Ma Tribune vient d’être publiée via Financial Afrik : « Droit des femmes en #Afrique : halte aux lois sur papier ».
Le point de départ ? Un paradoxe qui m’interpelle profondément : la première loi africaine interdisant l’excision date de 1965, en Guinée. Soixante et un ans plus tard, la prévalence y dépasse toujours 96 %.
Alors, à quoi servent des lois qui restent sur le papier ?
Ni en #Guinée, ni au #Mali, ni ailleurs sur le continent, où #excision, mariages d’enfants, violences sexuelles et féminicides continuent de toucher des millions de #femmes et de #filles, alors même que les textes existent presque partout.
En 2026, changer de mode opératoire n’est plus une option. C’est une urgence.
À lire dans @Financialafrik
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Incredible doc!
Nigerian surgeon temporarily removes baby from womb at 23 weeks, removes tumor, then puts her back and she was born healthy at 36 weeks.
Hats off please!
Lutte contre l'excision 👇🏾
Thomas Sankara que bcp de panafricains kemites whorship etait le 1er homme noir
Anticolonialistes
Anticapitalistes
Communiste
Féministe oui pr lui on ✅
Qui a fait de la libération de la femme noire une lutte sans concession.
💜🤍💚 AFRIQUE - FÉMINISME - Au Mali, des femmes très courageuses ont initié une campagne "Oui à la castration” en réponse à une ignoble campagne menée par des hommes contre elles "Oui à l’excision".
Force à elles !
@CollFemSn@GRIF_Femmes@Orchideesrouges
« Toutes les cultures et traditions évoluent… pourquoi l’ #excision résiste-t-elle ? »
Une #tradition n’est pas rendue authentique ni justifiée par son ancienneté.
Pour le #Mali, comme partout ailleurs, dès lors qu’il est question de porter une lame sur la partie la plus intime et la plus sensible du corps d’une fillette, mon droit de réserve devient presque nul. Pour moi, c’est une question de morale et de conscience.
Je parle ici des mutilations génitales féminines (#MGF).
Quand je vois des pères de famille s’afficher publiquement pour revendiquer leur adhésion à une pratique qui, malgré sa prévalence, a longtemps été tenue loin du regard et de la parole des hommes ; quand je vois une lame brandie comme symbole, tandis que l’on invoque la tradition, la #religion ou « notre identité africaine » pour défendre une pratique qui mutile le corps des filles et des femmes, je considère qu’une limite est franchie.
Et lorsque, dans le même temps, le discours prétend protéger ou respecter les victimes et les survivantes, au nom du respect de notre identité africaine, la contradiction devient insoutenable.
Pour moi, c’est absolument intolérable.
Toutes les civilisations ont abandonné, à un moment ou à un autre de leur histoire, des pratiques autrefois considérées comme normales, honorables ou constitutives de leur identité.
En #Chine, le bandage des pieds des femmes a perduré pendant des siècles au nom de critères de beauté, de statut social et de respectabilité. Il a disparu.
En #Inde, le sati, qui conduisait des veuves à mourir sur le bûcher funéraire de leur mari, a été interdit.
Au #Ghana, la servitude rituelle trokosi, par laquelle des filles pouvaient être remises à des sanctuaires pour expier les fautes supposées de leur famille, a été criminalisée.
Dans de nombreuses sociétés, le mariage des enfants, l’esclavage, certaines formes de servitude ou de châtiments corporels ont également été combattus, interdits ou profondément remis en cause.
Alors pourquoi les mutilations génitales féminines résistent-elles encore avec une telle force ?
Parce qu’une loi ne suffit pas lorsque ceux qui fabriquent et transmettent la norme sociale continuent de légitimer la pratique.
Lorsque certains chefs religieux, responsables communautaires, détenteurs de l’autorité familiale ou figures publiques deviennent eux-mêmes les défenseurs d’une pratique, ils ne sont plus seulement les témoins d’une tradition :
ils participent à sa reproduction.
C’est pour cela qu’il faut agir simultanément sur plusieurs fronts :
📍la loi et son application effective, l’éducation, la santé, les médias, les communautés, les familles et le discours religieux.
📍Lorsqu’une pratique constitue une #violence irréversible exercée sur le corps d’une enfant qui ne peut y consentir, la sensibilisation seule atteint ses limites.
📍Il faut une #interdiction claire, des mécanismes de protection et une réponse pénale suffisamment ferme et effective pour que la norme change réellement.
Car, préserver une culture ne signifie pas préserver tout ce qu’elle a produit.
Une culture vivante est surtout une culture capable d’abandonner ce que les premières concernées dénoncent comme une violation grave de leur corps et de leur intégrité.
Elles ont brisé le silence depuis longtemps. Mais le système patriarcat est une matrice redoutable.
