouverte à Monseigneur le nouveau Président de la CNIDH : Clément Nkurunziza interpelle sur sa détention prolongée
Le 17 mai 2025, Clément Nkurunziza, en détention préventive depuis plus de sept ans à la prison de Ngozi, a adressé une lettre ouverte à Monseigneur le nouveau Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) du Burundi.
Dans ce message, que nous publions ici dans son intégralité et sans modification, M. Nkurunziza sollicite une relecture impartiale de son dossier, qu’il estime bloqué depuis plusieurs années sans jugement ni audience publique. Il questionne la légitimité de sa détention prolongée et appelle à une intervention conforme aux principes d’égalité, de justice et de non-discrimination.
Ce courrier s’inscrit dans une démarche institutionnelle et citoyenne. Il appelle l’attention sur le rôle de la CNIDH dans la protection des droits fondamentaux, notamment dans les situations sensibles où les délais judiciaires prolongés peuvent affecter la présomption d’innocence.
Sa publication ne préjuge en rien du fond du dossier. Elle vise uniquement à porter à la connaissance du public une interpellation formelle relevant de l’intérêt général.
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Nkurunziza Clément
En détention préventive pendant plus de sept (7) ans à la prison de Ngozi.
Le 17/5/2025
A Monseigneur le Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme (CNIDH) à.
Bujumbura.
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Objet :Puis-je espérer votre plaidoyer?
Monseigneur le Président de la CNIDH,
J'ai l'insigne l'honneur de vous écrire, pour d'abord vous féliciter, et pour ensuite solliciter votre diligence, afin que le plaidoyer longtemps attendu laissé en suspens par votre prédécesseur et soit enfin fait. Mon dossier de déni de justice dort dans les bureaux du Parquet Général de la République, de la CNIDH et de la CVR depuis.
Mes yeux restent braqués sur votre commission, dans l'espoir que vous ferez la différence. Tous les hommes naissent égaux en droits et en devoirs, je comprends très mal comment je suis soumis à une justice de deux poids deux mesures.
Parmi vos responsabilités, il y a celle de veiller à ce que toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, puisse être protégée contre toute violence, menace, représailles et discrimination. Voilà ce que j'endure malheureusement, en violation de la protection de mes droits en tant qu’humain d'abord, et en tant que citoyen ensuite.
Elu pour la protection des citoyens contre l'arbitraire des pouvoirs publics, et non pour la couverture de leurs actions abusives sur les citoyens et sur les étrangers, je voudrais savoir si vous allez me maintenir dans la situation où vous me trouvez aujourd'hui. Au regard de votre trajectoire de leadership chrétien, j'espère que vous ferez la différence, vous et la nouvelle équipe de commissaires.
Je ne vous demande que la lecture de mon dossier, de fond en comble, avec un œil neutre, sans esprit partisan ni cliché lié à mon appartenance communautaire. C'est dans ces seules circonstances que la vérité puisse être décelée afin de plaider pour une cause juste et équitable. Le mal burundais est que nous ne savons pas nous distancer de ce qui nous différencie: ethnies, régions et opinions politiques pour ne citer que cela seulement. J'espère que vous transcendez ces fléaux de division qui ne font que ruiner et décimer la société burundaise.
Monseigneur le Président de la CNIDH,
Permettez-moi ici de vous faire une petite anecdote pour une réflexion. Après le renversement du régime du Colonel Jean- Baptiste Bagaza par le Major Pierre Buyoya le 03 septembre 1987, ce dernier entama son périple à travers toutes les provinces du pays, pour expliquer le programme de son gouvernement. J'étais encore au tronc commun de l'école secondaire.
J’ai été suffisamment marqué par une chose: l'intervention de Nyangoma Léonard, alors enseignant de mathématiques au lycée de Rutovu. Il a vaincu la peur pour affronter le taureau par les cornes. Il a publiquement demandé au Président Buyoya s'il allait, comme son prédécesseur, exclure les intellectuels hutus dans la gestion des affaires du pays.
Vous connaissez la suite. Nyangoma devint le numéro deux après Vincent Kubwimana au sommet de l’union des travailleurs du Burundi (UTB), Adrien Sibomana fut à la tête du gouvernement d’unité nationale composé de hutus et de tutsis.
🔴Je prends l'exemple de Nyangoma.
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A la seule différence que NYANGOMA s'adressait au Chef de l'Etat, moi je m'adresse à vous, humblement, pour vous demander si vous allez continuer à fermer les yeux et boucher les oreilles devant les cris d'une certaine catégorie de citoyens qui ne demandent que d'être traités au même pied d'égalité que leurs concitoyens? A quoi bon la discrimination, autre que la création des frustrations qui finissent toujours par exploser ? Pourquoi ne pas édifier une société paisible où tout le monde puisse se sentir libre et protégé?
Pourquoi ne pas considérer que les mêmes causes produisant les mêmes effets? Je comprends toujours très mal pourquoi on fait semblant d'ignorer que l'histoire se répète toujours à cause de notre incapacité d'apprendre des leçons à partir de nos expériences. Je vous encourage à œuvrer, à partir de où vous êtes influent, pour ne pas nourrir des illusions qui ne feraient que replonger le pays dans des sinistres qu'on peut pourtant éviter.
L’injustice et la discrimination sont des vecteurs incontournables de la frustration et de la révolte. Nous avons tous besoin d’une société juste et paisible, où toutes les communautés vivent en harmonie, où les grands ne piétinent pas les droits des petits.
🔴En ce qui me concerne personnellement.
________________
Votre préd��cesseur, Sixte Vigny Nimuraba, a décidé de maintenir mes doléances en suspens, depuis sept (7) ans à compter du jour de ma saisine. Son prétexte fallacieux était que le dossier est contrôlé par les plus hautes autorités de l'Etat. Cela ne m'a jamais convaincu car la CNIDH n'est pas limitée quand il s'agit de défendre les victimes des abus des autorités, qui qu'elles soient. Il doit simplement y avoir une anguille sous roche, qui empêche la Justice, la CNIDH et la CVR de faire leur travail. Serait-elle liée au stéréotypes ethniques et régionaux à des fins de propagande politique?
🔴De quoi s'agit-il au fait?
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Je suis injustement poursuivi pour mon rôle présumé dans un crime de sang qui a emporté des étudiants hutu dans la nuit du 11-12 juin 1995 au campus Mutanga de l'Université du Burundi. Le ministère public, avant de changer son accusation pour fausses allégations, assumait que j’étais le représentant des étudiants au moment du crime. Après avoir constaté que j’avais donné le témoin à mon successeur trois mois avant, le même ministère public, ne voulant pas céder, m’a accusé de concevoir le crime avant mon départ, sans aucun indice sérieux pour le prouver.
Ce qui est évident, c'est la volonté de m'utiliser comme bouc émissaire qui porte la croix de toutes les tragédies survenues au Burundi avant et après ma naissance. Et on se contente de vilipender mon nom, comme si c'était une chose qui apporte un intérêt quelconque au niveau politique et social. Ça ne fait néanmoins que révéler le caractère haineux et discriminatoire à peine caché. Suis-je un fantôme pour commettre, moi seul, un tel crime ? Si on suppose que j'ai planifié le crime,où sont ceux-là qui l'ont exécuté ?
Par ailleurs, la justice, pendant ces sept ans de ma détention, refuse d'organiser une audience publique et reste dans ses manœuvres dilatoires pour continuer à me maintenir injustement et irrégulièrement en
détention, dans un dossier
suspendu il y a de cela plus de quatre (4) ans par la cour d’appel de Mukaza.
