"La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent". Albert Camus
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"La Cité est fondamentalement périssable. Sa survie dépend de nous….aucun système institutionnel ne se prolonge sans être soutenu par 1 volonté de vivre ensemble qui est en acte chaque jour, même si on l'oublie" P. Ricoeur (1991) #GiletsJaunes#democratie
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Je connais bien le Gers pour avoir fait mon lycée là bas. J’y retourne tous les étés. Tous les amis que j’ai dans la région, la plus agricole de France, sont retournés et écœurés par le meurtre de Lyhanna. Voici un message écrit par un gersois de Fleurance qui circule sans de nombreuses boucles whatsapp et qui traduit bien la colère des habitants.
« Je suis Gersois.
Et aujourd’hui, je ressens à la fois de la colère, de l’incompréhension et une immense tristesse.
Une petite fille vient de perdre la vie alors que des signalements et des plaintes existaient déjà contre son agresseur présumé. Des alertes avaient été transmises. Pourtant, ce dossier n’a manifestement pas été traité avec le niveau d’urgence qu’exigeaient des faits aussi graves : des violences sexuelles sur mineur.
Dans le même temps, dans le Gers, l’État et la justice ont démontré qu’ils savaient parfaitement mobiliser des moyens considérables lorsqu’ils considéraient un dossier prioritaire.
Après les actions de la Coordination rurale -déversements de fumier, pneus, déchets et blocages -le préfet du Gers a immédiatement annoncé sa volonté de poursuivre les responsables. Des plaintes ont été déposées. Selon La Dépêche, entre 30 et 40 agriculteurs ont été convoqués par les forces de l’ordre. Des enquêtes ont été ouvertes rapidement pour identifier les participants, les organisateurs et les meneurs. La procureure et les services de l’État ont clairement montré leur volonté de traiter ce dossier avec fermeté et célérité.
Encore une fois : personne ne demande l’impunité pour les agriculteurs.
Mais comment ne pas constater aujourd’hui une inversion totale des priorités ?
Quand des tonnes de fumier sont déversées dans les rues d’Auch, l’appareil judiciaire se mobilise rapidement, les convocations tombent, les enquêtes avancent, les responsables sont recherchés avec efficacité.
Mais lorsqu’il s’agit d’un dossier concernant une enfant victime de violences sexuelles, malgré des plaintes et des signalements, cette même urgence ne semble plus exister.
Le problème n’est donc pas le manque de moyens.
Le problème est le discernement dans l’utilisation de ces moyens.
Car cette affaire démontre qu’en quelques semaines, l’État est capable de mobiliser préfet, procureure, enquêteurs et procédures pour poursuivre plusieurs dizaines d’agriculteurs ayant participé à des actions syndicales.
Alors une question simple se pose aujourd’hui :
pourquoi cette même détermination n’a-t-elle pas été appliquée pour protéger une enfant en danger ?
C’est cela qui choque profondément beaucoup de Gersois.
La justice devrait toujours avoir une priorité absolue : protéger les victimes, protéger les enfants, empêcher les drames avant qu’ils ne deviennent irréversibles.
Aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment terrible que dans le Gers, on a su traiter le fumier plus vite qu’on n’a protégé une petite fille. »
77 % des entreprises européennes disent manquer de talents pour investir. Et d'ici 2030, l'Europe pourrait manquer de 20 millions d'ingénieurs…
On parle en boucle de souveraineté technologique, d'IA, de réindustrialisation et de compétitivité.
Mais avec quels cerveaux ?
Pendant 20 ans, et tout particulièrement en France, nous avons dévalorisé les mathématiques, les sciences et les métiers techniques. Nous avons laissé se tarir la ressource la plus stratégique du 21ème siècle : le capital humain.
Pendant que nous entrons dans l'ère de la connaissance, pendant que la Chine forme des armées d'ingénieurs, et alors même que nous devenons des colonies numériques, le débat français continue de tourner autour de la prochaine taxe, de la prochaine norme et du prochain acte de régulation.
La pénurie de profils scientifiques est en train de devenir la dette cachée de la France et de l'Europe. Et la facture arrive.
Un entrepreneur européen sur trois envisage de partir aux États-Unis. Glaçant.
Tout le monde se félicite des 93 milliards d'euros de Choose France. Mais derrière cette réussite se cache une autre réalité : pendant qu'on célèbre l'argent qui entre, personne ne compte le talent qui sort.
C'est cette hémorragie des talents qui devrait nous obséder.
