Il est de plus en plus clair que le limogeage d’une partie très significative des personnels des ministères et autres agences n’est pas seulement un impératif budgétaire, mais aussi la condition sine qua non pour que les politiques menées soient plus intelligentes. Nous avons en France une administration (au sens large) infiltrée par le militantisme et dépourvue de pragmatisme. C’est de l’idéologie à tous les étages. Si la démocratie était bien faite, un très grand nombre de têtes devrait tomber devant le fiasco de la clim, les milliards investis en pure perte rendant plus scandaleux encore les investissements empêchés au bon endroit.
Comment Matthieu Pigasse, le « milliardaire de gauche » (l'oxymore vivant), a vraiment fait fortune (3 milliards d'euros)
Spoiler : pas en créant une entreprise. En vendant à l'État ce qu'il avait appris en travaillant pour l'État.
Déroulé. 🧵
Pigasse n'est pas un entrepreneur. C'est un pur produit de la haute administration.
Sciences Po, ENA, puis la Direction du Trésor — où, littéralement, il gère la dette et la trésorerie de l'État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius à Bercy.
Pendant des années, il apprend de l'intérieur une seule chose : comment un État se finance, comment se négocie une dette publique, et à quel point un gouvernement est dépendant des banques pour survivre.
Il passe de l'autre côté de la table.
Il rejoint Lazard et y crée le Sovereign Advisory Group — la cellule dédiée aux dettes publiques. Traduction : il va désormais monnayer dans le privé tout ce qu'il a appris dans le public.
Son métier n'est pas de vendre un produit sur un marché. Son métier, c'est de facturer son expertise à des États — donc à de l'argent public.
Argentine, Irak, Équateur, Grèce, Chypre, Bolivie, Ukraine.
Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c'est là que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d'honoraires, payés par des pays en faillite.
Voilà la matrice de la fortune Pigasse : devenir l'intermédiaire le mieux payé entre les États insolvables et la finance internationale.
Et le sommet du système, c'est le marché français.
2012, début du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d'investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil.
Devinez laquelle. Lazard. Dirigée en France par… Matthieu Pigasse.
Sauf que Pigasse, à ce moment précis : — est un soutien public déclaré de Hollande pendant la présidentielle — et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg (le ministre politiquement en charge de la BPI), à la tête des Inrocks, dont il est propriétaire.
L'État qui crée une banque publique « pour rompre avec la vieille finance »… confie le dossier à l'emblème même de cette vieille finance, dirigé par un proche du pouvoir. Le Figaro, le Nouvel Obs, Reporterre : la polémique explose.
Lui a tout nié en bloc — « polémique sans aucun fondement », appel d'offres, critères objectifs, jamais d'intervention. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable :
L'État paie la banque.
La banque enrichit Pigasse.
Pigasse finance des médias qui défendent une vision où l'État est central.
Le système se nourrit de lui-même.
Et c'est exactement ce qu'il a construit ensuite avec l'argent.
Le Monde. L'Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les Eurockéennes.
Un empire culturel et médiatique entièrement aligné à gauche — financé par une fortune bâtie sur des mandats publics.
Le militant de « l'État fort », de l'impôt, contre la rente et l'héritage… est devenu riche en facturant des États.
Maintenant, l'hypocrisie finale. Celle qu'on n'entend jamais.
Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l'alternative au capitalisme financier anglo-saxon :
→ a quitté Lazard en 2020 pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a monté le bureau parisien pour conseiller… LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte.
→ a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchèque Daniel Křetínský — sans même prévenir la société des journalistes censée garantir l'indépendance du titre.
Le récit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s'effondre. Il n'y a pas David. Il n'y a que Goliath, déguisé.
Parce que Pigasse n'est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marché et peut tout perdre.
Lui a fait l'inverse : il a transformé sa connaissance intime de la machine d'État en rente privée. Zéro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mécanique du pouvoir de l'intérieur, puis l'a revendue de l'extérieur, au prix fort.