Depuis lors je suis gardé en prison sur base d'aucun titre judiciaire.
L'organe compétent pour ce dossier.
_____________________
Malgré toutes ces démarches de la Justice, le dossier dans le cadre duquel je suis détenu relève de la compétence de la Justice transitionnelle, en vertu de de l’article 58 de la loi numéro 1/122 du 06/11/2018 sur la CVR,
« les affaires devant les juridictions portées devant la commission, les juridictions ordonnent la suspension de leurs instructions soit d’office, soit à la demande des parties , en attendant les conclusions de la commission ».
J'ai saisi la CVR en 2019. J’ai été auditionné par deux équipes différentes des commissaires de la CVR. Les commissaires, Déo Hakizimana, Laurent Kavakure et Aloys Batungwanayo faisaient partie de ces équipes.
D'après ce que j'ai été soufflé, la commission aurait constaté que je suis dans l'injustice, mais elle a eu peur de se prononcer. Je ne sais encore pas l'origine de cette peur. C'est ça l'anguille sous-roche évoquée plus haut.
Monseigneur Président de la CNIDH,
Quelles sont les preuves tangibles et irréfutables qui autorisent la justice à me maintenir en détention préventive pendant sept (7) ans? Pourquoi appliquer une justice de deux poids deux mesures au regard du fait que les co-accusés sont libres pendant que moi, je demeure en détention éternelle? Tant de questions pourraient être soulevées mais je préfère m'en arrêter ici.
En attendant que vous me donniez l'espoir que vous allez marquer la différence et traiter ce dossier avec diligence, équité, neutralité et impartialité, je vous prie d'agréer, Monseigneur Président de la CNIDH, l'expression de mes sentiments respectueux.
Clément Nkurunziza.
@GeneralNeva , @KwaNtare , @NtareHouse , @CNIDH_Bdi , @Ganhri1 , @achpr_cadhp , @RSDDHCADHP , @nshingamateka , @CVR_Burundi , @Burundi_senat , @MiniJustice_BDI , @BurundiGov , @omctorg , @ccpr_centre_fr , @FIACAT_org , @pnininahazwe , @Trial , @ImpunityWatch , @AmnestyEARO , @amnestynl , @UNHumanRights

#Burundi #LesIntouchables vs #LesPersécutés
🔴 L’ombre d’une milice au cœur du campus universitaire
À l’Université du Burundi, des pratiques dignes d’un pouvoir parallèle secouent la communauté académique. Derrière le nom de Simon Bazirutwabo, ancien représentant des étudiants, se profile une dérive autoritaire orchestrée depuis les résidences universitaires, avec le soutien présumé des Imbonerakure.
À l’Université du Burundi, les témoignages se multiplient au sujet des violences physiques infligées à certains étudiants dans une pièce du Pavillon IX, sinistrement surnommée « la salle de correction ». Des actes d’une gravité alarmante sont attribués à des membres de la ligue des Imbonerakure, lesquels ne se contenteraient pas d’intimider, mais iraient jusqu’à torturer des journalistes pour leur faire signer des déclarations dictées à l’avance.
Dans ce climat de tension et de peur, un nom revient inlassablement : Simon Bazirutwabo. Représentant général des étudiants de l’Université du Burundi, il est aujourd’hui perçu non plus comme un porte-parole légitime de ses pairs, mais comme le pivot central d’un système d’intimidation solidement installé au cœur de l'institution.
Lorsque Simon Bazirutwabo se déplace, il le fait escorté par une véritable garde rapprochée. Il serait à la tête d’un groupe paramilitaire officieux chargé d’imposer l’ordre — ou plutôt la terreur — dans les résidences universitaires. Ce dispositif, loin d’être symbolique, sert à dissuader toute opposition étudiante et à asseoir un pouvoir personnel.
Nombre d’étudiants dénoncent le fait que M. Bazirutwabo a terminé ses études en novembre 2024, mais qu’il refuse obstinément de permettre la tenue d’élections estudiantines, pourtant attendues en décembre dernier. Cette manœuvre, perçue comme une confiscation du pouvoir, alimente des soupçons quant à ses ambitions réelles : rester en poste jusqu’à l’issue des élections législatives de 2025, voire au-delà.
Aujourd’hui, il occupe toujours un logement universitaire sans en avoir légalement le droit et continue de parler au nom des étudiants dont il ne fait pourtant plus partie. La situation interroge, scandalise et alerte.
Quelles sont donc les motivations réelles qui sous-tendent une telle obstination à se maintenir au pouvoir ? Qui lui confère une autorité aussi démesurée au sein d’un établissement académique censé être régi par des principes de transparence et de légitimité ? Ces interrogations demeurent entières et appellent des éclaircissements urgents. Nous y reviendrons très prochainement.
En attendant, une question s’impose avec acuité :
Peut-on encore affirmer que les instances dirigeantes de l’Université du Burundi exercent pleinement leur autorité ?
Ou bien cette institution s’est-elle progressivement vidée de sa souveraineté, au profit de réseaux parallèles dictant leur loi dans l’impunité la plus totale ?
🔴 Écoutons Simon Bazirutwabo nous expliquer les raisons pour lesquelles il bénéficie d’une escorte personnelle...
Pourquoi, en effet, serait-il privé d’un privilège que d’autres avant lui ont amplement exploité ? Lorsque le caporal Claude Nijimbere, alias Matwi, bénéficiait d’un véhicule de l’État et d’une escorte policière, lorsque le brigadier Jonas Ndabirinde disposait de moyens similaires, et que Shabani Nimubona évolue aujourd’hui avec des agents armés à ses côtés, pourquoi Simon Bazirutwabo n’y aurait-il pas droit à son tour ?
La réponse semble évidente pour beaucoup : la présence assumée des Imbonerakure dans son cercle rapproché et la capacité de ces derniers à instaurer la peur partout où ils passent ne font que confirmer une emprise grandissante — et profondément inquiétante — sur les milieux universitaires.
📸 Photo : Iris News
#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables #Enlèvement , #EspaceCivique
🔴 Pontien Ndayikeje, un cadre du parti CNL à Buyenzi, enlevé par les services de renseignement !
Les faits se sont déroulés dans l’après-midi du lundi 7 avril 2025. M. Pontien Ndayikeje a été soustrait de force à son domicile, situé dans la zone de Buyenzi, à Bujumbura, précisément au numéro 30 de l’avenue 17. Cette interpellation s’inscrit dans une vague d’arrestations arbitraires sous forme d'enlèvement visant les membres du Congrès National pour la Liberté (CNL), proches de l’honorable Agathon Rwasa, dans un climat de répression de plus en plus inquiétant.
🔴 Déroulement de l’enlèvement
D’après un membre de son entourage, vers 14h30 ce lundi 07 avril 2025, deux véhicules transportant des éléments des forces de l’ordre ont fait irruption devant la résidence de M. Ndayikeje située à Buyenzi . L’un des véhicules était une pick-up de la police, l’autre une Toyota Hilux double cabine de couleur blanche aux vitres teintées.
À ce moment, M. Ndayikeje se trouvait dans sa boutique, située à la proximité immédiate de son domicile. L’un des policiers y est brièvement entré, sans l’identifier. Ignorant qu’il était activement recherché, M. Ndayikeje est sorti et a aperçu un attroupement de policiers devant chez lui. Il s’est alors approché pour s’enquérir de la situation.
