#Suisse: Renvois vers le Burundi : Me Armel Niyongere alerte sur des risques qui ne s’arrêtent pas à l’aéroport
#FocodeMagazine | 30 mai 2026
Lors de la conférence de presse en ligne du 27 mai 2026 consacrée aux renvois forcés de demandeurs d’asile burundais depuis la Suisse vers le Burundi, Me Armel Niyongere, avocat, secrétaire général de SOS-Torture/Burundi et président de l’ACAT-Burundi, a appelé les autorités suisses à évaluer les risques à la lumière des réalités du terrain et du principe de précaution.
Défenseur des droits humains engagé depuis plusieurs années dans la documentation des violations au Burundi, Me Armel Niyongere a rappelé que le principe de non-refoulement interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque des persécutions ou de graves violations de ses droits fondamentaux.
Selon lui, l’analyse des autorités ne peut pas se limiter au moment du retour. Les risques peuvent se manifester à moyen ou long terme, parfois plusieurs semaines ou plusieurs mois après l’arrivée, sous forme d’intimidations, de surveillance accrue, de pressions, d’arrestations arbitraires ou d’autres représailles.
L’avocat insiste notamment sur la situation particulière des personnes ayant quitté le Burundi depuis la crise de 2015. À leur retour, elles peuvent être interrogées sur les raisons de leur départ, leur demande d’asile, leurs déclarations à l’étranger ou leurs contacts dans la diaspora. Dans le contexte burundais actuel, le simple fait d’avoir demandé une protection internationale peut suffire à susciter une suspicion particulière, même en l’absence d’engagement politique visible.
Me Armel Niyongere a également mis en garde contre une interprétation trop rapide du silence des personnes retournées. L’absence de témoignages publics ne signifie pas absence de danger. Certaines informations ne peuvent être rendues publiques sans exposer davantage les personnes concernées et leurs familles. Le silence, a-t-il rappelé, peut parfois être un mécanisme de protection ou de survie.
L’avocat appelle enfin à tenir compte du contexte régional, notamment des pressions subies par certains réfugiés burundais dans les pays voisins, dont la Tanzanie.
« Si une personne renvoyée aujourd’hui est victime demain d’intimidations, d’arrestations arbitraires, de disparition ou d’autres formes de persécution, qui assumera cette responsabilité ? », interroge-t-il.
Retrouvez dans cette vidéo l’intégralité de l’intervention de Me Armel Niyongere.
#FocodeMagazine | La Rédaction
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#Suisse : 36 organisations accusent #Berne d’exposer des demandeurs d’asile burundais à des risques de persécution
#FocodeMagazine | 27 mai 2026
Trente-six organisations de la société civile ont appelé, mercredi 27 mai 2026, la Suisse à suspendre ses renvois forcés vers le Burundi. Lors d’une conférence de presse organisée en ligne et suivie par près d’une centaine de participants — journalistes, ONG, autorités migratoires, avocats, chercheurs et acteurs associatifs — des experts ont dénoncé une pratique qui exposerait des demandeurs d’asile burundais déboutés à la détention arbitraire, à la torture, aux disparitions forcées ou aux représailles politiques.
C’est une mise en garde ferme adressée à Berne. Trente-six organisations de la société civile, engagées dans la défense des droits humains, l’accompagnement des personnes migrantes et la solidarité avec les exilés, ont organisé, mercredi 27 mai 2026, une conférence de presse en ligne consacrée aux renvois forcés de demandeurs d’asile burundais vers leur pays d’origine.
La rencontre a réuni près d’une centaine de participants aux profils diversifiés : journalistes, représentants d’ONG, autorités migratoires, chercheurs, avocats et acteurs de la société civile. Au fil des interventions, un même message s’est imposé : la Suisse ne peut pas continuer à renvoyer des ressortissants burundais sans réévaluer, à la lumière des informations les plus récentes, les risques auxquels ils pourraient être exposés une fois de retour au Burundi.
🔴Le vol spécial du 21 avril en toile de fond
Cette mobilisation intervient un peu plus d’un mois après un vol spécial organisé le 21 avril dernier à destination de Bujumbura. Selon les organisations signataires du dossier de presse, onze personnes ont été renvoyées ce jour-là, parmi lesquelles une famille avec enfants.
Pour les organisateurs, cet épisode illustre une pratique jugée d’autant plus préoccupante que la situation des droits humains au Burundi reste marquée par des arrestations arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées, des intimidations politiques et une impunité persistante.
Les associations affirment également être en contact avec plusieurs personnes renvoyées ou menacées de renvoi. Elles rapportent des récits de ruptures de soins, de fouilles au domicile familial, d’intimidations par des milices, de détentions, de violences physiques ou sexuelles, ainsi que de libérations obtenues contre paiement.
