Gilles, je vais démonter ta prémisse de départ, parce que tout le reste de ton argument s'effondre avec elle.
Tu pars du principe qu'il faut une « sensibilité de gauche » pour ne pas laisser créver les gens de faim. C'est l'inverse total de ce que dit l'histoire économique des 50 dernières années.
Les chiffres bruts.
1990 : 2,3 milliards de personnes en pauvreté extrême. 38% de l'humanité.
2025 : 831 millions. Environ 10%.
1,5 milliard d'êtres humains sortis de la misère absolue en 35 ans. La plus grande réduction de souffrance humaine de toute l'histoire de l'espèce.
Qui a fait ça ?
Pas l'aide internationale. Pas les ONG. Pas les programmes de redistribution. Pas la « sensibilité de gauche ».
Le marché. L'ouverture commerciale. La Chine de Deng en 1978 qui abandonne le maoisme. L'Inde en 1991 qui libéralise. Le Vietnam, l'Indonésie, le Bangladesh qui s'ouvrent au capitalisme.
Les seuls endroits où l'extrême pauvreté a EXPLOSÉ sur la même période ? Le Vénézuela socialiste : de 27% de pauvres en 2008 à plus de 80% en 2018, avec une inflation de 130 000% et un Vénézuélien moyen qui a perdu 11 kilos par dénutrition. La Corée du Nord. Cuba. Le Zimbabwe de Mugabe.
La gauche ne nourrit pas les pauvres. Elle les fabrique.
Le capitalisme produit tellement de richesse que même ses « perdants » américains vivent mieux que la classe moyenne soviétique. Un pauvre US a un frigo, une voiture, un téléphone, l'air conditionné, internet. Un pauvre cubain attend du riz.
Ton argument selon lequel « le social aux USA est un désastre » repète une légende française. La réalité : le PIB par habitant américain est de 80 000$. Français : 45 000$. Un Mississippien — l'État US le plus pauvre — a un revenu médian supérieur au Français moyen.
La vérité que la gauche française refuse de regarder : dans un système libéral, il y a plus de richesse créée, plus largement distribuée, et beaucoup moins de pauvres. Partout. Sans exception. Sur toutes les périodes mesurées.
ÊTRE de gauche en 2026 face à ces données, ce n'est pas avoir de la « sensibilité ». C'est ignorer 35 ans de preuves accablantes. C'est préférer la posture morale au résultat.
La compassion sans résultats, ça s'appelle de la vanité.
Le libéralisme, c'est la puanteur extrême ? Très bien. Faisons une démonstration que même un enfant de 8 ans peut comprendre. Et à la fin, on verra qui pue.
Étape 1. En 1800, 90% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Famine, mortalité infantile à 40%, espérance de vie de 30 ans. C'était la norme depuis 10 000 ans. La condition humaine, c'était ça : vivre vite, mourir tôt, enterrer ses enfants.
Étape 2. Aujourd'hui, moins de 9% de l'humanité vit dans l'extrême pauvreté. L'espérance de vie mondiale est passée à 73 ans. La mortalité infantile est sous 4%. C'est la révolution la plus massive de l'histoire humaine. Aucune autre période n'arrive à la cheville de ces deux derniers siècles.
Étape 3. Question simple. Qu'est-ce qui a changé entre 1800 et aujourd'hui ? Une seule chose. L'apparition d'économies fondées sur la propriété privée, le libre-échange, et la liberté entrepreneuriale. C'est-à-dire le libéralisme. Tout le reste (vaccins, électricité, agriculture moderne, antibiotiques) en est la conséquence directe.
Étape 4. Le test grandeur nature de l'histoire. Allemagne de l'Est vs Allemagne de l'Ouest. Même peuple, même langue, même culture, séparés en 1945. Quarante ans plus tard, un Allemand de l'Ouest était trois fois plus riche, vivait plus longtemps, et était libre. Les Allemands de l'Est essayaient de fuir en escaladant un mur, pas l'inverse.
Étape 5. Corée du Nord vs Corée du Sud. Même peuple, même langue, même culture, séparés en 1953. Aujourd'hui, le Sud-Coréen est quarante fois plus riche que le Nord-Coréen. Le Nord est une famine permanente. Le Sud produit Samsung, Hyundai, K-pop, et a sorti son peuple de la misère en deux générations.
