@ObsDelphi D’aucuns à Moscou ont dû avoir vent de la NSK, cet État fondé par le collectif artistique slovène éponyme qui n’existe pas dans l’espace mais uniquement dans le temps
Selon MS NOW (anciennement MSNBC), les USA auraient lancé leurs frappes sur l’Iran…
… parce Steve Witkoff et Jared Kushner, en tant que négociateurs, n’auraient pas compris les enjeux des pourparlers nucléaires avec l’Iran 🫠
https://t.co/TbtQLIuiCf
"Nous ne sommes plus en 2022. La production du nucléaire et des renouvelables est très abondante. Les centrales à gaz sont moins appelées sur les marchés de gros et influencent donc moins les prix de l'électricité"
☢️🇺🇸🇷🇺 Fin du traité New Start - Quel impact pour la dissuasion nucléaire française ? 🇫🇷☢️
Si cet événement semble acter la fin d’une période de détente entre les deux plus grandes puissances nucléaires de la planète, il s’inscrit avant tout dans une dynamique enclenchée dès 2002, avec l’abandon par les États-Unis du traité ABM, qui limitait les systèmes de défense antimissile. Par la suite, le retrait de Washington du traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI), en réponse à une violation russe présumée, avait enfoncé un nouveau clou dans le cercueil du désarmement nucléaire.
Or, plus que New Start, c'est bien la fin du traité ABM qui a le plus d'impact sur la dissuasion nucléaire française.
En effet, contrairement aux deux grandes puissances – désormais rejointes par la Chine –, la France n’entre pas dans une course aux armements offensifs, qu’elle juge inutile, coûteuse et délétère. Depuis 1996, elle respecte le principe de « stricte suffisance » : ses forces nucléaires doivent être en mesure d’infliger, en toute circonstance, des dommages inacceptables à tout adversaire potentiel. Ses armes nucléaires sont donc destinées à détruire ce qui constitue l’essence même d’un État agresseur, à savoir ses centres de décision politiques, économiques et militaires. Pour cela, quelques centaines de têtes suffisent, à condition qu’elles soient en grande partie installées sur des vecteurs invulnérables à une frappe désarmante et dotés d’une forte capacité de pénétration – d’où le choix des missiles balistiques comme le M51, tirés depuis des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).
À l’inverse, les États-Unis et la Russie ont une doctrine dite de « contre-forces ». Leurs forces nucléaires doivent pouvoir neutraliser l’arsenal adverse avant qu’il ne soit utilisé, grâce à une frappe préemptive, plus ou moins surprise. Cela nécessite donc un nombre très élevé de têtes, car il faut être en mesure de détruire l’ensemble des silos adverses, ainsi que les zones de déploiement des lanceurs mobiles et les centres de commandement. Pour donner une idée, les États-Unis possèdent 450 silos (dont 50 vides, pour l’instant). Afin de garantir leur destruction, au minimum deux têtes nucléaires doivent être allouées à chaque silo, soit déjà 900 têtes sur les 1 550 autorisées par New Start.
Depuis quelques années, la Chine s’invite dans la compétition des grandes puissances nucléaires, bousculant un fragile équilibre. Pendant plusieurs décennies, Pékin s’est tenu à une notion proche de la stricte suffisance, estimant que moins de 200 têtes ciblant les grandes villes états-uniennes étaient suffisantes pour dissuader Washington. Cependant, la fin du traité ABM, ainsi que les projets états-uniens de frappes stratégiques conventionnelles dans les années 2000, ont fait craindre aux autorités chinoises que leur arsenal ne suffise plus à dissuader les États-Unis. Cela a entraîné une modernisation à la fois qualitative et quantitative de leur arsenal, marquée notamment par une augmentation significative des silos de missiles intercontinentaux. La construction de trois champs de silos (concentrant à eux seuls 320 silos) en est l’illustration la plus frappante.
Ainsi, alors que l’arsenal états-unien était auparavant jugé suffisant pour neutraliser simultanément les forces nucléaires russes et chinoises, ce n’est désormais plus le cas. C’est ce qu’on appelle le « two-peers challenge » (défi des deux pairs). Si certains stratèges états-uniens suggèrent d’abandonner la doctrine de contre-force pour se concentrer sur la « contre-valeur » (comme la France), nombreux sont ceux qui préconisent une augmentation de l’arsenal nucléaire états-unien de plusieurs centaines de têtes.