C'est ça, le « milliardaire de gauche ».
Pas une contradiction. Le pur produit d'un système : le capitalisme de connivence, où la même oligarchie prospère précisément grâce à l'argent public qu'elle prétend réguler — et finance ensuite les médias qui vous expliquent que tout va bien.
Il faut que tout change pour que rien ne change.
Climatiser toutes les écoles, tous les hôpitaux, tous les Ehpad et l’ensemble du parc HLM coûterait MOINS CHER que le soutien prévu au nouvel éolien en mer, dont l’appel d’offre a été lancé il y a 15 jours.
C’est un choix politique.
On répète partout que le wokisme a tué la natalité. C'est partiellement vrai — et la vérité est bien plus dérangeante. On n'a pas interdit les enfants. On a fait quelque chose de beaucoup plus efficace : on leur a retiré le prestige.
Commençons par tuer l'explication officielle, celle de l'establishment : « les gens ne font plus d'enfants à cause du coût du logement, des gardes, de la précarité. » Si c'était vrai, il suffirait de signer des chèques. Or on a essayé, partout, et ça ne marche nulle part. Exhibit A : la Hongrie. Le gouvernement le plus nataliste d'Europe, près de 5% du PIB en politique familiale, prêts effacés à la naissance, exonération d'impôt à vie pour les mères de quatre enfants. Résultat ? Toujours autour de 1,5 enfant par femme. L'argent n'a pas inversé la courbe.
La conclusion logique est implacable : si l'argent ne règle rien, c'est que la variable décisive n'est pas matérielle. Elle est anthropologique. C'est le sens même de faire un enfant qui a été reprogrammé. Et pour comprendre ça, il faut sortir Girard.
Loi mimétique : on ne désire jamais dans le vide. On désire ce que le sommet de la hiérarchie de prestige valorise. Pendant des millénaires, fonder une famille était le marqueur de statut suprême, la réussite d'une vie. L'élite culturelle a déplacé ce prestige ailleurs — vers la carrière, les expériences, l'optimisation de soi, le « moi d'abord ». L'enfant est passé de couronnement à coût d'opportunité, de finalité à contrainte. Personne n'a rien interdit. On a simplement débranché le désir à sa source.
C'est ici, et seulement ici, que ce qu'on appelle « wokisme » joue un rôle — pas comme cause unique, mais comme accélérateur idéologique. En cadrant la famille traditionnelle comme une oppression, la maternité comme une aliénation, l'homme et la femme comme deux adversaires. Mais attention au piège : inutile d'imaginer un comité secret qui pilote tout ça. Le mécanisme mimétique est décentralisé. Personne ne l'a dessiné. Il produit un résultat qui ressemble à un plan sans qu'aucun plan n'existe. C'est précisément ce qui le rend glaçant — et irréfutable.
Par-dessus, on a ajouté l'antinataliste le plus puissant jamais inventé : le pessimisme. Une civilisation qui ne croit plus en son avenir n'enfante pas. Le déclinisme, l'angoisse climatique, le vide existentiel — on a fabriqué une société dépressive, et les dépressifs ne se projettent pas dans vingt ans.
Et au moment exact où la culture creusait le trou, un accélérateur physique est venu le remplir : l'écran. Une étude NBER de Myers et Hooper, sortie en 2026, vient de chiffrer la chose. La diffusion de l'iPhone expliquerait 33 à 52% du déclin de la fécondité chez les femmes de 15 à 44 ans. Le smartphone est devenu un substitut au contact humain : moins de rencontres, moins de couples, moins de tout. Il n'a pas créé le vide, il l'a rempli.
Alors récapitulons. Pas une cause, une convergence : l'inversion du prestige, l'idéologie qui dévalorise la famille, la société dépressive sans horizon, et l'écran qui remplace le réel. On n'a pas tué la natalité. On a tué le désir de natalité. Et ça, c'est réparable — mais pas avec des chèques.