Étape 6. Hong Kong vs Chine maoïste. Même peuple, même langue, même culture. Hong Kong a appliqué le libéralisme dans sa version la plus pure pendant 40 ans. Résultat : passé du niveau de l'Afrique sub-saharienne à l'un des PIB par habitant les plus élevés au monde. Pendant que la Chine maoïste tuait 45 millions de ses propres citoyens dans le Grand Bond en avant.
Étape 7. Et quand la Chine a libéralisé partiellement son économie après 1978, elle a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en 40 ans. Plus que toutes les politiques d'aide au développement de l'histoire combinées. La libéralisation a fait, à elle seule, ce que des trillions d'aide internationale n'ont jamais réussi à faire.
Étape 8. Le palmarès des pays les plus libéraux du monde aujourd'hui (Suisse, Singapour, Danemark, Estonie, Pays-Bas, Irlande) : moins de pauvreté qu'ailleurs, plus de mobilité sociale qu'ailleurs, services publics mieux financés qu'ailleurs, et des inégalités plus faibles qu'en France. La France, championne du monde de la dépense publique à 57%, a une mobilité sociale plus faible que les États-Unis. Méditer cinq minutes.
Étape 9. Les pays qui ont rejeté le libéralisme : URSS, Cuba, Venezuela, Corée du Nord, Cambodge des Khmers rouges, Chine maoïste, Zimbabwe de Mugabe. Bilan total : autour de 100 millions de morts au 20ème siècle, des famines à répétition, des effondrements économiques, et de la pauvreté de masse. Sans aucune exception.
Étape 10. Conclusion. Le libéralisme n'est pas une "idéologie". C'est juste le constat empirique, vérifié sur 200 ans et sur des centaines de pays, que la liberté économique produit de la prospérité, et que la coercition étatique produit de la misère. Ce n'est pas une opinion. C'est une régularité scientifique aussi solide que la gravité.
La phrase de Franck Delahaye sur "le Parisien qui marche sur un type mort dans la rue" est révélatrice. Elle révèle que pour les anti-libéraux, la richesse est forcément le résultat d'une violence. Ils ne peuvent littéralement pas concevoir qu'on puisse devenir riche en créant de la valeur pour les autres. Pour eux, toute richesse est volée par définition. C'est une vision théologique du monde, pas une analyse économique.
Or c'est exactement l'inverse. Le libéralisme est le seul système qui force la création de richesse à passer par le service rendu aux autres. Personne n'est obligé d'acheter votre produit. Personne n'est obligé de travailler pour vous. Vous ne devenez riche qu'en convainquant des millions de gens, librement, que ce que vous offrez vaut plus que ce qu'ils donnent en échange. C'est le système le plus profondément moral jamais inventé. Toutes les autres formes d'enrichissement (rente, captation politique, corruption, héritage de privilèges) sont des trahisons du libéralisme, pas son essence.
Donc, non, le libéralisme n'est pas la puanteur extrême. La puanteur extrême, c'est la pauvreté de masse maintenue par la planification étatique. C'est les enfants vénézuéliens qui mangent dans les poubelles. C'est les fosses communes nord-coréennes. C'est les famines soviétiques. C'est la France qui s'enfonce avec 113% de dette pendant que ses jeunes partent à Londres, Dubaï ou Lisbonne.
Maintenant que tu as vu ça, je te conseille un premier livre. La Route de la Servitude, de Friedrich Hayek, 1944. Court, accessible, écrit pendant la Seconde Guerre mondiale par un homme qui voyait revenir en démocratie les mêmes mécanismes qu'il avait vus monter en Allemagne. Lis-le. Ça va te faire sortir de tes idées préconçues plus vite que dix ans de débat sur Twitter.
Et ensuite on en reparle.
Hello Julia, sans aucune ironie, c'est top que tu prennes le temps de te renseigner. Mais le problème quand on lit Marx aujourd'hui, c'est qu'on prend pour acquis sa prémisse de départ, alors qu'elle a été démontée scientifiquement il y a plus de 150 ans.
