Bruxelles envisage d’autoriser les États membres à subventionner les industries électro-intensives jusqu’à 70 % de leur prix moyen annuel de l’électricité, contre 50 % dans le cadre actuel. L’Europe reconnaît que son industrie ne peut plus encaisser le prix européen de l’électricité sans béquilles publiques plus grosses…
La mesure sera, bien sûr, présentée comme temporaire, ciblée, exceptionnelle. À Bruxelles, rien n’est jamais structurel lorsque cela révèle un échec structurel…
Le choc géopolitique n’est ici qu’un révélateur.
Il expose une fragilité déjà installée : le marché européen de l’électricité ne fournit plus de lui-même un prix compatible avec la survie de secteurs essentiels tels que acier, aluminium, chimie, verre, papier, engrais…
Il faut donc revenir après coup avec de l’argent public pour compenser ce que la politique énergétique a laissé se détériorer en amont.
C’est toute l’ironie de la situation : l’Europe veut électrifier son industrie pour la décarboner, mais peine à reconnaitre que l’électricité qu’elle lui propose est trop chère, trop volatile, et donc insuffisamment compétitive pour permettre cette transformation...
On demande aux aciéries, aux chimistes ou aux producteurs d’engrais de remplacer les combustibles fossiles par de l’électricité. Mais pour investir dans des fours électriques, de l’hydrogène, des pompes à chaleur ou d'autres procédés bas carbone, ces entreprises ont besoin de la certitude élémentaire que l’électricité sera disponible à un prix supportable pendant des années.
Et c’est précisément cette certitude que le système européen peine à offrir...
Bruxelles doit subventionner aujourd’hui la facture électrique des industriels pour éviter que les secteurs les plus exposés ne réduisent leur production ou ne ferment les sites les moins compétitifs... avant même d’avoir pu engager sérieusement leur électrification.
Combien de temps cela va-t-il durer ?
En octobre, j'alertais sur la vente d'Exaion à MARA. Le Trésor vient de l'autoriser, en validant la clause de non-concurrence qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité de calcul haute performance pendant 24 mois !
Au moment où la France a besoin de charges flexibles pour absorber ses surplus d'électricité, l'État confie à un acteur étranger la clé d'un levier stratégique tout en interdisant à EDF d'y accéder.
Comment le président de la République et le gouvernement peuvent-ils accepter cela ? Comment peut-on interdire à notre opérateur national de valoriser ses propres surplus de production par le minage, tout en laissant un concurrent américain prendre pied sur ce marché stratégique ?
Le minage de Bitcoin n'est pas une lubie de spéculateurs. C'est l'un des seuls consommateurs électriques réellement flexibles, capable de s'effacer en quelques secondes quand la demande est forte, de redémarrer quand l'électricité est excédentaire. C'est un outil de stabilisation du réseau et, adossé à notre parc nucléaire, un levier de décarbonation. Il nous faut comprendre cette réalité pour en saisir toutes les opportunités, comme le fait avec succès le Texas depuis 2022.
Le parc nucléaire français peut produire bien plus de TWh qu'il n'en vend. Ces surplus devraient être un atout stratégique. Par idéologie, on a refusé de les valoriser. Par faiblesse, on se lie les mains pendant deux ans au profit d'un concurrent américain. Au moment où l'Europe prend conscience de ses dépendances vis-à-vis du reste du monde, au moment où la France prétend en roulant des mécaniques défendre sa souveraineté vis-à-vis de l'administration Trump, nos dirigeants font, comme trop souvent, l'inverse de ce qu'ils proclament.
Souveraineté énergétique, souveraineté numérique : les mots ne suffisent pas. Il faut des actes.
En pleine confrontation géoéconomique, on ne brade pas ses atouts. On les développe.
Refuser d'entreprendre, c'est accepter de dépendre. N’acceptons pas cela comme une fatalité !
Non à la hausse de la CSG pour les épargnants et les entrepreneurs !
Merci @PaulineArmandet pour les échanges sur ce sujet qui me tient à cœur.
L’article complet : https://t.co/VfhXjTjCoJ
Prenons notre argent en main !
