Le 9 juillet, les militantes et militants socialistes trancheront.
Hier soir, au Conseil national du Parti socialiste, j’ai plaidé pour une primaire ouverte aux militant•es ainsi qu’aux sympathisant•es pour désigner notre candidat à la présidentielle.
Face à l’extrême droite, notre première réponse doit être le rassemblement. Le plus large possible, le plus populaire possible. C’est ce que j’ai toujours porté, une campagne présidentielle ne peut pas être le produit d’un huis clos partisan, elle doit être une dynamique, un point d’embrasement démocratique.
Le 9 juillet sera l’occasion pour les Socialistes de s’engager dans cette voie pour ensuite réunir la gauche écologique via un départage démocratique. Ensemble nous porterons nos combats communs : la justice sociale, l’égalité , la dignité humaine, et l’écologie.
Il est remarquable d’associer ainsi courage face à la maladie et transparence vis à vis de ses concitoyens. Je te souhaite le meilleur cher @NicolasMayerNMR
La primaire du @partisocialiste suite:
Plus le Conseil National du mardi 30 juin se rapproche , plus une évidence se dessine : le problème n’est même plus la question posée ni le corps électoral .
Le sujet essentiel est de mettre @faureolivier en minorité , et offrir une désignation dans un fauteuil a @rglucks1.
Ça , c’est côté #Vallaud et toute la sphère #Delga #Assouline etc etc.
La rédaction de la question à poser aux militants le 9 juillet , ne vise qu’à cela . En gros , le problème n’est pas la
question mais celui qui la pose , cet Olivier Faure honni ( soit qui mal y pense .. blague )
Chez @fhollande , c’est différent . Hors de question de laisser se dérouler la “stratégie du coucou” #Glucksmann sans réagir .
Ou l’on retrouve une sorte d’ordre naturel des choses : des socialistes qui parviendraient à s’entendre pour désigner un socialiste à une primaire socialiste , ce qui nous paraît normal , chez nous, êtres humains ordinaires , mais qui ne semble pas aller de soi chez un certain nombre de cadres , qui, on peut le dire , ont globalement fondu les plombs ( on vous épargne les verbatim , les mots , les raisonnements.. la #canicule vous abat suffisamment comme ça )
Plusieurs remarques à cet état de décomposition organisée :
- Les manœuvres fonctionnent quand elles ne se voient pas comme le nez au milieu de la figure .
Si les sections socialistes sont obéissantes , commencent à poindre une lassitude et une forme de colère sur la méthode .
En clair , si #Glucksmann était désigné à la loyale , pas de problème mais s’il l’était sur tapis vert , ça peut devenir un problème .
Contrairement à la primaire de 2006 , avec @RoyalSegolene ou même celle de 2011 , il n’y a aucun effet “wow sur le député européen .
C’est plutôt “ faute de grive , on mange des merles” et tous les élus qui ont commencé à faire un pas vers lui le disent , lorsqu’ils discutent honnêtement “ on a que ça en magasin” me disait un député hier .
Et c’est un problème majeur . On ne peut pas amarrer une machine comme le PS avec quelques chapeaux à plume et un conseil national qui décide et des militants qui exécutent .
Il faut amarrer les cœurs , les envies , la joie pour mener une campagne , tout ce que le candidat @placepublique_ ne provoque toujours pas , ça viendra peut être et c est son problème majeur .
- Quid de l appareil socialiste et de la direction actuelle ?
Qui peut affirmer aujourd’hui que le 1er secrétaire ne sera pas candidat malgré tout , même s’il était mis en minorité , ce qui est loin d’être fait ?
Personne .
Et si tel était le cas , qu’adviendrait-il du fameux plan “coucou”
En politique , tout est affaire d’intentions . Les intentions claires et les intentions cachées . Tout finit par se voir .
Ceux d’aujourd’hui ne seront pas forcément ceux de l’automne
À suivre .
Je suis policier de nuit dans une métropole du sud de la France. En avril dernier, vers 4 h du matin, on contrôlait les parkings de supermarché pour éviter les vols de voitures. C’est là que j’ai remarqué une petite citadine électrique branchée sur une borne de recharge rapide, les vitres pleines de buée.
En m'approchant, j’ai vu une jeune femme d'environ 20 ans endormie sur le siège conducteur, emmitouflée dans une doudoune. J'ai toqué doucement. Elle s'est réveillée en sursaut, le regard paniqué, ouvrant la portière en tremblant.
Sur la banquette arrière, il n'y avait pas de bagages, juste son sac de cours, des dossiers d'infirmière et un oreiller.
« Je suis désolée, la voiture a fini de charger, je m'en vais... » a-t-elle chuchoté.
