Consultant en informatique et génie logiciel. Concepteur d'interactivité. Entrepreneur en innovation. Bénévole en francisation. Indépendantiste par conviction.
@lemaym91 Disons simplement que la langue française différentie la pensée d'un peuple francophone dans les Amériques, et conditionne son positionnement pour faire face aux grands enjeux, santé, éducation, logement, citoyenneté, économie, climat. La langue est donc fondamentale et critique.
Quand j’ai affirmé, il y a 3 semaines que j’étais obligé de présumer que le Parti Québécois pouvait faire l’objet de surveillance de différentes organisations fédérales, plusieurs se sont montrés sceptiques, d'autres n'ont pas rehaussé le niveau du débat en remettant même ma santé mentale en doute. Plusieurs «experts», qui avaient presque tous travaillé pour le gouvernement du Canada, sont également venus nous expliquer qu'il était «impossible» que les acteurs canadiens du renseignement agissent en contravention de la loi.
Voilà ce matin que Le Devoir nous apprend qu’un examen mené par l’Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement, l’instance de surveillance du SCRS, confirme que ce dernier pourrait avoir contrevenu à la loi à 22 reprises, pour la seule année 2023-2024.
Les infractions sont de différentes natures. Dans 5 cas, il s’agit de non-conformités ou de violations potentielles au droit canadien. Trois autres manquements concernent la Loi sur le SCRS. Par 14 fois, c’est la Charte canadienne des droits et libertés qui aurait été violée.
Ce qui surprendra encore plus celles et ceux qui se sont empressés de dire que je criais au loup, c’est d’apprendre que le chien de garde des autorités de renseignement affirme dans son rapport « top secret » que l’on omet d’informer le ministre de tutelle du SCRS des actes qui pourraient avoir été accomplis illicitement par ses employés, tel que la loi le prescrit pourtant.
Les exemples démontrant que le Parti Québécois a été à maintes reprises espionné dans son objectif de faire du Québec un pays sont nombreux. Affirmer aujourd’hui que le cadre légal actuel ne le permettrait plus ou s’en remettre à la bienveillance ou au fairplay des organisations dont l’existence même est vouée à protéger l’intégrité du régime fédéral canadien, c’est se bercer d’illusions et faire preuve d’une grande naïveté. Fin de ce chapitre. Ça reste à suivre pour savoir comment ces questions se matérialiseront concrètement.
Celui qui portait la flamme des séries au Centre Bell lundi est décédé. J'aimerais présenter toutes mes condoléances à la famille de Claude Lemieux.
Il laisse une marque dans l'esprit de tous les fans de hockey québécois. Il fut très certainement l'un des joueurs les plus combatifs et difficile à affronter de l'histoire du Canadien.
Le 50%+1 fait l'unanimité partout dans le monde...sauf au gouvernement fédéral.
Entendre le premier ministre Mark Carney évoquer aujourd'hui que ce chiffre ne serait pas suffisant est extrêmement préoccupant. Comme j'ai pu le rappeler ce matin, les Albertains et les Québécois doivent pouvoir librement s'autodéterminer sans l'intervention d'Ottawa.
Le 6 mai 2012, j’écrivais ceci dans La Presse, en parlant de la non-intégration des immigrants adultes :
« Ce qui devrait nous préoccuper, c’est un autre fait : que ces Québécois que sont les enfants d’immigrants ne s’identifient pas non plus à leur collectivité. Comment expliquer que des jeunes adultes francophones nés ici et qui n’ont jamais été dans leur pays d’origine se sentent plus proches de la culture de leurs parents? »
Et je concluais mon texte avec cette question :
« La francisation des immigrants est-elle LE véritable enjeu lié à l’intégration? »
Quatorze ans plus tard, presque jour pour jour, une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montre des jeunes nés au Québec affirmer qu’ils ne se sentent pas Québécois.
Le plus frappant? Ils expriment ce détachement… en français.
Cette vidéo illustre exactement ce que plusieurs refusent encore de voir : parler français ne garantit pas automatiquement un sentiment d’appartenance au Québec ni une adhésion à une culture commune.
L’important rapport Dubreuil sur l’intégration à la nation québécoise et à la culture commune, publié en novembre dernier, allait d’ailleurs dans le même sens. Basé notamment sur les témoignages de jeunes immigrants de deuxième génération, donc nés ici, il montre cette difficulté à développer une identité québécoise commune.
Une société ne tient pas uniquement avec une langue commune ou des institutions communes. Elle a aussi besoin d’un « nous », d’un sentiment d’appartenance et d’une volonté réelle de faire partie de la collectivité.
Car l’intégration ne se limite pas à parler la langue de la majorité. Elle suppose aussi un certain lien avec la société d’accueil, ses références communes et son identité collective.
