🇫🇷 Andréa Kotarac, porte-parole du RN : "Le RN est sérieux (...) On respecte la liberté religieuse, que ce soit CONTRE les musulmans, POUR les juifs ou POUR les chrétiens". (déclaration sur BFMTV)
Par contre, les cotisations ne sont pas plafonnées.
Et là, il y a un vrai sujet.
Si une cotisation sociale augmente sans que les droits ou les indemnisations suivent à due proportion, elle cesse d’être réellement contributive. Elle devient, de fait, un impôt qui ne dit pas son nom.
Ce n’est pas un détail : cela change complètement la logique du système.
Ce politicien déconnecté des réalités de vies n'a rien compris à la France.
D'abord il n'a pas compris qu'il y a un problème de maltraitance au travail, un problème managérial qui coûte cher à la France, non seulement en arrêt maladie mais évidemment aussi en productivité et en stabilité dans l'emploi, en témoignent les données de la DARES qui montrent très clairement une explosion des fins prématurées de contrats de travail, notamment des licenciements (hors licenciements économiques). Il y a un désamour croissant entre les employeurs et les salariés donc l'urgence est de rendre l'emploi désirable, pas de stigmatiser davantage les salariés en souffrance. Sans salariés heureux au travail il n'y aura pas d'économie solide.
Ensuite il n'a pas compris qu'affamer les salariés privés d'emploi n'apporte rien de bon du tout à l'économie. Le durcissement des règles d'assurance chômage ces dernières années n'a produit aucun effet sur l'emploi, au contraire le chômage est à la hausse, tout simplement parce qu'il y a près de 10 chômeurs pour 1 opportunité d'emploi et on ne fait pas pousser de nouveaux emplois en maltraitant les chômeurs, les quelques emplois disponibles étant bel et bien pourvus comme en attestent aussi les données officielles. Accroître la cruauté envers les chômeurs ne fera qu'aggraver la maltraitance au travail (le fameux "si t'es pas content tu vas te retrouver au chômage et y'a 10 chômeurs qui veulent ta place"), tout le contraire de ce qu'il faut faire pour une économie forte et durable.
Sa posture est purement électoraliste, dans la tendance du moment : tapiner en utilisant la haine et l'ignorance pour attirer des électeurs.
« Je suis incapable de soigner les causes, vous allez prendre un coup de matraque dans la figure…»
Peut-être, avant de parler trivialement d’« open bar » des arrêts du travail, faudrait-il songer à relancer un marché de l’emploi moribond & essayer de repenser le travail en France 🇫🇷, peut-être @EPhilippe_LH …
Le monde du travail en France est sclérosé. Quand on a vécu à l’étranger, on le sait très bien. Réformer le marché du travail, c’est bien ; sans tomber sur le dos des inactifs et des actifs qui souffrent, c’est mieux.
La méthode punitive est trop souvent l’alpha et l’oméga de la politique française.
C’est un trait culturel dont il faut travailler, si j’ose dire, à se défaire …
Dans ce cas, pourquoi se contenter de 2% ? Imaginez ce qui se passerait avec 4% d'augmentation !
(Non, augmenter un impôt n'augmente pas par magie les salaires ni ne crée d'emploi ; il augmente les recettes fiscales de l'Etat, et diminue la consommation et l'épargne d'un montant similaire au montant prélevé. Le MEDEF pousse la TVA car c'est un impôt qui n'est pas supporté par les entreprises mais par le consommateur final)
La pension des retraités qui ont fait 3+ enfants est majorée de 10%.
Ca n'a aucun effet sur la natalité présente, c'est anti-redistributif et ça profite davantage aux pères qu'aux mères🙃
Ca coûte 10 milliards/an, financé par la fiche de paie de ceux en âge de faire des enfants
La desindexation des retraites est le minimum syndical dans une stratégie sérieuse d'assainissement budgétaire, elle devrait d'ailleurs s'étaler sur plusieurs années pour atteindre un effet suffisant. Le calcul est simple : avec 2 % d'inflation, la desindexation rapporte environ 6 milliards, alors que la dépense de retraite devrait diminuer (au moins) de 30 milliards pour tenir compte du poids des retraites dans la dépense publique (25%) et du montant d'économies à réaliser (120 milliards). Soit 5 années. Et ceci avant prise en compte de la dynamique spontanée des pensions qui ont crû en 2025 de 50% plus vite que l'ensemble des ressources de l'économie.