En discutant, elle a fini par lâcher la vérité. Étudiante en troisième année d'infirmière, son stage à l'hôpital ne lui laissait pas le temps de cumuler un boulot. Avec l'explosion du coût de la vie ces derniers temps, elle avait dû rendre son studio. Elle passait ses nuits à charger sa voiture sur les bornes gratuites ou à bas coût pour avoir du chauffage quelques heures et pouvoir réviser.
Le règlement du parking interdisait le stationnement après la fermeture. J'aurais dû la verbaliser et lui demander de partir.
Au lieu de ça, on l'a escortée jusqu'au parking sécurisé du commissariat. On lui a ouvert l'accès à la salle de pause pour qu'elle puisse prendre une vraie douche chaude, boire un café et finir sa nuit sur le canapé, en sécurité. Le lendemain matin, l'assistante sociale de notre commissariat a pris son dossier en main pour lui débloquer un logement solidaire.
Parfois, la police, ce n'est pas appliquer la règle bêtement, c'est juste offrir un refuge quand le quotidien devient trop lourd.
Véronique Sarselli (LR) vient de faire multiplier par 4 son indemnité de présidente du Sytral.
Au même moment où elle annonce des restrictions budgétaires... Cette décision est une faute.
La honte !
Les augmentations proposées n’ont rien de modérées.
Le gouvernement doit refuser de faire peser une fois de plus les coupes budgétaires sur les étudiants !
Une telle augmentation éloignerait les plus précaires de l’enseignement supérieur.
Nous croyons à une université ouverte, accessible et qui donne accès à toutes et tous à l’émancipation.
Notre opposition est ferme et notre mobilisation sera totale !
Pour 2027, le choix est clair : l'union de la gauche et des écologistes, ou l'échec. Face au risque de voir l'extrême droite accéder au pouvoir, il n'y a pas de fatalité. Uni·es, nous pouvons gagner ✊🇫🇷
C'est pourquoi les Jeunes Socialistes réclament une primaire de la gauche et des écologistes : seule une méthode ouverte et démocratique peut légitimer une candidature commune, capable de rassembler et de porter un programme de gauche !
En 2027, pour battre l'extrême droite et faire gagner la gauche, il faut l'union !
L’état de droit version Retailleau est liberticide, il est un levier pour instaurer des règles d'exception, bafouer l'égalité devant la loi au mépris des droits fondamentaux, des droits de minorités et des libertés publiques.
Comme il paraît loin le Rassemblement Pour la République. Réveille toi De Gaulle, ils sont devenus fous.
Leon Blum , notre héros éternel .
Il faut se replonger dans son action , sa pensée , son éternel optimisme et sa malice pour aborder 2027 avec du Front Populaire : changer le modèle établi et supposément indépassable .
20 Juin 1936 , il y 90 ans , c’étaient les 1ers départs pour les congés payés .
Ça , c’est la gauche !
Tous les progrès sociaux , c’est la gauche et ce sera toujours la gauche .
Anonyme.
Mon père a vendu la maison familiale avant qu’on puisse en hériter. Ce jour-là, j’ai vu ce que l’argent pouvait faire à des enfants adultes.
Je suis arrivée chez lui un dimanche matin, dans notre petite ville près d’Angers.
D’habitude, quand j’ouvrais le portail, je sentais déjà le café chaud et le pain grillé. Mon père mettait toujours la radio trop bas, comme s’il avait peur de déranger les murs.
Mais ce matin-là, il n’y avait rien de tout ça.
Juste une odeur de carton, de poussière et de ruban adhésif.
Et sur le portail, un panneau blanc avec un seul mot écrit en grand :
VENDU.
Je suis restée plantée là, mon sac à la main.
La maison de mon enfance. Le petit pavillon avec les volets bleus, le carrelage froid dans l’entrée, le vieux cerisier derrière, la marche fendue devant la cuisine.
Vendue.
À l’intérieur, mon père, Marcel, était au milieu du salon presque vide. Il avait 69 ans, les épaules un peu tombées, les cheveux gris mal peignés, et il écrivait “vaisselle” sur un carton avec un feutre noir.
Il avait l’air calme.
Trop calme.
Mon frère Julien est arrivé quelques minutes après moi. Il a vu le salon, les murs nus, les cartons.
Puis il a vu mon père.
“Papa, c’est quoi ce délire ?”
Mon père a levé les yeux.
“Bonjour, Julien.”
“Bonjour ? Tu as vendu la maison ? Sans nous prévenir ?”
Je n’ai rien dit. Mais au fond, j’étais aussi choquée que lui.
Cette maison, c’était nos Noëls, nos disputes, les dimanches trop longs, les devoirs sur la table de la cuisine. C’était la voix de maman qui nous appelait depuis le couloir.
Mais Julien n’a pas parlé de maman.
Il a parlé d’argent.
“Tu te rends compte ? Cette maison, c’était notre héritage. On avait besoin de savoir. Moi, avec les enfants, j’aurais pu m’y installer plus tard. Ou alors on aurait pu la vendre proprement et partager.”