Pourquoi la facture d’électricité explose… alors que les prix de marché deviennent négatifs ?
"L'électricité est gratuite voire à des prix négatifs en France sur certaines plages horaires" peut-on lire sur @bfmbusiness ce matin, alors qu'on peut le vérifier directement sur le site d'EPEX SPOT.
Mais personne ou presque n’explique pourquoi cela se traduit quand même par une pression mécanique haussière sur la facture d’électricité des consommateurs.
Hier, RTE publiait son nouveau bilan prévisionnel pour 2035, en estimant que si, en 2025, la consommation électrique en France avait été de 470 TWh, elle serait en revanche dans 10 ans quelque part entre 505 et 580 TWh/an.
Intéressant...
Le graphique ci-dessous tiré d'un rapport du Sénat de 2024, juxtapose vingt ans de prévisions de consommation électrique publiées par RTE avec la consommation réelle : toutes les trajectoires prospectives anticipaient une hausse, tandis que la réalité montre une stagnation puis une baisse depuis 2010.
Le système électrique français repose massivement sur des coûts fixes : réseau, maintenance, amortissement du nucléaire, dispositifs publics, etc.
Quand la demande baisse, ces coûts ne disparaissent pas.
Ils se répartissent simplement sur une base plus petite.
Résultat :
➡️ hausse du coût unitaire,
➡️ ce qui détruit encore plus la demande,
➡️ ce qui renchérit encore plus le coût unitaire.
Un cercle vicieux parfaitement documenté depuis une quinzaine d'années.
La France aujourd'hui n’a pas un problème d’offre.
Elle a un problème de demande.
Et la multiplication des prix négatifs est une très mauvaise nouvelle.
Nous avons besoin d'un consommateur flexible qui, en fournissant la demande de dernier recours, crée un prix plancher pour l'électricité excédentaire.
Aujourd'hui le mineur de Bitcoin américain MARA en proposant de venir racheter la filiale d'EDF Exaion comprend mieux ce que la France a besoin que la France elle-même.
La multiplication des rapports (@CRE_energie, @Courdescomptes, #OPECST, @rte_france, @Kpler, @EDFofficiel sur la modulation nucléaire à venir mais dont on connait déjà les grandes lignes, et d'autres) converge vers une évidence : si la France veut arrêter ce cercle vicieux, EDF devra miner Bitcoin, et 2026 est la fenêtre naturelle pour le faire.
Exaion, en tant que telle, n’est pas un actif stratégique.
Ce qui est stratégique, en revanche, c’est la clause de non-concurrence attachée à sa vente.
Ce que MARA achète vraiment, ce n’est pas Exaion : c’est, de facto, le droit d’être le seul partenaire autorisé à faire du minage de Bitcoin avec EDF pendant deux ans, au moment précis où la France a besoin d’un consommateur de dernier recours pour stabiliser ses coûts.
Il est temps de le comprendre.
Toutes les autres consommations sont préférables au minage de Bitcoin.
Et le minage de Bitcoin est préférable au gaspillage.
@DGTresor@RolandLescure
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L'acquisition d'Exaion par Marathon est un nouveau symbole de la défaite morale et stratégique de la France 👇🏻
Il y a quelques jours, le géant du minage US Marathon Digital annonçait fièrement et conjointement avec EDF dans un communiqué l'acquisition de 64% du capital d'Exaion, filiale d'EDF spécialisée dans le calcul informatique et la crypto.
Depuis des années, cette entreprise fondée en 2020 est un mystère pinçant d'ironie. Disposant d'une gamme étoffée de services crypto, allant de l'hébergement de nœuds Polkadot et Moonbeam (sic), au staking d'Ethereum, l'entreprise dont la synergie et l'atout principal est sa maison-mère, géant de l'électricité, se refuse catégoriquement à se lancer sur le minage de Bitcoin.
En cause ? Comme d'habitude : Bitcoin ça consomme de l'électricité donc c'est pas bien, ça pollue. Ça n'empêche pourtant pas la firme de proposer en même temps du "Calcul Haute Performance" (HPC) dont on suppose donc qu'il est réalisé par des mathématiciens à la chaîne dans une cave et non par des ordinateurs.