À peine arrivé, il a été violemment maîtrisé, embarqué manu militari dans l’un des véhicules sans qu’aucun mandat ne lui soit présenté, ni qu’aucune explication ne soit donnée quant à sa destination. Depuis, ses proches demeurent sans nouvelles.
🔴 Portrait de Pontien Ndayikeje
Originaire de la province de Rutana, M. Pontien Ndayikeje est âgé de 38 ans. Marié et père de trois enfants, il est l’un des responsables du parti CNL dans la zone de Buyenzi. Militant engagé, il est reconnu pour sa loyauté envers l’honorable Agathon Rwasa.
Selon nos sources, il subissait depuis quelque temps des intimidations émanant d’un membre des Imbonerakure, identifié sous le prénom Alexis, domicilié avenue 14 à Buyenzi. Ce dernier lui reprochait ostensiblement son engagement au sein de l’opposition. Fait révélateur, peu après l’enlèvement, cet individu s’est rendu au domicile de M. Ndayikeje pour s’enquérir des événements — une méthode fréquemment utilisée par les services de renseignement, qui consiste à dépêcher des « enquêteurs informels » auprès des proches immédiatement après une disparition, afin de capter les réactions.
🔴 À noter également qu’en cette même journée, une autre figure du CNL, M. Édouard Nzambimana, a été enlevée à Bujumbura. Par ailleurs, de nombreuses arrestations de militants du CNL nous sont signalées à travers le pays, notamment à Maramvya, Buterere, Kayogoro ou Gutega.
Toute personne disposant d’informations relatives à la disparition de M. Pontien Ndayikeje est invitée à contacter Ndondeza via WhatsApp au +32 465 65 19 05.
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @CNIDH_Bdi , @Ganhri1 , @MiniJustice_BDI , @Burundi_Police , @CnddFdd , @nshingamateka , @Burundi_senat , @DefendDefenders ,@bikjo , @NadineMballa2 , @CIVICUSalliance , @hivos , @Trial ,@omctorg , @FIACAT_org , @fidh_fr , @amnestynl , @AmnestyEARO , @achpr_cadhp , @jumuiya , @NEDemocracy , @KIOSFoundation

#Burundi #Impahazwa vs #Intakorwako #Inyuruzwa
🔴 Pontien Ndayikeje, umwe mu ndongozi za CNL mu Buyenzi, yaranyurujwe n'iperereza !
Ibi vyabaye hirya y'ejo, igenekerezo rya 07.4.2025, aho Pontien Ndayikeje yakuwe ku rugo rwiwe ruri mu gisagara ca Bujumbura, zone Buyenzi, ibarabara rya 17, inomero 30. Ifatwa rya Pontien Ndayikeje riri mu rukurikirane rurerure rw'ifatwa ry'abanywanyi b'umugambwe CNL bayoboka umushingamateka Agathon Rwasa. Muri ino misi bariko barafatwa ku murindi udasanzwe.
🔴 Ifatwa rya Pontien Ndayikeje ryagenze gute ?
Umwe mu biwe yatumenyesheje ko ku musi wa mbere (07.4.2025), hafi isaha umunani n'igice (14h30), ariho haza imodoka zibiri zirimwo abapolisi ku rugo rwa Pontien Ndayikeje mu Buyenzi. Imwe muri izi modoka yari pick-up isanzwe y'igipolisi, iya kabiri yari camionnette Toyota Hilux double cabine yera ifise ibiyo bitabona. Ako kanya Pontien Ndayikeje yari muro butike yiwe, iri hafi y'aho nyene asanzwe aba. Umwe muri abo bapolisi yaraciye mw'ibutike ya Pontien Ndayikeje ariko ntiyamumenya. Pontien Ndayikeje ntiyamenye ko yariko araronderwa.
Pontien Ndayikeje yarasohotse, abona abapolisi benshi barundanye iwe. Aca aja kuraba ikibaye.
Agishika iwe, abapolisi baciye bamucakira gikubikubi, bamuterera mu modoka, baba baramujanye. Abamufashe nta mutahe umufata bamweretse, ntibivuze, ntibavuze n'iyo bamujanye. Kugeza ubu abiwe ntibazi iyo Pontien Ndayikeje yajanywe.
🔴 Pontien Ndayikeje ni nde ?
Amakuru dufise avuga ko Pontien Ndayikeje avuka mu ntara ya Rutana. Arubatse akaba n'umuvyeyi w'abana batatu. Afise imyaka 38. Pontien Ndayikeje ni umwe mu ndongozi z'umugambwe CNL muri zone Buyenzi. Ari mu bagumyabanga bayoboka Hon. Agathon Rwasa.
Abatwandikiye batubwiye ko Pontien Ndayikeje yari asanzwe abangamiwe n'imbonerakure izwi kw'izina rya Alexis, iba kw'ibarabara rya 14 aho mu Buyenzi. Iyi mbonerakure yamuhora ko ayoboka Agathon Rwasa. Pontien Ndayikeje agifatwa, iyi mbonerakure yaciye ishika aho ku rugo iwe kubaza ibibaye. Ubu ni ubuhinga busanzwe bukoreshwa n'iperereza. Inyuma yo kunyuruza umuntu, rica rirungika abaza kwumviriza ibisagara biravugwa.
🔴 Tubibutse ko uwo musi nyene, mu gisagara ca Bujumbura naho hanyurujwe iyindi ndongozi ya CNL, uwitwa Edouard Nzambimana. Hariho n'abandi banywanyi benshi ba CNL twumva bariko barahagarikwa henshi mu gihugu (Maramvya, Buterere, Kayogoro, Gutega, ...).
Uwumenye amakuru y'uwunyurujwe, yotwandikira muri Ndondeza kuri WhatsApp +32465651905.
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @CNIDH_Bdi , @MiniJustice_BDI , @Burundi_Police , @CnddFdd , @nshingamateka , @Burundi_senat

@AlexisPhilo Les juges sont, comme d’autres hommes, tout aussi coupables de corruption.
Certains maltraitent femme et/enfants.
D’autres commettent des actes relevant de la pedocriminalité
EUX, sont systématiquement à l’abri, jamais inquiétés, et encore moins condamnés
#lesIntouchables
@sale_gose @EllaKelian Oui pour finir avec un bracelet et continuer à se faire entretenir par la république qu'ils ont volé et trahi !?
#LesIntouchables
.@FredOL69007 #Anecdotecinéma sur le film #LesIntouchables , La poursuite en voiture a été filmée en deux jours sans autorisation, à l'aide de voitures louées chez Hertz.
La séquence où Hank McCain sort de prison a été tournée à la prison de San Quentin sans autorisation.
La première collaboration entre John Cassavetes et Peter Falk , qui connaîtront un partenariat créatif fructueux dans les années 1970. Ironiquement, les deux ne partagent aucune scène ensemble.
Le pistolet-mitrailleur éponyme de McCain est un STEN Mk II. L'arme a été fabriquée pour l'armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale comme arme d'infanterie légère bon marché et facile à produire en série, principalement utilisée par les forces insurgées.