@SebLecornu La climatisation là où elle protège les personnes - donc au bureau avec des jeunes pas besoin… à zut, ça joue directement sur la productivité… vous êtes totalement hors sol
La France est techniquement un pays communiste. Et je vais vous le prouver.
En 1989, le mur de Berlin est tombé et on a sabré le champagne. On a déclaré la victoire, expliqué aux enfants que le communisme c'était fini, que le marché avait gagné, que la liberté avait gagné, que l'Histoire elle-même s'était arrêtée là. Sauf que non. 1989 n'était pas la mort du communisme, c'était la chute d'un symbole. Les chars sont partis, les drapeaux rouges ont été rangés, les portraits de Lénine ont fini au musée — mais l'idée, elle, n'est jamais morte. Elle a simplement compris qu'elle ne pouvait plus revenir avec des chars. Alors elle est revenue autrement : plus douce, plus polie, plus souriante. Un néo-communisme soft.
Le communisme version 1.0 était brutal : le goulag, la police politique, les pénuries, la famine, les murs pour empêcher les gens de fuir. La version 2.0 n'a pas de goulag — elle a mieux. Elle a obtenu une chose que l'URSS n'a jamais réussi à arracher : votre consentement. Vous croyez vivre dans un pays libre, dans une économie de marché, dans une démocratie capitaliste. Et pourtant, quand on regarde froidement les chiffres, l'image qui se dessine est tout autre.
Pièce n°1 : l'État pèse plus lourd qu'en URSS
En 2025, les dépenses publiques de la France représentent 57,2 % du PIB (source : INSEE). Lisez bien : pas 30 %, pas 40 %, mais 57,2 %. Plus de la moitié de toute la richesse produite par le pays transite par l'État. C'est le deuxième ratio de toute la zone euro, juste derrière la Finlande, quand la moyenne de l'OCDE tourne autour de 43,6 % et que les États-Unis sont loin derrière. Et voici le détail qui dérange : dans ses dernières années, l'URSS tournait autour de 50 % de dépenses publiques rapportées au PIB. Autrement dit, la France de 2025 fait « mieux » que l'Union Soviétique. Un pays qui se croit capitaliste capte, en proportion, davantage de richesse que l'empire qui avait fait du collectivisme sa religion d'État.
Soyons honnêtes sur la limite de la comparaison : l'URSS était une économie de commande où l'État possédait l'essentiel des moyens de production, donc le ratio n'y mesure pas exactement la même chose. Mais quand l'État capte 57 % du PIB, prélève 43,6 % de prélèvements obligatoires, porte une dette de 115,6 % du PIB et creuse un déficit de 5,1 % chaque année, vous n'êtes plus dans une économie de marché : vous êtes dans une économie administrée qui n'ose pas dire son nom.
Pièce n°2 : aucun entrepreneur ne fait d'exit ici
Le vrai test d'un écosystème capitaliste tient en une question : y construit-on des fortunes en créant de la valeur ? En France, la réponse honnête est non. Nous avons des licornes sur le papier, une trentaine, mais regardez ce qu'elles deviennent. Dataiku a déménagé son siège aux États-Unis. Algolia est partie à San Francisco. Aircall, Talend, parties elles aussi. Pasqal, fleuron quantique né à Palaiseau, choisit le Nasdaq pour son entrée en bourse. Le chiffre qui résume tout : on compte aujourd'hui environ 46 fondateurs de licornes français installés aux États-Unis, contre 18 en France. On forme les champions ici, on les fait grossir ici, et au moment de l'exit ils s'envolent là-bas.
Pourquoi ? Parce qu'ici on les attend au tournant. Impôt sur les sociétés à 25 % quand l'Irlande pratique 12,5 % et les États-Unis 21 %. Taxation des plus-values autour de 30 % avant même de parler du reste. Et par-dessus tout, une logique culturelle où réussir devient suspect. Un pays capitaliste récompense la création de valeur ; un pays communiste la punit. Devinez dans lequel nous vivons.
