A French engineer who lives quietly in Paris has spent 30 years writing software that the entire internet now runs on without knowing his name.
He wrote the code that streams every YouTube video, every Netflix show, every TikTok clip. He wrote the code that runs the virtual servers underneath AWS, Google Cloud, and Microsoft Azure. He calculated more digits of pi than anyone in history. He has no Twitter. He has no marketing. He just keeps shipping.
His name is Fabrice Bellard.
Here is the story, because almost nobody outside the systems programming world knows what one man has built.
Fabrice was born in 1972 in Grenoble, France. He studied at École Polytechnique, the top French engineering school. He never went to Silicon Valley. He never built a startup empire. He just wrote code.
In 2000 he started a project called FFmpeg, an open-source multimedia framework for encoding, decoding, and streaming video. He was 28. The project did one thing nobody else had done well. It handled every video and audio format that existed, in one library, on every operating system. He led it himself for years.
Today FFmpeg is the invisible engine of the internet. YouTube uses it. Netflix uses it. VLC uses it. Chrome and Firefox use parts of it. Every Android phone, every iPhone, every smart TV, every video editing tool you have ever touched runs FFmpeg somewhere underneath. If you have watched a video on a screen in the last 20 years, Fabrice's code processed it.
He was not done.
In 2003 he started QEMU, a machine emulator and virtualizer. He wrote it solo until version 0.7.1 in 2005. QEMU lets you run any operating system on any other operating system. It became the foundation of modern virtualization. KVM, the Linux kernel hypervisor, runs on top of QEMU. Every major cloud provider, AWS, Google Cloud, Microsoft Azure, IBM Cloud, runs virtual machines on infrastructure built around it. The Quick Emulator is the most cited piece of cloud infrastructure code on Earth.
He kept going.
In 2001 he won the International Obfuscated C Code Contest with a small C compiler that grew into TCC, the Tiny C Compiler. TCC can compile and boot a Linux kernel from source in under 15 seconds. In 2004 he calculated the most digits of pi ever computed at the time, using a personal desktop computer and an algorithm he derived himself called Bellard's formula. In 2011 he wrote a complete PC emulator in pure JavaScript that runs Linux in your browser, a project called JSLinux that engineers still cannot believe is real.
In 2019 he released QuickJS, a small but complete JavaScript engine that fits where V8 cannot. In 2021 he released NNCP, a neural network based lossless data compressor that immediately took the lead on the Large Text Compression Benchmark.
Then he turned his attention to large language models. He built TextSynth Server, a web server with a REST API for running LLMs locally. He released ts_zip and ts_sms, compression utilities that use language models to compress text and short messages at ratios traditional algorithms cannot reach. He released TSAC, a very low bitrate audio compression system. In December 2025 he released Micro QuickJS, a new JavaScript engine for microcontrollers, separate from QuickJS, designed for environments with almost no memory.
Fabrice co-founded a telecom company called Amarisoft in 2012, where he serves as CTO. Amarisoft builds 4G and 5G base station software used by carriers and labs around the world. He has been running it for over a decade while continuing to ship personal projects from his own home page at bellard dot org
He has no Twitter. He has no Instagram. He gives almost no interviews. His personal website is a flat list of projects with no styling, no fonts, no marketing copy. Just titles and links.
A quiet French engineer who never moved to Silicon Valley wrote the code that quietly runs the internet.
He is still shipping.
Sur Twitter, on peut répondre, vous le savez, aux tweets de personnalités politiques ou autres, même des années après si ceux-ci n'ont pas été effacés...
Cela donne parfois de véritables bijoux. 🤭
- Cuando un tipo de derecha no es cazador y no le gustan las armas, no sale a cazar y no compra armas.
- Cuando un tipo de izquierda no es cazador y no le gustan las armas, pide que sea prohibida la caza y la venta de armas.
- Cuando un tipo de derecha es vegetariano, no come carne.