Toute la pensée de Marx repose sur la théorie de la valeur-travail. L'idée que la valeur d'un bien vient de la quantité de travail nécessaire pour le produire. Si tu acceptes cette prémisse, alors oui, tout son raisonnement tient. Le capitaliste "vole" la plus-value du travailleur, l'exploitation est mathématique, la révolution est inévitable.
Sauf qu'en 1871, trois économistes (Menger en Autriche, Jevons en Angleterre, Walras en Suisse) découvrent indépendamment la même chose : la valeur n'est pas objective, elle est subjective et marginale.
Un verre d'eau dans le désert vaut une fortune. Le même verre à côté d'une rivière ne vaut rien. Le travail incorporé est identique. Donc le travail ne détermine pas la valeur. C'est le consommateur qui valorise un bien selon son utilité marginale dans un contexte donné.
Exemple concret : tu peux passer 1000 heures à tricoter un pull moche que personne ne veut. Selon Marx, ce pull a énormément de valeur (beaucoup de travail incorporé). Selon la réalité, il ne vaut rien. Parce que personne n'en veut.
À l'inverse, Bernard Arnault crée des milliards de valeur non pas parce qu'il "exploite" mais parce qu'il a su anticiper et organiser des désirs humains à grande échelle. La valeur est créée par la coordination, pas extraite par le vol.
Cette découverte (la révolution marginaliste) a invalidé tout l'édifice marxiste. Pas pour des raisons idéologiques, pour des raisons scientifiques. C'est pour ça que plus aucun département d'économie sérieux au monde n'enseigne Marx comme un cadre d'analyse valide. On l'enseigne en histoire de la pensée.
Maintenant, le truc important. Si ton intention en lisant Marx c'est d'aider les pauvres (c'est une intention noble), alors tu vas être surprise par ce qui suit.
Regarde les chiffres de la Banque mondiale. En 1820, 90% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 9%. Cette chute historique ne s'est PAS produite dans les pays qui ont appliqué Marx. Elle s'est produite dans les pays qui ont libéralisé leur économie.
Chine post-1978, Vietnam post-1986, Inde post-1991, Pologne post-1989. À chaque fois qu'un pays libéralise, des centaines de millions de gens sortent de la pauvreté en une génération. À chaque fois qu'un pays applique Marx (URSS, Cambodge, Corée du Nord, Venezuela), c'est la famine et les goulags.
Ce n'est pas une opinion, c'est l'expérience la plus massive jamais menée en sciences sociales. Plusieurs milliards de cobayes humains, sur un siècle.
Donc paradoxalement, si tu aimes vraiment les pauvres, la position la plus cohérente n'est pas d'être marxiste. C'est d'être pour la liberté économique. Parce que c'est empiriquement la seule chose qui a jamais sorti massivement les gens de la misère.
Pour creuser, je te recommande trois lectures qui vont changer ta vision :
"La Loi" de Frédéric Bastiat (court, lumineux, gratuit en ligne)
"La Route de la Servitude" de Hayek
"Économie en une leçon" de Henry Hazlitt
Bonne lecture, et vraiment chapeau de chercher à comprendre plutôt que de rester dans tes certitudes. C'est rare.
Eric Weinstein just described the end of the mapped life.
For ten thousand years, humans had to earn the right to exist.
Pick a noun. Become the noun. Die as the noun.
Accountant. Teacher. Radiologist.
The box had a name. You climbed inside and stayed until retirement or death.
Weinstein: “Every occupation that is named is over.”
Not automated. Not replaced.
Named.
You picked a noun. It told the world who you were. Then it told you who you were.
If your future has a title your parents recognize, that future is already dissolving beneath you.
Weinstein: “A tsunami of a lifetime is coming and nothing your elders have seen is gonna prepare you.”
People hear this and assume it’s about unemployment.
It’s not. It’s about identity.
The machines aren’t absorbing tasks. They’re dissolving the categories we built ourselves around.
You spent your whole life becoming a noun. The noun is about to stop existing.
When the label disappears, what’s left of you?
Weinstein: “Get flexible. Get good on a bunch of different stuff. Learn how to think across disciplines.”
Stop being a noun. Start being a verb.
But the most important thing Weinstein said has nothing to do with strategy.
It touches something much older. Something closer to the bone.
In a world where AI is world-class at everything, what is the point of a human being?