🔴Des analyses jugées dépassées
Au cœur des critiques figure l’évaluation des risques par les autorités suisses. Les organisations reprochent au Secrétariat d’État aux migrations, le SEM, et au Tribunal administratif fédéral, le TAF, de s’appuyer sur des analyses insuffisamment actualisées de la situation au Burundi.
Elles dénoncent également l’usage fréquent de l’argument de la « vraisemblance » pour rejeter des demandes d’asile. Selon elles, cet argument permettrait d’écarter des récits de persécution sans tenir suffisamment compte des traumatismes, de la difficulté à produire des preuves ou du contexte politique burundais.
Entre janvier 2022 et avril 2026, 700 décisions négatives ont été rendues en première instance par le SEM à l’encontre de ressortissants burundais, selon les chiffres cités dans le dossier de presse. Les organisations disent aussi s’inquiéter de différences dans les taux de protection selon les régions linguistiques suisses.
🔴« Avoir fui et avoir parlé » peut suffire à exposer au risque
Fortuné Gaëtan Zongo, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi, a rappelé que le respect formel d’une procédure d’asile ne suffit pas à garantir le respect du droit international.
La Suisse peut, selon lui, respecter les délais, les auditions et les voies de recours, tout en violant le principe de non-refoulement si son analyse du danger encouru au Burundi reste incomplète, inexacte ou fondée sur des sources qui ne reflètent pas la réalité du terrain.
Pour l’expert onusien, l’un des angles morts de la pratique suisse tient au fait que, dans le contexte burundais actuel, le simple fait d’avoir demandé l’asile à l’étranger peut être perçu comme un acte de défiance envers le régime. Une personne rapatriée peut être interrogée sur les raisons de son départ, ses contacts dans la diaspora ou les déclarations faites durant sa procédure d’asile. « Ce n’est pas le profil militant qui crée le risque, c’est le simple fait d’avoir fui et d’avoir parlé », a-t-il précisé.
🔴Des retours déjà signalés comme dangereux
Emma Lidén, avocate spécialisée en droits humains à Genève, a également mis en cause la pratique suisse. Elle affirme avoir suivi plusieurs situations de ressortissants burundais renvoyés vers Bujumbura. Certains auraient été arrêtés dès leur arrivée, interrogés pendant de longues heures, détenus, puis contraints de verser de l’argent sous formes de rançons pour être libérés.
Dans certains cas, les autorités burundaises semblaient disposer d’éléments issus des dossiers d’asile constitués en Suisse, a-t-elle rapporté.
L’avocate dénonce aussi une forme de raisonnement par circularité. Le SEM justifie les renvois en s’appuyant sur la jurisprudence du Tribunal administratif fédéral, tandis que ce dernier se réfère à ses propres décisions antérieures, elles-mêmes fondées, selon elle, sur des informations devenues obsolètes.
Emma Lidén indique avoir consulté plus d’une vingtaine d’arrêts récents concernant des dossiers burundais, sans y trouver de prise en compte suffisante des rapports récents de Human Rights Watch, d’Amnesty International, de l’ACAT Burundi ou des mécanismes onusiens.
🔴L’accès aux soins, autre point d’alerte
La question médicale a aussi été soulevée. Les organisations estiment que les autorités suisses continuent de considérer que les soins médicaux et psychiatriques seraient accessibles au Burundi, y compris pour des personnes ayant subi des tortures, des violences sexuelles ou des traumatismes sévères.
Or, selon Emma Lidén, cette appréciation ne tiendrait pas assez compte des difficultés concrètes d’accès à une prise en charge spécialisée, du coût des traitements et du manque de personnel qualifié. Elle pointe également l’absence d’analyse suffisante du risque de retraumatisation pour les victimes renvoyées dans un environnement où les auteurs présumés de violations peuvent encore exercer une influence.
🔴Le silence des personnes renvoyées ne rassure pas
Me Armel Niyongere, avocat, secrétaire général de SOS-Torture/Burundi et président de l’ACAT-Burundi, a insisté sur une dimension souvent invisible : le silence des personnes retournées.
L’absence de témoignages publics ne doit pas être interprétée comme une absence de danger, a-t-il averti. « Le silence de certaines personnes retournées ne signifie pas absence de risques, mais peut résulter d’un climat de peur », a-t-il précisé.
Selon lui, les risques ne se limitent pas aux premières heures suivant l’arrivée à l’aéroport de Bujumbura. Ils peuvent apparaître plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard, lorsque la personne retrouve son quartier, son village ou son entourage. Dans un contexte de forte surveillance locale, les anciens exilés peuvent être soumis à des interrogatoires, des convocations, des intimidations voire à des représailles.
