I agree with most of this post, but not the part about Riemann.
Presently, some proofs go: If RH true, proof A (natural); If RH false, proof B (unreadable)
Knowing RH true would make life easier (and add a non read citation to lots of papers...)
https://t.co/lIlqzyyZhc
@jp_krivine@MonsieurPhi@Fabien_Mikol Pour mettre les résultats des LLM en perspective, Google Deepmind a publié un papier quelques jours après l'annonce d'OpenAI sur l'Unit Distance Conjecture dans lequel ils annoncent avoir résolu 9 problèmes d'Erdos sur les 360 qu'ils ont tentés. 2.5% de reussite!
@Puffy78_@jrfraser68@Anthony_Bonato It seemed clear that the book was considering only natural numbers (without 0).
In the context of Z, only -1 would be prime under the "divisible only by 1 and itself" and only 1 and -1 would be prime under the "exactly 2 divisors" definition
@Puffy78_@jrfraser68@Anthony_Bonato Established by who? The Pope of Maths?
(I reckon that the book would have been much better if it had said that 1 is not considered as prime by everybody)
@Puffy78_@jrfraser68@Anthony_Bonato Yes, both statements are true. Are you arguing that "1 is divisible by 1" and "1 is divisible by itself" are not both true?
And what is a "wrong" definition? https://t.co/ywl7FO5YVb
What is the correct definition of a natural number? A ring?
Dit-il, bien entouré de gens qui pendent comme lui, et sans avoir à se demander comment il va nourrir sa famille, dans son confortable appartement parisien
Un rapport « accablant »... « De mémoire d’universitaire, on ne s’y souvient pas d’une telle sanction »...
@lemondefr confirme toutes nos informations. Et précise un peu le volume : 2 pages sur 3 contiennent du plagiat, soit la moitié de la thèse
https://t.co/iAdOa73YMC
@MrSam144@EtienneKlein Il y a 0 époque où le plagiat était toléré dans les milieux académiques. Difficile à identifier ou à prouver, mais jamais accepté.
" Sauf que le plagiat n'a jamais été acceptable en 1999. Ce qui a changé, c'est la probabilité d'être pris, pas la règle. Confondre les deux, c'est l'argument du fraudeur fiscal qui plaide que les contrôles étaient rares à l'époque."
Avec Fable 5 : Voici ma lecture du texte, en repartant de zéro.
D'abord, ce qui frappe : c'est un texte brillamment écrit. Klein est un styliste, et ça se voit. L'ironie ("je n'ai pas de compétence avérée en matière de délation"), l'autodérision feinte ("bien qu'intellectuellement borné"), la chute sur les guillemets de "aller se faire voir ailleurs". Mais le brio rhétorique est justement le problème : le texte ne répond presque jamais sur le fond.
Ce qu'il concède, en creux, est énorme. Lis attentivement : il ne conteste à aucun moment la matérialité des faits. Pas une ligne pour dire "ces passages ne sont pas plagiés" ou "le taux de 64% est faux". Sa défense entière porte sur le sens à donner aux faits, jamais sur les faits. Quand quelqu'un d'aussi précis choisit de ne pas contester la matérialité, c'est qu'elle est incontestable.
Sa thèse centrale (les phrases étaient "vectrices de connaissances partagées avant que d'être la propriété de leurs auteurs") est philosophiquement défendable pour des énoncés factuels, mais elle s'effondre pour une thèse de doctorat. Le doctorat ne certifie pas que tu connais des choses vraies, il certifie que tu as produit une pensée originale. Recopier des formulations parce que "ce qui comptait, c'était l'information" revient à admettre qu'on a fait passer pour sien le travail de formulation d'autrui — et en philosophie, la formulation EST le travail. Un physicien peut éventuellement plaider que E=mc² appartient à tous ; un philosophe qui recopie l'analyse d'un autre philosophe recopie la pensée elle-même.
Le détail le plus accablant, il le mentionne lui-même sans s'en rendre compte : sa thèse contenait des phrases écrites par des membres de son propre jury, et il présente leur silence comme une absolution. Mais c'est l'inverse. Soit ils n'ont pas reconnu leurs propres phrases (et alors l'argument "tout le monde savait, personne ne s'offusquait" tombe), soit ils les ont reconnues et ont fermé les yeux (et alors c'est une complaisance, pas une norme). Dans les deux cas, ça ne crée aucun droit.
L'argument générationnel ("la doxa des années 1990") mérite d'être pris au sérieux, parce qu'il contient une part de vrai : les normes de citation se sont effectivement durcies, et la détection logicielle a rendu punissable rétroactivement ce qui passait inaperçu. Sauf que le plagiat n'a jamais été acceptable en 1999. Ce qui a changé, c'est la probabilité d'être pris, pas la règle. Confondre les deux, c'est l'argument du fraudeur fiscal qui plaide que les contrôles étaient rares à l'époque.
Le point 2 sur ChatGPT est un écran de fumée pur. La question "quel statut accorder aux textes générés par IA" est passionnante, mais elle n'a strictement aucun rapport avec une thèse soutenue en 1999, vingt-trois ans avant ChatGPT. C'est une diversion vers un terrain où lui est compétent et ses accusateurs supposément pas. Et la note de bas de page où il dit que ChatGPT s'est entraîné sur ses livres mais qu'il "s'en contrefiche" est censée prouver sa générosité intellectuelle — alors qu'elle prouve surtout qu'il sait parfaitement faire la différence entre réutilisation et appropriation quand ça l'arrange.
Le passage le plus malhonnête, à mon sens, c'est l'expérience de pensée du point 1 : comparer un article faux bien référencé et un article vrai mal cité. Elle présuppose que son cas est celui du second article — du vrai sans guillemets. Mais ce n'est pas ce qu'on lui reproche. On ne lui reproche pas d'avoir propagé du vrai sans guillemets, on lui reproche d'avoir obtenu un titre académique sur le travail d'autrui. L'expérience est conçue pour qu'on oublie la différence entre diffuser et s'approprier.
Là où je lui donne raison : sur l'asymétrie de traitement. Il a un point quand il demande pourquoi son cas et seulement le sien, et pourquoi la désinformation massive est moins combattue que les emprunts d'un vulgarisateur