Tout comme la fin du traité FNI arrangeait Washington – lui permettant de se doter d’armements terrestres de portée intermédiaire pour le théâtre indo-pacifique –, la fin de New Start lui donne désormais la possibilité d’augmenter son arsenal nucléaire stratégique. L’objectif ? Être en mesure d’affronter simultanément ses deux principaux compétiteurs, et en particulier la Chine. Si la Russie aura probablement du mal à suivre le rythme de cette course aux armements nucléaires stratégiques, la Chine, elle, pourrait être tentée de relever le défi. D’où le risque d’une course effrénée entre ces puissances.
Mais qu’en est-il pour la France ? Comme expliqué en début de texte, ses forces nucléaires stratégiques n’ont pas pour objectif de neutraliser les forces nucléaires adverses, même si certains sites – comme les ports d’attache des SNLE ou les centres de commandement – pourraient être visés. Peu importe donc que ses compétiteurs augmentent le nombre de leurs vecteurs, qu’il s’agisse de lanceurs mobiles, de silos ou de sous-marins. La fin du traité New Start n’aura ainsi, théoriquement, que peu d’impact sur ses forces.
En revanche, la fin du traité ABM en 2002 a relancé une course aux armements défensifs. Le « Golden Dome » de l’administration Trump en est l’exemple le plus frappant, mais la Chine a également révélé, en septembre 2021, son bouclier multicouches composé des systèmes antimissiles HQ-29, HQ-19 et HQ-9. Quant à la Russie, elle travaille depuis de nombreuses années sur le système S-500, dont une variante sera spécialisée dans la défense antimissile. Par ailleurs, le projet états-unien « Golden Dome » pourrait inciter la Chine à se lancer dans un système similaire.
Pour l’heure, la France a fait le choix d’une amélioration qualitative plutôt que quantitative de ses systèmes d’armes, avec une modernisation fréquente des vecteurs. Les nouvelles versions du M51.3 et de l’ASMPA-R, ainsi que le développement du missile hypersonique ASN4G, répondent à cette logique. Reste à savoir si cela suffira sur le long terme.
Rappelons que le format actuel de moins de 300 têtes a été défini en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en partie pour des raisons budgétaires. Le contexte géostratégique était alors radicalement différent : l’attention des autorités politiques et militaires se portait avant tout sur la contre-insurrection et la lutte contre le terrorisme, ainsi que sur certains pays proliférants comme la Corée du Nord ou l’Iran. La compétition entre grandes puissances n’était pas encore un sujet central. On peut donc légitimement s’interroger sur la pertinence de maintenir un format inférieur à 300 têtes.
Une option pourrait être une remontée en puissance de la composante aérienne aéroportée, en faisant repasser les forces aériennes stratégiques de deux à trois escadrons (comme avant les annonces de 2008). Rappelons d’ailleurs que, outre la Chine – qui a revu sa notion de stricte suffisance –, le Royaume-Uni a également annoncé en 2021 une augmentation significative de son arsenal, qui passera de 225 à 260 têtes nucléaires.
Il faut toutefois se garder de vouloir augmenter notre arsenal en miroir de celui de nos compétiteurs. Une telle augmentation doit répondre à un réel besoin opérationnel : pénétrer des défenses plus denses par saturation, neutraliser des cibles très durcies à très longue portée, ou gagner en flexibilité. Il ne faut pas perdre de vue que quelques détonations nucléaires, même en nombre limité, aurait déjà des conséquences catastrophiques pour n’importe quel État. Rien ne sert de se lancer dans une course effrénée : seul un calcul froid et pragmatique doit prévaloir.
Image: tir d'un missile balistique intercontinental chinois DF-31A en septembre 2024
Selon une source à la Commission européenne, la France ne pourra pas obliger les réseaux sociaux à vérifier l'âge des internautes à partir du 1er septembre 2026. Il s'agit bien d'une compétence européenne.
Ce qui ne veut pas dire que la Commission ne puisse pas elle-même imposer la vérification d'âge aux plateformes dans les mois qui viennent.
Le plus gros frein à la construction européenne aujourd'hui n'est pas tel ou tel souverainisme mais bien la servilité des dirigeants européens envers les États-Unis d'Amérique.
