🔴 🇧🇮 𝗡𝗶𝘆𝗼𝗺𝗯𝗮𝗿é, 𝗹𝗲 𝗴é𝗻é𝗿𝗮𝗹 𝗾𝘂𝗶 𝗼𝘀𝗮 𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗻𝗼𝗻
𝘌𝘯 𝘧é𝘷𝘳𝘪𝘦𝘳 2015, 𝘶𝘯 𝘥𝘰𝘤𝘶𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵𝘪𝘦𝘭 𝘥𝘦 𝘲𝘶𝘪𝘯𝘻𝘦 𝘱𝘢𝘨𝘦𝘴 𝘳é𝘥𝘪𝘨é 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘨é𝘯é𝘳𝘢𝘭 𝘎𝘰𝘥𝘦𝘧𝘳𝘰𝘪𝘥 𝘕𝘪𝘺𝘰𝘮𝘣𝘢𝘳é 𝘮𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘨𝘢𝘳𝘥𝘦 𝘗𝘪𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘕𝘬𝘶𝘳𝘶𝘯𝘻𝘪𝘻𝘢 : 𝘶𝘯 𝘵𝘳𝘰𝘪𝘴𝘪è𝘮𝘦 𝘮𝘢𝘯𝘥𝘢𝘵 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢 𝘊𝘰𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘮𝘦𝘯𝘢𝘤𝘦𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢 𝘱𝘢𝘪𝘹. 𝘓𝘪𝘮𝘰𝘨é 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪𝘵ô𝘵, 𝘭’𝘰𝘧𝘧𝘪𝘤𝘪𝘦𝘳 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘷𝘦𝘳𝘵𝘪𝘴𝘴𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘴𝘺𝘮𝘣𝘰𝘭𝘦. 𝘛𝘳𝘰𝘪𝘴 𝘮𝘰𝘪𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘵𝘢𝘳𝘥, 𝘪𝘭 𝘵𝘦𝘯𝘵𝘦𝘳𝘢 𝘶𝘯 𝘤𝘰𝘶𝘱 𝘥’É𝘵𝘢𝘵. É𝘤𝘩𝘦𝘤 𝘮𝘪𝘭𝘪𝘵𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘷𝘪𝘤𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦 𝘮𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦 : 𝘴𝘰𝘯 𝘮é𝘮𝘰 𝘱𝘳𝘰𝘱𝘩é𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘢𝘯𝘯𝘰𝘯ç𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢 𝘤𝘳𝘪𝘴𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘢𝘭𝘭𝘢𝘪𝘵 𝘦𝘮𝘣𝘳𝘢𝘴𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘉𝘶𝘳𝘶𝘯𝘥𝘪.
Février 2015. Dans les couloirs feutrés du Service national de renseignement (SNR), un document circule à voix basse. Quinze pages d’une clarté implacable, rédigées par le général Godefroid Niyombaré, alors chef du renseignement. Ce texte confidentiel n’est pas une simple note administrative : c’est une mise en garde adressée au président Pierre Nkurunziza. Le général y affirme que briguer un troisième mandat serait une violation de la Constitution et des Accords d’Arusha, et qu’une telle décision menacerait la paix fragile du pays.
𝗨𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗹𝗼𝘆𝗮𝗹 𝗳𝗮𝗰𝗲 à 𝗹’𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲
Niyombaré n’est pas un dissident. Ancien chef d’état-major, diplomate, figure respectée de l’armée, il incarne la fidélité à l’État. Mais en ce mois de février, il choisit de rompre le silence. Ce n’est pas un homme qu’il conteste, mais une dérive qu’il juge contraire aux fondements de la République.
Son mémo, empreint de rigueur juridique et de gravité morale, prédit les conséquences d’un troisième mandat : tensions ethniques ravivées, divisions au sein de l’armée, effritement de la cohésion nationale. Ce geste n’est pas une quête de pouvoir, mais un acte de conscience.
𝗟𝗮 𝗿é𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗶𝗺𝗺é𝗱𝗶𝗮𝘁𝗲
Le 18 février 2015, Niyombaré est limogé sans ménagement. Le régime tente d’étouffer l’affaire, mais le mémo a déjà semé le doute. Dans les rues de Bujumbura, la société civile s’éveille, les jeunes manifestent, et jusque dans l’armée, des voix s’élèvent. Le texte devient un symbole : celui d’un sursaut de lucidité au cœur de l’appareil d’État.