Ainsi donc la France, qui dispose d'un véritable trésor d'extra-capacités dues à la pratique de modulation nucléaire (100+TWh), préfère dormir tranquillement sur cet argent facile, et dilapider du capital dans des activités sans aucun lien avec le cœur de métier d'EDF.
En effet, j'ai lu ici et là dans les media que le rachat d'Exaion était celui d'une "pépite" voire d'un "champion". Relativisons : l'entreprise, malgré le soutien de la marque EDF et son réseau, est un gouffre à argent. Depuis sa fondation en 2020, EDF a dû injecter 25 millions d'euros en plusieurs fois devant les pertes croissantes : de -700k€ en 2020 à -4.4M€ en 2024.
Et donc après avoir boudé pendant une dizaine d'années les mineurs français, et en particulier annulé un appel d'offre remporté par Sébastien Gouspillou en 2017, voilà qu'EDF vend à un mineur de bitcoin américain !
Ce deal raconte plusieurs choses :
1) Désengagement habile d'EDF d'un actif déficitaire, transformé en une ligne de près de 100M$ sur le bilan.
2) Porte d'entrée en France et en Europe pour Mara, avec un vernis HPC compatible politiquement, alors que l'expertise du groupe est sur le minage.
3)Risque de souveraineté avec la soumission probable aux lois extraterritoriales US (Cloud act, Fisa etc.). Et donc fuite de données sensibles...
4) EDF "offre" sur un plateau un trésor de 100+TWh, qui pourrait se monétiser à plusieurs milliards par an, à un acteur US plutôt que français pour seulement 168M$. D'autant qu'en restant actionnaire, cela devient l'intérêt d'EDF, s'il venait à miner, de le faire avec Exaion, dorénavant doté des capacités à le faire !
Une occasion manquée qui laisse un goût amer.
Une de plus.
Des années d'aveuglement idéologique qui se terminent par une cession étrangère malgré la vision précoce d'entrepreneurs français.
Mais le gouvernement français a encore son mot à dire pour stopper le deal. Il existe suffisamment de talents et capacités en France.
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L’ensemble des collaborateurs de Paymium, comme toutes les personnes travaillant dans le secteur des cryptomonnaies aujourd’hui en France, ont été particulièrement touchés par la tentative d’enlèvement qui s’est produite le mardi 13 mai 2025 en plein Paris, et fait suite à une série d’événements similaires.
L’entreprise ne fera aucun commentaire sur l’affaire, pour laquelle une enquête est en cours. Nous adressons tout notre soutien aux familles des victimes et remercions les forces de l’ordre et les enquêteurs qui font un travail remarquable. Nous prions les media de bien vouloir garder la confidentialité sur l'identité des victimes.
Nous tenons cependant à rappeler quelques éléments plus généraux que nous estimons fondamentaux :
D’abord, les médias et politiques jouent un rôle important par leur traitement de l’information sur les cryptomonnaies. Les fausses idées fréquemment disséminées, entre richesse supposée et fantasmes criminels, participent malheureusement à alimenter la désinformation et créer un climat délétère. Paymium est à la disposition des journalistes et des politiques qui souhaitent mieux comprendre ces sujets, afin d’informer le grand public avec justesse et de prendre les bonnes décisions.
Ensuite, nous tenons à réaffirmer l’importance du respect des libertés fondamentales telles que la vie privée et la confidentialité, qui sont par ailleurs reconnues par tous les spécialistes du numérique comme des mesures de sécurité nécessaires. Si le risque zéro n’existe pas, il est possible de se protéger en adoptant des bonnes pratiques de discrétion.
A cet égard, nous alertons à nouveau sur le caractère gravement dangereux de certaines réglementations financières récentes et en cours d’élaboration. Par l’organisation inédite d’une collecte massive et disproportionnée de données personnelles, les pouvoirs publics contribuent à mettre en danger physique les millions de détenteurs de cryptomonnaies en France, et plus largement en Europe, dans un contexte d’intensification de fuites de données et de cyberattaques.