Weinstein: “I think you should be able to just have a life. I have a golden retriever. I don’t know that it’s the greatest golden retriever in the world.”
For ten thousand years, human worth was measured by output.
How much you could lift. How fast you could think. How much value you could squeeze from a single day.
We trained ourselves to think like machines because machines didn’t exist yet.
Now they do.
And they will be better than us at every measurable thing.
Most people hear that and feel terror. They should feel something closer to relief.
When a machine can do it better, the metric dies. When the metric dies, the cage opens.
You were never supposed to be a spreadsheet. You were never supposed to justify your breath with a job title.
Your golden retriever doesn’t optimize. It doesn’t produce quarterly earnings. It doesn’t prove it’s worth to anyone.
It just lives. And you love it anyway.
That was always the offer. We just couldn’t afford it.
Now we can.
We spent ten thousand years trying to prove we were machines.
The machines just arrived to tell us we never had to be.
The year is 1950. Your doctor lights a cigarette and tells you smoking is fine. He read it in a study. He is telling the truth about having read it. He does not know, or is not saying, that the study was funded by the tobacco industry.
The year is 1958. Your doctor tells you to eat less fat. The evidence is contested. The contestation is not in the public messaging. The food industry has been helpful in clarifying which findings deserve attention. Some researchers who published contradictory data have been quietly defunded. Ancel Keys is on the cover of Time magazine.
The year is 1962. Your doctor prescribes thalidomide to your pregnant wife for morning sickness. It has been approved. The FDA gave it the green light in Europe. Twelve thousand children will be born with severe limb malformations before anyone in an official capacity acknowledges the problem. The families are told the drug was safe. The drug was approved. Both of these things remain true.
The year is 1972. Your doctor prescribes Valium. Britain is in the grip of a benzodiazepine wave that will last two decades. The dependency risk is known internally. It is not shared. Your doctor is not lying to you. He was not told either.
The year is 1999. Your doctor prescribes Vioxx for your arthritis. It is newer than ibuprofen, well-tolerated, and Merck has a study showing it works. Merck also has internal data suggesting it roughly doubles the risk of heart attack. This data will not reach your doctor for four more years. Fifty thousand people are estimated to have died in the interim. Merck eventually settles for 4.85 billion dollars. No criminal charges are brought.
The year is 2002. Your doctor prescribes OxyContin. Purdue Pharma trained its sales representatives to tell doctors the addiction risk was less than one percent. That figure came from a letter, not a study. The letter was about patients with terminal cancer on short-term doses in hospital settings. Your doctor is a GP with a patient who has a bad back. Nobody draws a distinction. Nobody is required to.
The year is 2008. Your doctor checks your cholesterol. Your LDL is elevated. You are prescribed a statin. Nobody mentions that the number needed to treat for primary prevention is approximately 250. Nobody mentions that the muscle deterioration you'll notice over the next two years is listed as a rare side effect rather than a documented pattern affecting a meaningful percentage of patients. The trial that informed the prescription was funded by the manufacturer.
Now it is today.
Your doctor has new guidelines. New studies. New consensus.
He is confident.
He has always been confident.
The confidence has never been the problem.
The confidence is, in fact, precisely the problem.
@IterIntellectus This was an incredible read. Please write a few updated protocols for when you have a toddler running around and a newborn! Baby can’t sleep on your chest when a feral animal is dive bombing you lol
Justin Trudeau took over from stephen harper, made street hockey illegal, imported a gajillion third worlders, and ruined this country. all because he promised us weed
i know it's a meme, but fuck me, he pressed the button and he actually fixed *everything*
i wonder how much beauty is just sitting there hidden behind our fear to punish 1% of criminals
71% of Waterloo's best engineers leave Canada (UWaterloo SE Class of 2022 graduate survey).
And nobody riots.
In any other country, a 71% talent export rate would be a national emergency. In Canada, it's Tuesday.
The problem isn't the people who leave. They're rational. The US pays 2-3x more, taxes less, and builds things that matter.
The problem is the people who stay and never ask why the system is designed to make leaving the rational choice.
Canada doesn't have a brain drain problem. It has a demand problem. Nobody demands better. Not from the universities. Not from the employers. Not from the government.
The best leave. The rest adjust. The cycle continues.
Every country gets the talent retention rate it deserves.