𝗠𝗮𝗶 2015 : 𝗱𝗲 𝗹’é𝗰𝗿𝗶𝘁 à 𝗹’𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻
Trois mois plus tard, le 13 mai 2015, alors que Nkurunziza est en déplacement, Niyombaré annonce à la radio la destitution du président. Il affirme agir pour protéger la Constitution et éviter le chaos. Le coup d’État échoue, mais il révèle l’ampleur des fractures internes et la profondeur du malaise national.
𝗨𝗻 𝗺é𝗺𝗼 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲
Ce document n’était pas une note technique. C’était un cri lucide, un acte de patriotisme. En osant dire non à un président tout-puissant, Niyombaré incarna une forme rare de courage : celle de l’homme d’institution qui place la paix et la légalité au-dessus de la loyauté politique.
L’histoire lui donna raison. L’entêtement de Nkurunziza à briguer un troisième mandat plongea le 🇧🇮 dans une spirale de violences, de répression et d’isolement diplomatique. Tout ce que le général avait prédit se réalisa : manifestations massives, répression brutale, exil de milliers de citoyens, sanctions internationales, fracture durable entre institutions et population.
𝗨𝗻 𝗵é𝗿𝗶𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝘃é𝗿𝗶𝘁é
Ignoré par le pouvoir, ce mémo est devenu un texte prophétique. Il témoigne du courage d’un homme qui, dans un moment critique, choisit la vérité plutôt que le silence.
Aujourd’hui, alors que le 🇧🇮 tente de panser ses plaies, le geste du général Niyombaré demeure comme une page d’histoire : un refus de l’arbitraire, une défense de la paix, et un acte de patriotisme lucide accompli au péril de sa vie et sa liberté.
Défi 2026 :
- Pas de porno
- Pas d’alcool
- 3 œufs plein air par jour
- 3 litres d’eau par jour
- 6 à 7 heures de sommeil
- Plus de 10 000 pas par jour
- 100 pompes par jour
- Pas de petit-déjeuner
- Écrire au moins 100 mots par jour
- Écrire 5 choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant(e) tous les soirs
Qui relève le défi ?
127 African women journalists have written to detained #Burundi-an journalist Sandra Muhoza, expressing solidarity, calling for her unconditional release, and decrying her imprisonment as robbing the public of “an important voice.”
https://t.co/6MwTI9dzkq
“Some of us are mothers, and we recognize how painful it must be to be separated from your family and your young children, especially as Christmas and the New Year draw near. This is a pain no parent should ever endure,” said the signatories.
Après 2 Jours de réunions consécutives à l’état-major, les officiers ont informé Mukuna que l’armée n’était pas en mesure de lancer l’offensive pour reconquérir Uvira. En cause :la frustration des troupes face aux pertes jugées inexpliquées, le non-paiement des soldats déployés.
🔴 𝐁𝐫𝐞𝐚𝐤𝐢𝐧𝐠: 𝐁𝐮𝐫𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐂𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐬 𝐄𝐦𝐛𝐚𝐫𝐠𝐨 𝐨𝐧 𝐁𝐚𝐧𝐲𝐚𝐦𝐮𝐥𝐞𝐧𝐠𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐭𝐲.
In a recent interview with @bbcgahuza, @fdnbbi spokesperson General @baratuza2000 confirmed reports from @MoiseNyarugabo and various observers that Burundian soldiers have implemented an embargo affecting the Banyamulenge community in South Kivu. #Burundi #Banyamulenge #DRC
🚨 SUDAN: 11/11 Turning Point in Khartoum Front — Fierce Omdurman Battle Opens the Route to the Capital
(2nd Battalion advances toward Retaj under heavy fire in one of the fiercest clashes of the war)
🇸🇩 Heavy Shelling on 2nd Battalion Headquarters
Intense shelling targeted the 2nd Battalion headquarters early in the morning. Few injuries were reported. Following the bombardment, unit commanders were ordered to prepare for an advance south of the Central Reserve toward the Retaj area — a difficult mission, as opposing forces had fortified tall buildings with snipers and anti-armor weapons, blocking main routes.
⚔️ Advance Toward Retaj
Despite the risks, the 2nd Battalion proceeded through the Coptic Club, the Technical School Mosque, and Mohamed Hussein School, where troops regrouped before moving into contested zones. Forces advanced under continuous fire from multiple directions — south from Retaj and St. George School, east from Al-Omda, and west from Al-Mazahir neighborhoods.
🚨 Urban Fighting
Fighting took place from building to building, with units breaching walls and crossing rooftops to reach their targets. Several soldiers were killed, including Dr. Ammar and Mohamed Hassan Shawish. An armored vehicle was reportedly hit but managed to withdraw.
