Le procès fait à Thelysson Orelien n’a pas commencé aujourd’hui. Au fond, il cache une chose : le discrédit. Cela a d’abord commencé par contester son qualificatif de primo-écrivain. Et aujourd’hui l’IA, au fond ce procès est le même qu’avait subi Ouologuem…
Avez-vous entendu parler de ce roman ? C’est le « phénomène de la rentrée littéraire ». Il est lauréat du Prix Fnac, du Prix Méduse, du Prix Première Plume, fortement pressenti pour le Prix Renaudot, et il est en lice pour les prix Goncourt, Femina, Médicis et Décembre. Ah oui, il est aussi en cours de traduction dans 20 langues.
Eh bien selon Pangram, ce roman est rédigé presque intégralement par une Intelligence Artificielle. Nous avons testé plusieurs passages, à divers endroits du manuscrit, pour presque toujours le même résultat : 100% IA (cf les deux premiers chapitre dans le tweet ci-dessous).
Rappelons que Pangram est de loin le détecteur d’IA le plus fiable : son taux de faux positifs est de 0,0041%, soit environ un texte humain sur 24 400. Sur 996 273 textes antérieurs à 2022, Pangram en classe uniquement 14 (0,0014%) comme étant partiellement écrits par l’IA.
La probabilité que vingt passages d’un même livre (et il y a bien plus de 20 signalements dans le roman) soient identifiés à tort par Pangram comme étant produits par une IA s’élève donc à 0,0041% puissance 20, soit 0,1802 × 10⁻⁸⁵ %, c’est à-dire 0 suivi de 85 zéros après la virgule.
N’aurait-il pas été plus honnête que l’auteur crédite son co-auteur ?
On le reconnaît ce genre de procès, toujours les mêmes pour les auteurs noirs. Yambo Ouologuem n’avait pas échappait, hélas pour lui on connaît la suite…L’histoire se répète encore . Trop noir pour bien écrire !
🇫🇷🇨🇦🇭🇹📚🤖 FLASH | C’est la polémique qui anime le monde littéraire. L’écrivain Thélyson Orélien, qui vient de remporter le Prix du Roman Fnac 2026 pour « C’était ça ou mourir », phénomène de la rentrée littéraire, est accusé d’avoir écrit son livre presque entièrement avec l’IA.
Le compte X « Balance ton Claude » affirme avoir soumis de nombreux passages du roman au détecteur d’IA Pangram, qui en aurait identifié plusieurs comme étant générés à « 100 % » par une intelligence artificielle.
Des résultats qui alimentent les soupçons autour du premier roman de l’écrivain canado-haïtien, également sélectionné pour plusieurs grands prix littéraires. Son éditeur Grasset rejette ces accusations, tandis que la fiabilité des détecteurs d’IA pour déterminer l’origine d’un texte est également contestée par les défenseurs de l’auteur.
Le « Canard » a mis la palme sur une vidéo aux relents racistes, mise en ligne par l’ambassade de France à Brazzaville. Elle a été discrètement retirée d'Instagram à la demande du ministère des Affaires étrangères. Ce dérapage est lié, selon des diplomates, à la pression de Jean-Noël Barrot pour communiquer à tout-va avec un « humour décalé ».
➡ https://t.co/m7SzWJNqIX
Revoir les higlights du match d'hier
Repenser aux stories de Yamal
Supporter l'Angleterre par dépit
Se dire qu'on devra attendre 4 ans pour une nouvelle CDM...
🇨🇬 Quelques jours après son investiture et sa réélection pour un 5ᵉ mandat à la tête de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso a accordé une interview exclusive à Brut.
Biens mal acquis, coupures d’électricité, jeunesse, réseaux sociaux, critiques sur son pouvoir… Nous lui avons posé nos questions, y compris sur les sujets qui divisent.
Le président congolais a accepté d’y répondre.
À voir en intégralité sur notre chaîne YouTube👇🏾
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#RépubliqueduCongo #Brazzaville
À l’adresse de Jean-Luc Mélenchon.
Ce que j’ai à vous dire ne va pas vous plaire.
Nous sommes à un point de non-retour de la vie politique française, un moment où chaque geste inconsidéré peut faire basculer vers l’inconnu. J’ai eu l’occasion de donner la semaine passée ma lecture des jeux d’épouvantails politiques autour du drame de la mort de Quentin Deranque.
C’est pourquoi, Jean-Luc Mélenchon, je veux vous parler aujourd’hui directement, avec franchise et exigence républicaines. Je veux en appeler à vous. Il importe que vous mesuriez le malaise profond que produisent vos paroles, chez moi, qui n’ai jamais été du même bord politique que le vôtre, comme chez de nombreux Français. Si elles relèvent de qualifications pénales, c’est à la justice d’en décider. Mais qu’elles relèvent de l’irresponsabilité politique, voilà qui ne fait pas de doute. Car ces mots écartèlent un peu plus la France et aggravent encore la dérive des continents politiques, annonciatrice de l’affrontement sans merci de 2027.
Parmi ceux qui ont cru à la promesse d’émancipation républicaine, au cours de vos trois dernières candidatures aux élections présidentielles et ont été attentifs à votre discours sur la République de 2017, beaucoup se sentent aujourd’hui orphelins politiques.
Parmi ceux qui ont cru, sincèrement, à votre nouvelle promesse républicaine quand vous repreniez les mots de Mendès-France, quand vous citiez en 2012 le « génie de la Bastille », quand vous faisiez de l'Olivier de la paix votre emblème, quand vous parliez d'universel, de liberté, de souveraineté, aujourd'hui, beaucoup se demandent quel sera le prochain mot de trop. Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté. Comment ne pas comprendre les doutes qui s’installent ? On ne joue pas avec des allumettes dans une station-service, même pour un hold-up.
