Et pourtant les Banyamulenge sont dans l’Itombwe bien avant le Congo. Dès lors, si l’on prétend que les Banyamulenge ne peuvent être pleinement Congolais parce que leurs ancêtres seraient venus d’ailleurs, ne faudrait-il pas appliquer la même logique au Congo lui-même ? Peut-on exiger d’une communauté qu’elle ait une origine exclusivement « congolaise » alors que le Congo, comme État moderne, est lui-même le résultat d’une construction historique et territoriale qui ne peut être réduite à une origine unique ?
Avant de mettre en doute l’origine congolaise des Banyamulenge, ne faudrait-il donc pas commencer par interroger l’origine du Congo lui-même ?
Sur les réseaux sociaux, certains s’interrogent régulièrement sur l’appartenance des Banyamulenge à la communauté nationale congolaise, en les présentant comme des Congolais « d’origine étrangère », au motif que leurs ancêtres seraient venus d’ailleurs. Mais cette manière de poser la question soulève elle-même une interrogation plus fondamentale : qu’entend-on par « origine congolaise » ? Avant de mettre en doute l’origine congolaise des Banyamulenge, ne faudrait-il donc pas commencer par interroger l’origine du Congo lui-même ? Le Congo comme pays n’a-t-il pas d’origine non congolaise (étrangère) ?
Quand Fayulu distribue les certificats de congolité d’origine, ses propres enfants sont-ils en règle ?
À plusieurs reprises, @MartinFayulu est revenu sur la question des Banyamulenge, ces Tutsi du Sud-Kivu dont certains responsables politiques semblent soumettre l’existence à un permis périodiquement renouvelable. Après la controverse suscitée en Belgique par ses propos contestant jusqu’au nom même de « Banyamulenge », voilà que son tribunal des identités étendrait désormais sa juridiction aux Banyabwisha.
Les frontières du Congo n’ont pas seulement incorporé le Nyiragongo et le Nyamuragira, des dizaines de toponymes, des vallées, des pâturages et jusqu’à la danse intore : elles ont aussi intégré les populations rwandophones qui habitaient ces espaces bien avant 1908. On ne peut hériter de la terre tout en expulsant de l’Histoire ceux dont les ancêtres, la mémoire et les tombeaux y demeurent enracinés. Leur nationalité ne saurait dépendre de l’humeur d’un candidat qui décrète qu’un peuple n’existe pas.
Poussons donc cette logique ethnique jusqu’au miroir devant lequel toute idéologie finit, un jour, par rencontrer son propre visage : à quelle ethnie congolaise appartiennent les enfants de Martin Fayulu ?
Martin Fayulu est Mumbala. Or, dans la tradition matrilinéaire mbala, l’appartenance communautaire se transmet par la mère, indépendamment de l’origine ethnique du père. Fayulu est donc Mumbala par sa lignée maternelle. Ses enfants, nés de son mariage avec Esther Ndegue, d’origine camerounaise, ne seraient en revanche pas Mbala au sens de cette tradition.
Et voici le discours de haine pris à son propre piège. Si l’appartenance à une ethnie congolaise déterminée devenait le certificat suprême de la nationalité d’origine, les Banyamulenge et les Banyabwisha satisferaient ce critère, tandis que les enfants de Martin Fayulu risqueraient de devenir les premières victimes du principe brandi contre les autres.
Voilà toute l’ironie : celui qui convoque l’ethnie pour exclure les Tutsi congolais devrait d’abord s’assurer que son raisonnement par l’absurde ne finisse pas par frapper à sa propre porte. Car le venin politique reconnaît rarement son maître : tôt ou tard, il remonte vers la main qui l’a répandu. @KamitatuEtsu , @MoiseNyarugabo@AloysMahwa@TomNdahiro@albcontact@SugiraMireille@StanysBujakera
📅 20/08/2026, quinta-feira, a partir das 8h30
📍 Hotel InterContinental São Paulo — Alameda Santos, 1123, Jardim Paulista
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Before and after July 15, France 24, RFI, and TV5Monde closely tracked Rwanda's deadline—whether set for Rwanda or by Rwanda itself—under the threat of sanctions.