Et lorsque des jeunes nés ici ne se définissent pas comme Québécois, il faut se demander pourquoi — et surtout comment faire société autrement.
Parce que les jeunes adultes dont je parlais à l’époque sont maintenant des parents. Et l’on peut craindre que ce détachement envers le Québec se transmette malheureusement d’une génération à l’autre.
Aujourd’hui, le Québec souligne la Journée nationale des Patriotes. Cette célébration nous rappelle que la lutte pour la liberté du peuple québécois est, avant tout, un combat pour la démocratie. En 1837-1838, des hommes et des femmes ont non seulement pris les armes, mais accepté de risquer leur vie pour affirmer une idée fondamentale : c’est au peuple de décider de son avenir et le gouvernement doit être responsable de ses décisions devant lui.
L'une des missions historiques du Parti Québécois est de redonner confiance à la population envers nos institutions démocratiques. En nous inspirant des Patriotes, j'ai l'intime conviction que c’est ce que nous ferons à notre tour au courant des prochaines années.
Bonne Journée nationale des Patriotes à tous les Québécois et à toutes les Québécoises.
N’en déplaise au chef libéral, Charles Milliard, exiger la révocation de la carte de membre de Sona Lakhoyan Olivier et remanier un exécutif de circonscription ne suffisent pas à dissiper la « zone grise » en matière d’éthique au sein du PLQ. D’autant que la formation est toujours sous enquête par Élections Québec et l’Unité permanente anticorruption.
Premièrement, devant des faits aussi clairs, pourquoi a-t-il attendu aussi longtemps avant d’agir? Et surtout, pourquoi a-t-il choisi, dans les premiers jours de sa direction, de maintenir l’exclusion de Marwah Rizqy? Qu’adviendra-t-il d’elle maintenant?
Deuxièmement, qu’en est-il de Geneviève Hinse et des autres personnes impliqués de près ou de loin dans ce stratagème? Ont-ils subi les mêmes conséquences quant à leur statut de membre?
Troisièmement, le chef libéral a-t-il obtenu de l’ensemble de ses députés l’assurance que les pratiques dénoncées par la commissaire à l’éthique ne sont pas répandues au sein du parti? S’est-il lui-même assuré que les appuis qu’il a reçus lors de la course à la chefferie n’étaient pas liés à des méthodes de financement similaires?
Enfin, quatrièmement, le PLQ s'engage-t-il à rembourser les sommes qui ont été récoltées illégalement durant la course à la chefferie de Pablo Rodriguez?
Ces questions sont essentielles. Car, une fois de plus, au PLQ, l’éthique et l’intégrité sont à géométrie variable.
Le ménage n'a visiblement pas été fait. Cette culture organisationnelle douteuse en matière d'éthique est profondément enracinée. Il est temps pour les libéraux de poser des gestes structurants, à l’échelle nationale, pour assainir durablement leurs pratiques internes.
La première ministre Fréchette sous-entend ce matin que le Parti Québécois et moi-même ne soutenons pas les lois qui préviennent les féminicides parce que je ne me serais pas levé lors de son discours hier en chambre.
1)Tout d'abord, la première ministre sait déjà que nous appuyons son projet de loi car nous y avons consenti. Elle induit donc volontairement en erreur lorsqu'elle sous-entend qu'on ne l'appuie pas. Nous sommes devant la politique de bas étage, qui n’est pas honnête sur le plan intellectuel. Nous avons toujours défendu les femmes face aux violences qu'elles ont vécu dans les dernières années et laisser entendre le contraire n’est pas à la hauteur de l’importance de cette question. Nous avons le devoir d’élever le débat et la première ministre choisit d’aller dans l’autre direction.
2) Nous sommes là face à une tactique typique de la CAQ des dernières années de faire de la petite politique sur un enjeu pourtant crucial, en sous-entendant qu'on serait contre un projet de loi alors qu’on l’appuie sur toute la ligne, uniquement pour faire une distraction de son bilan et des questions de fond.
3) Enfin, je ne me suis levé pour aucun des points du discours de la première ministre. Ce geste est normal et le même qu'à l'époque où François Legault à la tête du gouvernement: les oppositions écoutent attentivement et nous prenons des notes, le fait de se lever ou non n’a évidemment aucun rapport avec notre appréciation de chaque mesure ni de notre soutien et Mme Fréchette le sait bien. Je ne me suis pas levé pour applaudir les mesures visant la protection du français; on ne remettra pourtant jamais en question mon appui sur cet enjeu. La pratique établie pour chacun des discours du PM n’a jamais été de voir un chef d’opposition se lever pour applaudir les annonces du PM, surtout quand ces annonces sont connues depuis des semaines.