Le jet privé représenté en train d'atterrir à Las Vegas est un Dassault Falcon 20C de 1966, immatriculé N367EJ, appartenant à Executive Jet Aviation. Peu de temps après avoir été filmé ici, il s'est écrasé dans le lac Érié juste après son décollage de l'aéroport Cleveland-Burke Lakefront lors d'un vol à destination de Portland, dans le Maine, le 28 juillet 1968, en raison de multiples impacts d'oiseaux qui ont provoqué la panne des deux moteurs. Les trois membres d'équipage à bord ont été secourus et l'avion a été récupéré, réparé et remis en service. Après avoir connu de nombreux propriétaires successifs, la cellule a été utilisée pour l'enseignement dans une école du Québec, au Canada, et son immatriculation a été annulée en 2012.
Les intouchables (1969) (Machine Gun McCain) ont été suggérés par le roman "Candyleg" d' Ovid Demaris (New York, 1961), spécialiste des contes mafieux. Il a été adapté par Giuliano Montaldo , Mino Roli et le dramaturge américain Israel Horovitz .
Bien qu'il n'ait pas reçu le respect des critiques ni même l'attention des critiques de cinéma de l'époque, Les intouchables (1969) (Machine Gun McCain) est un thriller policier de série B remarquablement tendu et rapide, aussi féroce et prudent que son héros éponyme. John Cassavetes imprègne son rôle d'une intensité refoulée qui menace d'exploser à tout moment et c'est souvent le cas. C'est l'une de ses meilleures performances et elle démontre pourquoi il était plus demandé en tant qu'acteur à Hollywood qu'en tant que réalisateur.
L'un des aspects fascinants de Les intouchables (1969) (Machine Gun McCain) est de voir les membres de l'équipe de tournage soudée de John Cassavetes apparaître dans un film d'exploitation et apporter le même style de jeu improvisé et spontané à leurs rôles. Val Avery , qui avait déjà travaillé avec Cassavetes comme acteur dans L'homme qui tua la peur (1957) puis sous sa direction dans La ballade des sans-espoirs (1961) et Faces (1968) , apparaît ici dans le rôle d'un homme d'affaires de la mafia. Gena Rowlands , la femme de Cassavetes, fait une apparition remarquée vers la fin, dans le rôle d'une ancienne mafieuse qui tente d'organiser un passage sûr pour McCain et sa petite amie, Irene, hors du pays. Et Peter Falk , qui est parfait dans le rôle d'Adamo, le traître et avide de pouvoir, travaillera avec Cassavetes sur cinq autres films.
Pendant la séquence de l'incendie criminel, un chapiteau de Las Vegas annonçait A Night With Minsky. Un an avant d'apparaître dans ce film, Britt Ekland avait également joué dans Strip-tease chez Minsky (1968) .

.@FredOL69007 #DéfiCinéClassique2025 Janvier (Disparus 2024 – Gena Rowlands) avec le film #LesIntouchables de Giuliano Montaldo(1969) avec John Cassavetes Britt Ekland Peter Falk Gena Rowlands Gabrielle Ferzetti Pierluigi Apra Claudia Biava Margherita GuzzinatiFlorinda Bolkan Tony Kendall Val Avery
Le clan des intouchables est une mafia locale puissante. Jack engage son père Hank McCain, qui vient de sortir de prison après douze ans, pour cambrioler un casino appartenant à la célèbre mafia. Le casse est organisé par Charlie Adamo, récemment nommé responsable des activités mafieuses de la côte Ouest. Mais apprenant qui sont les propriétaires de la cible des braqueurs, ce dernier tente alors d'empêcher l'opération. Après la mort de Jack, tué par les hommes de main d'Adamo, Hank décide d'opérer seul, assisté par sa jeune épouse Irene. Il parvient, après avoir bombardé le casino, à s'enfuir avec la recette. Aussitôt, De Marco, le patron de la mafia new-yorkaise, orchestre sa vengeance. Il engage un tueur pour persécuter et poursuivre les fuyards, Charlie et ses complices, et jusqu'à l'ancienne compagne de Hank, Rosemary...
Les Intouchablesde Giuliano Montaldo aurait pu être un petit bijou de cinéma grâce à son casting alléchant, réunissant John Cassavetes et Peter Falk, deux acteurs de renom qui auraient dû suffire à porter le film. Mais malheureusement, cette coproduction semble être plombée par une réalisation et des effets spéciaux qui frôlent l'amateurisme.
La mise en scène minimaliste de Montaldo, loin d’apporter une touche épurée ou stylisée, donne l'impression d'un projet bâclé ou contraint par des limites budgétaires étouffantes. Les ambitions scénaristiques ne parviennent pas à s'exprimer, et on se retrouve face à une intrigue qui n'embrase ni l'esprit ni les émotions. C'est d'autant plus dommage qu'avec un tel duo d'acteurs, le film aurait pu prétendre à une véritable aura.
Cela dit les scènes réunissant Cassavetes et Falk sauvent une partie du naufrage. Cassavetes, doublé ici par Serge Sauvion (un choix intrigant et plutôt réussi), livre des moments de grâce, notamment dans la trop courte apparition de Gena Rowlands, sa muse et compagne. Falk, de son côté, manque peut-être de l'énergie qu'on lui connaît mais reste une présence magnétique. L'absence de Serge Sauvion pour doubler Falk, qui aurait ajouté une touche ironique, rend leur association encore plus savoureuse rétrospectivement.
Si l'on devait voir ce film aujourd'hui, ce serait surtout pour ces instants où le génie de Cassavetes et Falk perce malgré les limites du cadre. Sinon, comme vous le dites si bien, ce n'est rien d'autre qu’un produit de "cinéma au rabais", un malheureux "soldes" cinématographique, qui laisse à penser que Montaldo n'était pas encore à la hauteur de ses ambitions futures. Heureusement qu'il s'est rattrapé avec des chefs-d'œuvre comme Sacco et Vanzetti.

#Burundi #LesPersecutes vs #LesIntouchables
Colonel Léonidas Hatungimana, dit « Muporo » : de quoi l’accuse-t-on encore à ce jour et dans quel état se trouve-t-il ?
#Bujumbura 06-01-2025: Depuis son exfiltration de la prison centrale de Mpimba, le 22 octobre 2024, le Colonel Léonidas Hatungimana, surnommé « Muporo », a de nouveau été placé en détention dans le cachot du Service national de renseignements (SNR) à Bujumbura.
À la suite de cette exfiltration, nous avons lancé plusieurs alertes, qui ont finalement conduit la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) à se saisir de la situation. Celle-ci a accepté qu’un membre de la famille de Muporo l’accompagne afin de le rencontrer, en novembre 2024, dans les locaux de la SNR. Il est alors apparu très affaibli, sans toutefois être en mesure de s’exprimer sur les sévices qu’il aurait subis.
Depuis lors, près de deux mois viennent de s'écouler sans que l’on obtienne davantage d’informations sur sa situation. D’autres détenus, également transférés de la prison de Mpimba vers la « documentation » (SNR), ont finalement été renvoyés en prison, tandis que Muporo demeure aux mains des services de renseignement. Pourquoi un tel traitement ? Quelles sont les charges qui pèsent encore sur lui ? Par quel pouvoir peut-on soustraire ainsi une personne à l’autorité du parquet ou de la justice pour la remettre à un Officier de Police Judiciaire relevant de la « documentation » ?
Nous exhortons une nouvelle fois la CNIDH à s’acquitter pleinement de sa mission et à faire toute la lumière sur cette affaire. Il est impératif que la Commission intervienne concrètement pour clarifier la situation des détenus qui, bien qu’officiellement incarcér��s, sont transférés au SNR, y compris ceux qui ont déjà été jugés et condamnés.
