Les Français dépriment aussi parce qu’ils s’évertuent à regarder la politique à travers un prisme romantique.
En France, ça écrit des essais de 550 pages pour disséquer le déclin alors qu’en Suisse, un humoriste a publié avec succès un livre qui explique que si le pays fonctionne aussi bien, c’est parce que les politiciens y sont nuls.
La politique c'est moitié un marché de dupes, moitié du théâtre de boulevard.
À quelques exceptions individuelles notables, les politiciens y gèrent leur boutique en refourguant un produit (souvent avarié) pour répondre à une demande (souvent névrotique).
Mais tout marché a des règles et des incitations, aussi triviales soient-elles.
Vous voulez torpiller une loi liberticide? Ne perdez pas votre temps à invoquer la dérive autoritaire. Tout le monde s'en moque.
Ciblez le plus gros bloc électoral du marché, les boomers, et appuyez là où ça fait mal.
Expliquez-leur qu'avec ce système, ils ne pourront plus mater les Ukrainiennes sur Facebook.
Qu’ils ne pourront plus poster les photos de leurs petits-enfants, ce que vous les suppliez sans cesse d'arrêter de faire.
Et ajoutez que s'ils tentent de franchir le mur technique, les plateformes vendront leur carte d'identité, qui finira bradée sur le dark web, livrant leur adresse à des cambrioleurs qui viendront les séquestrer pour leur numéro de carte bancaire et vider leur cave de Château Margaux.
Le pire est que l'intégralité de ces risques et de ces effets de bord est fondamentalement réelle.
Le politicien se moque de la liberté d'expression sur Internet. Son seul KPI, c'est de garder son siège. Alors si ses électeurs paniquent pour la sécurité de leurs comptes en banque ou ragent de perdre leurs habitudes, il sera incité à revoir sa copie.
Les grands principes finissent toujours par perdre face aux désagréments personnels et concrets.
Non seulement cela fait reposer sur le processus législatif une épée de Damoclès pendant toute la durée des discussions (les députés se diront "notre loi pourrait être refusée par référendum") mais même après le vote, les citoyens disposeront de 2 périodes de réflexion :
- une pendant les 6 mois de récolte de signatures, où il faudra convaincre les gens de signer pour avoir un référendum
- une pendant la campagne électorale référendaire où tous les citoyens vont pouvoir comprendre ce que voulaient faire les députés
Croyez-moi, nos députés auront moins d'énergie pour voter les lois qui risquent le plus d'échouer face au peuple.
Soutien à ce confrère qui n’a fait que son job en rappelant l’enseignement de l’Eglise sur la #findevie . M @VigierPhilippe …votre loi passera peut-être, mais l’Eglise continuera à prêcher librement, même et surtout face aux puissants de ce monde …
https://t.co/ucn45d9GaU
🔴Tout un symbole : un curé rappelle la vérité de l'Evangile, le rapporteur de la loi sur l'euthanasie se dit "injurié"
➡️ C'est une homélie comme on aurait aimé en entendre plus souvent. En rappelant avec courage et sans détour l'enseignement immuable de l'Église sur le caractère sacré de la vie humaine,
le curé de Châteaudun a provoqué la colère de Philippe Vigier, rapporteur général de la proposition de loi sur l'aide à mourir
@VigierPhilippe@Eglisecatho
Très belle démonstration par l’absurde.
1. Des voiles islamiques dans le conseil municipal.
2. L’élu #RN propose d’interdire les signes religieux.
3. Refus du maire communiste ; ce serait excluant.
4. L’élu #RN sort alors sa croix et récite un je vous salue marie, pour piéger le Maire.
5. Le Maire tombe dans le piège, s’offusque et perd ses nerfs.
CQFD.
2025 : le Canon organise des banquets tranquillou
2026 : la gauche hurle au fascisme
La BBC se rend sur place et filme : tout l'Occident trouve ça génial et… réclame la même chose !
Merci aux gauchistes dont les pleurnicheries vont internationaliser les banquets 🤣
Montebourg était quasi stalinien puis il a ouvert une boîte pour vendre 4 pots de miel ce qui a déclenché l’envoi de 52 Cerfa, un taux d’imposition de 92% et des contrôles fiscaux pour un cheat meal à Burger King. Depuis il est devenu libertarien mdr.