💬"Si quelqu'un pense que l'UE peut se défendre sans les États-Unis, continuez à rêver"
L'Europe et les États-Unis ont "besoin l'un de l'autre", affirme le chef de l'Otan, Mark Rutte #BFM2
Ceci, 1000 fois! Toutes les prétentions FR à avoir une forme d'ascendant sur les questions de sécurité européenne se heurtent immédiatement à nos multiples contradictions qui décrédibilisent d'entrée la position FR:
- on s'est complètement plantés sur l'analyse de la menace russe (spoiler: ça décrédibilise)
- on prétend renforcer l'industrie européenne de défense mais seulement si des industriels FR sont les premiers bénéficiaires (spoiler: ça énerve)
- on prétend aider l'Ukraine mais avec une aide extrêmement limitée (spoiler: ça fait pas sérieux)
- on prétend être une puissance militaire sans consentir aux investissements nécessaires par peur de toucher à notre modèle social et par impossibilité de continuer à s'endetter (spoiler, ça fait rire)
- on prétend donner des lecons de démocratie avec une classe politique qui multiplie les scandales de corruption sans qu'elle se remette en cause et avec un RN (lui-même un beau parti de truands et d'escrocs) aux portes du pouvoir (spoiler: ça fait pitié).
Et malgré ca, on a des diplomates et militaires remarquables qui font ce qu'ils peuvent, mais clairement, le déclassement international est évident. Et en soi, ce n'est pas grave, mais il va bien falloir l'admettre, car la contradiction entre nos ambitions et nos capacités n'est pas juste béante, elle est surtout très visible pour tout le monde, et en premier lieu nos partenaires européens.
Mais il va aussi falloir expliquer aux électeurs que leur niveau de vie n'est pas gratuit, qu'il dépend de la stabilité de notre environnement et des conditions macro-économiques, et que si l'on n'accepte pas de se donner les moyens de tenter d'orienter l'environnement à notre avantage, on le subit. Et encore une fois, c'est le lot de la plupart des pays dans l'histoire et certains s'en sortent très bien à ce jeu. Mais il faut être honnête et l'admettre, et avec le culte imbécile autour de De Gaulle et du "rang" de la France dans ce pays qui paralyse tout débat honnête sur l'adaptation de nos ambitions aux moyens réels que l'on veut consacrer à notre statut international, on est très loin de cette admission.
Iran’s crisis has produced a dangerous fantasy that the Islamic Republic can be swept away and instantly replaced by a Pahlavi restoration. Names, constitutions, policies are debated as if politics were a fantasy draft. This misunderstands the nature of politics and of the state.
La Russie a accueilli à Saint-Pétersbourg le 12 septembre un congrès international des mouvements fascistes. Les délégués de 20 organisations, dont une organisation française, ont fondé une « ligue internationale des altermondialistes ». ⤵️Thread ⤵️
Nouvelle Constitution Grévy en perspective ou l'agonie de la Vème République va encore se poursuivre, suspendue au bon plaisir du Dr Denfer de l'Elysée ?
https://t.co/45izjThOYl
La réunion du groupe EPR (Renaissance) vient de se terminer. Qu'en ressort-il ? "Que tout le monde est stupéfait du casting gouvernemental, glisse un participant. Le PR doit changer de méthode sinon tout le monde disparaîtra, les derniers fidèles du PR ont aussi lâché."
‼️IMPORTANT : Le Pakistan étend son bouclier nucléaire à l'Arabie saoudite en cas d'attaque israélienne contre le royaume.
L'Arabie saoudite et le Pakistan ont officialisé un accord de sécurité mutuelle. Cet accord stipule que toute attaque contre l'un des deux pays sera considérée comme une attaque contre les deux.
En d'autres termes, l'utilisation des armes nucléaires pakistanaises pour la défense du royaume est officiellement légalisée.
Erdogan responds to Netanyahu:
“We had the honor of serving the Holy Jerusalem for 400 years.
For centuries, we made Jerusalem a land of peace and tranquility with wisdom and tolerance.
Netanyahu does not know this. “
La France, en tant que puissance nucléaire, dispose d'un vaste réseau d'experts et de spécialistes dans ce domaine.
En dépit de cela, sur une chaîne du service public, un criminologue est invité à analyser l'efficacité des frappes US sur le programme ☢ iranien.
Lors du black-out en Espagne hier, les réacteurs nucléaires se sont mis à l’arrêt (procédure espagnole). Le réseau a redémarré avec les centrales à gaz et l’hydro. En France, la procédure est différente: que ce serait il passé en cas de black-out? Décryptage de la @SFENorg (merci aux experts de la Sfen!) 🧵 1/n