Car oui, on peut attirer des investisseurs étrangers pour construire des datacenters sur notre sol. Mais le capital le plus précieux, celui qui crée les entreprises de demain, n'est pas financier. Il est humain. Et lui, il part.
En tant qu'entrepreneur, je connais les raisons de ces départs : ici, on punit le risque, on taxe la réussite, on noie l'audace sous la norme, on assèche le capital. Là-bas, on valorise l'échec et on finance l'audace.
Ajoutez l'instabilité politique et les débats délirants de l'Assemblée nationale, et il ne se passe pas une semaine sans que j'apprenne qu'un entrepreneur part ou prépare ses valises.
Un pays qui attire les capitaux mais laisse partir ses bâtisseurs ne prépare pas son avenir. Il met son territoire en location.
Retenons d'abord nos talents. La prospérité suivra. Et la grandeur aussi.
427 kilomètres de tubes en acier sous Paris. Des messages à 60 km/h. Sans électronique. On appelait ça la Poste pneumatique.
Pendant 116 ans, des millions de courriers ont traversé la capitale par air comprimé.
1866. Napoléon III veut désengorger le télégraphe parisien. On installe des tubes dans les égouts d'Haussmann.
Un cylindre métallique, une bouffée d'air, et le message file sous terre jusqu'au bureau de poste le plus proche.
En 1879, le réseau ouvre au public. Un formulaire bleu, un timbre spécial. Livraison en moins d'une heure. On les appelle les "petits bleus".
À son apogée, en 1934 : 130 bureaux. Dix millions de messages par an. Le réseau le plus dense du monde.
Des facteurs spéciaux, les "tubistes", récupèrent les cylindres et livrent à domicile. À pied, à vélo, puis à vélomoteur.
Le dernier message a été envoyé le 30 mars 1984. Les tubes sont toujours là, sous le bitume.
L'ancêtre du SMS dormait dans les égouts de Paris.
Vous en aviez déjà entendu parler ?
L'économie française m'inquiète
⚠️ Avertissement : ne lisez pas la suite si vous ne voulez pas que je vous plombe la journée.
On ne sait plus comment le dire.
Quand on évoque la situation économique et financière de la France, on a le sentiment de parler dans le vide tant le déni de réalité est ancré dans les mentalités, à commencer par celles des politiques.
La situation économique et financière de la France
Est mauvaise.
Et elle se détériore de plus en plus.
Et on ne fait rien pour qu'elle s'améliore.
Sans parler du fait que depuis deux ans maintenant, et encore pour un an, nous avons des gouvernements qui ne peuvent pas gouverner, merci la dissolution.
Mais, oui, vous avez raison, ce n'était pas beaucoup mieux avant, et ce depuis plus de 40 ans.
J'avoue que je suis de plus en plus inquiet.
Je regarde tous les agrégats économiques, ponctuellement, et en tendance sur les 5, 10, 15 dernières années, et le déclassement économique de la France est là.
Sous nos yeux.
Et j'ai l'impression que personne ne réagit.
À commencer par l'immense majorité des candidats à la présidentielle qui, au mieux, n'évoquent pas le sujet ou n'ont aucune solution, ou, au pire, proposent de quoi nous enterrer définitivement.
La croissance médiocre.
Et cela n'a pas attendu la guerre en Iran.
Normal : notre croissance repose sur la consommation des ménages, qui creuse à la fois notre déficit commercial et notre déficit budgétaire.
Nous ne savons plus produire de croissance sans déficit public.
Nous n'investissons pas dans l'avenir et nous sommes largués par rapport aux États-Unis ou à la Chine.
Nos finances, dramatiques.
Cancres au niveau mondial avec nos plus de 5 % de déficit budgétaire.
Un déficit tourné vers les dépenses et non vers les investissements.
Notre dette : abyssale.
Le coût de notre dette : écrasant, avec des taux d'emprunt qui frôlent maintenant les 4 % sur 10 ans, soit 0,80 % de plus que les Allemands.
Et encore... merci l'euro et l'Allemagne, sans lesquels nos taux seraient à 10 %.
Notre système social
Il est en faillite.
Ce n'est pas du french bashing.
C'est une réalité.
Et l'effondrement des naissances et l'allongement de la durée de la vie rendent insoutenables l'avenir des retraites, de la Sécu et des dépenses de santé, en hausse exponentielle.
Comment peut-on s'en sortir en travaillant moins et moins longtemps ?