In the DRC, anti-Tutsi hate speech has moved far beyond the margins. It is echoed by senior military officers, the Republican Guard, political leaders, journalists, artists, and social media influencers, often with the support of state institutions. In this climate, hate has become part of the machinery of war, alongside drones and bombs.
Banyamulenge communities continue to be bombed. Schools are destroyed. Health centers are reduced to rubble. Villages are burned. Civilians—women, children, and the elderly—are killed simply because they are Tutsi.
Yet one question remains:
Has Washington's clock stopped at the border of the DRC?
Why are there no deadlines, no ultimatums, and no threat of sanctions for those who spread hate and target civilians? Why is there no deadline for those who have integrated FDLR into their armed forces?
More than thirty years after the 1994 Genocide against the Tutsi, are we to understand that hatred of Tutsi—and their killing—can continue in the DRC with no deadline ?
Rwanda lives under the countdown to sanctions.
Congolese Tutsi live under the countdown to bombs.
Strangely, only the first countdown seems to matter to the world's timekeepers.
@SecRubio@StateDept@US_SrAdvisorAF@StateDRL@USTreasury@USAmbUN@RwandaInUSA
Au couvent Saint Dominique de #Kigali au #Rwanda, le #Lingala (l'une de langues principales du #Congo_Kinshasa) est totalement intégré à la playlist de la chorale "Aura Divine" qui agrémentent les messes chaque samedi à partir de 18 heures.
Thank you, Ambassador Irene Vida Gala @IVG2909, for your warm welcome and the truly enriching conversation today.
It was a pleasure to discuss the growing role of Brazil in the Global Platform for the South (GPS), whose Latin American hub is already based in São Paulo, bringing together scholars, policymakers, and the private sector leaders to advance #knowledge generation, #innovation, #academic mobility, and #sustainable #development.
I look forward to working closely with you as we prepare for Kigali Knowledge Week 2027 and to continuing this promising dialogue.
@Lawrence_Manzi, @AmbMukantabana@FidelisMironko
I am extremely happy to see the first group of Rwandan students going to Brazil this July to start what I believe to be a major instrument for strengthening bilateral ties - educational cooperation. All the best for the ones now going to Porto Alegre, Belo Horizonte & Lavras.
#USA_RDC_GL:
« Les mots qui tuent : comment la déclaration de Marco Rubio ravive le soupçon historique contre les Tutsis congolais ».
Eliezaire USHINDI ( juriste et chercheur indépendant sur les conflits dans la région des grands lacs)
La déclaration de Marco Rubio selon laquelle « Nous ne voulons pas voir les troupes rwandaises changer d’uniforme pour prendre celui du M23 » soulève plusieurs interrogations sur le plan politique, sociologique et sécuritaire dans le contexte complexe de l'Est de la RDC.
Interprétée dans son sens le plus direct, cette déclaration suggère que d'éventuels militaires rwandais pourraient être confondus avec des combattants du M23 après un retrait officiel " des forces rwandaises de la RDC ". Cependant, une telle formulation pose la question des critères sur lesquels reposerait cette identification.
Or, la majorité des combattants du M23 sont généralement des Congolais originaires des territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo, Kalehe et d'autres zones de l'Est du pays, où vivent depuis longtemps des communautés rwandophones. Dans ce contexte, l'idée qu'il est impossible de distinguer aisément un militaire rwandais d'un combattant congolais sur la seule base de l'apparence physique ou de l'origine communautaire apparaît problématique, et pose les jalons de l'extrémisme, qui fait échos en RDC contre les tutsis congolais.
Cette déclaration de RUBIO semble également ignorer certaines réalités sociologiques de la région des Grands Lacs. Bien que les populations rwandophones de l'Est de la RDC partagent avec celles du Rwanda des proximités historiques, culturelles et linguistiques, elles possèdent également leurs propres particularités.