- Cuando un tipo de izquierda es vegetariano, hace campaña en contra de los alimentos de carne y le gustaría que se prohibiese comer carne.
- Cuando un tipo de derecha es homosexual, hace una vida normal.
- Cuando un un tipo de izquierda es homosexual, hace apología de la homosexualidad, va a las manifestaciones "orgullo gay" y acusa de "homofóbicos" a todos los que no piensan como él.
- Cuando alguien de derecha pierde el trabajo, piensa en cómo salir de la situación y hace todo lo posible por encontrar un nuevo trabajo.
- Cuando alguien de izquierda pierde su trabajo, va a quejarse con el sindicato, gasta hasta el último día y va a todas las manifestaciones y huelgas contra la derecha y en contra de los empresarios.
- Cuando a un tipo de derecha no le gusta un programa de televisión, cambia de canal o apaga el televisor.
- Cuando a un tipo de izquierda no le gusta un programa de televisión, se queja y denuncia en los periódicos, las radios, los canales de televisión, se une a algún partido político de izquierda para promover una causa con el fin del alcanzar el cierre definitivo del canal de televisión que transmite el programa que no le gusta.
- Cuando un tipo de derecha es ateo, no va a la iglesia.
- Cuando uno de izquierda es ateo, se burla y persigue a todos aquellos que creen en Dios, denuncia la escuela o la institución que exponga un crucifijo, protesta contra cualquier signo de identidad religiosa, pide que se expropien los bienes de la iglesia, que se prohíba la semana santa y cada procesión o peregrinación (contra el Islam no hace nada porque no tiene el coraje).
- Cuando un tipo de derecha tiene problemas económicos, busca la manera de trabajar y ganar más dinero o trata de encontrar financiación para pagar sus deudas, y si puede, ahorra.
- Cuando un tipo de izquierda tiene problemas económicos le echa la culpa a la derecha, a los empresarios, a la burguesía, al capitalismo, a los neo conservadores etc., etc., luego se pone en contacto con un sindicato con la esperanza de que luego lo metan en un partido político o donde se pueda.
- Cuando un tipo de derecha lee este escrito, se ríe y si tiene ganas lo envía a sus amigos.
- Cuando un tipo de izquierda lee este escrito, se pone furiozo y trata de fascista y retrógrado a quién lo ha escrito y se lo envió.
Sólo cabría agregar: Un hombre de derecha persigue su propia felicidad; un hombre de izquierda persigue arruinarle la felicidad a los demás.
Une camarade de 3eme vient d'expliquer à l'un de mes jumeaux que "mettre un point à la fin d'un texto, c'est froid et distant"...
Un ami lituanien me dit, de son côté, que les jeunes lui déconseillent fortement de mettre dans ses messages une majuscule en début de phrase, voire de ponctuer son texte. Car : "Quelqu'un qui écrit avec une syntaxe et une ponctuation soignées peut être perçu comme condescendant..."
Et quand j'interroge Grok, pour savoir si c'est une maladie très répandue, cette bestiole m'explique froidement :
- "Écrire tout en minuscules est devenu un marqueur stylistique de relâchement assumé. Cela signale : je ne fais pas d'effort rhétorique, je parle comme je pense ."
Bref, cela signale que je suis cool et sincère...
Génial.
Nous avons donc, en quelques années, régressé de mille deux cents ans. Au moins.
-Au départ, les Grecs et les Romains écrivaient tout en majuscule, sans séparation entre les mots, sans point en fin de phrase. Ce qui rend leurs textes extrêmement pénibles à déchiffrer.
- Ce n'est qu'au IVe siècle après Jésus-Christ que les scribes commencent à inventer les lettres minuscules.
- Au VIIe siècle, les moines irlandais copiant des textes latins commencent à introduire systématiquement des espaces entre les mots.