Rappelons que le Colonel Hatungimana, dit « Muporo », fut auparavant combattant au sein du CNDD-FDD avant d’intégrer l’armée burundaise. En juillet 2015, il a été arrêté alors qu’il se trouvait à l'Etat Major de l’armée à Bujumbura. Il a alors été détenu dans un local exigu de la SNR, où il a subi des actes de torture. À cette époque, il était accusé d’avoir soutenu la jeunesse qui contestait le troisième mandat du Président Pierre Nkurunziza. Par la suite, il a été transféré à la prison centrale de Gitega et condamné à la réclusion à perpétuité. En 2023, il a été ramené à la prison centrale de Mpimba après avoir dénoncé l’assassinat d’un détenu à Gitega. Muporo est réputé pour son intransigeance face à toute forme d’injustice dont il est témoin.
Les droits du Colonel Léonidas Hatungimana, alias Muporo, en tant que personne déjà condamnée, doivent être strictement garantis. Il doit impérativement être réintégré dans le lieu de détention légalement désigné par la justice. Par ailleurs, l’exercice de ses droits, notamment celui de recevoir la visite de sa famille, doit être pleinement respecté, conformément aux dispositions légales en vigueur.
@GeneralNeva , @NtareHouse , @BurundiGov , @MiniJustice_BDI , @CNIDH_Bdi , @CnddFdd , @nshingamateka , @Burundi_senat , @Trial , @fidh_fr , @FIACAT_org , @omctorg, @EurAc_Net , @amnestynl , @AmnestyEARO , @hrw_fr , @UNHumanRights , @NEDemocracy , @KIOSFoundation , @CIVICUSalliance , @hivos , @DefendDefenders , @bikjo , @NadineMballa2 , @cncd111111, @ISHR_fr , @CCPR_Centre , @AfricaDefenders , @_AfricanUnion , @jumuiya , @achpr_cadhp

#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables
Mpimba : La mort tragique du détenu Karemera, victime d'une injustice du P. Général Aristide Nsengiyumva.
La disparition de Bonaventure Karemera
#Bujumbura 04-01-2025: Un détenu du nom de Bonaventure Karemera est décédé hier (03/01/2024) en cours de route, alors qu’on l’évacuait de la prison centrale de Mpimba vers un hôpital. Ce détenu s’était vu refuser l’accès aux soins médicaux. Selon ses proches, il avait été incarcéré pour une dette, sur ordre du Procureur Général Aristide Nsengiyumva, et il est mort après 17 mois de détention, sans jamais avoir été jugé !
L’arrestation de Bonaventure Karemera
Bonaventure Karemera est né dans la province de Cankuzo, de parents rwandais réfugiés au Burundi, aujourd’hui décédés. Orphelin, il a été élevé au Burundi, où il s’est ensuite marié à une Burundaise. Il résidait avec sa famille à Nyakabiga, dans la ville de Bujumbura. Âgé de plus de 60 ans, il fut accusé en juin 2023 par son créancier, à qui il devait 13 millions de francs burundais (13 000 000 FBU). L’affaire fut portée devant le parquet de Mukaza.
Le Procureur de l’époque, Étienne Ninganza, entendit les deux parties et exigea de M. Karemera qu’il rembourse la somme due. Celui-ci sollicita un délai de deux semaines pour rassembler un acompte, puis parvint à payer 6,5 millions de FBU. Le Procureur lui demanda alors de poursuivre le remboursement. Le créancier, mécontent, insista pour que le Procureur incarcère M. Karemera, ce à quoi le Procureur Ninganza s’opposa.
Le créancier porta alors l’affaire auprès du Procureur Général près la Cour d’appel de Mukaza, Aristide Nsengiyumva. Dès lors, les choses prirent un autre tournant. Sans même convoquer ni entendre Bonaventure Karemera, le Procureur Général ordonna son incarcération et fit transférer le sexagénaire à la prison centrale de Mpimba. C’était au mois d’août 2023.
17 mois de détention sans jamais comparaître !
Depuis son placement à Mpimba, en août 2023, Bonaventure Karemera n’a jamais été entendu par un juge ni traduit devant un tribunal. Cela, alors même qu’il était de notoriété publique qu’en raison de son âge avancé (plus de 60 ans), il souffrait de plusieurs maladies chroniques (hypertension artérielle, diabète et goutte).
Le mois dernier, le Président Ndayishimiye a accordé la grâce présidentielle à plusieurs détenus condamnés pour des délits mineurs, y compris certains emprisonnés pour dettes. Il a également exprimé, de manière très ferme, son opposition au maintien en détention de toute personne pour motif de dette. Cependant, Bonaventure Karemera, comme beaucoup d’autres, n’a pas bénéficié de cette mesure et est resté en prison. Malgré ses multiples demandes de remise en liberté provisoire — d’autant qu’il s’acquittait déjà de sa dette et avait une famille — le Procureur Général Nsengiyumva refusa catégoriquement de le libérer. C’est ainsi que la vie de ce sexagénaire s’est éteinte, victime d’un système judiciaire gangréné par la corruption.
Le décès de Bonaventure Karemera
Depuis plusieurs jours, Bonaventure Karemera était gravement malade, alité, au point que ses codétenus devaient parfois l’habiller. À maintes reprises, il a supplié le Procureur Général Aristide Nsengiyumva de l’autoriser à se faire soigner, mais sans succès. À mesure que son état empirait, ses codétenus ont fini par demander l’intervention du directeur de la prison, qui a alors ordonné de l’emmener à l’hôpital. Malheureusement, il a rendu l’âme en chemin, avant même d’atteindre l’établissement de santé.
Une injustice de longue date portée par Aristide Nsengiyumva, jamais remise en cause !
Le Procureur Général Aristide Nsengiyumva est depuis longtemps cité dans des affaires d’abus de pouvoir et de corruption, mais il demeure jusqu’à présent intouchable.
La mort de M. Karemera lui incombe pleinement. Il doit expliquer :
1.Pourquoi il a décidé d’emprisonner ce sexagénaire pour une dette, alors même que celui-ci avait déjà commencé à la rembourser?
2.Pourquoi, durant 17 mois, il n’a jamais veillé à ce que M. Karemera comparaisse devant un juge?
3. Pourquoi, en dépit de la récente mesure présidentielle ordonnant la libération des personnes détenues pour dettes, il a sciemment maintenu en détention cet homme de plus de 60 ans, atteint de maladies incurables?
4.Pourquoi il a refusé à Bonaventure Karemera la possibilité de b��néficier de soins médicaux adéquats?
Les responsabilités du Ministère de la Justice
La question des détenus qui décèdent en prison parce qu’on leur refuse l’accès aux soins médicaux interpelle le Ministre de la Justice, Mme. Domine Banyankimbona. Elle se doit d’apporter à l’opinion publique burundaise des explications sur ces abus et, surtout, sur l’impunité dont jouit Aristide Nsengiyumva, malgré les nombreuses plaintes le visant.
Hélas, il est peu probable que les doléances des plus démunis l’émeuvent. Nous en appelons donc à ceux qui sont en contact direct avec le Président Ndayishimiye : veuillez l’informer que ses décisions sont constamment bafouées et que certains détenus meurent désormais de cette injustice. Peut-être des mesures fortes pourraient-elles alors être prises pour protéger les prisonniers encore en vie.
La photo ci-dessous de M. Karemera n’est pas récente. D’après nos informations, son état s’était considérablement dégradé ces derniers temps.