Par exemple, les variantes de la langue kinyarwanda parlées dans des territoires comme Masisi, Rutshuru, Nyiragongo ou Kalehe, ou hauts et moyens plateaux du Sud-kivu, présentent des spécificités linguistiques, des accents et des usages qui permettent souvent aux populations concernées de distinguer un locuteur originaire de RDC d'un locuteur originaire du Rwanda. Les appartenances nationales, sociales et historiques ne se réduisent donc ni à la langue ni aux traits physiques.
Sur le plan stratégique, la principale préoccupation réside dans la réactivation de discours qui ont déjà produit des conséquences graves dans l'histoire récente de la RDC.
Lors des crises de 1998 liées au Rassemblement Congolais pour la Démocratie, au Congrès National pour la Défense du Peuple et aux différentes rébellions du Mouvement du 23 mars (M23), une partie du débat politique congolais s'est construite autour de l'idée selon laquelle les Tutsis congolais constituent une « cinquième colonne » ou un relais des intérêts rwandais, en se basant sur le faciès des tutsis congolais et leur faciès amalgamé être " non congolais ".
La déclaration de @marcorubio rappelle ce qu'un militaire des FARDC avait dit aux jeunes tutsis congolais lorsqu'ils étaient arrêtés, en disant " Qu'il s'agit des enfants que Kagame fait grandir en RDC ", en se basant uniquement sur le faciès de ces derniers , qui serait comme celui de Kagame. ( https://t.co/uJlm0pPHHK ).
Cette logique a souvent conduit à une remise en cause de la citoyenneté congolaise des tutsis , et présentés directement comme des « étrangers » et, dans plusieurs cas, à des violences ciblées contre des civils n'ayant aucun lien direct avec les mouvements armés concernés.
Pour un responsable occupant la fonction de secrétaire d'État américain, les mots employés revêtent une importance particulière. Les déclarations des grandes puissances influencent les perceptions internationales du conflit et peuvent être reprises par les acteurs locaux pour conforter certaines narrations politiques.
1t
@AsstSecStateAF@US_SrAdvisorAF@USAmbUN@USAmbKenya@USAmbFrance@USAenFrancais@USEmbassyKenya@volker_turk@HuangXia16@FEGnassingbe@AUC_MoussaFaki@PatrickMuyaya@RDCongoMAE@onduhungirehe@StateDept@DrJPPham@YolandeMakolo@antonioguterres
Ce mémorial en hommage aux victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda est un lieu vivant. Il cultive la mémoire et projette vers l'avenir la relation entre le Rwanda et la France.
À nous de transmettre avec rigueur, dignité, vérité et justice.
Twibuke Twiyubaka.
In Rio de Janeiro, during thr Rio2C conference, the Brazilian Secretary of Creative Industry, Claudia Leitão, and the Ambassador of Rwanda in Brazil, Lawrence Manzi, met today to discuss creative economy in our 2 countries. 👏🏽👏🏽👏🏽
Standing ovation de plus de 5 minutes pour le film "Ben'Imana" de Marie Clémentine Dusabejambo sélectionné au festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard". Un tableau complet sur la complexité de la vie et de la justice post-génocide dans un Rwanda de 2012.
Émotions, pleurs et beaucoup de fierté....Merci à l'équipe organisatrice pour votre invitation qui m'a permis de vivre ce moment unique.
Just learned from @KenRoth that construction and agriculture are now considered threats to human rights — and that sanctions are the newest expression of human dignity. Fascinating times indeed.
As resentment deepens, reason slowly loses its voice.
Because Rwanda’s military “has huge interests in construction, agriculture and other sectors,” Trump’s sanctions will “force foreign investors to rethink whether it is legally safe to do business in the country."
https://t.co/FnzYJ7ovIG
I am deeply grateful @sacstate for erecting a permanent #genocide monument on its campus. This will spur and continue to be a catalyst for young and future generations to learn & commit to fighting against genocide and genocide denial. Thank for your unwavering support and solidarity through several decades as we continue to commemorate the 1994 #Genocide against the Tutsi.
Thankful as well to all partners, Friends of Rwanda Association, Ibuka USA, and the Rwandan community in California whose commitment made this possible. #Kwibuka32