- Au VIIIe siècle, Charlemagne, lui, instaure la majuscule en début de phrase, le reste étant en minuscules (ce qui permettait de placer plus de texte dans une seule page, donc d'économiser du parchemin, ce matériau étant extrêmement cher)
- Au XIIe siècle, les Universités inventent ensuite le paragraphe, qui permet de donner un peu de respiration à un texte.
- Et ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que le génial Alde Manuce, imprimeur et humaniste vénitien, invente la virgule et le point-virgule dans ses éditions des grands textes antiques (c'est aussi lui qui crée l'italique : trop fort🙂).
Bref, du Ve av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C. : il a fallu 20 siècles pour rendre nos textes lisibles.
Mais aujourd'hui, des zoulous de la "Gen. Z" ont décidé que tout ceci était "froid et condescendant".
Le raisonnement est délicieux : les points en fin de phrase, la majuscule en début... font perdre un peu de temps, quand on pianote sur un écran.
Certes, cela rend les messages bien plus lisibles, pour celui à qui le message s'adresse; mais cela demande à celui qui le rédige un petit effort supplémentaire.
Et ça, c'est pas cool.
Résultat : si je refuse de faire un effort pour les autres, et que je les oblige à en faire un... je ne suis pas une grosse feignasse égocentrique.
Non : je manifeste, tout au contraire, combien je suis cool et sympa.
Question de génération, surement.
Ok boomer, tout ça, tout ça...
Mais j'avoue, pour ma part, que je trouve ce genre de philosophie un zest paradoxal.
Voire un peu agaçant.🙂
Dans un soucis de précision Je propose que l'on remplace l'expression
"MULTI RECIDIVISTE "
par l'expression
"MULTI-BENEFICIAIRE DE LA CLEMENCE JUDICIAIRE"
En 1984, un homme assis face à une caméra a décrit notre époque avec une précision qui glace.
Yuri Bezmenov n'était pas un espion de roman. Journaliste soviétique, homme de l'agence Novosti et du KGB, il avait passé sa carrière à fabriquer de l'influence avant de faire défection en 1970. Ce qu'il est venu dire à l'Ouest tient en une phrase : la vraie guerre que menait l'URSS n'avait presque rien à voir avec les missiles ou les espions. C'était une guerre psychologique, lente, patiente — la « subversion idéologique ». Selon lui, l'essentiel de l'effort des services y était consacré. Pas pour voler des secrets. Pour modifier la perception du réel de tout un peuple, au point qu'il ne puisse plus, même face aux faits, défendre sa propre survie.
Il décrivait quatre phases.
1️⃣ La démoralisation. La plus longue : 15 à 20 ans, le temps d'éduquer une génération. On ne détruit pas un pays par la force, on le retourne contre lui-même. On travaille l'école, l'université, les médias, la culture, jusqu'à ce qu'une génération entière grandisse en méprisant son histoire, sa nation, son héritage, ses pères. Le détail terrifiant : une fois la chose accomplie, elle est irréversible. Ces gens sont « programmés ». Exposez-les à des faits authentiques, des preuves : ils refuseront de les voir. Ils continueront à se croire vertueux en démontant ce qui les protège.
2️⃣ La déstabilisation. 2 à 5 ans. On attaque les fondations : l'économie, l'autorité, les rapports sociaux, la défense. Tout ce qui tenait devient « négociable ».
3️⃣ La crise. Quelques semaines. Un choc, un point de bascule, et une société désorientée réclame elle-même qu'on la « sauve ».
4️⃣ La normalisation. On installe un nouvel ordre, présenté comme une libération. Le mot est emprunté, avec ironie, à la « normalisation » de la Tchécoslovaquie écrasée après 1968.
Puis 1991 est arrivé. L'URSS s'est effondrée, l'Occident a fêté sa victoire, et on a rangé tout ça au rayon des vieilles peurs.