Rendre publics certains cas, a-t-il ajouté, pourrait exposer davantage les victimes et leurs proches.
🔴Le cas d’« Ali », expulsé puis contraint de fuir à nouveau
Le témoignage de Marco Motta, professeur à l’Université de Lausanne, a donné un visage concret aux alertes formulées par les organisations. Il a évoqué le cas d’« Ali », nom d’emprunt, arrivé en Suisse en 2022 alors qu’il était mineur non accompagné.
Sa demande d’asile a été rejetée. Le 16 avril 2026, la police est venue le chercher dans son foyer. Il a ensuite été détenu dans des centres administratifs avant d’être transféré, menotté, à l’aéroport de Zurich.
Expulsé vers Bujumbura le 21 avril, Ali aurait été relâché sans argent, sans papiers d’identité et sans garantie de sécurité. Selon Marco Motta, il a dû quitter immédiatement la capitale Bujumbura pour se cacher, avant de fuir de nouveau vers un pays voisin moins d’un mois après son retour. « Renvoyer une personne au Burundi aujourd’hui, c’est la mettre gravement en danger », a-t-il affirmé.
🔴La peur d’Éric, demandeur d’asile débouté
La conférence de presse a également donné la parole à « Éric », nom d’emprunt d’un demandeur d’asile burundais débouté en Suisse. Il dit avoir été enlevé en septembre 2022 par les services de renseignement burundais, détenu pendant trois semaines et torturé avant de réussir à s’enfuir.
Arrivé en Suisse, il a demandé protection. Sa demande a été rejetée, notamment parce que son récit n’a pas été jugé vraisemblable. Depuis, il vit à l’aide d’urgence, affirme dormir difficilement et dit craindre un renvoi vers le Burundi.
Pour lui, les jeunes ayant manifesté en 2015 contre le troisième mandat présidentiel restent particulièrement exposés. En cas de retour forcé, ils risqueraient, selon lui, des disparitions ou des représailles. Il a demandé à la Suisse d’arrêter les renvois vers le Burundi, estimant que ces expulsions mettent les personnes concernées « gravement en danger ».
🔴Une détresse croissante chez les personnes menacées
Les organisations évoquent également la détresse psychologique des personnes sous menace d’expulsion. Dans le dossier de presse, Louise Wehrli et Irène Blanc, membres de la coalition contre les renvois vers le Burundi, mentionnent notamment le suicide, le 5 avril à Zurich, d’un jeune homme menacé de renvoi.
Pour les associations, ce drame illustre les effets d’une politique qui maintient des personnes dans l’angoisse d’un retour forcé vers un pays où elles disent craindre pour leur vie.
🔴Le principe de non-refoulement au centre du débat
Pour les 36 organisations organisatrices, la question dépasse le cadre administratif suisse. Elle touche au principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la torture, des persécutions ou des traitements inhumains.
Plusieurs affaires concernant des ressortissants burundais seraient déjà pendantes devant des comités des Nations unies, avec des mesures provisoires destinées à empêcher leur expulsion.
Les organisations demandent donc la suspension immédiate des renvois vers le Burundi et une réévaluation complète de la pratique suisse d’asile. Elles appellent les autorités à fonder leurs décisions sur des sources récentes, fiables et diversifiées, à intégrer le risque spécifique lié au fait d’avoir demandé l’asile à l’étranger, et à tenir compte des dangers différés qui peuvent survenir après le retour.
🔴Berne appelée à revoir sa copie
Au terme de cette conférence de presse en ligne, le message adressé aux autorités suisses est sans ambiguïté. Pour les intervenants, tant que les risques ne seront pas examinés de manière indépendante, individualisée et actualisée, la Suisse ne peut pas traiter ces expulsions comme de simples mesures administratives.
Dans le Burundi d’aujourd’hui, ont-ils martelé, l’exil peut suffire à éveiller la suspicion. Et le retour forcé, loin de clore une procédure d’asile, peut ouvrir une nouvelle séquence de peur, de clandestinité et de danger.
#FocodeMagazine | Gordien Niyungeko
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Conférence publique | Renvois des demandeurs d’asile burundais de la #Suisse vers le #Burundi.
Les risques de persécution après retour sont-ils réellement pris en compte ? Le principe de non-refoulement et les obligations internationales sont-ils respectés ?
Avec :
• Fortuné Gaëtan Zongo – Rapporteur spécial des Nations Unies sur le Burundi
• Emma Lidén – Avocate spécialisée en droits humains
• Armel Niyongere – Avocat et défenseur des droits humains
• Marco Motta – Professeur à l’UNIL
• Témoignage d’un demandeur d’asile burundais
Mercredi : 27 mai 2026
Heure de la conférence : 09h15 (heure de #Suisse et du #Burundi).