Avec des candidats qui veulent abaisser l'âge de la retraite ou acter le statu quo alors qu'il faudrait qu'on bosse jusqu'à 67 / 70 ans.
Bref, c'est la cata.
La France brûle et les politiques regardent ailleurs.
Cela me rend dingue, comme vous avez pu le remarquer.
Petit à petit, notre PIB par habitant chute et nous classe maintenant à peine à la 25e ou 26e place.
Et on ne fait rien
Je vous avais prévenu : je vous ai plombé la journée.
Désolé, mais j'avais besoin de partager...
“One of the sad signs of our times is that we have demonized those who produce, subsidized those who refuse to produce, and canonized those who complain.”
— Thomas Sowell
🚨 @MetaFrance vient de supprimer pour la 3e fois consécutive notre compte @instagram.
Cette fois, le compte a été supprimé quelques heures après sa création, alors qu’il avait déjà réuni plus de 6 500 abonnés… sans même avoir publié le moindre signalement.
Pendant ce temps, les comptes antisémites et pro-Hamas pullulent sur Instagram sans être inquiétés, tandis que les comptes qui luttent contre l’antisémitisme sont réprimés les uns après les autres.
Pierric Duthoit (@Argobaste), il est désormais clair qu’il y a chez @MetaFrance quelqu’un qui dispose d’un droit de vie ou de mort sur les comptes qui combattent l’antisémitisme, et qui abuse de ce pouvoir en toute impunité.
La communauté qui nous soutient est bien trop déterminée pour être réduite au silence..
cc @Meta@mosseri
The thesis is simple: the future belongs to individuals who build compounding AI systems, not to individuals who use corporate-owned centralized AI tools.
I'm trying to build these in open source so you can have them for free. That's what GBrain is.
🔴 Chrome a téléchargé 4 Go d'IA en local sur ton PC sans te demander. Voilà comment virer ça.
Supprime Chrome.
Ou sinon.
① Tape chrome://flags dans la barre d'adresse
② Cherche "Optimization Guide On-Device" → Disabled
③ Redémarre Chrome
④ Supprime le fichier weights.bin :
Chercher où se trouve l'installation de Chrome :
chrome://on-device-internals
Windows : %LOCALAPPDATA%\Google\Chrome\User Data
Mac : ~/Library/Application Support/Google/Chrome
Et tant que t'y es :
"AI mode omnibox entrypoint" → Disabled (vire le bouton IA de la barre)
Paramètres → Système → On device AI → OFF
Si tu le supprimes sans désactiver les flags, Chrome le retélécharge tout seul.
I explored an alternate timeline where France defeated Britain at Trafalgar, and North America east of the Mississippi became permanent French territory.
Over time, the continent evolved into a French-speaking world.
Enjoy:
Les déficits publics se nourrissent de la pauvreté de l’information fournie depuis longtemps au Parlement et à l’opinion : exemple des retraites des fonctionnaires de l’Etat.
En 2025, les retraites des fonctionnaires de l’Etat ont représenté 66 Md€ de dépenses, auxquelles il faut ajouter 2 Md€pour le régime spécifique des ouvriers de l’Etat. Ces dépenses envers 2 millions de retraité(e)s direct(e)s et 0,5 millions de reversions, avec 2.300 € par mois pour chaque bénéficiaire en moyenne, ont représenté 16 % des retraites obligatoires en France pour 12 % des retraités, mais aussi 16 % des dépenses totales de l’Etat en 2025.
A ce niveau de dépenses, on pourrait s’attendre à ce qu’un compte-rendu des causes de leur importance soit fourni régulièrement au Parlement et à l’opinion.
Le document financier qui donne le plus de détail sur les retraites de l’Etat est la « note d’exécution budgétaire » annuelle du compte d’affectation spéciale « Pensions », publiée généralement en avril par @Courdescomptes dans le cadre de l’analyse des résultats et de la gestion de l’Etat pour l’exercice précédent .
https://t.co/FxeO4F3Y9S
Ce document, habituellement anodin, inclut en 2026 des développements nouveaux importants sur la « lisibilité et la soutenabilité » du compte des pensions de l'Etat.
Il y est noté que l' architecture du compte fait l’objet d’importants débats, du fait d'un taux de contribution des employeurs remis en cause, respectivement de 82% des traitements des fonctionnaires civils en 2026, 5 fois supérieur au taux de cotisation des employeurs privés et même 126 % pour les militaires.