Mais on confond le lanceur et la charge. Ce qui est tombé en 1991, c'est l'État soviétique — la fusée. L'arme idéologique, elle, avait déjà été tirée des décennies plus tôt. Et une arme de démoralisation a cette propriété diabolique : une fois la première génération retournée, elle n'a plus besoin de Moscou. Elle s'auto-réplique. Le commanditaire peut mourir, le programme tourne tout seul.
Regardez où nous en sommes.
Le wokisme n'est pas une lubie d'étudiants. C'est la phase terminale du processus que Bezmenov décrivait. Une civilisation qui enseigne à ses propres enfants que son héritage est une honte. Qui transforme ses universités en tribunaux permanents contre elle-même. Qui réécrit son histoire en réquisitoire et culpabilise jusqu'à sa propre existence. La démoralisation devenue religion d'État. Le réflexe de survie d'un peuple — sa fierté, sa continuité, son droit à se transmettre — requalifié en crime.
C'est exactement le symptôme qu'il annonçait : des sociétés incapables d'évaluer un fait évident dès qu'il contredit le dogme. Montrez-leur les chiffres, les conséquences, le mur qui approche : elles applaudiront leur propre dissolution en la prenant pour du progrès.
Or une civilisation qui se déteste ne se défend plus. Elle s'excuse d'exister. Et un organisme qui a désappris à vouloir vivre est déjà à moitié mort.
Voilà pourquoi ce combat n'est pas « culturel » au sens décoratif. Il est vital, au sens propre. Réapprendre à aimer ce qu'on est, transmettre sans honte, défendre une continuité plutôt qu'organiser son repentir perpétuel — ce n'est pas de la nostalgie, c'est une condition de survie. Une civilisation vivante est une civilisation qui ne se hait pas. Le reste, c'est la mort, en version rassurante.
Bezmenov terminait sur un avertissement simple : il reste très peu de temps avant que le processus ne devienne irréversible.
La France est ruinée. Le problème, c’est que comme souvent avec les pays riches, personne ne le ressent vraiment immédiatement. On continue à vivre normalement au milieu des déficits comme un adolescent qui claque le découvert de la carte bancaire de son père en boîte de nuit en commandant des bouteilles qu’il ne pourrait jamais payer lui-même. Tant que la musique tourne et que la banque ne bloque pas la carte, tout le monde fait semblant que le problème n’existe pas.
Ça fait des décennies qu’on finance notre niveau de vie à crédit. Retraites, dépenses publiques, administrations, aides, subventions, couches bureaucratiques ajoutées les unes sur les autres comme des extensions bricolées sur un vieux serveur qui chauffe déjà trop. La dette grossit, mais comme elle grossit lentement, le pays s’habitue. C’est le syndrome de la grenouille dans l’eau tiède version macroéconomie. On normalise l’anormal jusqu’au jour où les intérêts de la dette commencent eux-mêmes à devenir un monstre budgétaire.
Et le plus fascinant, c’est qu’en France, on parle souvent de l’argent public comme s’il apparaissait spontanément dans un coffre magique caché sous Bercy. Chaque problème devient une nouvelle dépense. Chaque crise appelle un nouveau chèque. Chaque tension sociale déclenche une perfusion budgétaire. On agit comme un trader sous c qui essaye de couvrir une position catastrophique en reprenant encore plus de levier. Pendant ce temps, la machine productive réelle du pays ralentit, les entrepreneurs partent, l’industrie souffre, et la seule chose qui semble encore fonctionner à pleine vitesse, c’est l’imprimante à dette.
Le problème avec ce genre de modèle, c’est que le réveil arrive toujours. Pas forcément sous la forme d’un grand effondrement hollywoodien avec musique dramatique. Souvent c’est plus lent, plus humiliant. Une perte progressive de souveraineté. Des taux qui montent. Une croissance qui disparaît. Des arbitrages budgétaires de plus en plus violents. Un pays qui découvre soudain que vivre au-dessus de ses moyens pendant quarante ans finit par avoir des conséquences très réelles.