@GeneralNeva , @KwaNtare , @BurundiGov , @MiniJustice_BDI , @CNIDH_Bdi , @Ganhri1 , @CnddFdd , @nshingamateka , @Burundi_senat , @MairieBuja , @EurAc_Net , @CIVICUSalliance , @hivos , @cncd111111 , @FIACAT_org , @omctorg , @fidh_fr , @NEDemocracy , @KIOSFoundation , @DefendDefenders , @bikjo , @NadineMballa2 , @ISHR_fr , @CCPR_Centre , @AmnestyEARO , @hrw_fr , @hrw

Et voici que le meilleur économiste mondial explique à la commission d'enquête à quel point les macronistes sont géniaux et que les 100 milliards € c'est pas eux ...
Bref, circulez, y'a rien à voir !
#lesgoinfres #lesintouchables #lesmenteurs #macronie
Pendant ce temps, en commission d’enquête au Sénat, Bruno Le Maire est toujours aussi content de lui…
#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables # #Enlèvement
Rumonge : Arrestation de Fleury Niyonkomezi
Le 24 octobre 2024 : Fleury Niyonkomezi, un homme de 37 ans, originaire du secteur de Buyenzi, commune de Muhuta, dans la province de Rumonge, résidait habituellement dans le quartier Birimba de la commune de Rumonge. Dans sa vie quotidienne, Fleury est enseignant au sein de la congrégation EUSEBU à Rumonge, tout en étant membre du parti politique CNL.
Les circonstances de l'arrestation de Fleury Niyonkomezi
Hier, le 23 octobre 2024, à 15h30, Fleury s'inscrivait sur les listes électorales pour les élections de 2025, au Centre de Formation Professionnelle (CFP) à Birimba. Une fois son inscription terminée, une camionnette Toyota Hilux double cabine blanche, avec des plaques dissimulées, transportant des policiers, est arrivée sur les lieux. Ces derniers ont immédiatement procédé à l'arrestation de Fleury Niyonkomezi. Ce dernier a tenté de résister en exigeant qu'un mandat d'arrêt lui soit présenté. Les agents, en possession d'un document qu'ils refusèrent de montrer, l'ont forcé à monter dans le véhicule qui est reparti aussitôt.
Les proches de Fleury Niyonkomezi ont passé la nuit dans l'angoisse et ignorent où il a été emmené. Ils souhaitent connaître les motifs de son arrestation et le lieu de sa détention. Les autorités, sollicitées à ce sujet, n'ont pour l'instant donné aucune réponse.
🔴 Les enlèvements et arrestations arbitraires, sont devenus monnaie courante ces derniers temps. À l'approche des élections, il semble que les autorités cherchent à instaurer un climat de terreur à travers tout le pays.
Toute personne détiendrait des informations concernant les raisons de l'arrestation de Fleury Niyonkomezi ou l'endroit où il est détenu peut contacter Ndondeza via WhatsApp au +32465651905.
#Burundi #Impahazwa vs #Intakorwako
Rumonge : Iperereza ryaraye rifashe Fleury Niyonkomezi.
24-10-2024: Niyonkomezi Fleury ni umugabo w'imyaka 37 avuka ku mutumba wa Buyenzi, muri komine Muhuta, mu ntara ya Rumonge. Asanzwe aba muri quartier Birimba ya komine Rumonge. Mu kazi kiwe ka misi yose, Fleury ni umwarimu mw'ishengero rya EUSEBU aho mu Rumonge. Asanzwe ari n'umunywanyi w'umugambwe CNL.
Ifatwa rya Fleury Niyonkomezi
Ejo haheze (23.10.2024), isaha icenda n'igice (15h30), Fleury yariko ariyandikisha mu bazokwitaba amatora ya 2025. Yiyandikishirije mu Birimba, aho bita ku myuga muri CFP. Agiheza kwandikwa, haje imodoka camionnette Toyota Hilux double cabine yera ifise ibiyo bitabona irimwo abapolisi. Bashitse bafata Fleury Niyonkomezi. Yaragerageje kunana ati : ntimunkura ngaha mutanyeretse umutahe umfata. Abo bakozi b'iperereza bari bafise urupapuro batashatse kwerekana. Bahavuye bamujana mu modoka, iba iragiye.
Abaryango ba Fleury Niyonkomezi bararanye ubwoba. Ntibazi uwabo iyo yajanywe. Baripfuza kumenya ico yafatiwe n'iyo apfungiwe. Abategetsi batabajwe, nta nyishu baratanga.
🔴Kunyuruza abantu, kubahagarika gikubikubi ata mutahe werekanywe, vyimonogoje muri ino misi. Mu gihe himirije amatora, ubutegetsi buboneka ko bushaka kwongereza ubwoba mu gihugu cose.
Uwogira ico amenye ku vyatumye Fleury Niyonkomezi afatwa n'iyo apfungiwe, yotwandikira muri Ndondeza kuri WhatsApp +32465651905.

#Burundi #LesPersécutés vs #LesIntouchables #SNR
🔴 ALERTE : Le Colonel Muporo a été extrait de la prison de Mpimba ce soir du 23 octobre 2024 et transféré au Service National de Renseignement (SNR). Sa vie pourrait être menacée.
Le Colonel Léonidas Hatungimana, connu sous le nom de Muporo, est un haut gradé de l’armée burundaise. Arrêté en juillet 2015 à l'état-major de l’armée à Bujumbura, il fut immédiatement transféré au Service National de Renseignement (SNR), où il a été détenu dans des conditions extrêmement dures. Des sources affirment qu’il avait été enfermé dans une cellule exiguë et soumis à des sévices graves. Après un certain temps, il fut transféré à la prison centrale de Gitega, avant d’être présenté à la justice, accusé de menacer la sécurité nationale.
En mai 2023, après près de sept ans de détention à Gitega, le Colonel Muporo fut transféré à la prison centrale de Mpimba. Ce transfert survint après qu’il eut dénoncé le meurtre brutal de son codétenu Léonidas Ngendanzi, battu à mort le 14 mai 2023 par Japhet ATIBU, un autre détenu influent de la prison de Gitega. Incapable de tolérer cette injustice, Muporo exigea que des mesures soient prises. Cependant, au lieu de sanctionner le coupable, Muporo et une trentaine de codétenus furent déplacés vers d’autres établissements pénitentiaires.
🔴 Ce soir du 23 octobre 2024, enlèvement suspect du Colonel Muporo par le SNR !
Le soir du 23 octobre 2024, le Colonel Léonidas Hatungimana, alias Muporo, a été extrait de la prison de Mpimba et remis aux agents du Service National de Renseignement (SNR). Les employés de la prison, témoins de l’incident, ont exprimé une vive inquiétude, craignant que Muporo ne subisse à nouveau des mauvais traitements.
Ces employés déplorent les pratiques du SNR, qui vient régulièrement chercher des détenus, certains étant gardés en détention pendant des mois sans suite judiciaire. Ils ont affirmé : « Quand un prisonnier est à Mpimba, il est sous la juridiction du parquet. Le SNR, en tant qu’organe d’enquête judiciaire (OPJ), ne devrait pas retirer une personne de la compétence du procureur pour la ramener sous celle du renseignement. Ce qui est encore plus troublant, c’est que cela se fait souvent sans mandat du procureur. Dans le cas de Muporo, son dossier aurait dû être traité par le Procureur Général, car il bénéficie de la "privilège de juridiction" en raison de son grade militaire. "
À l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas où le Colonel Léonidas Hatungimana a été emmené. Cependant, il est fortement suspecté qu'il soit détenu au SNR, comme de nombreux autres prisonniers avant lui.