Pièce n°3 : même les fondateurs de scale-up vivent moyen
C'est le point que personne n'ose dire. Allez parler aux fondateurs français qui ont monté des boîtes de 50, 100, 200 personnes, qui ont créé des centaines d'emplois, qui ont pris des risques fous — des gens qui, à San Francisco ou à Austin, seraient déjà libres financièrement. Regardez leur niveau de vie réel : un bel appartement peut-être, une voiture correcte, des vacances normales, mais pas la souveraineté patrimoniale que leur travail aurait dû produire. Entre les charges, l'IS, l'IR, la flat tax, l'IFI et les cotisations, le système est calibré pour une seule chose : que personne ne décolle vraiment.
Et c'est exactement le projet communiste. Pas la misère pour tous, mais l'écrêtement pour tous. On vous laisse confortable, on ne vous laisse jamais souverain.
Pièce n°4 : on finance des services publics qui ne fonctionnent plus
Voilà le paradoxe qui devrait tous nous réveiller : nous avons le niveau de dépense publique le plus élevé de l'Occident, et nos services publics s'effondrent. L'hôpital craque, les urgences ferment, les soignants fuient. La justice est embolisée et ses délais sont indignes. L'école dégringole dans les classements internationaux malgré un budget colossal. L'insécurité s'installe dans des zones où, il y a vingt ans, elle était impensable. Nous payons le prix d'un système nordique premium et nous recevons le service d'un système en faillite.
Où passe l'argent ? Dans la machine. Dans la bureaucratie, dans les strates, dans les agences, dans les comités, dans les normes, dans tous ces gens dont le métier est de contrôler ceux qui produisent. C'est la signature exacte du communisme : dépense maximale, résultat minimal, et une administration qui grossit sur les ruines de ce qu'elle était censée servir. L'URSS aussi avait des plans quinquennaux magnifiques sur le papier — et des rayons vides dans la réalité.
Pièce n°5 : l'Union Européenne coche toutes les cases
Au-dessus de tout cela se tient un étage supérieur : une entité supranationale dotée d'un organe exécutif central non élu, la Commission, qui produit des directives, des normes, de l'harmonisation, et de la planification déguisée en « stratégie ». Elle décide pour 450 millions de personnes ce qu'elles ont le droit de cultiver, de construire, de stocker, de dire, de financer. Le GDPR, l'AI Act, le Green Deal, les milliers de pages de conformité : une startup de douze personnes doit nommer un DPO, remplir des tableaux de conformité, justifier son empreinte carbone et vérifier son « alignement éthique », pendant qu'en face on construit SpaceX, Nvidia, OpenAI ou Anduril.
Un système qui planifie centralement, redistribue massivement, réglemente tout, se méfie de l'individu souverain et dont les dirigeants ne sont pas directement choisis par les peuples, cela porte un nom — et ce n'est pas le capitalisme.
La vérité, c'est qu'on s'est fait scam
On nous a vendu un pays libre, une économie de marché, une « start-up nation ». Et on nous a livré, en silence, sans révolution, sans coup d'État, sans un seul char dans la rue, un système qui capte 57 % du PIB, qui pèse plus lourd que l'URSS, qui fait fuir ses meilleurs bâtisseurs, qui appauvrit ceux qui créent, qui finance des services qui ne marchent plus, et qui place au-dessus de lui une bureaucratie supranationale que personne n'a vraiment élue.
Le communisme n'a pas été vaincu en 1989 : il a muté. Il a enlevé l'uniforme et mis un costume. Il a remplacé le goulag par la norme, la pénurie par l'écrêtement, la censure par la « modération », le commissaire politique par le comité d'éthique. Et le pire, c'est qu'il a failli contaminer jusqu'aux États-Unis — les campus, les médias, la tech, la culture corporate. Là-bas, le réveil a commencé. Ici, on dort encore.