Cette sortie de la PM aura eu le mérite de définir le style de leadership de C. Fréchette: les mêmes combines mesquines et side-shows malhonnêtes que sous François Legault. S’ajoute à cela d’autres gestes puérils de cette fin de régime: huer hier parce qu’on quitte pour le discours de la L-G que la CAQ prétend pourtant vouloir abolir, et crier ce matin lorsque nous posons des questions en chambre. C'est une fin de régime.
LE PLQ VEUT «FORCER LA MAIN» DE LA POPULATION DE LA MAURICIE
Le Parti libéral n’en a rien à faire de l’opinion de la population. À propos du projet Mauricie de TES Canada, Charles Milliard a dit hier qu’il veut «forcer la main pour développer».
Le PLQ imite ainsi le gouvernement de la CAQ, qui a affirmé à propos du projet de TES qu’il «ne snobera pas les gens d’affaires». Parti libéral et CAQ, même combat: enfoncer le projet dans la gorge des citoyens. Le gens de la Mauricie et du Québec tout entier savent à qui ils ont affaires.
Que fait un véritable parti des régions? Il se met à l’écoute des régions et de la population. Je suis allé en Mauricie pour parler à toutes les parties prenantes, de tous les horizons et de toutes les positions. J’ai consulté les experts.
Il y a eu des référendums dans quatre municipalités (à Sainte-Thècle, Saint-Tite, Saint-Luc-de-Vincennes et Saint-Maurice). Tous ont été très majoritairement contre le projet, de 69% à 91%. Il y a eu des élections municipales en novembre 2025 avec ce projet comme principal enjeu électoral, et des maires et conseillers officiellement opposés au projet ont majoritairement et largement été élus partout dans les municipalités de la MRC de Mékinac et de la MRC des Chenaux. Sans compter un sondage Léger lui aussi très majoritairement défavorable au projet.
La démocratie a parlé: il n’y a pas d’acceptabilité sociale.
Faire du Québec un pays, c’est récupérer les milliards de dollars qu’on envoie en impôts chaque année à Ottawa. Pour nos routes, pour nos hôpitaux, pour nos écoles.
Il est temps que le Québec sorte de l’asphyxie fiscale que nous impose le gouvernement canadien.
Je suis ravi d'apprendre que, présents partout en Occident, les Frères Musulmans ont choisi d'être inactifs au Canada. Puisque Ottawa le dit...
#CestBeauLAveuglement
https://t.co/xud8qOeoVJ
Ce gouvernement du Parti libéral du Canada bombe le torse face au chef du Parti Québécois pour mieux masquer la faiblesse du Canada face aux menaces extérieures.
Paul St-Pierre Plamondon est l’un des rares responsables politiques qui ose nommer les choses telles qu’elles sont et qui parle de l’ingérence étrangère.
Taxer le chef du Parti Québécois de «complotiste» est profondément malhonnête, et quiconque écoute cet extrait de son point de presse s’en rendra aisément compte.
Le frérisme est un phénomène largement documenté ailleurs, notamment en Europe, et il faut faire preuve d’une inquiétante naïveté pour croire qu’un pays qui favorise le repli communautaire par sa doctrine multiculturaliste puisse y échapper.
Avec sa doctrine multiculturaliste et postnationale, le Canada a encouragé un communautarisme excessif ainsi qu’une ouverture des frontières sans retenue.
L’aveuglement volontaire du régime fédéral quant aux effets d’une immigration incontrôlée constitue une dérive dangereuse pour notre cohésion sociale. ⚜️
Un gouvernement du @partiquebecois défendra les intérêts du Québec, et ce, en toutes circonstances. Les gouvernements fédéralistes québécois, eux, mettent sous le tapis leurs échecs pour protéger leur doctrine selon laquelle le système fonctionne au Canada.
Peut-on avoir la peau noire, être issu de l’immigration et être Québécois? La réponse courte : oui. La réponse longue maintenant.
Je reviens sur cette question, car elle revient souvent sur les réseaux sociaux et même dans mon entourage : qui fait partie de ce « nous québécois »? En ce qui me concerne, je m’inclus dans ce « nous ». Pas seulement parce que je suis née ici, mais aussi parce que la majorité de mes références culturelles, je les puise ici.
Ceux qui me connaissent personnellement savent que j’ai longtemps été une grande amatrice de séries québécoises (j’ai moins le temps d’en regarder maintenant). Dans le désordre : Ô, Chambres en ville, Nos étés, Unité 9, À cœur battant, Scoop, Lance et compte, Au nom du père et du fils, Marguerite Volant, Virginie, Deux frères.
J’aime la musique de chez nous aussi. Quand j’étais adolescente, je m’endormais au son des chansons francophones diffusées sur les ondes de Rock Détente. La chanteuse dont je connais le plus de chansons par cœur est et restera toujours Céline Dion. Lors d’un voyage en France, quelqu’un m’a même déjà dit : « Mais elle parle comme Céline Dion, celle-là! » J’ai trouvé ça bien drôle, surtout considérant que j’ai un accent haïtien.