🔴 Le Colonel Muporo, une figure éminente de la lutte du CNDD-FDD
Le Colonel Léonidas Hatungimana, surnommé Muporo, fait partie des jeunes qui ont fondé le mouvement FDD en 1994 à Kamenge. Connu pour sa farouche opposition à l’injustice, il a combattu aux côtés du CNDD-FDD avant de rejoindre les rangs de l’armée burundaise après la guerre. En 2015, il faisait partie des officiers issus du CNDD-FDD qui s’opposaient à Pierre Nkurunziza, contestant fermement la violation constitutionnelle du 3ème mandat présidentiel. Ses proches affirment que Muporo a toujours refusé de cautionner les manœuvres frauduleuses, quelle qu'en soit l'origine. Cette intégrité lui a valu d’être arrêté en 2015 et de demeurer emprisonné depuis.
Nous implorons la protection divine pour ce fils du Burundi face à ces nouvelles persécutions orchestrées par le Service de Renseignement. Nous appelons le Général-Major Ildephonse Habarurema, à la tête du SNR, à garantir que cette institution n’ait pas recours à la torture contre cet homme, qui fut un compagnon d’armes durant la guerre . Tout comme il s’est battu contre l’injustice par le passé, les autorités n’ont aujourd’hui aucune légitimité à lui infliger des souffrances sous prétexte d’un traitement judiciaire biaisé.
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#Burundi #LesPersecutes vs #LesIntouchables
Pourquoi le Père Olivier Ndayikengurukiye a-t-il été enlevé ? Chronologie de l'enlèvement du Père Olivier.
De nombreux lecteurs nous ont contactés pour comprendre ce qui a conduit à la détention arbitraire du Père Olivier Ndayikengurukiye par les autorités burundaises. Aujourd'hui, nous souhaitons partager avec vous les informations dont nous disposons sur ce qu'il est advenu de ce prêtre catholique. Pour rappel, le Père Olivier Ndayikengurukiye est originaire de la commune de Nyabiraba, dans la province rurale de Bujumbura. Il appartient à la Congrégation des Missionnaires d'Afrique et exerce actuellement son ministère au Mozambique.
🔴 Les mésaventures du Père Olivier Ndayikengurukiye
Alors qu'il était en congé au Burundi, le Père Olivier a vécu un drame. Après avoir récemment terminé un congé de deux mois, il était retourné au Mozambique avant de se rendre compte que son passeport était arrivé à expiration. Il a donc demandé à revenir au Burundi pour en obtenir un nouveau. Il a rejoint la maison des Missionnaires d'Afrique, située sur l'avenue Muyinga, dans le quartier INSS de la zone Rohero à Bujumbura (et non à Kiriri comme initialement rapporté).
Le vendredi 4 octobre 2024, en soirée, le Père Olivier est allé rendre visite à son frère aîné. Ensemble, ils ont partagé un moment convivial. Durant leur rencontre, ils ont remarqué une voiture qui circulait à proximité, provoquant chez eux une certaine inquiétude. Ils ont alors décidé de rentrer chez eux.
Le Père Olivier, son frère et l'épouse de ce dernier ont pris un taxi, convenant que la famille serait déposée en premier, avant que le prêtre ne soit conduit à sa destination. Cependant, le Père Olivier a mal indiqué l'emplacement exact de son logement et a été déposé à proximité. Le chauffeur, refusant de le déposer à son domicile exact, et le prêtre, trouvant que l'endroit était proche, a décidé de parcourir la distance à pied. �� peine arrivé, il s'apprêtait à frapper à la porte lorsque la voiture suspecte réapparut. Ses occupants l'ont alors violemment kidnappé, lui couvrant le visage et le frappant à la tête, avant qu'il ne perde connaissance. Lorsqu'il reprit ses esprits, il se trouvait dans un lieu inconnu.
🔴 Le Père détenu dans un lieu secret
Le Père Olivier ne put jamais identifier l'endroit où il avait été détenu. Bien que tout laisse à penser qu'il était aux mains des services de renseignement ou de personnes liées à ces derniers, il ne fut pas enfermé dans un lieu officiel de détention. Lorsqu'il reprit connaissance, il fut soumis à des interrogatoires musclés et brutaux, demandant notamment l'identité de ses frères et sœurs. Lorsque ses ravisseurs mentionnèrent un certain Calixte, ils indiquèrent que c'était lui qu'ils recherchaient. Calixte, qui avait un temps fui le pays avant de revenir au Burundi, est le frère du prêtre et lui ressemble physiquement, ce qui laisse supposer qu'il pourrait s'agir d'une méprise.
Le Père Olivier fut sévèrement torturé. Ses ravisseurs utilisèrent de petits objets pour lui infliger des blessures aux doigts, et le frappèrent sur diverses parties de son corps. Chaque matin, ils lui administraient une substance inconnue qui le plongeait dans un état de confusion, le laissant inconscient et presque incapable de parler ou de marcher correctement.
Un détail troublant réside dans le fait que, bien que ses ravisseurs affirment ne pas connaître son identité, ils l'avaient capturé avec son passeport, qui contenait également 500 dollars. Il est probable qu'après l'avoir fouillé, ses assaillants se soient emparés de l'argent et aient jeté le passeport pour éviter toute trace.
🔴 Le fait surprenant : les ravisseurs en contact avec la famille !
Le lundi 7 octobre 2024, les ravisseurs commencèrent à contacter certains membres de la famille du prêtre, ainsi qu'un autre membre de la Congrégation, un missionnaire résidant en Éthiopie mais alors en congé au Burundi. Utilisant le téléphone du Père Olivier, ils demandèrent des informations sur son identité, son métier et sa résidence. À plusieurs reprises, ils affirmèrent être à la recherche de Calixte. Ce dernier, informé de la situation, déclara : "Je n'ai rien à me reprocher, je suis prêt à me rendre s'ils me veulent." Un rendez-vous fut organisé avec les ravisseurs à la Mess des officiers de Bujumbura, où ils se rencontrèrent. Cependant, après vérification, les ravisseurs conclurent que Calixte n'était pas la personne qu'ils recherchaient. Malgré cela, ils refusèrent de libérer le Père Olivier, exigeant plutôt une rançon de 2000 dollars.
🔴 La campagne pour la libération du Père Olivier change la donne...
Le vendredi 11 octobre 2024, notre plateforme lança un appel public pour sauver le Père Olivier, une semaine après son enlèvement. Sa famille, bien qu'intimidée par les ravisseurs, se souvint des conseils de la campagne #Ndondeza, qui prône la dénonciation des disparitions forcées. Cet appel a radicalement changé la situation. Les autorités, bien qu'initialement silencieuses, commencèrent à enquêter.
L'enlèvement d'un prêtre catholique n'est pas un incident ordinaire. L'affaire remonta rapidement jusqu'au Président Evariste Ndayishimiye, qui ordonna au Chef des renseignements, le Général-Major Ildephonse Habarurema, alias King Kong, de retrouver le Père Olivier dans un délai de 24 heures. Bien que Habarurema ait affirmé que le prêtre n'était pas détenu par ses services, il reçut l'ordre de le retrouver. Le lendemain, le Père Olivier fut libéré.