La bonne nouvelle, c'est que le masque tombe. Les chiffres sont publics, les départs sont visibles, l'effondrement des services se voit à l'œil nu. Les fondateurs comprennent, les jeunes comprennent, les bâtisseurs comprennent. On n'a pas besoin de plus de comités, de plus de normes, ni de plus de gens qui expliquent pourquoi c'est impossible. On a besoin de gens qui construisent : des entreprises, de la technologie, des produits, du courage, de la vérité. 1989 n'a tué que la première forme du communisme. Aujourd'hui, on voit enfin la seconde — et maintenant qu'on la voit, on peut la combattre.
After a hellish week in a Paris Airbnb with no AC (100°F outside, 108°F+ inside), I started looking into why the French are so opposed to AC.
There's many reasons: bureaucracy, poverty, etc. But the main one is decades of environmental campaigns that convinced people AC is the devil.
The result? You can't escape the heat. Most buses, metro lines, and shopping malls have no AC.
This Monday, 850 schools are closing because classroom temperatures exceed 104°F.
In Nantes, they built a brand-new train station and a hospital without AC for environmental reasons. The station is now partially closed because it's become a "furnace" that endangers travelers. Hospitals are covering windows with emergency foil blankets to protect patients.
The French demonize air conditioning because it creates carbon emissions that contribute to climate change. Never mind that France already has one of most carbon-free electricity in the world thanks to nuclear, or that it accounts for less than 1% of global emissions.
They also oppose AC because it "just displace the problem" by dumping heat into the street. Never mind that studies suggest even if an entire city were air-conditioned, the increase in outdoor temperature would be at most about 1°F.
Instead, people are willing to endure 104°F+ indoors to avoid a marginal increase outdoors.
This ideology kills more people than firearms in the United States.
Across Europe, between 50,000 and 70,000 people die from heat every year, mostly the elderly and the poor. Compare that to roughly 44,000 Americans killed by firearms.
For comparison, despite having a similar population, deserts, and more extreme temperatures, the United States has only about 2,500 heat-related deaths per year thanks to widespread AC.
That's what bothers me most. The moralizing posture completely detached from reality.
People feel morally superior for "not polluting." They criticize America and its guns while tolerating policies that kills even more people.
I share this anecdote because I know it's shocking to Americans. Here, schools or hospitals reaching 104°F would be unnaceptable.
The absurdity is immediately obvious to us because we're looking from the outside. We see the gap between moral intentions and real-world consequences.
But we're no different. In America, we have dozens of similar issues where we're just as irrational, and we've become blind to them because the solution isn't politically acceptable.
How do can we bring back logic and pragmatism in our societies ahead of irrational political ideological ?
Bonjour @Mediapart, il semblerait que vos locaux soient climatisés. Si c’est le cas, merci de mettre vos pratiques en cohérence avec votre dernier article et de couper la #climatisation dans vos bureaux.
A year ago, people from Bercy, France's economy ministry, asked me about AI and robotics.
I told them what I actually thought. It didn't match what they wanted to hear. So they cut everything I said from the report, and wrote the opposite. I doubt I was the only one.
Today Bercy launches a "Directorate of Artificial Intelligence." Its mission: "define and implement the AI strategy," "pool compute capacity," "accelerate the development of agents."
Translation: we're going to plan innovation from an office. That has never worked. Not once.
OpenAI didn't come out of a decision in Washington.
Anthropic isn't a federal program.
xAI isn't a state initiative.
The technological leaps of the decade came from people who were building, not committees that were planning.
The real economy isn't a game of Civilization. You don't unlock "AI level 3" by checking a box on a tech tree.
And this isn't just an opinion. Hayek proved it in 1945 in "The Use of Knowledge in Society": the information needed to allocate resources is scattered across millions of actors and exists nowhere in aggregate form. No central planner can assemble it. It's structurally impossible.
The IMF said it again in 2024, with the numbers: trying to "pick winners" destroys capital, raises the risk of misallocation, and lowers productivity.