Suite à la polémique Canal+ qui décide de blacklister les signataires d'une tribune anti-Bolloré, certains cuistres croient nécessaire d'expliquer que le cinéma français "n'eSt PaS FiNaNcÉ pAr lE cOnTRiBuAbLe".
Leur argument s'appuie essentiellement sur une fiction : le CNC ne toucherait que des "taxes affectées", i.e. ses revenus proviennent des consommateurs.
Bah bien sûr.
En réalité, et c'est bien montré par la Cour des Comptes et l'IGF, la particularité du financement du cinéma français est qu'il repose sur une fiscalité affectée très ramifiée qui touche presque tous les usages audiovisuels et numériques. Échapper totalement au financement du cinéma français suppose de renoncer à une large part de la vie numérique contemporaine (c'est globalement impossible).
Ainsi, pour ne pas financer le navrant cinoche français, il faut (du plus facile au plus dur) :
* Ne jamais aller en salle de cinéma en France
* Souscrire à 0 service de SVOD ni de TV payante
* 0 achat/location de support physique (DVD, Blu-ray)
* 0 box internet, 0 abonnement mobile auprès d'un opérateur français (ou n'utiliser que des offres internet dégroupées sans accès à des services TV, devenues marginales) - bonne chance !
* 0 vidéo gratuite financée par la publicité (YouTube, TikTok, Meta, replays, SVOD avec pub)
* Ne pas regarder les chaînes hertziennes ni acheter de produits dont les annonceurs financent ces chaînes - bonne chance là encore !
Et idéalement (lol), ne pas être contribuable français ni salarié cotisant en France pour échapper au volet crédits d'impôt cinéma, audiovisuel, international et jeu vidéo (qui représentent 545 M€ en 2022 p.ex).
On passera pudiquement sur les aides des collectivités territoriales, le régime des intermittents du spectacle et les obligations d'investissement des chaînes et plateformes qui constituent tous des éléments supplémentaires, inévitables pour le contribuable, de financement au cinéma français.
Bref, c'est bien le contribuable qui paye pour le navrant cinoche français. Et ceux qui prétendent l'inverse sont bien des cuistres.
🔴 #luttecontrelafraude | Opération de contrôle anti-fraude dans les garages automobiles « A2S Services Taverny », « CTZ Auto », « Yemacab » et « Land’s Auto » à Taverny, menée aujourd’hui par la @PoliceNat95 aux côtés de l’URSSAF, du Groupe Interministériel de Recherches et des services fiscaux, en présence de @prefet95.
❌ 7 cas de travail dissimulé au total, dont 4 concernant des étrangers en situation irrégulière
❌ Système de vidéosurveillance non déclaré
➡️ Procédures de fermetures administratives engagées pour les 4 garages
✅ En 2025, dans le Val-d’Oise, 188 entreprises ont fait l’objet d’une fermeture administrative pour travail illégal et/ou emploi de ressortissants étrangers sans titre.
📚 LE COURAGE À CONDITION QU'IL SOIT RÉMUNÉRÉ — Il y a quelque chose de profondément comique dans le spectacle qu'offre actuellement le Tout-Paris littéraire. Trois cents signatures, cent auteurs Stock, deux cent vingt partants de Grasset, cent salariés d'Hachette : jamais la République des Lettres n'aura produit autant de tribunes en si peu de temps. Et pour réclamer quoi ? Une loi. Bien sûr, une loi.
Le mécanisme est connu. Un actionnaire privé exerce ses prérogatives d'actionnaire privé dans une entreprise privée. Aussitôt, ceux-là mêmes qui ont signé chez lui, encaissé ses à-valoir, dîné dans ses salons, découvrent que le capitalisme éditorial présente quelques aspérités. La réponse ne se fait pas attendre : il faut légiférer. Toujours légiférer. Jamais partir sans indemnité, jamais renoncer aux droits acquis, jamais assumer le coût de ses convictions. L'avocate citée dans l'article le dit avec une candeur désarmante : partir, ce serait « renoncer à des années d'ancienneté ». On frémit.
La référence à la clause de conscience des journalistes mérite qu'on s'y arrête. Cette clause, dans la presse, protège un salarié lié par un contrat de travail face à un changement notable affectant le titre. Elle existe parce que le journaliste est, juridiquement, un salarié. L'auteur, lui, n'est pas salarié de son éditeur : il signe un contrat de cession de droits, il négocie, il choisit. Transposer la clause de conscience au contrat d'édition, c'est demander au législateur de transformer une relation commerciale en quasi-statut, avec droits acquis et sortie garantie. C'est réclamer les avantages du salariat sans en avoir les contraintes, et les libertés du créateur sans en avoir les risques.