🔴 Comment le Père Olivier Ndayikengurukiye a-t-il été retrouvé ?
Le samedi 12 octobre 2024, un grand soulagement se fit sentir parmi les membres de la Congrégation des Missionnaires d'Afrique. Dans la matinée, après avoir été informés de l'ordre du Président, ils virent le Père Olivier arriver à leur domicile, escorté par leur gardien. Il n'était pas en bon état physique mais était vivant.
Plus tard, il fut révélé que le Père avait été relâché à l'endroit même où il avait été enlevé. En mauvais état de santé, il parvint néanmoins à rejoindre le domicile des voisins avant d'être conduit à la Congrégation. Bien qu'il ne portât pas de blessures graves, il peinait à marcher et à parler en raison des tortures subies. Après un bref passage à l'hôpital Kira, il fut transféré ailleurs pour des soins.
🔴 De nombreuses questions demeurent
🔘Pourquoi les ravisseurs du Père Olivier Ndayikengurukiye ont-ils affirmé rechercher son frère aîné, Calixte, mais, après l'avoir rencontré, ne l'ont-ils pas arrêté, tout en maintenant le Père Olivier en détention ?
🔘La demande de rançon de 2000 USD était-elle la motivation initiale de l'enlèvement du Père Olivier Ndayikengurukiye, ou bien a-t-elle été formulée après coup, une fois qu'ils se sont rendu compte de leur erreur ?
🔘Quel aurait été le sort réservé au Père Olivier Ndayikengurukiye s’il n’avait pas été détenu dans un lieu officiel des services de renseignement ?
🔘Le chef des services de renseignement n’a jamais admis détenir le Père Olivier, mais, après l'ordre du Président de le retrouver sous 24 heures, il a été libéré en moins de 12 heures. À qui, alors, le Général-Major Ildephonse Habarurema a-t-il donné l'ordre pour que le Père Olivier soit retrouvé ?
🔘Avant même que le Père Olivier Ndayikengurukiye ne réapparaisse, les services de renseignement ont brusquement interrompu leurs prétendues investigations. Comment savaient-ils qu'il serait relâché ce même jour ? Sa seule libération est-elle suffisante ou ses ravisseurs doivent-ils également être identifiés et traduits en justice ?
🔘La région de Muyinga, où le Père Olivier Ndayikengurukiye soupçonne avoir été détenu, est sous le contrôle d'un certain Shabani Nimubona, un influent chef des Imbonerakure. Le véhicule impliqué dans l'enlèvement du Père Olivier ressemble à celui que Shabani Nimubona avait utilisé lors de l'enlèvement d’un chef du parti CNL dans la commune de Mishiha, province de Cankuzo. Shabani Nimubona est-il responsable de cet enlèvement, ou s'agit-il d'autres agents des services de renseignement avec lesquels il collabore ?
🔴 Remerciements
Enfin, nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à la libération du Père Olivier Ndayikengurukiye, notamment le Président Ndayishimiye pour son intervention rapide. Cependant, cette affaire montre que d'autres victimes d'enlèvements méritent une même attention.
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#Burundi #Impunité #LesIntouchables vs #LesPersécutés
Cibitoke : Le chef des services de renseignement suspendu la semaine dernière
Selon des sources en provenance de la province de Cibitoke, le Colonel Félix Havyarimana, ancien chef des services de renseignement, a été suspendu la semaine dernière. Il est accusé d’avoir extorqué sous la menace un marchand d’or. Havyarimana aurait contraint ce commerçant, affilié à la Banque de la République du Burundi (BRB), à lui remettre une somme estimée à 75 millions de francs burundais. Le marchand aurait été convoqué dans le bureau du Colonel, où il aurait été forcé, sous pression, à signer un document attestant du transfert de cette somme. À la suite de la plainte déposée par le marchand et ses associés, le Colonel Félix Havyarimana a été suspendu.
Nous poursuivons nos recherches pour obtenir plus d’informations sur cette affaire.
Historique de violations présumées par Félix Havyarimana
Félix Havyarimana traîne une réputation de graves violations des droits humains. Depuis quatre ans, il a dirigé les services de renseignement dans plusieurs provinces, dont Muramvya, Bujumbura-Mairie, Muyinga, et plus récemment Cibitoke. En 2020, alors qu’il était en poste à Muramvya, il aurait fait sortir deux jeunes hommes, Bienvenu Ndacayisaba et Jérôme Ntakarutimana, d'un commissariat de police pour les emmener aux locaux du renseignement. Depuis cette nuit, ils n'ont jamais été revus. À Muyinga, en 2023, il a également été impliqué dans la disparition de Viateur Nzigo, un membre du parti CNL, dont la trace a été perdue après son arrestation. Plus récemment, dans la province de Cibitoke, des sources signalent que trois personnes auraient été tuées dans les locaux des services de renseignement au cours des deux dernières semaines. Des corps non identifiés ont aussi été découverts dans la région, enterrés clandestinement.
L’ affaire du Colonel Félix Havyarimana met en lumière des questions cruciales concernant les obligations légales de l’État burundais en matière de protection des droits humains et de lutte contre la corruption au sein des institutions de sécurité. Ces obligations sont établies par la législation nationale ainsi que par les engagements internationaux du Burundi.
La Constitution du Burundi de 2018 et son Code pénal garantissent la protection des citoyens contre la torture (article 25) et les détentions arbitraires (article 34). Les accusations de torture, intimidation et disparitions forcées portées contre le Colonel Félix Havyarimana violent ces principes fondamentaux. Sur le plan international, la Convention contre la torture (CAT), que le Burundi a ratifiée, impose des obligations strictes à l’État :
L’article 2 de la CAT exige que l’État prenne des mesures efficaces pour prévenir la torture. tandique l’article 12 impose à l'Etat du Burundi de mener des enquêtes rapides et impartiales en cas de soupçons d’actes de torture.
Dans le cas de figure , les violations attribuées à Havyarimana contreviennent à ces obligations internationales et nécessitent une enquête indépendante ainsi que des poursuites judiciaires appropriées.
Il est à noter que la responsabilité des agents de l'État est un pilier fondamental de l’État de droit. La répétition des accusations graves à l'encontre du Colonel Havyarimana, sans que des mesures correctives adéquates ne soient prises, reflète une faille dans le système de reddition des comptes des forces de sécurité burundaises. Le silence ou l’impunité entourant les accusations graves ci-haut évoquées ne fait que renforcer l'idée que ces institutions opèrent sans surveillance suffisante ou avec la complicité de l'Etat dans la commission de ces violations.
Il est impératif que l'État burundais, conformément à ses engagements, assure non seulement la suspension immédiate des agents impliqués, mais qu’il veille également à leur poursuite judiciaire en cas de responsabilité avérée dans des actes de torture ou des abus de pouvoir. Cette transparence est nécessaire pour restaurer la confiance du public dans les institutions publiques et garantir que les droits de tous les citoyens soient respectés.
Le Colonel Félix Havyarimana est l’un des agents des services de renseignement qui devraient être jugés pour les graves violations des droits humains qui lui sont imputées. L'État burundais, par ses obligations constitutionnelles et internationales, doit s'assurer que de telles exactions ne restent pas impunies et que les familles des victimes obtiennent justice et des explications sur le sort de leurs proches.
🔴 Si vous connaissez le nom de son remplaçant à la tête des services de renseignement à Cibitoke, contactez-nous via inbox ou WhatsApp au +32465651905.

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