Mon père a reposé son feutre.
“Vous aviez déjà prévu de la vendre ?”
Personne n’a répondu.
Même moi.
Parce que j’y avais pensé aussi.
Pas tous les jours. Pas à voix haute. Mais quand le loyer augmentait. Quand la voiture devait passer au garage. Quand je regardais mon compte en fin de mois.
Je me disais : un jour, il y aura la maison.
Comme si mon père devait disparaître pour que ma vie respire un peu.
Cette pensée m’a fait honte dès qu’elle m’a traversée.
Julien, lui, était rouge de colère.
“Et tu vas faire quoi avec l’argent maintenant ?”
Mon père s’est redressé doucement. Ses genoux ont craqué.
“Je vais prendre un petit appartement. Un deux-pièces avec ascenseur. Pas loin du médecin, de la pharmacie et de la boulangerie.”
“Et le reste ?”
“Je vais l’utiliser.”
Julien a eu un rire sec.
“L’utiliser comment ?”
Mon père l’a regardé droit dans les yeux.
“Pour vivre correctement. Pour acheter de la bonne nourriture. Pour changer mes lunettes. Pour chauffer mon appartement sans compter chaque heure. Pour aller chez le dentiste sans repousser encore. Et pour emmener votre mère voir l’océan.”
Un silence lourd est tombé.
“Maman est morte”, a murmuré Julien.
“Je sais”, a répondu mon père.
Il a pris un petit cadre posé sur le buffet. Une photo de maman dans le jardin, avec son gilet rouge et son sourire fatigué.
“Elle voulait voir l’océan. Pas les îles, pas un grand voyage. Juste l’océan. Elle disait toujours : quand ce sera plus calme, Marcel, on ira.”
Il a passé son pouce sur le verre du cadre.
“Mais ce n’était jamais calme. Il fallait aider l’un. Puis aider l’autre. Réparer le toit. Payer des études. Donner un coup de main pour un déménagement. Et après, elle est tombée malade.”
Je sentais ma gorge se serrer.
Mon père n’a jamais été un homme qui se plaignait.
Quand ma machine à laver avait lâché, il m’avait glissé un chèque dans une enveloppe. Quand Julien avait eu besoin d’un apport pour changer de voiture, papa avait “participé un peu”.
À Noël, il arrivait toujours avec des cadeaux pour les petits, mais lui gardait son vieux manteau râpé.
Nous trouvions ça normal.
C’était papa.
Puis il a montré l’escalier.
“Le mois dernier, je suis tombé là.”
Je me suis retournée.
“Quoi ?”
“Trois marches avant le bas. Je suis resté presque une heure par terre. Mon téléphone était dans la chambre.”
J’ai senti mon ventre se nouer.
“Pourquoi tu ne nous as pas appelés ?”
Il a eu un petit sourire triste.
“Vous êtes toujours pressés.”
Ce n’était pas un reproche.
C’était pire.
C’était vrai.
Julien a baissé les yeux, puis il a pris sa veste.
“Fais comme tu veux”, a-t-il lancé.
Et il est parti en claquant la porte.
Moi, je suis restée.
J’ai aidé mon père à fermer les derniers cartons. Dans l’un d’eux, il y avait nos vieilles cartes de fête des mères, un mug ébréché que j’avais peint à l’école, une médaille de foot de Julien, des photos pliées.
Il n’avait rien jeté.
Pas même les choses moches.
Alors j’ai compris.
Mon père ne vendait pas nos souvenirs.
Il quittait seulement une maison devenue trop lourde pour ses jambes, trop grande pour ses soirées, trop pleine de silence.
J’ai pleuré sans bruit.
Il a fait semblant de ne pas voir.
“Claire,” a-t-il dit doucement, “je ne veux rien vous enlever.”
J’ai secoué la tête.
“Si, papa. Enlève-le-nous.”
Il m’a regardée, perdu.
“Enlève-nous cette idée affreuse qu’on a le droit d’attendre ta mort pour régler nos problèmes.”
Ses yeux se sont remplis d’eau.
Trois semaines plus tard, je suis allée le voir dans son nouvel appartement.
C’était petit, simple, propre. Il y avait deux tasses sur la table, du café, du beurre, de la confiture d’abricot.
Sur le mur, la photo de maman.
Et sur le buffet, deux billets de train pour La Rochelle.
Mon père m’a dit :
“Je vais y aller seul. Mais je prendrai son foulard.”
Je lui ai pris la main.
“Vas-y, papa. Et cette fois, n’attends pas que tout le monde soit servi avant de vivre.”
Il a baissé la tête.
Puis il a souri.
Le jour où mon père a vendu la maison, j’ai cru qu’il nous prenait quelque chose.
Aujourd’hui, je sais qu’il reprenait seulement ce que nous avions trop longtemps considéré comme acquis. Sa propre vie.
Via Le monde littéraire
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