Il y est relevé qu’il n’y a pas de prévision de long terme et que, malgré le taux élevé des contributions, le compte reste insuffisamment couvert depuis plusieurs années. Il nécessitera encore des augmentations de taux après celle de 2026.
Et, pour la première fois depuis 2006, la note reconnait que les retraites de l’Etat sont financées implicitement par le recours à l’emprunt. Merci, il n’est jamais trop tard pour le dire.
En revanche, comme le rapport de la @Courdescomptes de février 2025, la note ne prend pas parti sur une estimation, même approchée, des causes de cette charge très importante :
-ni pour le poids du déséquilibre démographique (1 cotisant pour 1 retraité pour les retraites de l'Etat contre 1,7 pour l’ensemble des retraites), non équilibré par les autres régimes en raison de la défaillance du mécanisme de compensation démographique dans le système, qui devrait mettre à la charge des régimes privés une partie du déséquilibre des retraites des fonctionnaires pour plus de 20 Md€,
-ni même pour l’incidence de la perte de plus de 400.000 cotisants ( 20 % des cotisants actuels ) de France-Telecom et de La Poste à partir de la transformation de ces administrations en société anonyme, sans compensation par le régime général qui encaisse les cotisations des nouveaux agents privés de ces entreprises et laisse la retraite des anciens fonctionnaires à l'Etat. On apprend seulement que @GroupeLaPoste a refusé de payer en 2025 une cotisation employeur pour ses fonctionnaires, pourtant fixée à 20 % seulement des traitements , qu’elle estime cependant excessive au regard de ses "contraintes concurrentielles", et elle l'a obtenu..
-ni pour le poids des avantages non contributifs, liés aux départs précoces des militaires ou des professions dites "actives" de la fonction publique (les fonctionnaires retraités en cours de pension sont partis en moyenne à 60 ans, relève pourtant la note), aux suppléments familiaux, aux carrières longues ou à l’invalidité . Une autre analyse , celle de la @DREESanteSocial en avril 2025, permet pourtant d’estimer le coût global de ces avantages à plus de 11 Md€.
La note de @Courdescomptes cite, et c'est nouveau, différentes études (revues @Fondapol et @RevCommentaire de 2022 à 2025, annexe Pensions LFI 2026 suite à la demande de @AdeMontchalin , IPP, CAE, commission des finances de l’AN et @C_deCourson en 2024) sur le coût salarial réel qu'il conviendrait d'incorporer dans les missions de l’Etat et sur la part supplémentaire de déficit des retraites couverte par les sur-cotisations.
Mais elle ne se prononce surtout pas sur leurs résultats.
Il y a en outre trois inexactitudes dans le document :
1-ce n’est pas depuis 2024 qu’un débat sur le poids financier des retraites de l’Etat est apparu. Dès 2022, les articles de la revue @RevCommentaire et une note de François Bayrou @bayrou , Haut-Commissaire au Plan à l'époque , faisaient état de la contribution importante des retraites de l'Etat aux déficits publics, contrairement aux rapports annuels trompeurs du COR. Ceci avait été défendu directement par @bayrou en septembre 2023 devant les syndicats et les autres membres du @COR_Retraites, sans succès.
Faut-il rappeler que ceci n’a pas été plus explicité dans les longues études d’impact des réformes des retraites en 2019 et 2023 ?
2-ce n’est pas une « convention » qui oblige l’Etat à calculer une contribution très élevée en pourcentage des traitements, ni même la loi instituant le compte en 2006, mais une règle européenne de comptabilité nationale qui impose aux administrations gérant directement des régimes sociaux de calculer une cotisation fictive dite "imputée". Selon les textes, le compte budgétaire pourrait au contraire se fonder sur un taux de cotisation « raisonnable », celui appliqué au reste des salariés, (SEC 2010- article 17-139) auquel s’ajouteraient des subventions pour ordre. Ce n'est pas une question de convention, c'est un choix ancien du gouvernement.
La note n’envisage aucun des biais de la comptabilité nationale auxquels aboutit la pratique actuelle (majoration du PIB de 1,5 % , dette/PIB sous évaluée, double compte de la dépense publique à la même hauteur,)
-les contributions de l’employeur pour équilibrer le compte des retraites ne portent pas uniquement sur les traitements mais concernent aussi environ 12 % des primes et indemnités des fonctionnaires de l’Etat, pour certains corps privilégiés qui bénéficient aussi par exception de retraites sur leurs primes, sans parler du régime additionnel de la fonction publique, RAFP, qui englobe toutes les primes de tous les fonctionnaires ( 2,5 Md€ de cotisations), non pris en compte dans le champ de la note.