Ce meeting de Lyon était le pas de trop, celui qui laisse entrevoir une tactique de terre brûlée, une politique prête à sacrifier jusqu’à la République pour faire triompher, pensez-vous, votre mouvement plus tard.
Ce faisant, vous aurez sacrifié l’essentiel. Vous aurez sacrifié votre image à un fantasme stratégique. Vous pensez sans doute qu’il sera toujours temps de faire marche arrière quand cela sera utile. Vous pensez que vous maîtrisez votre monture, que comme d’autres vous chevauchez les tigres. Mais ce sont toujours les tigres qui décident où les mènent leurs appétits.
Vous aurez sacrifié l’avenir de votre mouvement à son présent. Cette tactique de terre brûlée, elle condamnera ceux qui vous suivent à se retrancher, à se durcir, à se rétrécir. Elle chassera de vos rangs ceux qui souhaitent le dialogue et renforcera au contraire, année après année, une avant-garde de combat et de repli, obligée de donner des gages d’une férocité toujours plus grande.
Vous aurez sacrifié la sécurité de nos concitoyens juifs en laissant s’installer des ambiguïtés, des ambivalences. Il n’en faut souvent pas plus pour déchaîner la violence irrémédiable. L’augmentation massive des actes antisémites en France dans les deux dernières années n’est pas une illusion d’optique. C’est une réalité quotidienne, celle d’un sentiment d’insécurité, de rejet, d’accusation qui n’a pas lieu d’être et qui doit être combattu par tous les républicains, comme toutes les formes de discrimination et de racisme.
Vous aurez sacrifié la gauche de la gauche, sa mémoire et son espoir, en la faisant sombrer hors du spectre politique légitime, à terme hors du Parlement, nourrissant ainsi l’émergence de groupuscules prêts à la violence politique et sociale, dans une logique brigadiste qui ne conduit qu’au nihilisme et à des décennies de défaites, comme l’Italie des « années de plomb ». Vous aurez arraché durablement toute légitimité aux causes que vous avez défendues. Vous emporterez la mémoire de 1793, des Quarante-huitards de la Sociale, des Communards de 1871 et même des Soixante-huitards de ce siècle vers la condamnation et l’oubli. Mais c’est le sacrifice aussi des militants de la gauche tout entière, celle de Jean Jaurès, de Léon Blum, de François Mitterrand. Cette gauche sincère, républicaine, qui veut véritablement changer la vie des Français. Ces millions de femmes et d'hommes qui s'engagent pour la justice sociale, pour l'égalité, pour des combats de vertu. Nous devons tous veiller à la sauvegarde des génies juchés sur nos épaules. Ce n’est pas un gaulliste qui oubliera ce que pèsent les dettes du passé.
Vous aurez sacrifié les principes de la République. Les sacrifier à quoi ? À un calcul hasardeux.
Aujourd’hui, votre responsabilité est engagée devant l’Histoire. Non parce que vous seriez sur le point d’emporter une victoire– je n’y crois pas et les sondages ne laissent guère de doute sur la question - mais parce que vous risquez de légitimer l’extrême-droite au-delà de toutes ses espérances et de stériliser durablement et pour des décennies le vote de républicains ardents et sincères, de gens qui doutent, hésitent, mais perçoivent tout le reste comme une trahison pire que la dérive dont vous faites preuve.
Même si la sensibilité que vous portez n’est pas la mienne, j’ai la conviction qu’elle doit avoir sa place dans le débat démocratique et que, si elle venait à en être ostracisée, la République se couperait pour de longues années d’une partie du peuple et laisserait prospérer l’instabilité, le conflit social permanent. Au détriment de tous.
Je crois qu’il y a un chemin pour revenir dans le giron républicain. Un chemin exigeant.
Cela suppose des conditions simples, immédiates. Il passe par une clarification sans appel sur l’antisémitisme, la dénonciation de toute dérive au sein du mouvement, la condamnation de toute violence politique, la rupture avec toute organisation recourant à la violence, le respect des institutions et de l’Etat de droit, le respect des règles républicaines au Parlement.
Le chemin de la République commence par un choix. J’en appelle aujourd’hui au vôtre : le choix d’assumer pleinement la responsabilité qui vous incombe. On peut perdre une élection, mais pas prendre le risque de perdre la République.
Dominique de Villepin
Jamais, au grand jamais, le Canada fera partie des États-Unis.
Les travailleurs et les communautés de nos deux pays bénéficient qu’on soit l'un pour l'autre le plus grand partenaire commercial et en matière de sécurité.
Le Président Emanuel Macron a affirmé aujourd’hui que le départ annoncé des bases françaises aurait été négocié entre les pays africains qui l’ont décrété et la France.
Il poursuit en estimant que c’est par simple commodité et par politesse que la France a consenti la primeur de l’annonce à ces pays africains.
Je tiens à dire que, dans le cas du Sénégal, cette affirmation est totalement erronée.
Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté , en tant que pays libre, indépendant et souverain.
Il déclare, enfin, « qu’aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain, si la France ne s’était déployée ». Constatons que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté.
Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la lybie avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel.
C’est enfin le lieu de rappeler au Président Macron que si les soldats Africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, Allemande.
Francophonie : le sommet c'est aussi le village de la francophonie, un lieu d'échanges et de découvertes culturelles avec notamment le slameur congolais Yekima et l'humoriste Herman Amissi.