🚨 Sustained Engagement
Hostilities continued throughout the day. Reinforcements on both sides engaged along several streets, using machine guns, SPG-9 launchers, and 23 mm cannons. Battalion Commander Abu Azzam was injured, and command passed to Lt. Col. Mohamed Ahmed.
🚑 Evacuation and Casualties
Evacuation efforts were hindered by sniper fire and shelling. Witnesses reported several casualties during the withdrawal to the Coptic Club and Al-Amal Hospital. Among the dead were soldiers identified as Saddam, Ibn Auf, Karam Allah, Abdo Hamid, Osama, and Captain Yass.
📍 Aftermath
The 11 November battle was described as one of the most intense clashes in Omdurman, leading to a partial breakthrough that later facilitated advances toward central Khartoum. The engagement is viewed as a turning point in the urban fighting phase of the conflict.
🔴 Burundi : les défenseurs des droits humains dans le viseur du président Ndayishimiye
Des tribunes présidentielles à la presse du renseignement, une campagne orchestrée contre les voix libres
#FocodeMagazine | 07 novembre 2025
En moins d’un mois, le président burundais Évariste Ndayishimiye a transformé ses discours publics en règlements de comptes. Le 5 novembre à Matongo, il s’est acharné contre Faustin Ndikumana, président de PARCEM, qu’il a accusé de servir les “colonisateurs”.
Quelques semaines plus tôt, à Rutana, il traitait Pacifique Nininahazwe, président de l’organisation FOCODE, de “jaloux de le voir manger”.
Entre ces diatribes, un article du journal pro-SNR, dirigé par Donatien Ndayishimiye, relayait ces attaques en assimilant le FOCODE à un “trafic de détresse humaine”. Une séquence glaçante : le pouvoir parle, sa presse accuse, la peur fait le reste.
🔴Faustin Ndikumana, le bouc émissaire de Matongo
Le 5 novembre 2025, à Matongo, le président Évariste Ndayishimiye a franchi une étape supplémentaire dans la mise en scène de sa colère. Face à un public massé sur la place communale, le chef de l’État s’en est pris nommément à Faustin Ndikumana, directeur de PARCEM, une organisation connue pour ses plaidoyers en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence publique.
« Même quand il travaillait à la banque, on l’a chassé ! Aujourd’hui, il prétend diriger une organisation alors qu’il ne produit rien. Il habite une belle maison, paie dix gardiens et roule en voiture… d’où vient son argent ? S’il ne vole pas, c’est qu’il travaille pour les colonisateurs ! »
Sous les applaudissements d’une partie de la foule, la scène a pris des allures de procès public.
Un président qui humilie un citoyen, sur la base de rumeurs et d’allégations sans preuve : le symbole d’un pouvoir qui préfère le soupçon à la responsabilité, la diffamation à la contradiction.
Ce jour-là, la cible n’était plus un opposant politique, mais un intellectuel, un défenseur du droit et de la raison. Faustin Ndikumana a simplement eu le tort de rappeler que la lutte contre la pauvreté et la corruption n’avance pas.
“Il n’y a plus personne qui souffre de faim au Burundi”, a martelé le Président, avant d’accuser ceux qui disent le contraire de “mentir pour détruire le pays.”
Une affirmation contredite par les chiffres mêmes de l’État, qui révèlent que plus d’un enfant burundais sur deux souffre encore de malnutrition chronique.
Même Gervais Ndirakobuca, président du Sénat, a reconnu récemment que “de nombreux enfants hutu ne grandissent pas normalement à cause d’une mauvaise alimentation.”
Mais pour Ndayishimiye, le problème n’est pas la faim : ce sont ceux qui la nomment.
🔴Rutana : quand le Président parle avec son ventre
Le 15 octobre, à Rutana, la scène avait déjà été posée.
Sous un soleil de plomb, devant une foule chauffée à blanc, le président s’en est pris à Pacifique Nininahazwe et à son organisation, le FOCODE, figure historique de la société civile burundaise aujourd’hui en exil.
« Vous entendez des gens comme Pacifique évoquer vos malheurs : ils sont jaloux de nous voir manger ; lorsqu’ils mangeaient bien, nous avions faim ! »
Une phrase-choc, à la fois triviale et révélatrice.
Car ici, le mot manger ne relève pas de la métaphore : il désigne une vision du pouvoir comme table à partager entre initiés. Un pouvoir qui, au lieu de redistribuer, s’approprie ; un pouvoir qui, après la faim, revendique la revanche.
“Le droit de manger en paix”, c’est la nouvelle doctrine du palais : la justification sociale de la prédation.
