La guerre informationnelle, c'est aussi cela : en 18 ans de présence sur Twitter, je n'ai *jamais* reçu autant de commentaires insultants que lorsque je parle de la Russie. Et je ne me suis pourtant pas épargné les sujets difficiles.
Aux vrais citoyens de se serrer les coudes
Je me rappelle très bien où j’étais il y a deux ans, le matin du 7 octobre 2023. Au début, je n’ai pas prêté attention aux notifications qui s’accumulaient sur mon téléphone, imaginant qu’il s’agissait du bruit de fond habituel du conflit, d’une salve de roquettes que le système antimissile israélien intercepterait facilement. À mesure que la journée avançait, mon cerveau traduisait en images ce que je lisais dans la presse, et la sidération me submergeait.
1200 israéliens assassinés.
Des jeunes femmes venues assister à un festival de musique violées, torturées et exécutées.
Des familles entières brûlées vives à l’heure du déjeuner.
Des corps mutilés, ligotés, décapités et certains tellement suppliciés qu’il a fallu leur ADN pour les identifier.
Des femmes enceintes éventrées.
Des Kibboutz entiers décimés.
Et 251 otages, dont des nourrissons et des vieillards, arrachés à leur famille et amenés dans des tunnels à Gaza.
Les terroristes, euphoriques, ont filmé et diffusé ces massacres, allant donc plus loin dans la barbarie que les nazis, qui avaient au moins la décence de camoufler leurs crimes.
Le 7 octobre, ce n’est pas seulement Israël qui a vacillé, c’est l’illusion naïve que dans le monde moderne, la barbarie appartenait au passé.
Évoquer ces faits permet de rappeler cette évidence : c’est le Hamas qui a déclenché cette guerre, et c’est le Hamas qui pourrait à tout moment l’arrêter en déposant les armes et en rendant les otages qu’il détient encore. Parmi ces otages, il y a par exemple Evyatar David et Rom Braslavski, des jeunes hommes de respectivement 24 et 21 ans, qui avaient la vie devant eux et que les dernières images montrent affamés et terrorisés dans des caves à Gaza.
Le 7 octobre fut aussi un point de bascule car pour la première fois, une partie de l’intelligentsia de gauche se plaça explicitement du côté des terroristes. Ce jour-là, on a compris qu’un abîme moral séparait l’extrême gauche du reste de la société. Ce jour là, on a compris que les valeurs progressistes qu’elle prétend défendre ne sont qu’une façade dissimulant des pulsions bien plus troubles.
Elle agite comme boussole morale la crainte du retour des heures sombres mais lorsque survient le pire massacre antisémite depuis Adolf Hitler, elle tergiverse, refuse de condamner.
Elle explique qu’il faut croire sur parole toutes les femmes mais s’acharne à nier les viols subies par les femmes israéliennes.
Elle explique que des mots peuvent offenser, mais juge qu’un pogrom est un mode d’expression politique légitime.
Ce qui anime cette gauche, c’est en réalité une violente haine de notre civilisation au nom d’une grille de lecture qui fait des occidentaux (dont Israël est l’émanation au Proche-Orient) des coupables par essence, et des « racisés » des victimes éternelles, même lorsque les racisés en question sont des djihadistes au projet génocidaire.
Il est d’ailleurs amusant de constater que dans le passé, la gauche niait, par hostilité à notre civilisation, les crimes des régimes qu’elle admirait : le génocide cambodgien par les khmers rouges, les famines provoquées par Staline en Ukraine, les goulags en URSS. Aujourd’hui, par fidélité à ce même schéma anti-occidental, elle fait l’inverse : elle invente un génocide.
@eigenrobot@StephenGuy41006 a deep dive in René Girard’s works projects a crude light on the spiritual and mental regression taking place. Would start with his work on the book of Job.
@TheStingisBack Your post brought me back to a key childhood movie memory, with images of the Gods playing chess over the lives of mortals, or overlooking the fate of men from the Olymp through a pool screen. Thanks !