Le plus frappant reste la grammaire politique de l'affaire. On lit partout « milliardaire d'extrême droite », « agenda politique », « ligne éditoriale ». Soit. Mais une maison d'édition est, qu'on le veuille ou non, la propriété de celui qui l'a achetée. Hachette n'est pas un service public. Grasset n'est pas un bien commun. Les auteurs qui découvrent aujourd'hui que Vincent Bolloré possède ce qu'il a payé n'avaient pas besoin d'attendre le limogeage d'Olivier Nora pour le savoir : l'acquisition est publique depuis des années, documentée, analysée, combattue. Ils ont signé quand même. Ils ont encaissé quand même. Et ils découvrent aujourd'hui, éberlués, que le propriétaire se comporte en propriétaire.
La vraie réponse tient en une phrase : fondez vos maisons. Verdier, Tristram, Allia, La Fabrique, Les Belles Lettres vivent précisément de ne dépendre d'aucun conglomérat. La liberté éditoriale se construit, se finance, s'assume. Elle ne se décrète pas par amendement.
Ce recours réflexe au législateur (@JPatrierLeitus, @Sy_robert) trahit une maladie française : l'incapacité à distinguer l'espace civil de l'espace étatique. Constant l'avait dit : quand tout devient affaire de loi, il ne reste plus d'espace pour la liberté véritable, celle de partir sans attendre que le Parlement vous y autorise, indemnité comprise.
Qu'Olivier Nora ait été limogé est une chose. Que trois cents écrivains en concluent qu'il faut une loi en est une autre. Entre les deux, il y avait un geste simple : partir. Sans clause, sans filet, sans contrepartie. C'est cela, une conscience, le courage.
Crise des essieux de Saint Lazare,
Comme hier (en encore pire car on est plus nombreux le mardi), l’accès aux trains est très compliqué à Houilles Carrières sur Seine car 50% des #RERA sont supprimés (ceux venant de Poissy). Les trains L et J (1 sur 2 sur chaque axe desservant Houilles) devraient aussi être archi bondés.
Notre conseil : aller prendre le tram T2 à Pont de Bezons.
Courage à tous pour cette nouvelle journée de galère.
Éric Lombard avait affirmé que "parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro"...
La DGFIP donne à présent des détails sur les quelque 13000 contribuables assujettis à l'IFI dont l'IR a été nul en 2024, et dont il a été beaucoup question.
Comme nous étions nombreux à l'indiquer, un IR nul ne signifie absolument pas une absence de revenus imposables, et donc un RFR nul. C'est bien ce qui ressort de ces nouvelles données de la DGFIP, avec déjà les deux tiers des contribuables étudiés dont l'IR est positif avant réductions et crédits d'impôts. Encore 20% environ ont un IR nul du fait de charges déductibles ou de déficits imputés d'au moins 2000 euros.
Seuls 1700 foyers (moins de 1% des redevables de l'IFI) ont un IR nul sans ces dispositifs, avec un RFR médian de 19300 euros. Les situations de RFR nul, si tant est qu'elles existent, ne peuvent être ainsi que marginales.
Par ailleurs, comme cela était supposé, il s'agit majoritairement de personnes âgées.
Eric Lombard a donc proféré un mensonge, aggravé par le fait qu'il laissait entendre que cela pouvait être le cas de milliardaires. Au passage, le fisc n'a aujourd'hui connaissance que du patrimoine immobilier des contribuables, infirmant là aussi l'idée selon laquelle Bercy cacherait des informations sur les plus hauts patrimoines.
La crise actuelle sur la #ligneJ et, par ricochet, sur le #RERA branche Poissy est du jamais vu de part sa durée (ça fait près de 10 jours que les équipes sont très mobilisées) et car elle est multi-forme :
- beaucoup de rames de la ligne J ont leurs roues abîmées et sont donc hors-service et en cours de réparation
- l’une des voies entre Nanterre et Maisons Laffitte est fermée depuis dimanche soir car la SNCF suspecte que c’est sur ce tronçon que quelque chose abîme les roues.
Voici le quai de Houilles CSS ce matin :