Selon plusieurs sources internes, l’intendance présidentielle coûte près de trois millions de francs burundais par jour, dans un pays où plus de 70 % de la population vit avec moins de deux dollars quotidiens.
Un président repu, un peuple affamé : le contraste est obscène.
Et lorsque la société civile ose le rappeler, elle devient “jalouse”, “traîtresse” ou “vendue à l’étranger”.
🔴La presse du renseignement, relais de la parole du chef
Quelques jours après les propos de Rutana, le journal pro-SNR, dirigé par Donatien Ndayishimiye, publie un article au titre évocateur :
« FOCODE : quand la morale devient commerce. »
Sous une plume servile, le texte reprend presque mot pour mot les insinuations présidentielles : Pacifique Nininahazwe et son organisation sont accusés de transformer “la détresse en business politique”, d’escroquer les réfugiés, et même d’entretenir des liens avec des “réseaux étrangers”. Sans preuve, sans vérification, mais avec une précision de propagande.
“Ce qui se présentait comme un réseau de défense des droits humains est devenu un réseau de passeurs politiques”, écrit le journal, avant de conclure : “Le Burundi n’a pas besoin de fausses consciences.”
Le ton est accusatoire, quasi judiciaire. L’objectif est clair : délégitimer, salir, isoler. En quelques lignes, la parole présidentielle trouve son écho dans la presse du renseignement, transformant l’opinion en instrument de répression morale.
Le pouvoir parle, les médias obéissent. Et le débat devient impossible.
🔴La société civile sur la sellette
Au Burundi, la dérive ne fait plus mystère : la société civile est devenue l’ennemi intérieur. Les militants sont accusés de “haïr leur pays”, les ONG de “mentir pour plaire à l’Occident”. La critique, jadis tolérée, est désormais criminalisée.
Dans les couloirs du pouvoir, certains s’inquiètent d’un président “à fleur de peau”, plus prompt à réagir par la colère qu’à gouverner par la raison.
Un diplomate résume :
“Le discours du président n’est plus politique, il est viscéral. Il traduit une peur : celle de perdre le contrôle du récit national.”
Pendant ce temps, les voix indépendantes s’éteignent ou s’exilent, et le Burundi s’enfonce dans une ère de paranoïa politique où toute parole libre devient un acte de résistance.
🔴Quand le pouvoir mange la critique, il finit par se dévorer lui-même
De Rutana à Matongo, des estrades publiques aux colonnes du journal pro-SNR, une mécanique s’installe : le président attaque, le journal accuse, la rumeur juge, et la peur fait le reste.
Faustin Ndikumana et Pacifique Nininahazwe ne sont que les visages visibles d’un système qui ne supporte plus la contradiction. Et lorsque la défense des droits devient un crime, c’est que la République a cessé d’écouter.
Le chef de l’État réclame le droit de “manger en paix”.Mais dans un pays où le peuple a faim, cette paix ressemble à un festin d’arrogance. Car un pouvoir qui mange seul finit toujours par s’étouffer de silence. #BURUNDI #EspaceCivique #IntolerencePolitique
#FocodeMagazine | La Rédaction
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @nshingamateka , @Burundi_senat , @Ikiriho , @pnininahazwe , @ParcemBurundi , @MaryLawlorhrds , @DefendDefenders , @ProtectHRD_EU , @FrontLineHRD , @hivos , @CIVICUSalliance , @AmnestyEARO , @hrw_fr , @omctorg , @TournonsLaPage , @NadineMballa2 , @bikjo , @hrdburundi , @ISHR_fr , @ccpr_centre_fr , @FIACAT_org , @fidh_fr , @amnestynl , @UN_Spokesperson , @UN_Burundi
🇹🇭👨🎓Orphelin de sa mère, décédée peu après sa naissance, et de ses frères et sœurs, Min a été élevé seul par son père, humble fermier pauvre qui a vendu ses biens pour financer ses études.
Avec l’âge, le père a connu des troubles cognitifs, le rendant encore plus dépendant de Min. Ce dernier a étudié comme novice moine (tradition hmong-bouddhiste pour réduire les frais), travaillé à mi-temps et économisé chaque baht pour obtenir son diplôme à l’Université Rajabhat de Chiang Rai en 2013.
Incapable d’emmener son père à Chiang Rai (trop cher), Min a rapporté sa toge et son chapeau à la maison. Vêtu de sa robe de diplômé, il s’est tenu fièrement à côté de son père en tenue de fermier. (Sympa)
#Burundi : le pouvoir face à la faim — deux voix, deux vérités
#FocodeMagazine | 19 octobre 2025
Entre le constat alarmé du président du Sénat et le déni triomphaliste du chef de l’État, un fossé s’ouvre au sommet du régime burundais. En toile de fond : la faim, ce tabou que l’on voudrait taire.