Et honnêtement, le plus dangereux aujourd’hui, ce n’est même plus la dette. C’est le déni collectif autour de la dette. Parce qu’une société capable de regarder ses problèmes en face peut encore les corriger. Mais une société qui transforme chaque alerte économique en débat idéologique stérile finit généralement par attendre le mur pour vérifier s’il existe vraiment. Et l’histoire montre une chose assez simple : les murs, eux, existent toujours.
In 1943, the Gestapo finally caught Raymond Aubrac — one of France's most wanted Resistance leaders. He was sentenced to death. His execution was days away.
His wife Lucie was six months pregnant.
Most people would have hidden. Would have grieved quietly and prayed for a miracle. Lucie Aubrac did something else entirely. She obtained forged identity papers, constructed a cover story, and walked straight into the office of Klaus Barbie — the man history would remember as the Butcher of Lyon — and convinced him to grant her a visit with the condemned man.
She wasn't there to say goodbye.
She was memorizing guard positions. Counting minutes. Mapping the route the prison truck would take.
On October 21, 1943, that truck rolled through the streets of Lyon carrying Raymond and other prisoners toward what should have been the end. Lucie had spent weeks quietly assembling a team of Resistance fighters, planning an ambush with the precision of a military operation. When the truck reached the ambush point, the team struck — fast, coordinated, and without hesitation.
In the chaos of gunfire and confusion, Raymond Aubrac was pulled free.
Lucie — visibly, unmistakably pregnant — had organized every detail of his liberation.
They went into hiding. Weeks later, Lucie gave birth to their daughter in a safe house while German forces searched for them across France. When liberation finally came, the Aubracs didn't merely survive — they rebuilt.
Raymond became a celebrated engineer and entered public life. Lucie became a historian, pouring decades into ensuring that the women of the French Resistance — so often unnamed, so easily forgotten — were written permanently into the record. They raised three children. They traveled the world. They argued and laughed and grew old together.
When journalists asked Lucie, years later, what had compelled her to risk everything that October day, she didn't hesitate.
"He was my husband. What else would I do?"
Lucie Aubrac passed away in 2007 at the age of 94. Raymond — who had once needed a commando team to be freed from a German prison — lived on until 2012, reaching 97 years old. In his final years, he continued speaking publicly about the Resistance, about memory, about the obligation to tell the truth.
They had been married for 64 years.
Not a love story built on grand gestures or perfect circumstances. A love story built in occupied France, in safe houses and forged documents and a prison truck ambush on a Lyon street — forged in fire, and never broken.
True love doesn't wait for rescue. Sometimes, it does the rescuing
🚨 MY TWO CENTS...
Ci indigniamo per una staccata sbagliata.
Discutiamo per un sorpasso aggressivo.
Dividiamo il paddock in fazioni, tribù, colori.
Ducati contro Aprilia.
Rossi contro Marquez.
Vecchia scuola contro nuovi fenomeni.
Poi arriva un giorno come questo.
E il rumore della rivalità si spegne di colpo.
Rimane solo il suono crudele dell’asfalto che strappa via pezzi di carena, gomme che volano come proiettili, corpi trascinati a oltre 300 km/h.
Rimane il silenzio gelido che segue un incidente quando tutti, per un istante, smettono di respirare davanti allo schermo.
Alex che centra Acosta in pieno rettilineo, a causa del guasto alla KTM.
Di Giannantonio colpito da una ruota impazzita volata via dalla moto di Alex.
Zarco trascinato dalla moto di Bagnaia, la gamba intrappolata, il corpo che rotea come una bambola contro la fisica e contro il destino.
Marini che corre disperato verso Zarco urlando ed allargando le braccia.
Eppure si rialzano.
Sempre.
Quasi.
Con il fiato corto, il dolore nascosto dietro una visiera abbassata e quella dignità feroce che appartiene solo ai piloti veri.