Lien pour la conférence : https://t.co/lGVG5wpj6H
La protection internationale n’est pas une faveur, elle constitue une responsabilité.
#Burundi #DroitsHumains #Asile #NonRefoulement #Suisse
ACAT-Burundi publie son rapport mensuel de monitoring des violations des droits humains au #Burundi pour le mois d’avril 2026.
Le rapport documente 17 corps sans vie découverts à travers le pays, des cas d’enlèvements, de #torture ainsi que plusieurs atteintes graves au droit à la vie dans un contexte marqué par l’impunité et l’absence d’enquêtes indépendantes.
Les enterrements précipités sans autopsie ni investigations crédibles compromettent le droit des victimes et de leurs familles à la #vérité et à la #justice.
Lire le rapport complet : https://t.co/9sZ6A07GDo
L’ACAT-Burundi appelle les #autorités burundaises à diligenter des #enquêtes impartiales et indépendantes et à mettre fin aux pratiques qui favorisent l’impunité des violations graves des droits humains.
#Burundi #DroitsHumains #Justice #ACATBurundi #StopImpunité
ACAT-Burundi releases its monthly report on human rights violations in #Burundi for April 2026.
The report documents 17 bodies discovered across the country, cases of enforced disappearances, #torture, and other serious violations of the right to life, in a context marked by widespread impunity and the absence of credible investigations.
The practice of hurried burials without autopsies or independent investigations seriously undermines the rights of victims and their families to truth and #justice.
Read the full report here: https://t.co/RB7JkOdfev
ACAT-Burundi calls on the Burundian authorities to conduct prompt, impartial, and independent investigations and to end practices that perpetuate impunity for grave human rights violations.
#Burundi #HumanRights #Justice #ACATBurundi #EndImpunity
À l’occasion de ma visite de courtoisie aujourd’hui à #Kampala au siège de @DefendDefenders et @AfricaDefenders , j’ai eu des échanges constructifs avec les responsables sur la situation des défenseur·e·s des droits humains burundais ainsi que sur les défis auxquels les défenseur·e·s font face dans le contexte africain actuel.
Je salue la reconnaissance accordée au travail et à l’engagement des défenseur·e·s burundais et remercie @DefendDefenders ainsi que @AfricaDefenders pour leur engagement constant en faveur de la protection et du soutien des défenseur·e·s des droits humains sur le continent africain.
La solidarité régionale demeure essentielle pour promouvoir les droits humains, la #justice et les libertés fondamentales.
#Burundi #Kampala #HumanRights #Defenders #Solidarity #Africa
@UEauBurundi@KIOSFoundation@SOSTORTUREBDI@NEDemocracy@Acatbdi@RS_Burundi@omctorg@hivos@FIACAT_org@ccpr_centre_fr
#Burundi : Les #prisons burundaises traversent une situation extrêmement préoccupante.
Dans un contexte de surpopulation carcérale persistante, des détenus alertent sur une grave pénurie de nourriture observée ces derniers jours dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Des milliers de #détenus vivent désormais avec des rations insuffisantes, dans des conditions mettant gravement en danger leur #santé, leur #dignité et leur vie.
Les #détenus demandent que leur cri d’alerte soit entendu avant que la situation ne se transforme en véritable catastrophe humanitaire.
ACAT-Burundi appelle les #autorités burundaises à prendre sans délai des mesures urgentes afin de garantir le droit à l’alimentation et des conditions de détention conformes aux engagements du #Burundi en matière des droits humains.
#Burundi #HumanRights #Justice #Prisons
Aujourd’hui, à #Banjul, lors de la 87ème session ordinaire de l’Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Me @NiyongereArmel a lu, au nom de la #FIACAT, de l’ACAT-Burundi, de l’ACAT Côte d’Ivoire et de l’ACAT Cameroun, une déclaration orale au titre du point 4 relatif à la situation des droits humains en #Afrique.
🇧🇮 Burundi : dénonciation des risques de retours forcés de réfugiés burundais depuis la #Tanzanie dans un contexte marqué par des arrestations arbitraires, des disparitions forcées et des persécutions.
🇨🇮 Côte d’Ivoire : préoccupations liées à l’ordonnance de 2024 sur les ONG, susceptible de restreindre la liberté d’association et l’espace civique.
🇨🇲 Cameroun : alerte sur les violences post-électorales, les détentions massives ainsi que l’augmentation préoccupante des violences basées sur le genre et des féminicides.
La #FIACAT et les #ACAT africaines réaffirment leur engagement en faveur de la protection des défenseur·e·s des droits humains et de la préservation de l’espace civique en #Afrique.
#ACHPR87 #CADHP #DroitsHumains #Afrique #Burundi