Le 10 octobre 2025, à Bukinanyana, le président du Sénat Gervais Ndirakobuca a rompu avec le langage convenu du pouvoir. Sous le regard inquiet des habitants, il a dit tout haut ce que beaucoup murmurent : les enfants burundais ne mangent pas à leur faim. Certains, lui rapporte-t-on, expliquent leur retard de croissance par leur appartenance ethnique. Ndirakobuca rejette cette dérive d’un ton grave :
« Ce n’est pas une question d’ethnie, mais une question de nourriture. »
Le constat est sans appel : selon l’Institut national de la statistique ISTEBU, plus d’un enfant sur deux — 55 % — souffre d'une malnutrition chronique. Derrière ces chiffres, une réalité têtue : des ventres creux, des silhouettes amaigries, des familles piégées dans la spirale de la pauvreté rurale.
🔴La parole présidentielle : du réalisme au déni
Cinq jours plus tard, à Rutana, le président Évariste Ndayishimiye a choisi une tout autre musique.
À ceux qui évoquent la faim, il oppose un récit d’abondance et de progrès.
« Ceux qui autrefois souffraient du kwashiorkor sont aujourd’hui ceux qui se nourrissent le mieux », a-t-il lancé devant la foule.
Et d’ajouter, dans un ton mêlant ironie et agacement :
« Ceux qui disent que la population a faim voudraient que nous retombions dans la misère d’hier. »
Pour désigner ces voix critiques, il a même trouvé un sobriquet : les “Pacifique”, manière de disqualifier quiconque refuse d’adhérer à la narration officielle d’un Burundi rassasié et prospère.
Mais cette sortie interroge. Car si la faim est un fantasme, à qui donc s’adressait le cri d’alarme de Gervais Ndirakobuca ? Le président du Sénat ferait-il, lui aussi, partie de ces « Pacifique » honnis ?
🔴Les failles du récit d’État
Cette dissonance au sommet du pouvoir n’est pas anodine. Elle met à nu deux visions du pays :
celle d’un pouvoir exécutif enfermé dans le récit de sa réussite, et celle d’une institution (Sénat) , qui ose encore regarder la réalité en face.
L’une parle de croissance et de dignité retrouvée ; l’autre voit, dans les collines, des enfants au ventre ballonné par la faim.
Dans les marchés de Cibitoke, les prix du maïs, du haricot et du manioc s’envolent.
Les cantines scolaires ferment faute de vivres.
Les ONG, prudentes d’ordinaire, évoquent désormais une « famine structurelle » — un mal enraciné, résultat d’une économie en panne et d’une politique agricole sans cap.
🔴La vérité qui dérange
Le Burundi est-il prêt à entendre la vérité de ses ventres creux ? Reconnaître la faim, c’est admettre l’échec des politiques publiques, briser le mythe d’un pays réconcilié avec lui-même et maître de son destin.
C’est aussi, pour le pouvoir, ouvrir la brèche d’un doute : celui de son propre aveuglement.
Entre lucidité et déni, responsabilité et orgueil, la lutte contre la faim devient le miroir d’un système politique qui redoute plus la critique que la misère elle-même. Et dans ce miroir, ce ne sont pas les enfants de Bukinanyana qui devraient rougir — mais ceux qui prétendent qu’ils mangent à leur faim.
#FocodeMagazine | La Rédaction
Des nouvelles dramatiques nous parviennent du Soudan, en particulier du Darfour. Je suis plus que jamais proche de la population soudanaise, en particulier des familles, des enfants et des personnes déplacées. Je prie pour toutes les victimes. Je lance un appel pressant aux responsables et à la communauté internationale afin que des couloirs humanitaires soient garantis et qu'une réponse coordonnée soit mise en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Il est temps d'entamer un dialogue sérieux, sincère et inclusif entre les parties afin de mettre fin au conflit et de redonner espoir, dignité et paix au peuple soudanais.
J'invite tous les fidèles à vivre la journée du 22 août dans le jeûne et la prière, en suppliant le Seigneur de nous accorder la paix et la justice, et d'essuyer les larmes de ceux qui souffrent à cause des conflits armés en cours. Que Marie, Reine de la Paix, intercède pour que les peuples trouvent le chemin de la paix.
Pardonner ne signifie pas nier le mal, mais l'empêcher d'engendrer un autre mal. Il ne s'agit pas de dire que rien ne s'est passé, mais de tout faire pour que le ressentiment ne décide pas de l'avenir.