Nous pensons qu’il est nécessaire d’envisager un moratoire sur l’application de certaines de ces réglementations, notamment TFR et AMLR6 en Europe, ainsi que le volet crypto de la loi Narcotrafic en France, tant qu’elles n’auront pas été sujettes à une analyse d’impact des politiques publiques, et de compatibilité avec les libertés fondamentales, car elles privent les citoyens de moyens de défense contre les malfaiteurs.
Enfin, nous appelons les autorités à prendre des mesures immédiates pour contribuer à la protection des collaborateurs des entreprises du secteur.
Nous tenons à remercier Monsieur le Ministre de l'Intérieur de nous recevoir pour discuter de l’ensemble de ces points prochainement.
🚨 Alerte réglementaire — Bitcoin risque l’illégalité de fait en Europe 🚨
Si les Guidelines du Comité Européen de la Protection des Données (EDPB en anglais) sont confirmées dans leur version finale, il n’existera plus aucun usage de Bitcoin 100 % conforme au droit européen.👇
➡️ Interdiction de facto, sans bannissement, par collision réglementaire.
Comment est-ce possible ?
1️⃣ Selon l'EDPB, « Une clé publique est une donnée personnelle si elle peut identifier, même indirectement, une personne physique. »
— EDPB 02/2025, §3.2
Or, la blockchain Bitcoin est immuable. Les informations qui y sont inscrites ne peuvent pas être effacées.
Mais l'EDPB est formel : « L’impossibilité technique ne peut être invoquée pour justifier le non-respect du RGPD. »
— EDPB 02/2025, §4.2
En d'autres termes, c'est au réel de s'adapter, pas à la norme. Un classique de l'UE.
Et si l'on ne peut pas supprimer les données, alors... « Cela peut nécessiter la suppression de toute la blockchain. »
— EDPB 02/2025, 4.3
⛔ Le droit à l’effacement devient inapplicable. Donc : violation automatique du RGPD.
2️⃣ L’EDPB propose une "solution" : l’anonymisation.
Anonymiser les données avant inscription on-chain (via mixeurs, hachage, zero-knowledge…).
On retombe sur nos pattes : en recourant à la confidentialité, l'usage de Bitcoin est possible. Miracle !
Erreur : cette solution est interdite par les règles anti-blanchiment.
3️⃣ Pour la réglementation financière, dont dépend Bitcoin, anonymat = criminalité
📘 TFR (2023/1113)
• Mixers, tumblers, wallets "privacy" = risque élevé
• Identité obligatoire avant transfert, même vers un wallet perso
• KYC dès 1 000 €
📕 AMLR (2024/1624)
• Interdiction formelle des outils ou comptes facilitant l’anonymat
• Les PSAN n’ont pas le droit d’en proposer ou d’en héberger
📙 Loi française contre le narcotrafic – 20 mars 2025
• Toute transaction anonyme = présomption automatique de blanchiment
• 5 ans de prison + 375 000 € si l’origine des fonds n’est pas prouvée
⚖️ Affaire Tornado Cash (NL, mai 2024)
L'outil permettant l'anonymat, il "ne peut donc pas être caractérisé comme un outil légitime, (...) il est spécifiquement destiné aux criminels."
📌 Conséquence :
❌ Vous anonymisez ➡️ Infraction AML (TFR / AMLR)
❌ Vous ne le faites pas ➡️ Infraction RGPD (effacement impossible)
💥 Aucune issue légale. → Bitcoin devient illégal de fait en Europe.
⏳ Que faire ?
🗓️ La consultation publique du EDPB est ouverte jusqu’au 30 juin 2025.
🎯 Il est encore temps d’agir :
✅ Partagez ce post
✅ Déposez un commentaire formel au EDPB
✅ Contactez vos eurodéputés : demandez une cohérence RGPD / AML, et la fin de la présomption "anonymat = crime".
GM @0xPolygon community!
🗳️ Vote below the token you’d love to see integrated in SocialPay, allowing users to send/receive tokens on X, like this:
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Choose between @synthetix, @aavegotchi, @VulcanForged & @CryptoBlades.