You want the perfect example of the French state planning a "technology of the future"? The Minitel. Cited today in the global economics literature as the textbook case of the state-chosen national champion that locked the country in while the Internet was being built everywhere else. We're really going to do this again with AI?
Because here's what planners don't understand: when you build something genuinely new, nobody knows what will work. That's the definition of new. The best AI researchers on earth are wrong about six months out. Labs pivot every quarter. Uncertainty isn't a market failure to correct. It's the nature of the frontier.
Now look at who's steering. Four ministers signed this.
Lescure (Economy): Polytechnique, ENSAE, twenty-five years in asset management, chief investment officer of a fund. A career spent allocating capital, never building what it's invested in.
Amiel (Public Accounts), who carries the public-AI push: ENS, Princeton, economics. Advisor, then politician.
Le Hénanff, the actual AI minister: business school, a career in agribusiness then digital consulting.
Papin (SMEs): a retail executive.
Not one of them has ever shipped a product or worked in tech.
And here's the category error. Even the people who spend their nights training models don't know where this goes. So people who don't use the tool daily, claiming to plan its national deployment, aren't a little off. They're solving the wrong problem entirely.
I'm not writing this to spit on anyone. I build in this field every day, and I want France to grow.
Happy to help. But on two conditions. Start by listening. Actually listening, not to delete what's inconvenient afterward. And accept that maybe it's simply not yours to plan.
Let people build. That's how it works. Everywhere. Every time.
On a perdu un temps monstre sur la climatisation des espaces publics, je ne parle même pas des logements individuels. C’est encore la faute du gauchisme latent de ce pays. Je suis désolé d’avoir une analyse aussi basique, mais c’est, à mon sens, la seule correcte. Encore une fois, des gauchistes ont miné le pays avec leur idéologie de merde qui a toujours tort. Et il y a en ce moment un réveil, y compris à gauche, qui admet qu’il va falloir climatiser les lieux publics. Oui, on en est à ce niveau de réflexion. Et encore, ça, c’est pour les avant-gardistes de gauche : il reste toute une partie dans le déni.
La réussite et la glorification communiste en France, c’est de faire un bac +8 en médecine, de porter des responsabilités énormes, d’avoir des vies entre les mains, et d’être payé moins que le SMIC voulu par LFI.
Vous l’avez voulu ce modèle franchement ?
À Bayeux, @davidlisnard ne propose pas un toilettage institutionnel.
Il pose une question plus profonde.
Qui décide encore en France ?
Depuis trop longtemps, notre démocratie s’est enfermée dans une mécanique où le peuple vote, mais où les blocages s’accumulent ensuite dans les jurisprudences, les traités, les procédures, les autorités, les comités, les contrôles et les chaînes administratives.
Le retour au septennat répond à cette dérive. Il ne s’agit pas seulement de modifier une durée de mandat. Il s’agit de redonner au Président une fonction d’arbitrage, de hauteur et de continuité, au lieu de l’enfermer dans la fébrilité permanente du court terme électoral.
La réforme du Sénat va dans le même sens. Une démocratie moderne n’a pas seulement besoin de fabriquer des textes. Elle doit aussi mesurer les résultats. Évaluer ce qui fonctionne. Corriger ce qui échoue. Cesser de confondre activité législative et efficacité publique.
L’élargissement du référendum est central. Car une République qui craint le peuple finit toujours par se protéger contre lui. Immigration, institutions, souveraineté, organisation territoriale, grands choix collectifs. Les Français doivent pouvoir trancher lorsque les appareils ne veulent plus décider.
Le référendum d’initiative populaire prolongerait cette logique. Il ne remplacerait pas la représentation nationale. Il la rappellerait simplement à sa source. La souveraineté ne réside ni dans les cabinets, ni dans les cours, ni dans les majorités de circonstance. Elle appartient au peuple français.