#LaPetitePenseeDeTendou
Je suis tellement contente qu’à travers cette campagne immonde, ces énergumènes nous aient donné leurs visages et identités.
Nous nous occuperons de leurs cas, individuellement, en toute légalité et courtoisie républicaine.
Des déchets de l’humanité comme ça.
Qui ose dire « Oui à l'excision » en plein soleil au #Mali, en 2026 ?
Des affiches numériques circulent au Mali depuis quelques jours. Générées par intelligence artificielle. Un slogan choc : « Oui à l’ #excision ». Et en tête d'affiche, plusieurs visages, inconnus ou connus, dont un qui retient l’attention: celui de l'imam Mahmoud Dicko. A-t-il donné son consentement ? On ne sait pas. Pas encore.
Mais peu importe, en un sens. Parce que ce visage-là, sur ce sujet-là, n'est jamais neutre. Il porte une histoire. Et cette histoire, il faut la raconter.
Retour en 2009.
Nous sommes au Mali. M. Amadou Toumani Touré est président. L'Assemblée nationale adopte un nouveau Code des personnes et de la famille. Un texte qui redéfinit « l'autorité » dans le couple, les droits des époux, les successions. Un texte qui, sur le papier, avance vers plus « d'égalité » en droits.
La riposte est immédiate. Massive. Le Haut Conseil islamique, présidé alors par Imam Mahmoud Dicko, mobilise des dizaines de milliers de personnes dans la rue. Un stade de Bamako est rempli avec 50,000 personnes. La pression est telle qu'ATT recule. Il refuse de promulguer le texte. Il le renvoie. Deux ans plus tard, une version vidée d'une partie de son ambition finit par passer.
Un homme, une mobilisation religieuse, un droit des femmes qui plie. Voilà la scène fondatrice.
Dix-sept ans plus tard, même décor, autre sujet.
L'excision. Sujet où se rencontrent tradition, religion, identité, santé, droits des filles. Sujet qui n'a jamais cessé d'être un champ de bataille.
Et voilà que le visage de Dicko resurgit, associé, consentant ou non, peu importe la mécanique exacte, à un slogan qui appelle à défendre cette pratique.
Ce n'est pas une coïncidence esthétique. C'est une continuité politique. Le même terrain. Le même acteur symbolique. La même question, posée encore et encore : qui a le droit de décider ce qu'on fait du corps des femmes et des filles ?
Attention, une précision s'impose : une image générée par IA n'est pas une preuve d'adhésion. On ne peut pas attribuer à un homme une responsabilité que les conditions de production de cette campagne n'ont pas encore établie. Cette nuance est essentielle. Elle ne doit pas être sacrifiée sur l'autel de l'indignation.
Mais la nuance n'efface pas le fond.
La riposte, elle, ne s'est pas fait attendre.
Des femmes maliennes ont retourné le slogan : « Oui à la castration ». Le choc contre le choc. La violence symbolique renvoyée à l'expéditeur.
Une manière brutale, mais terriblement efficace, de poser la vraie question : pourquoi l'intégrité du corps des femmes est-elle toujours négociable, et celle des hommes, jamais ?
2009, 2026. Même interrogation?
Jusqu'où une société peut-elle invoquer la tradition, la religion, l'identité collective, pour décider à la place des femmes et des filles de ce qu'on fait de leur corps ?
Le Mali a déjà répondu une fois, en reculant. La question, elle, n'a jamais disparu. Elle attend simplement la prochaine occasion pour ressurgir.
#LaPetitePenseedeTendou
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#StopExcision #MGF
The Process Design Meeting for the Eastern DRC Peace Process concluded in Ichaweri, Gatundu, Kiambu County. The team presented an actor mapping and entry options report to Facilitator H.E. Kenyatta, who received the report and expressed appreciation for the team's productive deliberations.
🇲🇱 Joyeux anniversaire aux nonuplés Arby, qui ont soufflé leur cinquième bougie 🎂🎉🎁
Nés à #Casablanca le 4 mai 2021, leur mère détient le record du monde Guinness du plus grand nombre d’enfants nés lors d’un seul accouchement à avoir tous survécu.
#Mali#Maroc
Le Chef de la #MONUSCO, M. James Swan, a rencontré mercredi S.E Mme Fatima Kyari, Représentante spéciale de @_AfricanUnion en RDC. Echanges sur les priorités du mandat de #MONUSCO, la médiation de l’#UA et l’appui de la Mission aux engagements du Panel des facilitateurs de l’UA.
"Je n’ai rarement vu une personne (@rokhayadiallo) prendre autant de coup dans les débats et s’en sortir à chaque fois juste par son intelligence et sa grâce." Donel Jack'sman
The transatlantic slave trade was a crime against humanity that struck at the core of personhood, broke up families & devastated communities.
Let us reject the false narrative of racial difference & fully commit to human rights, equality & the inherent worth of every person.