Je n’ignore pas le climat de polarisation actuel ni les commentaires racistes visant les personnes issues de l’immigration. Je comprends qu’ils puissent susciter du ressentiment.
Cela dit, je refuse de laisser ces propos définir qui a le droit de se réclamer de l’identité québécoise. Je crois aussi profondément que ces commentaires disgracieux sont le fait d’une minorité bruyante. Si ce n’était pas le cas, je ne suis pas certaine que je pourrais tenir, depuis toutes ces années, le discours qui est le mien.
Mais la preuve la plus éloquente que je suis bien une Québécoise me vient de ma mère. Après un court séjour d’une semaine chez moi l’an dernier, elle a dû se rendre à l’évidence. Assise à ma table, elle a déclaré : « Tu as la couleur d’une Haïtienne, mais tu es une Québécoise. » Je pense qu’elle était peut-être à boutte de manger des plats non haïtiens dans mon humble demeure. 🤣
Au fond, personne ne peut définir mon identité à ma place. Être Québécois ne dépend ni de la couleur de la peau ni des préjugés de certains. C’est une réalité vécue, faite de culture, de repères communs et d’un sentiment d’appartenance bien réel. On peut avoir des origines diverses et faire pleinement partie du « nous ». C’est mon cas, tout simplement.
Chers amis,
J’ai pris connaissance, avec un sourire en coin, de la une du Journal de Montréal et des résultats du sondage Léger où on indique que le PQ formerait une supermajorité s’il mettait de côté sa promesse de tenir un référendum dans un premier mandat. Je note d'abord que le sondage de ce matin est déjà très positif: notre soutien dans la population est solide et constant, les libéraux perdent cinq points et nous sommes en terrain majoritaire. De plus, l'indépendance monte de six points dans ce sondage par rapport au sondage précédent, ce qui n'est pas rien.
J’ai eu l’occasion de le répéter à de nombreuses reprises, et je vais le refaire aujourd’hui : je n’ai aucune intention de mettre de côté la solution principale aux dérives idéologiques et tout le gaspillage de fond public que nous impose le régime fédéral. Je ne serais pas en mesure de regarder les électeurs dans les yeux et de leur dire le contraire de ce que je pense vraiment de notre situation. Ce serait un manque d’intégrité envers les Québécois et un manque d’intégrité envers moi-même. Ma compréhension de la situation politique du Québec en 2026 est qu’il n’a pas d’avenir linguistique et culturel dans le Canada, que le dédoublement fédéral et le gaspillage qui en découle limite gravement notre capacité à financer convenablement les services à la population et je préfère donc faire le pari de dire la vérité. Cette conviction est d’ailleurs partagée par des millions de Québécoises et de Québécois.
En politique, si l’on manque de sincérité sur ce qu’il y a de plus fondamental dans notre engagement, on sera tôt ou tard rattrapé par notre manque de transparence. On ne fait par ailleurs jamais avancer ses idées en les reniant ou en les balayant sous le tapis.
Il y a deux façons de faire de la politique. Certains politiciens choisissent de naviguer au gré des sondages, et d’adapter leur position en fonction de la saveur du moment. Certains sont prêts à dire quelque chose pour être élu, quitte à faire exactement le contraire plus tard. La CAQ nous a fait cette démonstration à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, tout indique que Christine Fréchette va poursuivre dans cette voie : alors qu’elle nous promettait, il y a quelques jours à peine, un conseil des ministres plus petit et plus restreint, elle s’apprête à faire exactement le contraire de ce qu’elle annonçait, selon ce que nous rapporte les médias ce matin. D’autres s’adaptent et changent de position trois fois en quatre jours sur un enjeu aussi fondamental que la défense du français : c’est le cas de Charles Milliard qui a défendu le oui, le non et le peut-être durant cette courte période. En essayant de plaire à tout le monde, on en vient parfois à manquer de sincérité et donc de crédibilité. Si de nombreux Québécois n’ont plus confiance envers les politiciens, c’est justement en raison de ces nombreux changements de cap, de cette constante improvisation, et des politiciens qui cèdent sur l’essentiel de leur engagement à la moindre adversité ou variation des sondages.
Il est vrai que le Parti Québécois n’a pas choisi le chemin le plus facile, mais c’est certainement celui qui est le plus responsable pour l’avenir des Québécoises et des Québécois. C’est la façon dont nous avons choisi de faire de la politique, et c’est la meilleure façon d’être dignes de la confiance des citoyens. J’invite les Québécois à nous juger là-dessus.
Photo: @Drowster