La rationalisation du Conseil constitutionnel marque aussi une rupture nécessaire. Un juge constitutionnel doit protéger la Constitution. Il ne doit pas devenir un pouvoir constituant bis, capable d’écarter la loi au nom d’interprétations toujours plus extensives. Quand le droit se détache trop du texte, il cesse d’être une garantie et devient une tutelle.
Le remplacement du principe de précaution par un principe de responsabilité est une autre clé. La France ne peut pas reconstruire sa puissance en faisant de l’inaction une vertu constitutionnelle. Gouverner, innover, produire, protéger suppose de décider, d’assumer et de répondre des conséquences. Une nation ne progresse pas en sanctuarisant la peur.
La révision de l’article 55 et la question européenne touchent au cœur du problème. La France ne peut pas rester dans une situation où une volonté démocratique clairement exprimée se trouve neutralisée par des normes supérieures devenues politiquement intouchables. Il ne s’agit pas de rompre avec tout ordre juridique. Il s’agit de rendre possible l’arbitrage démocratique lorsque l’essentiel est en jeu.
La même cohérence se retrouve dans l’organisation territoriale. Recentrer l’État sur le régalien, créer des provinces aux responsabilités pleines, libérer les communes, appliquer enfin le principe de subsidiarité. Ce n’est pas une lubie administrative. C’est une réponse à l’asphyxie française. Trop de strates, trop de doublons, trop de dépendance à Paris, trop peu de responsabilité identifiable.
Enfin, l’intelligence artificielle n’est pas un gadget ajouté à un discours institutionnel. Elle peut devenir l’outil d’un État plus rapide, plus sobre, plus précis, à condition que la France conserve la maîtrise de ses données, de ses modèles et de ses infrastructures critiques.
Le fil conducteur est clair.
Remettre la décision là où elle doit être.
Au peuple pour les grands choix.
À l’État pour le régalien.
Aux territoires pour l’action concrète.
Aux responsables pour les résultats.
C’est peut-être cela, au fond, le sens politique de Bayeux aujourd’hui.
Sortir d’une République empêchée pour retrouver une République agissante.
#Lisnard2027
Il suffit désormais de traverser n’importe quel patelin random en rase campagne américaine pour prendre la mesure de la paupérisation de la France, dont le PIB par habitant est désormais inférieur à celui du Mississippi, l’État le plus pauvre des États-Unis.
Ce débat n'est qu'un préambule de la campagne de la Présidentielle 2027.
Il oppose un ancien Premier Ministre de la caste macroniste, traître de "droite", au lourd bilan, et un outsider, avec un véritable projet de rupture, droit dans ses boîtes mais encore - hélas - peu connu de la majorité des citoyens, nourris au narratif forcené d'un probable affrontement entre LFI et le RN, et soigneusement incité à rejouer le couplet du "front républicain" en 2027.
Mais ce premier épisode ouvre le bal d'une série qui se voudra éclairante, tout particulièrement pour ceux qui veulent rompre avec 10 années de postures, d'échecs, de renoncements et de petits arrangements entre amis.
Oui, le système est vérolé, fortement verrouillé par les fidèles sujets du Néron de l'Elysée.
Mais la démocratie est plus forte que leurs petites magouilles.
En 2027, électeurs de droite, libéraux, amoureux de la France et de son destin singulier, il ne faudra pas succomber aux sirènes du parti unique renommé opportunément bloc central.
Mettons fin à ce bal consanguin des faux culs qui ne voient pas plus loin que leurs nombrils et leurs mandats.
En 2027, on vote pour l'outsider qui vous veut du bien, qui vous connait et vous comprend, un homme du terrain et non des salons ministériels où l'on parle beaucoup mais où on agit peu.
En 2027, on vote @Nouv_Energie et @davidlisnard .
Histoire de leur prouver que non, les Français ne sont pas des veaux, ni des sujets imposables et corvéables à merci.
@LindaKebbab@Tidji92 Bah non justement, hormis peut être convaincre les témoins… par exemple, le PV d’audition peut être fait par l’IA, les enquêtes de voisinage sans doute aussi, les convocations…