Noi li chiamiamo sportivi.
Ma questi sono Fenomeni.
Spesso dimentichiamo che sono uomini che convivono con la morte ogni singolo weekend.
Il Motorsport, soprattutto a due ruote, non è un videogioco lucidato dai social.
È una cattedrale costruita sul coraggio umano.
Ogni curva è un patto silenzioso: “so cosa rischio, ma apro il gas lo stesso”.
Questi ragazzi non combattono soltanto contro gli avversari. Combattono contro paura, istinto, limiti fisici, millisecondi.
Contro una velocità che non perdona nulla.
Basta una ruota fuori linea, un contatto minimo, una frazione di secondo.
E la tragedia è lì, già pronta.
Per questo meritano rispetto tutti.
Tutti, senza eccezione.
Il campione che vince.
Quello che arriva decimo.
Il rookie impaurito.
Il veterano pieno di cicatrici.
Il pilota che tifiamo.
E soprattutto quello che insultiamo quando perde.
Perché quando il casco si abbassa, non esistono più bandiere social, fanbase tossiche o guerre da tastiera.
Esistono solo esseri umani che fanno qualcosa che quasi nessuno al mondo avrebbe il coraggio nemmeno di provare.
Noi vediamo lo spettacolo.
Loro sentono l’odore del rischio.
Ed è proprio nei giorni come questo che dovremmo ricordarci una cosa semplice, quasi brutale: ogni volta che partono, stanno mettendo sul tavolo qualcosa che vale infinitamente più di una vittoria. La propria vita.
Quindi sì, applaudite tutti.
Osannate tutti.
Anche il rivale del vostro idolo. Anche chi vi fa arrabbiare.
Anche chi cade.
Perché oggi siamo stati ancora una volta a pochi centimetri dal trasformare una gara in una tragedia irreversibile.
E il fatto che siano usciti “solo con qualche acciacco” non deve anestetizzarci.
Deve renderci ancora più consapevoli della grandezza folle di questi uomini.
I gladiatori moderni non combattono nelle arene di pietra.
Combattono su due ruote, a 350 all’ora, con il ginocchio, il gomito e la spalla sull'asfalto.
#MotoGP
Une chose qui m'a frappé en bossant des deux côtés de l'Atlantique.
En France, l'arrogance d'un entrepreneur est inversement proportionnelle à sa réussite réelle.
Le mec qui fait 20M d'ARR te parle comme s'il avait fondé Apple. Costume bien coupé, name-dropping de fonds, regard qui te jauge dès la poignée de main. Il maîtrise ses classes en-dessous comme un sport de combat.
Dans la Silicon Valley, c'est l'inverse exact.
Tu te retrouves à dîner avec un type qui a vendu sa boîte 1 milliard. Plus aucun problème d'argent jusqu'à la fin de ses jours. Et il te parle comme s'il débutait. Te demande ce que tu construis, prend des notes, te recommande trois personnes à appeler dans la semaine.
Les meilleurs profils tech là-bas fondateurs sortis à plusieurs centaines de millions, ingénieurs principaux qui ont façonné des produits utilisés par des milliards de gens gardent une simplicité qui désarme.
La différence n'est pas anecdotique. Elle est culturelle, et elle est structurante.
En France, le statut se défend. En Californie, le statut se prouve par le prochain projet.
Et à la fin, on s'étonne que les uns construisent des empires pendant que les autres optimisent leur table chez Caviar Kaspia.
J'ai vu "L’Abandon" et ça m'a renvoyé quelques années en arrière quand, en janvier 2008, j’ai pris mes fonctions en anti-terro.
Les choses sont à peu près passées ainsi : on m’a donné mon badge, j’ai signé une palanquée de documents, puis on m’a fait asseoir devant un ordinateur pour regarder la vidéo de décapitation de Nick Berg.