Il faut espérer qu’un nouveau rapport spécifique de la @Courdescomptes sur le sujet, à la demande de l’Assemblée nationale, annoncé pour juillet 2026, 16 mois après la mission flash demandée par le Premier Ministre @bayrou , permettra de se prononcer, par comparaison avec les autres régimes de retraites, sur l’impact d’un mécanisme qui, à lui seul , concoure à 1/3 des déficits publics en France en 2025 , sans que @Courdescomptes n'accepte de le dire et qui comporte d’importants biais de présentation de tous les comptes publics.
@Amiel_David@JeanArthuis@NicolasDufourcq@philippejuvin@jf_husson@WeilEric@sc_cath@MxSba@StephaneVojetta@Nathcogg@COR_Retraites@FabriceLenglart@BMartinot@HCFP_fr@fredvalletoux@od2ole@hdalbis@CDaunique@GabLattanzio@OLendrevie@MarcVignaud@dseux@DocuVerite@guillaumekasba@adeguigne@GuiSimonin
1974, dernier budget à l'équilibre.
La vraie rupture, c'est l'accroissement structurel du coût du travail pesant sur notre compétitivité
https://t.co/nstolyEBMZ
👉 Plus sérieusement, le fameux classement PISA indique la même tendance : en 20 ans, le niveau en maths a reculé de l'équivalent d'une année scolaire !
👉 Ainsi, la France est maintenant le pire pays de l'UE en maths niveau CM1.
C'est vrai dans le classement TIMSS 2019 (ci-dessous), et ça reste vrai dans l'édition de 2023.
3️⃣ Le niveau a aussi baissé dans d'autres pays, mais la France est particulièrement touchée.
👉 Illustration avec l'évolution du score TIMSS en maths niveau CM1 entre 1995 et 2019 ⬇️
🔴 Le niveau scolaire S'EFFONDRE à un point que vous n'imaginez même pas.
Vous ne serez plus la même personne après avoir vu ces chiffres hallucinants 🧵⬇️
La distribution des scores de 2017 comparée à celle de 1987 fait froid dans le dos.
👉 93% des élèves n'atteignent plus le score médian de 1987
👉 56% n'atteignent pas le score du dernier décile de 1987
J'attire votre attention... ⬇️
«Vaincre sa répugnance personnelle» pour avoir un bon un premier ministre.
Un 29 avril, 1624, Richelieu appelé au Conseil par Louis XIII, qui ne l’aime pas mais le sait supérieur à tous.
Dans la langue superbe de Saint-Simon, cette supériorité par l’esprit décrite dans le «Parallèle», moins lu que les Mémoires, et pourtant étincelant. (Saint-Simon y parle du mystère du pouvoir élevé à ce degré: qui peut savoir, dans le secret des conversations Louis XIII - Richelieu, qui dominait l’autre, et sur quel point?)
Proposition démagogique et contre-productive. Dilapider des ressources en formations de prompting, sur des modèles et des interfaces qui deviendront à chaque fois obsolète trois mois plus tard, est absurde.
La capacité à utiliser l’IA est un sous-produit de compétences cognitives qui n’ont rien à voir avec l’IA :
- Savoir lire et écrire
- Disposer d’une bonne théorie de l’esprit (réussir à expliquer ses intentions à la machine)
- Raisonner pour comprendre ce qu’il serait pertinent de faire construire à l'IA
- Faire preuve de créativité (guider la machine vers des territoires intéressants, d’où l’importance, à nouveau, de la lecture de romans)
- Posséder une bonne culture générale pour examiner avec esprit critique ce qu'elle produit
- Maîtriser la logique algorithmique (pour ceux qui souhaitent produire du code et vérifier ce que l'IA a généré).
etc.
De la même manière qu'il n’a jamais été nécessaire de créer des cours pour apprendre aux adolescents à se servir d'un iPhone, des formations à l'IA sont inutiles (sauf peut-être pour certains cas d'usage très techniques). Ce sont les fondations intellectuelles qui feront la différence.
Et paradoxalement, former la jeunesse à l’IA implique sans doute de laisser l’IA hors des salles de classe. L'IA supprime la "friction" de la création (écrire une dissertation, résoudre un problème de maths, coder un logiciel, etc). Mais c'est dans cette friction que se crée l'apprentissage, que les connexions neuronales se forment et que la pensée se structure.