La desindexation a pour avantage, par rapport à une baisse, de préserver le montant nominal des pensions du régime général, sachant que la retraite complémentaire, aux mains des partenaires sociaux, devrait continuer à augmenter.
Vient la question du périmètre de la désindexation: nous nous sommes habitués dans une sorte de réflexe pavlovien à vouloir mettre de la redistribution partout, et donc à vouloir préserver les pensions les plus modestes. Est-ce que cela fait sens? Pas vraiment.
Tout d'abord, pour les pensions futures, des actifs actuels, c'est très problématique car cela revient à encore taxer les salaires intermédiaires et élevés, qui le sont déjà beaucoup, c'est une taxe supplémentaire sur le travail qualifié. Rappelons qu'aujourd'hui, du fait des allègements de cotisations et des cotisations déplafonnés, le travail est soumis à une taxation très progressive et donc desincitative, conduisant à une économies de bas salaires et de faibles qualifications.
Cet effet négatif de desincitation ne joue pas pour le stock des retraites déjà liquidées, mais cela ne justifie pas pour autant une desindexation différenciée. En effet une telle différenciation, qui est une mesure de redistribution, ne pourrait être justifiée que si la retraite déterminait entièrement le niveau de vie. Or, une "petite retraite" ne signifie pas forcément pauvreté : elle peut venir avec un gros patrimoine, des revenus de l'immobilier, la grosse retraite du conjoint, etc. Preserver les petites retraites risque d'être une mesure très coûteuse en préservant le niveau de vie de personnes qui n'en n'ont pas besoin.
Bref, la retraite n'est pas le bon niveau pour faire de la redistribution, il faut tenir de l'ensemble des revenus du foyer, et pourquoi pas même du patrimoine. La bonne nouvelle est que des dispositifs existent : le minimum vieillesse (l'ASPA), les APL, etc.
I renew my appeal for an end to the ongoing violence against the Palestinian civilian population in the West Bank, and I urgently call on the international community to work toward advancing the two-state solution, for a just and lasting peace.
Supprimer les APL d'étudiants
VS.
Peut-être hypothétiquement ne pas réévaluer de la totalité de l'inflation la pension de boomers au delà d'un certain montant qui reste à définir.
En résumer : d'un côté ça propose de trancher dans Le vif, de l'autre ça évoque une mesure quasi indolore
Welcome in boomeristan
Ce sont désormais des adversaires politiques des actifs, sauf à la marge, souvent plus anciens (génération silencieuse, qui a reconstruit la France par ailleurs, avant d'être laissée avec un taux de pauvreté de 25 % en retraite par les baby boomers quand ces derniers cotisaient).
La répartition, comme son nom l’indique, répartit une part du revenu des actifs entre les retraités.
Si l’uns des cotés des l’équation n’est pas une variable d’ajustement, cela signifie que l’autre l’est entièrement.
Pour ne pas toucher aux retraites géantes des boomers, un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) veut baisser ou supprimer les APL à 200 000 étudiants.
Mais dans beaucoup de cas l'argent des APL se retrouvait dans la poche des bailleurs... qui sont souvent des boomers.
L'étudiant fait ses études, il doit payer un loyer à un boomer. Comme les APL ont été largement distribuées, beaucoup de bailleurs ont poussé les loyers vers le haut. Maintenant, beaucoup d'étudiants risquent de perdre leurs APL sans que les boomers ne baissent les loyers. Les mêmes boomers s'opposeront à la construction de nouveaux logements pour éviter une augmentation de l'offre et de la concurrence.
Beaucoup de retraités, dont des gens honnêtes, sérieux, parfois altruistes, refusent la moindre perspective d'efforts au nom du totem d'immunité "j'ai cotisé, j'y ai droit". Eh non, vous n'avez pas droit, ou du moins vous détenez, par cette cotisation, une créance sur un Marché de Promesses tenu par l'Etat mais seulement en fonction de critères démographiques et financiers qui vous dépassent et ne seront pas forcément sympas avec vous. Vous devinez bien que d'avoir cotisé ne vous ouvre pas droit à une pension des deux tiers de votre dernier salaire durant quarante ans quand bien même ces cotisations fussent-elles insuffisantes, sans compter le nombre de vos progénitures. Le seul retraité dont ce "j'ai cotisé" serait acceptable serait celui qui aurait fait, au vu de nos projections d'espérance de vie, disons quatre enfants.