Nick Berg était un citoyen américain. Un type étrange, une sorte d’aventurier un peu branque, persuadé qu’il allait décrocher des contrats de reconstruction dans l’Irak en guerre et sympathiser avec les gars du coin. Il s’est fait enlever à la sortie de son hôtel et Zarkaoui l’a décapité quelques jours plus tard.
Je me souviens de sa combinaison orange. Et du bruit que faisait sa gorge. Une sorte de glouglou sinistre, tandis que son corps tentait d’arracher quelques secondes supplémentaires à la mort.
Puis l’écran est devenu noir. J’étais un peu nauséeux.
Mon nouveau chef de groupe a souri, pas mécontent de m’avoir choqué. Il m’a dit :
"Voilà contre quoi on se bat ici."
Ensuite, j’ai été pris dans la lessiveuse.
L’explosion du Caire, en février 2009, fut mon premier attentat. Les activités terroristes de Rachid Kassim, en 2017, ma dernière grosse affaire. Entre les deux, j’ai travaillé, à des degrés d’implication divers, sur pratiquement tous les attentats islamistes survenus en France. Et puis il y a aussi eu ceux qui n’ont pas eu lieu. Tous ceux que nous avons empêchés. Des dizaines, probablement.
Il y a des gens, aujourd’hui encore, qui sont en vie parce que nous avons bossé comme des dingues durant ces années de violence et de confusion. Nous avons largement sacrifié nos vies de famille et esquinté nos santés à force de stress, de fatigue et de nuits écourtées.
Je dis cela : cela n’appelle pas de remerciements particuliers. Nous avions choisi ce métier. Nous étions payés pour le faire. Nous sommes de grands garçons et de grandes filles, fiers de certaines affaires, pleins de regrets au regard de celles que nous avons ratées.
En réalité, ce que je veux vous dire, c'est que nous avons aussi été aux premières loges pour observer l'incapacité de la société française à se confronter à la réalité. Les critiques adressées au film "L’Abandon", y compris lorsqu’elles émanent de certains enseignants, relèvent encore une fois de ce déni.
Alors écrivons-le clairement.
Il existe, là dehors, des islamistes radicaux qui vous détestent et qui souhaitent votre mort.
Depuis des années, ils assassinent des gens qui n’avaient d’autre tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ont tué un couple de policiers chez eux, devant leur enfant en pyjama. Ils ont décapité un professeur. Ils ont massacré des anonymes à une terrasse de café, dans une salle de concert, sur une promenade au bord de la mer.
Faire semblant de ne pas voir cette haine à la fois passionnée et méticuleuse au nom du « vivre ensemble», du « pas d’amalgame » ou de la peur de nourrir l’islamophobie ne la fera pas disparaître. La bonne volonté ne neutralise pas le gars qui nourrit le projet de vous tuer.
Si vous implorez pour votre vie en expliquant à quel point vous êtes ouvert au dialogue, arrangeant, « prêt à faire des concessions sur plein de choses », il vous tuera quand même, ET EN PLUS, il se foutra de votre gueule.
Je sais que c’est un gros morceau à avaler.
Alors, pour autant, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas garder la tête froide et les idées claires. Quand mon fils était très malade et hospitalisé pendant plusieurs semaines, son infirmière préférée était une jeune femme algérienne qui portait le voile. Et lorsque deux copains musulmans viennent jouer avec mon fils pour une après-midi Playstation, je trouve plutôt normal d’acheter des bonbons sans gélatine de porc pour agrémenter leur coupe du monde.
Plusieurs réalités peuvent coexister dans le même espace-temps. C’est troublant. Fatiguant, parfois. Cela exige un effort intellectuel et moral permanent. Je n’ai pas de recette toute faite.
J’ai juste cette certitude forgée sur le tas : il faut regarder les choses en face. La réalité est le matériau de la pensée et le film "L’Abandon" me semble tout à fait utile.